Autour du château d’eau de Saint-Pée : quatrième partie.

Nous revenons sur le schéma principal utilisé dans les deux premières parties.
Le nouveau parcours décrit ici, que nous pourrions numéroter 1 bis, part du point 14, se dirige vers le point 15, en laissant sur le côté le parcours 6 marqué en pointillés, puis rejoint le point 0 le long de la départementale D 919, dite Route de Barétous.
Entre 14 et 15.
Les premiers clichés concernent donc les alentours du point 14.

190. Nous venons de quitter 14 vers la Maison Lapuyade, marquée d’une croix X sur le schéma.
Devant la Maison Lapuyade, avant de nous diriger vers le point 15 , on jette un œil sur le sentier s’enfonçant dans la forêt, parcours noté 6 sur le schéma, en pointillés.
191. Si on suit ce sentier on parvient sous une ligne électrique à haute tension. Cette HT, vers la droite, traverse la D 919 et, sur la gauche, mène au Camp de César. En poursuivant le parcours après la HT on rejoint un chemin goudronné qui ramène vers la D 919, en face de la ferme Bedecarrax.
Revenons au départ de la ligne droite qui va nous mener au point 15.
192. Au bout de cette ligne droite, cernée par la forêt, la D 919. Je suis encore suivi par mon ombre, mais je photographie plus vite qu’elle.
Encore un cliché avant d’arriver en 15.
193. À mi-chemin entre la Maison Lapuyade et le point 15. Sur les deux côtés la haie d’honneur dressée par le Bois de Saint-Pée. On peut y ramasser des girolles mais rarement des cèpes. Même si on en trouvait je ne le dirais pas, c’est la tradition ici, chacun pour soi (je ne parle évidemment que de la collecte des champignons). De part et d’autre du chemin, selon la saison, le chœur des oiseaux nous accompagne : pépiements, gazouillis, trilles, sifflements …
Arrivée au point 15.
194. Point 15 à l’intersection du Chemin des Barthes et de la D 919. À gauche direction Féas, à droite direction Oloron ville (Rappel : Saint-Pée est un Quartier d’Oloron).
Entre 15 et 0.
Pour commencer, trois vues à partir du point 15.
195. La D 919 vers Féas.
196. Prairie en face du point 15 de l’autre côté de la route. Au fond un bâtiment blanc en bord du Vert (le gave passant à Saint-Pée).
197. La D 919 vers Oloron.
Nous empruntons maintenant cette dernière direction.
Photos prises entre 15 et le Pont de Titène situé à l’entrée du village.
196. À main gauche une vaste prairie, vide des bovins habituels qui s’y ébatent selon la période de l’année.
197. Juste avant d’arriver au Pont, à main droite cette fois, un bloc de EDF (je n’ai pas encore réactualisé le nouveau nom de l’Entreprise qui cherche à nous vendre ses nouveaux compteurs Linky).
198. Panneau de signalisation d’entrée dans Saint-Pée, le Pont vient juste après.
199. On revient sur la gauche, juste après le Pont, avec 3 maisons appartenant à la famille Labourdette.
Sous le Pont de Titène que nous atteignons s’écoule le Ru (peut-être le Gouloure).
200. Vue plongeante sur le ruisseau. Il y a 60 ans de cela l’endroit servait de dépotoir, ordures ménagères principalement, car les déchetteries n’existaient bien sûr pas et la conscience citoyenne peu développée.
Deux dernières vues entre Titène et le point 0.
201. Juste après le virage de Titène, une photo d’un pré Larroudé avec en fond la Maison Berdot, au bout de l’Impasse du Gouloure.
202. Sur la gauche de la Départementale cette fois, une des Maison Labourdette et, au bout du chemin, la Marbrerie Darget. Durant notre enfance les lieux étaient occupés par la Scierie Lafourcade avant de se transformer en Marbrerie. Celle-ci va se déplacer quelques hectomètres plus loin, face au Lycée Professionnel Guynemer en fin 2018.
Arrivée au point 0.
203. Le point 0, terminus de ce parcours 1 bis, fut le départ des parcours 123 décrits dans les précédentes parties. On reconnaît l’entrée de la ferme Larroudé et le départ de l’Impasse du Gouloure. Dans le fond les Maisons Casanave et Oscamou.

FIN DE LA QUATRIÈME PARTIE.

Autour du Château d’eau de Saint-Pée : troisième partie

Les deux premières parties de ce thème, éditées en novembre 2017 et en janvier 2018, concernaient les parcours notés 1,2,3 sur le schéma (dit général par la suite) ci-après.

Cette troisième partie, numérotée 4 sur ce même schéma, démarre au point 6 (en haut à gauche). Le parcours est donné ci-dessous.

Nous le prenons dans le sens trigonométrique (ça me rajeunit, ce langage mathématique) 12′2345616 … La portion entre 1 et 6 a déjà été décrite dans la première partie. J’y reviens quand même avec une photo complémentaire.
Entre les points 5 et 6.
On vient de quitter le château d’eau 5 et on descend vers la Maison Estanguet 6.
153. Sur notre gauche, au lointain apparaissent quelques habitations d’Oloron et en particulier le haut du quartier Sainte-Croix. Plus près un troupeau de vaches paisibles qui ne nous regardent même pas passer. Laissez-vous bercer par le tintement de leurs clochettes (réel). Au fond du pré, sur la droite, on distingue la portion qui sera empruntée dans quelques instants de 6 à 16.
Du point 6 trois prises de vue.
154. En direction de la Route des Crêtes menant au village de Lurbe, route parallèle à notre chemin .
155. Nous allons quitter 6 pour nous diriger vers 16. La première partie est pratiquement horizontale. A gauche, le pré précédent et un peu plus loin la Maison notée M sur le deuxième plan général.
Je rajoute une vue à l’angle du pré déjà cité.
155 bis. Trois ânes paisibles, un seul affronte la caméra du regard.
Entre 6 et 16.
Juste avant d’arriver à la hauteur de la Maison M.
156. Je me retourne vers la gauche et retrouve le troupeau de tout à l’heure, un peu plus en altitude car le chemin commence à descendre légèrement. Augmentez le son afin que la musique des sonnailles continue d’enchanter vos oreilles. Sur la partie supérieure de la photo se profile le chemin que nous venons de quitter, reliant 5 à 6.
Nous voici devant M.
157. Depuis le point M la route plonge par une belle pente vers le carrefour 16.

On approche de ce carrefour 16.
158. On devine les 4 routes qui se croisent en 16.
On continue de s’approcher de 16.
158 bis. À l’horizon le Collège Tristan Derême et le Lycée Jules Supervielle d’Oloron.
Dernière vue avant d’atteindre 16.
159. Dans le pré du haut se côtoient chevaux, vaches, aigrettes (pique-bœufs). Les deux pâturages visibles sont séparés par la route notée (1) sur le schéma précédent.
Photos prises au point 16 .
En utilisant les symboles du schéma général.
160. Chemin (1) de Baccarau menant au village d’Agnos.
161. Chemin (2) conduisant au Camping d’Oloron puis au Quartier Sainte-Marie d’Oloron.
162. Sur la droite, chemin (3) vers lequel nous allons nous diriger.
163. Chemin (4) que nous venons de quitter.

Entre 16 et 17
.

Longue ligne droite empruntée de 16 à 17 par les automobilistes car elle constitue un raccourci entre le « boulevard périphérique » venant de la Vallée d’Aspe et la D 919 menant à la Vallée de Barétous. Sur cette même portion on rencontre souvent des promeneurs/randonneurs à pied ou en vélo.
164. Nous voici donc en début du parcours noté (3) sur le schéma pour nous diriger vers le point 17 qui donne accès à la D 919.
A venir, deux petits virages qui nous font éviter la somnolence.
165. Premier virage précédé d’un bois sur la gauche et de prairies sur la droite.
166. A l’amorce du deuxième virage l’ombre d’un individu photographiant dans mon dos.
Et maintenant on approche du troisième virage.
167. Mon suiveur et moi remarquons que le maïs n’a pas encore été ramassé, en ce premier novembre 2017.
Pour le prochain cliché je me suis retourné, non pas pour surprendre ledit suiveur, mais pour montrer un des récents travaux de la voirie oloronaise.
168. L’ouvrage annoncé n’a rien de remarquable au point de vue architectural mais amène à une remarque à venir. C’est un petit parapet en pierre qui signale l’étroitesse de la chaussée en cet endroit. En effet, plusieurs voitures s’embourbèrent dans le fossé par le passé lors de croisements périlleux. À l’aide de son tracteur Jean Oscamou les a souvent tirées de ce guêpier.
Revenons au sens de parcours initial en côtoyant diverses végétations et cultures.
169. Sur notre gauche, une plantation de conifères à laquelle participa Roland Labaigt, un copain de Bernard Bersans, coéquipier de plusieurs randonnées montagnardes.
170. Sur notre droite cette fois l’entrée d’un pré appartenant à l’époque à René Casenave et exploité par Bernard Oscamou.
On poursuit entre les deux fossés toujours menaçants de part et d’autre.
171. Une bonne ligne droite encadrée de bois à gauche et de prés à droite.
Et maintenant une de ces prairies, et qui plus est, boisée.
172. En cet endroit verdâtre, souvent paît en paix un troupeau de vaches, qui aurait pu faire l’effort de pauser pour la photo.
Question : quel peut-être l’intérêt de la prochaine photo ? Ce qui laisse entendre que toutes les précédentes sont intéressantes.
  173. Réponse : aucun. Ou alors envisager la possibilité d’une sculpture sur bois sur une des souches présentes.
Derniers clichés avant l’arrivée au point 17 .

174. Au loin apparaît la D 919, terme de cette portion de route.
175. Avant dernière ligne droite avec un espace forestier important sur la gauche.
176. Sur notre droite, au fond, la Cité (appelée Impasse maintenant) Mirande, parallèle à notre chemin (dit des Candaus). Du temps de notre jeunesse il nous arriva de livrer le lait de la ferme Oscamou à plusieurs habitations de la Cité, en tant qu’accompagnateur de l’Oncle Louis Estrate, les bidons étant placés dans la charrette que tirait le cheval Bijou.
177. Et voici le début de la dernière ligne droite au bout de laquelle on distingue un toit.
178. À quelques encâblures du point 17, entouré de quatre habitations plus ou moins visibles en fond.
Vue encore plus proche du point 17.
179. Les 4 demeures en question se détachent.
Arrivée en 17.
180. Le Chemin des Candaus vient de rejoindre la D 919 (qui s’appelait Route du 19 mars 1962 depuis le Stade de Saint-Pée, et qui prend à partir de ce croisement le nom de Route de Barétous). Sur la droite, absentes sur la photo, la Maison Lendres et 3 autres logis. Sur la gauche habitait Mlle Tuca, institutrice retraitée  qui venait chaque jour, à pied, chercher sa bouteille de lait chez Oscamou. En face démarre le Chemin du Poète, en l’honneur de Tristan Deresme qui habita dans un Manoir tout proche.
Entre 17 et 1.

On quitte les chemins pierreux pour la Départementale 919, vers le point 1 en direction de Féas et des villages de la Vallée de Barétous (Ance, Aramits, Lanne, Arette …).
181. On laisse donc derrière nous la direction d’Oloron et, sur notre droite, le Chemin du Poète que l’on voit contourner un pré Oscamou.
Une vue de la ligne droite conduisant à 1.
182. Au fond à droite la ferme Oscamou. Avant elle, à droite également le pré cité dans la photo précédente. À l’horizon la chaîne pyrénéenne (quel beau pays que le nôtre !). Sur la gauche le pré Calle et la l’ancienne ferme Poulit.
Je traverse la route pour illustrer la suite.
183. L’ancienne épicerie Louhau – dans les années 60. Quand on ne voulait pas pousser jusqu’à Oloron on y venait à vélo pour quelques courses de dépannage. L’Impasse qui la jouxte mène aux maisons Coarraze et Pantane.
184. Plus de détails sur l’Impasse citée plus haut.
La prochaine photo est prise du même endroit que les deux dernières.
185. Du même côté que Louhau, le pré Calle, entretenu par Oscamou et l’ancienne ferme Poulit. En grossissant l’image on peut apercevoir à l’horizon, au ras des feuillages, le Pic d’Arlas.
On se rapproche du point 1.
186. À gauche Poulit et à droite Oscamou. En face d’Oscamou, de l’autre côté de la D 919, l’ancien bistrot Estrate dont j’ai déjà parlé dans d’autres articles, bistro (volontairement j’élude le t final car les deux orthographes sont autorisées) ô combien formateur pour notre itinéraire de chanteur béarnais (entre autres).
Je me tourne perpendiculairement à la route pour un cliché de l’autre côté du pré Oscamou.
187. Quelques maisons disposées le long du Chemin du Poète. Et encore ce personnage qui me suit comme mon ombre.
Dernier cliché avant de conclure ce parcours 4 au point 1.
188. À droite une partie du toit Poulit. Sur la hauteur le point 4  du schéma général.
Le point 1.

189. Ce point  1 est à l’intersection de la D 919 et du Chemin des Barthes d’où est prise la photo. Sur la Départementale on retrouve des granges et le réservoir à maïs de la ferme Oscamou. Je l’ai sûrement déjà dit dans un précédent texte : le mur blanc sur la gauche de la photo nous servait de « fronton » sur lequel nous envoyions nos balles (pelotes) à l’aide de « chisteras » confectionnées à partir de journaux. La circulation était bien sûr peu développée à cette époque là. Et on connaissait l’heure de passage de l’autobus reliant Oloron à Mauléon via Tardets.

FIN de la troisième partie

 

Autour du château d’eau de Saint-Pée d’Oloron : deuxième partie

Le schéma général proposé dans la première partie de ce reportage, publiée le 30/11/2017, permet de suivre de nouveaux parcours. L’introduction précédente, expliquant le pourquoi très personnel de toutes ces photos, reste valable bien entendu.

Rappel : la première partie concernait le cheminement du point 0 au point 9 dans le sens des aiguilles d’une montre (ça existe encore ?), donc en passant par 1‘-12‘-2345678.
Dans ce qui suit on démarre du point 9 pour 3 trajets successifs. Tout d’abord 12 vers 11 et la séparation en deux : 2 (vers 12) ou 1 (vers 14). Puis 3 vers 10. Il restera ensuite à remonter le Chemin des Barthes, de 14 à 2 en passant par 12 et 10.
D’où les 5 parties à venir :
Parcours 12 de 9 à 11.
Parcours 1 de 11 à 12 en passant par 13 et 14.
Parcours 2 direct de 11 à 12.
Parcours 3 direct de 9 à 10.
Parcours de 12 à 2.

Parcours 12 de 9 à 11.
Reprenons d’abord la dernière photo émise dans la première partie.
79. Nous sommes en 9, arrivant de 8. Au fond, à droite, le chemin se dirige vers 10. Au fond à gauche il se dirige vers 11.
On démarre à présent de 9 vers11.
80. Départ de la partie 12 commune après avoir laissé filer le parcours 3 vers la droite, vers le point 10 .
On se rapproche du point 11 comme l’indiquent les deux vues suivantes.
81. Sur la gauche du chemin se succèdent la haie, le pré, le bois, ce qui n’a rien d’original dans ces environs, alors que sur la droite les arbres dominent.
82. Dernière ligne droite qui aboutit au point 11.
Arrivée en 11.
83. Nouveau croisement en 11. Derrière nous le parcours 12 provenant de 9. À droite le parcours 2 qui plonge vers le point 12. Tout droit le parcours 1 prolongeant vers 13 et 14.

Parcours 1 de 11 à 12 en passant par 13 et 14.

* De 11 à 13.
Le parcours 1 nous conduit donc de l’embranchement 11 au point 13 .
84. Le départ de 11 début par une courbe.
L’arrivée sur 13 s’effectue après une légère montée.
85 et 86. De part et d’autre, en majorité des parties boisées avec un gibier d’importance dissimulé bien entendu. Dans tous ces environs les battues (au sanglier entre autres, mais aussi au renard ou au chevreuil)) sont organisées de temps en temps. Les batteurs – pourquoi pas les nommer ainsi – préviennent le quidam promeneur par des panneaux visibles (heureusement !).
87. Sur cette photo d’arrivée au point 13 apparaît nettement le virage vers la droite, à angle droit, en partance pour le point 14. Tout droit on pourrait s’enfoncer dans le bois par un sentier très étroit et parfois embourbé, et rejoindre la ligne à haute tension qui traverse la D 919. A gauche entrée du pré signalé dans le cliché suivant.
88. C’est souvent dans ce pré que Papi Berdot (c’est vrai qu’on le devient tous peu à peu, papi, alors précisons qu’il s’agit de Jean) débutait ses escapades à la recherche de champignons quand il venait s’oxygéner à Saint-Pée autour de la Toussaint. À peine descendu du train il enfilait sa salopette bleue dont la poche se gonflait vite de girolles et de cèpes surtout.
89. Retourné vers 11 j’observe le trajet qui vient de s’effectuer avant de tourner vers 14.
* De 13 à 14.
Ce chemin est appelé Barrat Gran.
En 13 on se remet dans le sens de la marche, vers 14.
90. La longue descente vers 14 commence.
Toujours encadrés de bois et de prés nous cheminons en empruntant la route finement empierrée qui descend régulièrement.
91 à 93. La longueur conséquente de cette piste mérite qu’on lui associe plusieurs plans. Si vous observez une grande similitude entre lesdits plans, vous avez parfaitement raison. Et ce n’est pas fini !
94 et 95. Toujours dans le sens de la descente vers 14 nous longeons à présent deux prairies entourées de bosquets et de châtaigniers où nous découvrons parfois quelques champignons dociles (pas question bien sûr de dévoiler ici la longitude et la latitude de ce riche lieu, point cardinal connu). À défaut de cèpes, pas de déception du côté des châtaignes à la saison adéquate.
Dernières vues entre 13 et 14 le long d’une descente de pente importante dont la photo ne rend pas tout à fait compte.

96 et 97. Derniers hectomètres de la descente.
98. Plat de la dernière ligne droite avec la maison Lapuyade au bout. Encore une  fois les vaches posent.
Et nous atteignons enfin le point 14.
99. Le point d’embranchement 14 : en arrière le parcours 1 venant de 13, vers la gauche l’ouverture, en passant devant la maison Lapuyade, vers la D 919 et le point 15, et éventuellement le parcours 6, vers la droite la suite du parcours 1 menant au point 12.

Avant de parcourir la distance de 14 à 12, observons la portion de chemin entre 14 et le départ, dans le bois, du parcours 6

100. Face au véhicule stationné devant la maison Lapuyade démarre, à angle droit par rapport au parcours 1, l’autre portion de route permettant de rejoindre la D 919 au point 15.
* De 14 à 12.
C’est parti : on quitte 14 pour le prochain croisement 12.
101. La route reste pratiquement plane entre ces les deux points nommés précédemment.
Après franchissement d’un petit pont surplombant un ru on découvre quelques maisons en bordure du chemin (marquées d’une croix sur le schéma général).
102. Le « pondiquet » et, au fond, la maison Garcia.
103. Nous arrivons devant la maison Garcia.
104. Le point 12 apparaît au bout de ce passage, encadré par les maisons Lahitte et Sagaspe.
Petit arrêt au point 12.
105. Au point 12 , intersection des deux parcours 1 (Chemin des Barthes) et 2, deux pancartes signalant les directions du Camp de César et du Bois de Bugangue.
Restant en 12, et avant de continuer le Chemin des Barthes, je me tourne vers le haut du parcours 2, c’est à dire vers 11.
106. La photo montre donc l’arrivée du parcours 2, en provenance de 11, parcours décrit dans le paragraphe suivant. À gauche la maison Sagaspe, à  droite la maison Lahitte.

Parcours 2 direct de 11 à 12.
Ce chemin familièrement appelée Côte de Grégoire (nom d’une ancienne maison rasée située au point 12) est nommé Chemin dit de Lasserre sur le cadastre.


Nous revenons donc en arrière, en 11.
107. Le long trajet vers 12 commence, au début sur terrain plat.
108. De temps en temps on croise le panneau : « interdiction de chasser le faisan commun ».
109. Long trajet rectiligne au milieu des bois, tant à droite qu’à gauche.
110. À partir de maintenant on plonge vers le point 12 suivant une pente assez importante.
111. Dernier pré sur la droite en bas de descente avant la maison Sagaspe : un troupeau de vaches nous salue, espérant paraître dans la République des Pyrénées. »Paître et paraître » n’a jamais été dit par Sully.
112. Dans le fond sur la droite la trop grande luminosité de la photo empêche de distinguer le toit de la maison Sagaspe qui borde le point 12.
Le parcours 2 nous permet donc de rejoindre à présent le point 12, déjà aperçu précédemment en venant du parcours 1.
113. Les maisons Lahitte (gauche) et Sagaspe (droite) encadrent le point 12. En bas à droite le Chemin des Barthes conduisant au point 10 de notre schéma général. En bas à gauche le Chemin des Barthes se dirigeant vers le point 14 de ce même schéma.
Sur la photo une ombre : encore celle d’un photographe concurrent !
De nouveau nous remontons au point 9 pour suivre le parcours 3 de 9 à 10.

Parcours 3 de 9 à 10.
Ce chemin est nommé Tres Arrecs (trois ruisseaux). Sur le cadastre : Chemin Lagravette.

Au point 9 nous laissons le parcours 12 vers 11 pour « descendre » directement vers 10 par le parcours 3.


114 et 115. Les premiers mètres de ce parcours débouchent vite sur un virage vers la gauche et indiquent qu’il ne s’agit plus d’une piste ni goudronnée ni en gravier mais d’une succession de gros cailloux, trous, racines d’arbres, grosses touffes herbeuses. Comme on peut le constater, les photos ci-dessus ont été prises en deux saisons différentes, pratiquement du même point.
116. Après le virage se présente une une petite descente accidentée, et boueuse ce jour là. Sur la droite, au fond, on distingue la maison Betouig et la grande prairie attenante.

117. Vue d’une longue ligne droite (200 m) entourée au début de prés puis de bois avec des châtaigniers.
118. Une descente de pente plus importante bordée toujours de châtaigniers principalement.
119. En bas de cette descente périlleuse et boueuse on tombe, en restant debout, sur un croisement de 4 chemins. Notre périple concerne celui de gauche.
120. Je me retourne : le chemin d’où nous venons se situe donc vers le haut à droite.
121. Poursuivons notre balade avec une légère descente, toujours à travers bois. Sur la gauche on peut distinguer une épave de voiture peu distinguée.
122. La voie devient plus carrossable. Au loin une ouverture verdoyante devant laquelle nous allons nous arrêter dans quelques instants.
123. Retour à la civilisation puisqu’une bâtisse se détache au loin sur la droite.
124. Sur notre gauche le pré aperçu au loin précédemment, où Daniel Larroudé vient parfois faire paître son troupeau de bovins.
125. En face du pré Larroudé un autre havre de verdure qui nous rafraîchit après cet assez long cheminement au milieu de la forêt.
126. Avant-dernière ligne droite du parcours du jour. Un cabanon en bois se perçoit au loin.
127. Dernière ligne droite avant d’arriver au point 10 avec 4 demeures visibles dont les 2 citées un peu plus haut.
Nous atteignons le point 10.

128. En contrebas le point 10, sur le Chemin des Barthes. Au fond la maison Lapeyre-Navarret. Avant elle, sur la droite également, une nouvelle structure en bois constituée de deux entités : une habitation et une cabane, déjà apparue au loin précédemment. Celle-ci est réservée aux enfants accueillis au sein de La Capucine (Assistance Maternelle Agréée).
129. Cliché pris du Chemin des Barthes  vers le haut du parcours 3 que nous venons de sillonner.
Maison et grange Lapeyre-Navarret sur la gauche (ancienne ferme jusqu’aux années 60). Sur la droite démarre le parcours 3 de notre itinéraire menant au point 9.

Parcours de  12 à 2 en passant par 10.

* Chemin entre 12 et 10.
Nous étions arrivés en 12 par deux trajets différents : directement de 11 (parcours 2) ou en passant par 13 et 14 (parcours 1).
Partant de ce point 12 nous continuons maintenant le chemin commun aux parcours 1 et 2, entre les points 12 et 10.

130. Le Chemin des Barthes va longer plusieurs demeures sur la droite, dont je ne connais pas le nom, comme celle qui apparaît sur ce cliché.
131. Sur la gauche s’épanouit le Bois de Saint-Pée. En coupant à travers ce Bois  (pour voir si le loup y est) on peut rejoindre la maison Berdot située près du point 0 du schéma général.
Quelques vues d’approche du point 10.

132 et 133. Deux des maisons bordant le Chemin.
Une légère descente s’amorce, amenant au point 10.

134. La maison Lapeyre-Navarret (10) se découvre au bas de cette petite descente.
On se trouve à présent tout près de ladite maison Lapeyre-Navarret.
135. Au fond la maison Lapeyre à l’intersection de deux chemins.
136. Juste avant de rejoindre le point 10 une demeure en hauteur par rapport à la route.

Et nous voici arrivés au point 10 (déjà présenté dans le paragraphe précédent).
137. Maison et grange Lapeyre-Navarret sur la gauche (ancienne ferme jusqu’aux années 60). Sur la droite démarre le parcours 3 de notre itinéraire menant au point 9.
* Chemin entre 10 et 2.
On continue le Chemin des Barthes entre 10 et 2, partie commune aux 3 parcours 123.
138. Le chemin franchit un petit pont au-dessus du ru, au ras de la maison Lapeyre, ru qui ensuite longe notre verger, à la frontière du bois.
Photo suivante prise juste en face, sur le côté gauche du chemin donc.
139. Le sentier démarrant ici rejoint un pré de Larroudé séparé par une clôture de notre verger, dont l’extrémité se situe à 10 m de cet endroit. Les vaches et les génisses empruntent ce sentier, traversent le Chemin des Barthes et remontent le parcours 3 qui mène à 9, mais s’arrêtent avant dans une autre parcelle de Larroudé.
Une légère montée du Chemin des Barthes se présente maintenant qui nous fait découvrir d’autres habitations.
140. On vient de passer le pont : la route monte légèrement.
141. Sur la droite du chemin une maison jaune surélevée, bâtie assez récemment, visible depuis notre pré.
142. En fin de montée, sur la gauche, apparaissent notre maison Berdot et la ferme Larroudé. On distingue bien la clôture de séparation des deux prés.
143. Un peu plus tard en fin d’été le tulipier au milieu de notre verger se détache avec éclat.
On poursuit le cheminement entre 10 et 2 qui nous permet d’observer d’autres demeures.
144. La ferme Larroudé, en bordure de la Départementale 919.
145. Un peu plus loin, d’autres maisons sur la D 919, dont celle de Mado Casanave, parallèle (je parle de la Départementale, pas de Mado) au Chemin des Barthes en ces lieux.
146. Le point 2 se rapproche de nous, à moins que ce soit l’inverse. Au fond une des habitations située entre les points 2 et 1.
Encore quelques vues à proximité de 2.
147 à 150. Clichés pris sur la gauche du chemin avec des maisons soit sur la Départementale, soit sur le Chemin des Barthes entre 2′ et 1.
Apparaît enfin la maison Caillabet à droite, en bas du parcours 3.
Et nous atteignons le point 2.
151. Extrémité de la maison Caillabet à droite, avec le départ du chemin de 2 à 3. Au fond le point 2‘ du schéma général.
152. De face le début du chemin reliant les points 2 et 3.

La deuxième partie de notre périple s’achève en 2.
Une troisième partie suivra dans quelque temps.


Elle concernera le parcours 4 (voir haut du schéma général) qui démarre du point 6. Le trajet suivi apparaît dans le deuxième schéma ci-dessous : 61617-D 919- 1.

Une quatrième paetie se déroulera sur la portion de la D 919 non encore décrite jusqu’alors : des points 14 à 15  (sur la droite du schéma général) pour revenir au point de départ initial  0.

Ponts et passerelles de Paris Centre.

Ponts et passerelles de Paris Centre

Les articles et photos sur les ponts de Paris abondent, concernant leur architecture et leur histoire. Dans ce qui suit il n’est pas question pour moi  de vouloir rivaliser avec ces nombreux travaux de spécialistes. Mais, comme de tout temps ces constructions m’ont toujours attiré, voire intrigué, je prends plaisir, depuis que nous avons quitté la région parisienne, à les photographier, lors de nos passages à Paris. Avec mon simple appareil Doro, je ne réalise que deux clichés par pont, l’un côté amont (nommé côté est) et l’autre côté aval (nommé côté ouest). Rien d’artistique dans cette démarche vagabonde qui s’apparente plutôt à un répertoire. De temps en temps j’intercale une scène entre deux ponts consécutifs. En majorité je photographie à partir d’un quai de Seine, donc sous le pont concerné. Compte tenu du nombre important de ces ponts, je me contente dans un premier temps de ceux de « Paris Centre », c’est-à-dire ceux rattachés à l’Île de la Cité et à l’Île Saint-Louis. Plus tard devraient suivre les ponts situés à l’est et à l’ouest des deux îles. Des clichés de professionnels de la photo abondent dans de nombreux livres ou revues, parfois à l’aide de vues aériennes. Pas question bien sûr de s’y comparer dans ce qui suit.
L’ensemble contient 56 photos ou tableaux dont 48 documents personnels.
Dans chaque cas de figure je complète les photos par quelques brefs commentaires sur des caractéristiques de l’ouvrage (constitution, géométrie, origine …) et, parfois, par des anecdotes plus personnelles.
En général je définis l’axe de ces ponts, c’est-à-dire les rues (exceptionnellement les places ou squares) sur lesquelles ils débouchent, tant sur l’île concernée que sur le « continent ». Je précise aussi les noms des quais qui leur sont perpendiculaires.
La Seine  traverse Paris sur 13 km et 37 ponts ou passerelles l’enjambent. Parmi eux relevons 5 passages pour piétons uniquement, 2 ponts ferroviaires et 2 avec étage.
La principale chanson où interviennent les ponts de Paris s’intitule « sous les ponts de Paris ». Écrite par Jean Rodor en 1913 et mise en musique par Vincent Scotto, elle eut de nombreux interprètes  dont Georgel le premier dès 1913 puis Albert Préjean en 1930, Lucienne Delyle, Michel Legrand dans une version jazz.
Deux ponts gardent le même nom sur deux bras de Seine : le Pont-Sully et le Pont-Neuf. Je les distinguerai par les dénominations Nord et Sud (voir ci-dessous).

Schéma général des Ponts de Paris Centre.

Les numéros correspondent aux ponts de la liste ci-dessous.
Avant le pont Sully : le pont d’Austerlitz. Après le pont Neuf : le pont des Arts.

Notre parcours débute au Pont-Sully Nord (1), descend la Rive droite de la Seine jusqu’au Pont-Neuf Nord (7) puis remonte la Rive gauche du Pont-Neuf Sud (8) au Pont-Sully Sud (15).
Successivement, nous rencontrons donc : 1/ Pont Sully Nord  2/ Pont Marie 3/ Pont Louis-Philippe 4/ Pont d’Arcole 5/ Pont Notre-Dame 6/ Pont-au-Change 7/ Pont-Neuf Nord 8/ Pont-Neuf Sud 9/ Pont Saint-Michel 10/ Petit Pont 11/ Pont-au-Double 12/ Pont de l’Archevêché 13/ Pont Saint-Louis 14/ Pont de la Tournelle 15/ Pont de Sully Sud.
Remarque : le Pont Saint-Louis (n° 13) n’est relié à aucune des deux berges de la Seine mais permet le passage direct entre les deux îles.

PONTS DE LA RIVE DROITE. (de l’Est vers l’Ouest, donc en descendant le fleuve)
 
Ponts reliant la rive droite à l’Ile Saint-Louis.
(Pont Sully Nord, Pont Marie, Pont Louis-Philippe)

1/ Pont de Sully Nord (petit bras).

Photo du Pont (de) Sully Nord prise en amont (Est).

Bien sûr, on se souvient que Sully (1560-1641), de son vrai nom Maximilien de Béthune, Ministre  d’Henri IV, fut l’auteur de la fameuse déclaration (abrégée ici) : « Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France ».
Construit entre 1873 et 1876 à l’époque du baron Haussmann, le Pont de Sully (parfois appelé Pont Sully) se partage en deux parties, traversant la pointe de l’ Île Saint-Louis qui se termine par le Square Barye : le « petit bras » pour sa partie « nord » et le « grand bras » pour sa partie « sud » (voir schéma). Ces deux ponts Sully permettent de relier le Boulevard Henri IV (4ème) et le Boulevard Saint-Germain (5ème).

Le Square Barye vu entre le Pont Sully Nord et le Pont d’Austerlitz.
Sur le deuxième cliché on aperçoit une partie du Pont Sully Sud.

Le Pont de Sully Nord est constitué d’une arche en fonte de 42 m encadrée par deux arches en maçonnerie de 15 m, ce qui mène à une longueur totale de 93 m. (voir photos). Il relie la voie Georges Pompidou, dans le 4ème arrondissement au Quai  d’Anjou de l’Ile Saint- Louis, également dans le 4ème arrondissement. De part et d’autre, dans l’axe, on retrouve le Boulevard Henri IV.

Photo du Pont Sully Nord prise en aval (Ouest).

Nous avons très souvent traversé le Pont Sully à pied, ne serait-ce qu’en nous rendant de l’appartement d’un frère à celui d’un autre frère : du Boulevard Saint-Germain à la rue Saint-Paul, où vécut quelque temps notre fille Séverine. Pour la même raison (proximité de Saint-Paul et de la Place des Vosges entre autres) nous avons souvent  utilisé la station de métro Sully-Morland, sur laquelle débouche le Pont Sully Nord.

2/ Pont-Marie.

Ce pont porte le nom de l’ingénieur-entrepreneur Christophe Marie à l’origine de sa construction, entre les années 1614 et 1635, ce qui en fait un des plus vieux ponts de Paris. Dans sa longue histoire ce pont, en grande partie en bois initialement, portait des maisons d’habitation et il faillit être emporté par les flots de la Seine.
Pour une largeur de 22 m et sur une longueur de 92 m, il comporte 5 arches différentes en pierre sur lesquelles on observe des niches vides de toute statue. Dans l’axe il dessert la rue des Deux Ponts et la rue des Nonnains d’Hyères. Il traverse l’Île Saint-Louis en son milieu, reliant les Quais de Bourbon et d’Anjou (côté de l’Ile) au Quai des Célestins (côté Hôtel de Ville), lui aussi dans le 4ème arrondissement.

Photo du Pont Marie Est
.
Nous avons souvent parcouru ce pont au bout duquel se trouve la station de métro Pont Marie menant à l’Hôtel de Sens. Comme le Pont Sully précédent, il permettait aussi de relier les appartements de mes deux frères.

Photos du Pont Marie Ouest.

3/ Pont Louis-Philippe.
Louis-Philippe (1773-1850) devint roi de France en 1830 et posa la première pierre de ce pont en 1833. Fait de métal et de pierre ce pont mesure 100 m de longueur pour une largeur de 15,20 m. Dans son axe : rue du pont Louis-Philippe menant à la rue de Rivoli et, côté île Saint-Louis, rue Joachim du Bellay donnant accès à l’extrémité de l’île, la discrète et reposante Place Louis Aragon. Les voies parallèles à la Seine desservies par ce pont sont le Quai de l’Hôtel de Ville et le Quai des Célestins (4ème arrondissement) d’un côté, le Quai de Bourbon du côté de l’île.
Photo du Pont Louis-Philippe Est.
Au fond sur la gauche dépasse la flèche de la Cathédrale Notre-Dame de Paris.

Photo du Pont Louis-Philippe Ouest
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Chacune des trois arches en anse a une portée de 30 m. Chaque pile, de 4 m de large dans la Seine, est ornée d’une couronne de feuillage en pierre qui entoure une rose métallique.
La pointe de l’Île Saint-Louis (Place Louis Aragon) vue entre le Pont Louis-Philippe et le Pont d’Arcole. 
De gauche à droite : Pont Louis-Philippe Ouest, île Saint-Louis, Pont Saint-Louis reliant les 2 îles, dominé au loin par la Tour Zamanski de la Faculté des Sciences de Jussieu, île de la Cité.
Le pont fut détruit puis reconstruit entre 1860 et 1862.

Ponts reliant la rive droite à l’Île de la Cité.
(Pont d’Arcole, Pont Notre-Dame, Pont au Change, Pont Neuf Nord)

4/ Pont d’Arcole.
La dénomination de ce pont provient d’une bataille napoléonienne face aux Autrichiens, en 1796, en la bourgade italienne d’Arcole.
J’ai lu une autre hypothèse assez romanesque que je ne saurais garder pour moi. Arcole serait le nom d’un jeune homme qui brava les balles de la Garde Royale lors de la Révolution de 1830 pour planter un drapeau tricolore sur le pont.
Photo du Pont d’Arcole Est.

Le Pont d’Arcole est constitué d’une anche unique de 80 m de portée sur une largeur de 20 m entre 2 culées en pierre de taille. Sa construction date de 1828 et fut réservé dans un premier temps aux seuls piétons. L’ouvrage mécanique date de 1854.
Photo du Pont d’Arcole Ouest.
En arrière-plan on retrouve une partie du Pont Louis-Philippe  et de la pointe de l’île Saint-Louis.
Dans l’axe du pont : Place de l’Hôtel de Ville et, sur l’île, rue d’Arcole. Cette rue d’Arcole mérite deux remarques. Elle mène au parvis de Notre-Dame de Paris et elle longe l’Hôtel Dieu, un des plus anciens hôpitaux de Paris et dans la maternité de laquelle naquirent nos deux filles, Aurélie en 1983 et Séverine en 1986. Aucune plaque ne l’indique mais c’est la vérité.
Les voies parallèles à la Seine de part et d’autre du pont sont Quai de Guesvres et Quai de l’Hôtel de Ville (4ème arrondissement), Quai de la Corse et Quai aux Fleurs sur l’île.

Photo entre le Pont Saint-Louis et le Pont d’Arcole.
Un parcours d’escalade inédit sur les quais de Seine.
Un peu d’histoire enfin : c’est par le Pont d’Arcole qu’entra dans Paris, en août 1944, la 2ème division blindée du général Leclerc, avec en tête les guerilleros espagnols rescapés de la guerre d’Espagne.

5/ Pont Notre-Dame.
Il relie le Quai de Guesvres (4ème) au Quai de la Corse dans l’île de la Cité (1er). Du temps de Lutèce il faisait le lien entre l’île et Paris Nord. Dans l’axe il présente, d’une part la rue Saint-Martin (au nord) menant à la Tour Saint-Jacques et plus loin au Centre Pompidou (Beaubourg) et d’autre part à la rue de la Cité (sur l’île) encadrée de la Préfecture de Police et de l’Hôtel Dieu.
Photo du Pont Notre-dame Est.

Réaménagé du temps du Baron Haussmann en 1853 le Pont, qui s’étire sur 106 m pour une largeur de 20 m, est maintenant constitué de 3 arches dont une centrale métallique de 60 m.
Photo du Pont Notre-Dame Ouest.
Apparaissent, en fond le Pont d’Arcole, sur la droite les Tours de Notre-Dame de Paris et des bâtiments de l’Hôtel Dieu, au premier plan le Quai de Guesvres.
Anecdote : dans les Misérables, l’inspecteur Javert se suicide en sautant du Pont Notre-Dame. Victor Hugo voyait les choses en grand !

6/
Pont au Change.
Il relie l’île de la Cité (1er) à la place du Châtelet (4ème). A l’origine de Lutèce la liaison entre l’île et les 2 rives de la Seine était assurée par ce pont, alors appelé le Grand Pont car il traversait le grand bras de la Seine. L’autre, le Petit Pont, allait devenir le Pont Saint-Michel (voir plus loin).
Photo du Pont au Change Est.
A gauche la Conciergerie, au fond le Pont-Neuf.
Les mensurations de ce pont en arc, tout en maçonnerie, sont : 103 m (longueur) et 30 m (largeur).
L’origine de son nom provient des changeurs (courtiers de change) de monnaie établis sur le pont sous Louis VII en même temps que les joaillers et les orfèvres. Souvent endommagé et même détruit (en 1621) il fut plusieurs fois reconstruit, la dernière mouture datant de 1858.
Photo du Pont au Change Ouest.

Dans l’axe du Pont au Change voici la Place du Châtelet (avec le Théâtre de la Ville et le Théâtre du Châtelet) et le Boulevard du Palais qui longe, d’un côté, la Conciergerie et sa Sainte Chapelle, très prisée des touristes, ainsi que le Palais de Justice, et de l’autre côté la Préfecture de Police et le Marché aux Fleurs.
Les Quais desservis : Quai de l’Horloge et Quai de la Corse, sur l’île,
Quai de la Mégisserie et Quai de Guesvres de l’autre côté.
Après le Châtelet on remonte vers la Gare du Nord par le Boulevard Sébastopol. Trajet très souvent suivi dans les années 80 quand nous habitions dans le 5ème arrondissement, pour nous rendre dans la maison familiale d’Épinay. Parcours également souvent utilisé pour nous rendre au Gayon, un bar/restaurant tenu par les frères Pagueguy d’Hasparren (Azté et Édouard). Avec les amis de l’Estancada nous y passâmes certaines soirées animées … par le chant (qu’alliez vous croire d’autre ?).
Bref, nous eûmes très souvent l’occasion de franchir le Pont au Change.

7/ Pont-Neuf Nord.
Certaines remarques qui suivent concernent à la fois le Pont-Neuf Nord (n° 7) et le Pont-Neuf Sud (n°8).
Le Pont-Neuf, en pierres, est le plus ancien pont de Paris, datant du XVI ème siècle, bâti sous Henri III et Henri IV. L’ensemble des deux ponts, revêtu de 385 mascarons, se présente sous 12 arches et, ce nombre correspondant à celui des pays de la zone Euro en 2002, le Pont-Neuf fut choisi cette année là comme symbole européen lors de la cérémonie de passage à l’Euro.
Classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991, il fut l’objet de plusieurs films.
Photo du Pont-Neuf Nord en amont (Est).

Il enjambe le « grand bras » de Seine avec 7 arches sur 154 m. Il dessert dans l’axe  la rue de la Monnaie, qui donne sur la rue de Rivoli en longeant le Grand Magasin qu’est la Samaritaine, encore en pleine reconstruction en 2017. Il débouche entre le Quai du Louvre et le Quai de la Mégisserie. La station de Métro Pont-Neuf se tient en cet endroit. La statue équestre de Henri IV se dresse aussi en ce lieu.
Photo du Pont-Neuf Nord en aval (Ouest)
.

Le Pont-Neuf Nord mérite une attention particulière et très personnelle puisque son prolongement conduit à deux petites rues : rue de la Monnaie puis rue du Roule. Au croisement de cette dernière et de la rue Saint-Honoré on entre dans un établissement rare, coloré, typique … l’Express, tenu par Édouard Pagueguy, dont je parle assez longuement dans un précédent article, paru en septembre 2013 : adresses festives du Sud-Ouest à Paris.

Nous passons maintenant sur la rive gauche de la Seine.

PONTS DE LA RIVE GAUCHE (de l’Ouest vers l’Est donc en remontant le fleuve)

Ponts reliant la rive gauche à l’île de la Cité
(Pont-Neuf Sud, Pont Saint-Michel, Petit-Pont, Pont-au-Double, Pont de l’Archevêché)

8/
Pont-Neuf Sud
.
Voir certains commentaires, sur le Pont-Neuf Nord, valables aussi ici.

Photos du Pont-Neuf Sud en aval (Ouest).

Sur le dernier cliché apparaît le Square du Vert Galant, extrémité Ouest de l’île de la Cité (photo prise entre le Pont-Neuf Sud et le Pont des Arts).

Photo du Pont-Neuf Sud en amont (Est). 

Il enjambe le « petit bras » de la Seine et ne comporte que 5 arches sur une longueur de 78 m. Dans l’axe se trouve la rue Dauphine (6ème). Il s’arrête entre le Quai Conti et le Quai des Grands Augustins.
Le Musée Carnavalet renferme de nombreux tableaux honorant le Pont-Neuf : Pissaro, Renoir …
Photos des peintures du Pont-Neuf par Pissaro et Renoir.
Tableaux de Pissaro (haut) et Renoir (bas)

Nous terminons par un retour en septembre 1985 où l’artiste Cristo revêtit entièrement le Pont-Neuf d’un tissu, comme on le voit sur certaines des photos que nous avions réalisées à l’époque, en compagnie d’Aurélie (2 ans et demi).
Même les lampadaires ont été habillés, Aurélie et son castor y ont tout juste échappé.

Photo avec les « deux » Pont-Neuf (Nord et Sud)
Il s’agit, en premier plan, du Pont des Arts Ouest (que nous retrouverons dans la partie « ponts de Paris Ouest ») avec en fond le Pont-Neuf Nord à gauche et le Pont-Neuf Sud à droite.

9/ Pont Saint-Michel.

La dénomination du Pont Saint-Michel provient du nom de l’ancienne chapelle de l’église du Palais des Rois, qui était située à proximité, de l’autre côté de la Seine.
Plusieurs constructions jalonnent l’histoire de ce pont, parfois en bois (1408, 1547), parfois en pierres (1378, 1616). La dernière mouture, en pierre, date de 1837 ; elle s’étend en 3 arches sur 62 m de long, pour une largeur de 30 m.
Photo du Pont Saint-Michel Ouest. 


Mais quel est ce monument qui aime dominer au fond ?
Photos du Pont Saint-Michel Est
.
Comme la 1ère photo le montre, chaque pile est ornée de la lettre N, entourée de gerbes, en hommage à Napoléon III.

L’axe du Pont Saint-Michel reste un endroit des plus fréquentés : boulevard du Palais, sur l’île de la Cité et Place Saint-Michel de l’autre côté. Beaucoup de monde emprunte le boulevard du Palais car il dessert Conciergerie, Palais de Justice, Préfecture de Police, Tribunal de Commerce. Quant à la Place Saint-Michel sa célèbre fontaine demeure un lieu de rendez-vous familier, tant pour les Parisiens que pour les touristes. Elle se poursuit par le célèbre Boulevard Saint-Michel (le Boul’mich) qui mène rapidement à la Sorbonne, aux cinémas et aux librairies du Quartier Latin, sans parler des nombreux restaurants de toutes sortes qui se serrent dans les petites rues adjacentes.
Durant mes études universitaires, à partir de l’année 1964 (ou 65 ?), je suivis quelques cours à la Sorbonne car alors les matières scientifiques se dispensaient en plusieurs endroits de Paris, avant d’être concentrées sur Jussieu puis dans d’autres sites. Quelques (!) années plus tard notre fille Séverine fréquenta elle aussi la Sorbonne pour des études musicales.
Les Quais desservis par le Pont sont le Quai des Orfèvres et le Quai du Marché Neuf, côté île (1er), le Quai des Grands Augustins et le Quai Saint-Michel au sud (5ème).
Le Quartier Latin, siège de l’enseignement, de l’amusement, de la culture … fut malheureusement le théâtre de scènes dramatiques, le 17 octobre 1961. La guerre d’Algérie (les « évènements » d’Algérie affirmaient certaines autorités de l’époque) sévissait également en métropole. Une manifestation (interdite) dirigée contre le couvre-feux imposé à la communauté nord-africaine se termina par une répression féroce des forces de l’ordre, le terme « massacre » étant même employé par une certaine presse. Le Pont Saint-Michel lui-même vit de très nombreux Algériens (pour l’essentiel) précipités dans la Seine, parfois de leur propre initiative pour échapper à la bastonnade, mais le plus souvent contre leur volonté. Le Préfet de Police s’appelait … Maurice Papon, qui sera condamné de longues années plus tard  pour sa participation, durant la dernière guerre, à l’arrestation et donc la future extermination de la population juive.

10/ Petit-Pont (Cardinal Lustiger).
Ce pont de pierre en arc est le plus petit de tous les ponts de Paris : 32 m x 20 m. Lustiger fut archevêque de Paris entre 1981 et 2005. Comme de nombreux ponts de Paris il fut plusieurs fois détruit et reconstruit : par exemple, en 1718 le pont alors en bois prit feu, heurté par un bateau contenant du foin, lui-même enflammé par un … cierge.

Photo du Petit-Pont Ouest
Deux « perles » de Paris sur ce cliché avec la majestueuse Cathédrale en fond et l’inévitable bateau-mouche sur la Seine (il fallait bien que je vous en délivre un !)
Axe : vers le sud (5ème) rue du Petit-Pont puis rue Saint-Jacques, qui conduit au Panthéon, et, sur l’île de la Cité, rue de la Cité, encadrée par la Préfecture de Police et l’Hôtel-Dieu.
Quais : Quai Saint-Michel et Quai de Montebello au sud, Quai du Marché Neuf et Parvis de NDP sur l’île.
Photo du Petit-Pont Est. 
La Préfecture de Police surveille les Quais. Tenez-vous bien.

11/ Pont-au-Double.
Origine du nom : à une certaine époque le franchissement de ce pont nécessitait le paiement d’un péage à l’aide d’un double denier. Comme d’autres ponts de Paris il fut plusieurs fois reconstruit : la dernière fois en 1860, constitué d’une seule arche en fonte, de dimensions 45 m x 20 m.
Photo du Pont-au-Double Ouest. 
Départ de navette fluviale sous l’œil bienveillant de NDP à gauche.
Axe : Square Viviani au sud et rue d’Arcole sur l’île de la Cité.
Quais aux extrémités du pont : Quai de Montebello au sud et Parvis de Notre-Dame et Square Jean XXIII sur l’île.

Photos du Pont-au-Double Est.
Détails de l’arche métallique.

12/ Pont de l’Archevêché.
C’est un des ponts les plus étroits de Paris, réservé aux piétons, aux cyclistes, aux amoureux, aux contemplateurs de LA Cathédrale. Construit en 1828, de dimensions 67 m x 11 m, il comporte 3 arches en maçonnerie de 15 m, surmontées d’une balustrade métallique, avec des piliers à becs circulaires.
Photo du Pont de l’Archevêché Ouest
.
Tout au long de la balustrade on observait, durant plusieurs années, des cadenas d’amour et des rubans accrochés par les visiteurs du jour. Le poids de ces cadenas devenant préoccupant pour la solidité de l’édifice, ils durent être enlevés (janvier 2016).

Photo des cadenas du Pont de l’Archevêché.
Des cadenas furent aussi attachés au Pont des Arts et à la Passerelle Léopold Senghor.

Dans l’axe du Pont de l’Archevêché : le Quai de l’Archevêché, sur l’île, et la rue des Bernardins.
Celle-ci mène au Palais de la Mutualité et à la Place Maubert où nous fréquentions son Marché populaire dans les années 80 quand nous habitions rue du Sommerard. Non loin de là, la rue De Bièvre où logeait François Mitterrand avant de devenir Président et où il revenait de temps en temps quand il s’échappait de l’Élysée. Il nous arriva de le croiser dans ces rues ou sur le quai voisin de la Tournelle avant que les gardes du corps ne l’isolent de la population. Il n’eut donc jamais l’occasion de me proposer un poste ministériel.
Quais desservis par le pont : Quai de la Tournelle (5ème) et, à l’autre extrémité, le Square Jean XXIII et le Square de l’Île de France. 

Photo de l’omniprésente cathédrale NDP entre le Pont-au-Double Est et le Pont de l’Archevêché Ouest.

Photo du Pont de l’Archevêché Est. 
Notre-Dame de Paris, coincée entre le Pont-au-Double et le Pont de l’Archevêché.
Un dramatique accident se produisit sur le Pont de l’Archevêché le 27 septembre 1911 quand un autobus parisien fracassa la balustrade pour plonger dans la Seine : 11 personnes périrent dans cet accident, dont le chauffeur et le contrôleur.
Photo de l’accident de 1911.

Terminons par une note plus joyeuse avec deux tableaux du Pont de l’Archevêché peints par Raffaëlli et Lebourg.
Tableaux de Lebourg (haut) et Rafaëlli (bas)

13/ Pont Saint-Louis.
Comme signalé dans l’introduction ce Pont relie directement l’île de la Cité et l’île Saint-Louis. Je garde l’appellation Ouest/Est malgré l’inclinaison différente de ce pont. Pont en poutre d’acier de 67 m x 16 m. Il s’agit du 7ème pont reliant les deux îles depuis 1634, avec plusieurs accidents et différents matériaux jalonnant son histoire. Sa dernière inauguration est très récente : 1970.
Photo du Pont Saint-Louis Ouest.
Au-dessus du Pont on aperçoit la Statue de Sainte-Geneviève, Patronne de Paris (voir plus loin) et la Tour de la Faculté Jussieu (voir plus loin aussi).
Quais desservis : Quai aux Fleurs et Quai de l’Archevêché sur l’île de la Cité, Quai d’Orléans sur l’île Saint-Louis.
Photo du Pont Saint-Louis Est. 
A gauche Square de l’Ile de France (extrémité de l’île de la Cité) et au fond l’Hôtel de Ville de Paris.
Ce pont, réservé aux piétons et aux cyclistes, est le théâtre de nombreuses manifestations artistiques qui attirent les touristes gravitant autour de Notre-Dame : musiciens, acrobates, prestidigitateurs … Il apparaît également dans de nombreux films où sa structure métallique convient aux réalisateurs.

14/ Pont de la Tournelle.
Origine de l’appellation la Tournelle : nom d’une ancienne tourelle solidaire d’une enceinte sous Philippe Auguste. Après avoir subi plusieurs transformations, le Pont de la Tournelle se présente comme sous sa forme actuelle depuis 1930. Pont en béton armé avec une grande arche entourée de deux plus petites, l’ensemble mesurant 120 m sur une largeur de 23 m.

Photo du Pont de la Tournelle Ouest.  
Sous l’arche du pont, un couple de mariés asiatiques se fait photographier derrière la statue de Sainte-Geneviève. 
La statue de Sainte-Geneviève, patronne de Paris, fut érigée par le sculpteur Paul Landowski, qui aurait voulu qu’elle soit dirigée vers Notre-Dame de Paris, donc vers l’Ouest. Mais les autorités de la ville décidèrent de la voir regarder vers l’Est, la direction de la provenance d’Atila et des Huns. En conséquence Landowski boycotta l’inauguration de son œuvre, le 27 août 1928.

Photo du Pont de la Tournelle Est.
Dans l’axe du Pont on trouve la rue des deux ponts, sur l’île (4ème), et la rue du Cardinal Lemoine de l’autre côté (5ème).
Quais desservis par ce Pont : Quai d’Orléans et Quai de Béthune sur l’île, Quai de la Tournelle au sud.
Le Pont de la Tournelle est utilisé pour mesurer le niveau des eaux de la Seine.

Photo prise entre le Pont de la Tournelle et le Pont de l’Archevêché

De gauche à droite : Pont de l’Archevêché Est, NDP, Square de l’Ile de France, Pont Saint-Louis Est.

15/ Pont de Sully Sud.
Certains commentaires donnés pour le Pont Sully Nord (voir n° 1), le « petit bras »,  restent valables pour le Pont Sully Sud, le « grand bras ».
Si le premier ne mesurait que 93 m de long, les dimensions du second, également en fonte, sont 163 m x 20 m.

Photo du Pont de Sully Sud, en aval (Ouest).
Axe du pont : rue des Fossés Saint-Bernard, côté Paris 5ème, qui longe l’Institut du Monde Arabe et la Faculté des Sciences, et, sur l’île Saint-Louis, le Boulevard Henri IV.
Photos du Pont Sully Sud, en amont (Est).
Deux angles de prise différents : NDP en fond pour le premier, exposition de maillots de bain sur la rive opposée pour le second.
Quais donnant sur le pont : Quai de la Tournelle et Quai Saint-Bernard côté Sud, Quai de Béthune sur l’île.
Photos prises depuis le Pont Sully Sud. 

Exceptionnellement nous avons quitté la berge pour marcher sur le Pont Sully Sud.
Sur le premier cliché, de gauche à droite : Statue Sainte-Geneviève, Tour Eiffel au loin, Pont de la Tournelle, NDP.
Sur la deuxième photo : Institut du Monde Arabe et Faculté des Sciences de Cuvier-Jussieu. Souvenir, souvenir … Mes années estudiantines s’y déroulèrent en partie (ni parties de cartes ni parties de plaisir, quoi que …).
On ne va pas se quitter comme ça ! Une toute dernière, une dernière de celle qui nous a accompagnés plusieurs fois lors de ce périple ilien : NDP.
Il y a du beau monde sur son parvis.

Réparties de campagne : épisode 6

Cet épisode des (ré)parties de campagne succède aux 5 précédents : 1 (novembre 2013), 2 (janvier 2014), 3 (janvier 2014), 4 (aout 2014), 5 (aout 2014).
Dans la série qui suit le Curé du village intervient assez souvent, en tant qu’acteur ou que … victime (sans dommage physique).

Le Curé Etché.
En Béarn, les bistro(t)s n’ont pas le monopole des chœurs car les chants religieux donnent aussi l’occasion de libérer les voix puissantes et justes des paroissiens et paroissiennes. Ainsi, sans voir l’intéressé(e) on peut attester de sa présence en reconnaissant de loin sa voix au milieu des fidèles. Dans les années 70 le Curé Etché veillait à animer son église et ne craignait pas de démarrer en « haute » son cantique, sachant qu’il serait suivi sans problème par ses ouailles. Toutefois, ce jour-là, ou plutôt cette nuit-là (24 décembre), son démarrage très haut placé surprit quelque peu les habituels ténors de l’assistance, qui gardèrent le silence quelques instants. Mais ce silence ne dura pas longtemps car, du haut des tribunes s’éleva une voix que l’on n’avait pas l’habitude d’entendre, en ces lieux du moins, pour interpeller le curé. Il s’agissait de la voix du nommé Lacrouts, peu coutumier des offices religieux (il fréquentait plutôt des officines qui, à défaut de vin de messe, servaient du vin en masse) mais présent en cette nuit de la nativité.
« Òc ! Ven i tu si vòs ! » (Oui, vas-y toi si tu veux !) faisant ainsi comprendre au chef de la cérémonie que, en partant si haut, la voix du Curé risquait de rejoindre la voie du Seigneur.
On connaissait ce même Curé pour son art de vivre, en dehors de son Ministère. Au volant de sa voiture, il se déplaçait facilement chez les villageois(es), pour soulager l’un(e) en difficulté, pour blaguer un peu avec l’autre et boire un petit coup à l’occasion. Le déplacement en voiture n’était pas une règle générale alors chez les ecclésiastiques : bien se conduire, certes, pour respecter la loi du Seigneur, mais conduire bien son véhicule, pour respecter la loi humaine, c’était autre chose pour certains d’entre eux. Notre Etché ne refusait pas les collations qui suivaient par exemple une cérémonie (baptême, communion), et il pouvait même faire rire l’assistance par des propos parfois presque salaces. Bref, connaissant parfaitement ses paroissiens, il se permettait de temps en temps, en chaire, de nommer les familles participant au denier du culte mais de nommer aussi celles qui n’avaient pas encore versé (de mauvaises langues affirment même qu’il appuyait ses dires par des chiffres comparatifs !).
À l’écoute de l’engouement des villageois, surtout les hommes, pour le rugby local, il arriva au Curé Etché d’annoncer avec solennité, à la fin de la messe du dimanche matin : « Cet après-midi il n’y aura pas de vêpres car le FCO joue au Stade de Saint-Pée en un match primordial pour la suite du classement ». Lorsque l’importance du match était moindre Etché ne faisait qu’avancer l’horaire des vêpres.

Histoires de rugby.
Nous revenons sur le rugby oloronais cité plus haut en chaire par Etché avec deux images évoquées en décembre 2016 par l’éminent Pierre Salles lors d’une intervention à la radio France Bleue Béarn. Ce conteur est Professeur à l’Université de Pau mais aussi auteur de plusieurs chansons du répertoire des Pagalhòs (dont la Sobirana interprétée par la plupart des chorales béarnaises).


Dans les années 50 les rugbymen du FCO étaient plus connus (et reconnus) pour leur rigueur, leur vigueur et leur ardeur au combat plutôt que pour des arabesques de danseurs. En ce temps-là les équipes adverses rejoignaient en général la Capitale du Haut-Béarn par le train : ligne Pau-Oloron. Le chef de gare de la station, fervent supporter du FCO, savait accueillir les visiteurs par une annonce particulière (à défaut d’être chaleureuse) et personnelle, ce qui prouve bien que l’arrivée des « invités » ne laissait personne indifférent. Au lieu de proclamer au micro, à l’arrêt du train, le nom du terminus « Oloron Sainte-Marie » l’agent de la SNCF prononçait nettement et avec force les fatidiques « Oloron Sainte-Matraque « , en insistant bien sûr sur le dernier mot. Ce que l’on appelle une mise en condition.

On peut contester la véracité de la deuxième des anecdotes qui viennent, mais elle entretient les légendes bâties autour du rugby, celui d’Oloron encore.

À cette (lointaine) époque les enjeux financiers n’avaient pas encore phagocyté le rugby d’élite, et les joueurs, pratiquement tous natifs de la ville et des villages qui l’entourent, pratiquaient leur sport pour l’amour du maillot bleu et blanc (pour certains en espérant conquérir une belle), et sans avantage pécuniaire.Les arbitres ne ressentaient pas autant que maintenant la pression du résultat. Il n’empêche que les supporters des tribunes dites populaires les asticotaient si le score des locaux leur paraissait insuffisant, voir injuste. Ainsi s’élevaient parfois des travées l’exclamation « L’arbitre à la Mielle « , la Mielle étant le nom du ruisseau, pour ne pas dire le ru, qui longe le stade, juste derrière les tribunes. Une manière d’influencer l’arbitre qui pouvait imaginer une profondeur dangereuse pour lui de ce qu’il supposait être une rivière.
Ce n’est pas terminé pour les arbitres au Stade de Saint-Pée. Bénéficiant d’une complicité scientifique, des dirigeants du FCO se procurèrent un squelette humain qu’ils accrochèrent dans le couloir menant à la porte de l’arbitre. Comme celui-ci s’enquerrait de la raison d’une telle exhibition il s’entendit répondre, avec une certaine nonchalance, qu’il s’agissait des restes d’un arbitre rendu responsable de la dernière défaite du FCO sur ses terres il y a quelque temps déjà.

Maxime.
Un enfant du village, Maxime, se distingua très jeune par son ingéniosité à provoquer ou organiser et réaliser des situations surprenantes et en général hilarantes pour le voisinage. Dans sa propre église le Curé Lacrabe (bien avant le précédent cité Etché) fut la principale « victime » de ce garçon.

Agenouillé aux pieds de Lacrabe pour servir la messe et aidé d’un comparse il se permit un jour de déboutonner par derrière la soutane de l’officiant qui n’eut de recours que de punir les deux acolytes.
En général Lacrabe utilisait une longue trique qu’il maniait avec dextérité et précision. Mais, connaissant les risques auxquels menait son incartade Maxime avait dérobé la trique vengeresse pour la dissimuler quelque part dans la sacristie, si bien que Lacrabe n’eut pas d’autre alternative que de lancer son trousseau de clefs sur le perturbateur.
Parfois, profitant du dos tourné de Lacrabe, Maxime utilisait l’encensoir comme un avion survolant les autres enfants de chœur. Ceux-ci contenaient difficilement leur rire.
Maxime réalisa son plus bel exploit, au cours d’une messe, durant l’élévation, lorsque paroissiens et enfants de chœur « an lo cap baishat » (baissent la tête). Utilisant l’avantage d’être agenouillé à ce moment là, Maxime provoqua un feu d’artifice inattendu. Pour cela, il avait préalablement dissimulé, sous le tapis jouxtant l’autel, un fil relié à des morceaux de bambou contenant … des cartouches. Une simple allumette déclencha le spectacle pyrotechnique.
Le Curé ne fut pas le seul souffre-douleur de Maxime  qui s’illustra aussi avec l’Institutrice par des gags qui amusaient la galerie, comme cette dépose de plusieurs escargots au bas de la vitre de la fenêtre de la salle de classe. La compétition fut bien sûr interrompue par « la regenta » avant que les concurrents franchissent la ligne d’arrivée située au milieu de la vitre mais le but de détourner un instant l’attention des élèves était atteint.
Enfin, Maxime provoqua l’émoi de certaines personnes qui revenaient en vélo de la ville, à la nuit tombée, nuit bien noire en absence de lune et d’étoiles. A cette époque peu de rues étaient éclairées dans le village. Après avoir vidé une grosse citrouille il plaça à son intérieur une bougie allumée et disposa l’ensemble en haut d’un long piquet  lui-même placé au sommet d’une colline voisine. De loin on ne distinguait ni le piquet, ni le haut de la colline mais seulement cette lueur blafarde qui semblait flotter dans l’air. Cette apparition intrigua certaines personnes, en effraya d’autres, qui imaginaient un engin extra-terrestre (on dirait Ovni maintenant).

Jacquot.
Dans chaque village il existe ou a existé des personnages aux réparties pittoresques et ce, pour certains, depuis leur enfance : ainsi, dans un village proche d’Oloron, le dénommé Jacquot qui maîtrisait déjà très jeune le Béarnais et ne gardait pas longtemps sa langue dans la poche, surtout quand il voulait se moquer de quelqu’un(e).

Déjà à 5 ans Jacquot ne manquait pas d’audace (ni d’irrespect pour les adultes). Comme il secouait avec énergie un petit poirier aux fruits mûrs la propriétaire de l’arbre malmené l’interpella :

« Que vòs donc har càder totas las peras ? » (Tu veux donc faire tomber toutes les poires ?)
La réplique fusa instantanément  face à cette dame, pourtant une notabilité du village :
« Que hès ua beròja pera, tu ! » (Tu en fais une jolie poire, toi !)
Les adjectifs imagés que Jacquot utilisait mettait les rieurs de son côté. Ainsi, apercevant sa propre mère qui, en vélo, peinait sur la route menant à la ville, il lui lança un « cueishuda » (qui a de grosses cuisses) qui se voulait affectueux à défaut d’être encourageant : mais il n’aurait pas fallu que quelqu’un d’autre traite ainsi sa mère car notre ami avait la main leste quand il le fallait.
Une autre fois c’est un baigneur bien portant qui fut la cible de notre jeune impertinent. Il faisait paisiblement la planche au Pont Noir de Saint-Pée, ses formes arrondies dépassant nettement le niveau de l’eau, quand il s’entendit apostrophé d’un tonitruant « ventorut » (ventripotent) dont il ne parvint pas à déterminer la source parmi les nombreux plagistes.
Se déplaçant sur son vélo Jacquot se rapprochait d’une villageoise assez âgée, Margot, mais, surtout, très sourde. Encore à dix mètres de la dame, Jacquot lui cria un « Adiu » (Bonjour) des plus polis, bonjour resté sans réponse. Arrivé à cinq mètres de Margot notre héros renouvella un peu plus fort son « Adiu « , toujours sans réponse. Perdant patience, lorsqu’il arriva à la hauteur de la brave Margot notre Jacquot ne put s’empêcher de lui lancer :
« Òc, òc, e drin de mèrdeta, non ? » (inutile de traduire).

Personnages divers.
Nous terminons par des faits ou des répliques ne concernant plus un seul personnage particulier mais plusieurs.

À un voisin qui lui posait la question : « Perquè aqueras marcas sus las toas vacas ? » (Pourquoi des marques sur tes vaches ?) Armand répondit :  » Tà poder comptar los curios deu vilatge «  (Pour faire le compte des curieux du village).
Les abus de boisson conduisaient à des comportements inhabituels comme manger les fleurs d’un bouquet disposé sur une table de bistro ou attraper des papillons de nuit virevoltant autour d’une ampoule allumée avant de les avaler avec un peu de vin rouge pour faire passer plus facilement la substance agitée.
Pendant les fêtes du village des défis quelque peu désuets se jettent à la fin du bal et à l’extinction de la buvette. Ainsi celui de taper avec son poing dans des panneaux de la voirie afin de faire le plus de bruit possible, quitte à perturber le sommeil des riverains : interdiction de stationner, travaux, sens interdit … Ce soir-là, je devrais dire cette nuit-là, l’un des compétiteurs, Germain, arma son tir et frappa avec ardeur l’un de ces panneaux. Hélas pour lui, la cible visée … et atteinte, était incrustée dans un mur, mal éclairé. Le mur agressé ne broncha pas. Il n’émit aucun son, au contraire de Germain dont le hurlement nous fit comprendre qu’il y avait dégât sur le poignet, ce qui fut confirmé plus tard. 

Après le curé une autre institution attire l’attention pour des anecdotes plutôt gentilles : la gendarmerie. Les  trois contes qui suivent ne se termineraient pas aussi sereinement en ce jour (nous avons changé de siècle).

Interpellé par les gendarmes à la sortie du village l’ami Gaston nie ne pas avoir accroché sa ceinture de sécurité. Mais l’un des porteurs d’uniforme lui rétorque :
« Pas de chance, on vous suit depuis quelque temps et on a observé que votre ceinture traînait sur la route, bloquée par la portière ».
Le fait suivant concerne 4 fêtards rentrant paisiblement (qu’ils croyaient) à la maison lorsqu’un barrage de gendarmes les obligea à stopper. Après les vérifications d’usage on demanda aux quatre jeunes gens de descendre du véhicule et de marcher, chacun à leur tour, le long de la ligne blanche délimitant le milieu de la chaussée. Après cette épreuve les arbitres se consultèrent et s’accordèrent pour indiquer à l’un des quatre protagonistes  :
« C’est toi qui prends le volant, tu es celui qui s’est le moins écarté de la ligne « .
Un beau matin d’été, un peu avant 6 heures, le dénommé Xavier traverse en voiture un village et se voit stoppé par la maréchaussée.
« Vous roulez à 80 dans une agglomération où la vitesse est limitée à 50 « .
« Putain … Con … (Exclamation habituelle de Xavier, pas destinée aux gendarmes particulièrement)… Je n’aurais jamais pensé que vous soyez déjà là à cette heure si matinale ! « .
« Vous saurez, Monsieur, que la Gendarmerie travaille 24 heures sur 24 !  « .
Peut-être la réaction spontanée du conducteur ne fut-elle pas trop sanctionnée.
Restons sur la route mais sans gendarmes cette fois. Certains enfants du village organisaient pour eux-mêmes des courses de vélo contre la montre. Le parcours consistait en une boucle à travers le bourg, sur des chemins étroits, et se terminait par une portion de la Départementale. Pour accéder à celle-ci et à son trafic parfois important, il fallait s’arrêter à un Stop, où la visibilité était masquée par les deux maisons situées en coin de rue. Un des concurrents ne désirait pas perdre du temps à respecter ce règlement pour adultes et pour engins motorisés. Aussi, lorsqu’il arrivait  au croisement concerné il ralentissait à peine sa course pour effectuer un signe de croix qui devait le mettre à l’abri, pensait-il, de tout accident puisqu’il s’était placé sous la protection du Seigneur. 

Les couvertures du Shiulet : troisième partie.

Lo Shiulet (Le Sifflet) fut, entre les années 1988 et 1994, la revue trimestrielle éditée par l’Association occitane de Paris : l’Estancada. Cette parution concerne 27 (du 0 au 26) numéros, de mars 88 à novembre 94. Sont proposées ici les couvertures de la plupart de ces parutions : celles décrites par un dessin ou une caricature. Ces illustrations émanent essentiellement du crayon de Philippe Labarère (Félipe), sous la signature F.L.
Apparaissent également quelques dessins des pages intérieures.
La traduction figure en bas de chaque gravure.
En général, on ajoute un commentaire concernant l’actualité du moment, reliant plus ou moins celle-ci au texte du dessin.
Cet ensemble prend beaucoup de place. Pour ne pas trop fatiguer le lecteur, je découpe l’étude en 3 parties. Cette troisième partie concerne 7 numéros (du n° 18 au n°26), entre novembre 92 et novembre 94.

Numéro 18.

Pas de dessin en couverture, comme pour les précédents numéros 16 et 17, mais, à l’intérieur, une bande dessinée en 2 parties, de ma composition, intitulée le banquier et les autres, dans laquelle s’opposent diverses classes sociales qui se jalousent au lieu de s’unir devant les difficultés quotidiennes … mais cela se passait en 1992, il y a 24 ans !

1ère séquence : critique de l’ouvrier par les autres.
Le paysan : Les ouvriers, quand-même, ils sont bien heureux, bon Dieu ! Pas de responsabilité au travail, aucun souci de crédit, mais bien souvent en grève. Et ils peuvent se reposer chaque fin de semaine.
Le fonctionnaire : Quelle honte ! Quand ils bloquent les usines ils n’ont pas la conscience d’emm… les autres travailleurs. Et avec leurs syndicats ils se croient très forts.
Le commerçant : Quand ils ne sont pas en congé ils font la grève et en plus ils se saoulent bien souvent. Sûr qu’en plus ils font leurs courses chez Leclerc.
2ème séquence : critique du paysan par les autres.
L’ouvrier : Et les paysans qui osent faire tout ce bruit ! Ils paient peu d’impôt, ils ne connaissent pas la notion de solidarité, ils barrent les routes et maintenant, ils polluent, le Ministre l’a dit à la télé.
Le fonctionnaire : Pourquoi grognent-ils ainsi ? Ils ont tout ce qu’ils veulent à la maison : viande, légumes, fruits, œufs …. Ils devraient être bien heureux de pouvoir casser la croûte je ne sais combien de fois chaque jour, sans payer ! Et quand ils ne sont pas contents, ils cassent tout !
Le commerçant : Vous avez vu ces grandes machines ? Ils ont quand-même pu se les payer ! Ils ne sont pas à plaindre : quand ils ne touchent pas l’impôt sécheresse, ils touchent l’impôt inondation.

3ème séquence : critique du commerçant par les autres.
Le paysan : Et voilà les commerçants qui s’y mettent eux aussi ! Comparez un peu le prix du litre de lait chez nous à la ferme et celui du magasin. Vous verrez la différence.
Le fonctionnaire : Ils n’ont jamais cotisé et ils voudraient les mêmes droits que les autres ! Et on sait bien comment ils votent ! Et quand il y a une guerre, ils s’en sortent toujours bien…
L’ouvrier : Acheter une marchandise dix euros pour la revendre cent euros, ce n’est plus faire du bénéfice, c’est voler !
4ème séquence : critique du fonctionnaire par les autres.
Le paysan : Et les fonctionnaires ? Que font-ils du matin jusqu’au soir ? Téléphoner, déjeuner, ranger des papiers. Jamais pressés pour rendre service, mais toujours pressés pour réclamer une augmentation. Et en plus ils oublient notre langue maternelle.
Le commerçant : Ces feignants ! Ils ne se fatiguent pas beaucoup au bureau , et ils font le plein de vacances ! Et ils sont quand même payés s’ils tombent malades.
L’ouvrier : Tout le monde aimerait avoir leur sécurité de l’emploi …
5ème séquence : tous face au Banquier.
Tous : Mais si personne n’est content ici, à qui profite donc notre travail ?

Numéro 19.

– Vous avez vu ? C’est le nouveau drapeau béarnais olympique … Quand-même, il ne ressemble à rien !
– Toutes ces vaches … Quel troupeau ! Maintenant il va falloir trouver un nom à tout ce bétail !
– Pour les deux premières je ne sais pas. Mais pour la dernière vache il ne faut pas chercher trop loin pour lui trouver un nom.
Le dessin fait allusion à Nelson Paillou, Président du Comité Olympique Français, habitué d’Arette, en vallée de Barétous, qui, lors d’une conférence, attribue … 3 vaches (au lieu de 2) au drapeau béarnais – et sans avoir bu un coup !

Dans les pages intérieures de ce numéro, un dessin de Gilles Gayral après la prestation du groupe Camin Casa au festival de la chanson béarnaise de Siros.

– A la fête de la chanson et de la langue béarnaise à Siros.
–  Le groupe Camin Casa fut heureux d’interpréter la chanson « Nosta Lenga » (notre langue).
–  Gilles Gayral (flûte), Philippe Labarère (chant), Alain Sibé (chant), Michel Berdot (chant, auteur-compositeur), Alain Berdot (chant, guitare).

Numéro 20.

Charte européenne des langues régionales ou minoritaires … la France n’en veut pas !
Le Conseil de l’Europe valide « la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires » – un texte loin d’être révolutionnaire, qui n’impose rien mais suggère des recommandations sur l’enseignement, la radio, la télévision, les relations avec l’Administration. Mais le gouvernement français refuse de ratifier cette Charte (qui serait contraire à la Constitution).

Numéro 21.

Enfin libéré !
– Commentaire du Shiulet après la libération de Casabonne :
6 juillet 1987 : départ en vacances pour l’Espagne – 7 juillet 1993 : … de retour !!! Les vacances ont été longues et lui ont coûté très cher !!!
– Dans le même numéro reportage sur la rencontre entre l’Estancada et le groupe vocal de Navarrenx, les Remparts.

Numéro 22.

– Plan Balladur : les salariés se serrent la ceinture.
– Je m’en fous ! Charasse m’a prêté ses bretelles !
Aucun rapport avec la couverture, mais deux faits marquants de la chanson béarnaise.
Les « Pagalhós » en vidéo : une heure de spectacle au théâtre Saint-Louis de Pau le 05 décembre 1992 pour fêter leurs 20 ans d’existence.
Le Zénith de Pau reçoit « Nadau » le 27 novembre 1992 à l’occasion de leurs 20 ans de représentations.

Numéro 23.

Non, non et non ! Ça peut être un taureau ou un éléphant, je suis né ici ! Et je peux te dire que ce ne n’est pas un chat qui me fera bouger d’ici
L’accord du GATT (accord général sur les tarifs douaniers et le commerce – ratifié par 23 pays en 1947) a été complété par 117 pays le 15 avril 1994 (Uruguay Round).
Dessin ci-dessus : j
eu de mots entre GATT et GAT (chat en Occitan).

Numéro 24.

Dans ce numéro, dialogues entre le Shiulet et 2 militants basques emprisonnés et libérés depuis peu (Casabonne et Etcheveste), commentaires sur l’aménagement du territoire (un réveil en trompe l’ œil), sur l’avenir du nucléaire … et, après le SMIC jeune proposé par le 1er Ministre Balladur, le SMIC rugby imposé par les responsables du XV de France.

Numéro 26.

– Rentrée scolaire.
– Écoute bien l’instituteur, Jean !
– Oui, et dans l’école, retire de la tête le signe ostentatoire de ta culture !
Clin d’œil au signe ostentatoire d’une religion que représente le port du foulard dans l’école publique.
Dessin de Michel Berdot.

En conclusion de cet article j’énumère les rubriques de ce dernier numéro du Shiulet :
– D’un Shiulet à l’autre – Compte-rendu de l’Assemblée Générale de l’Ostau Biarnès de Pau -Déclaration du groupe Anaram au PatacCap d’Estèra e Cap d’Esplinga – Amnesty Internacional (Alan Estrade) – Entrevista dab Bernard Aròs – Corrier de legedors – Lo bilhet de Miquèu – Èlections en Corse (Arriti) – Vu et entendu – Jan de PicheprimInstitut Culturel Occitan.
FIN de la troisième partie

Les couvertures du Shiulet : deuxième partie.

Lo Shiulet (Le Sifflet) fut, entre les années 1988 et 1994, la revue trimestrielle éditée par l’Association occitane de Paris : l’Estancada. Cette parution concerne 27 (du 0 au 26) numéros, de mars 88 à novembre 94. Sont proposées ici les couvertures de la plupart de ces parutions : celles décrites par un dessin ou une caricature. Ces illustrations émanent essentiellement du crayon de Philippe Labarère (Félipe), sous la signature F.L.
Apparaissent également quelques dessins des pages intérieures.
La traduction figure en bas de chaque gravure.
En général, on ajoute un commentaire concernant l’actualité du moment, reliant plus ou moins celle-ci au texte du dessin.
Cet ensemble prend beaucoup de place. Pour ne pas trop fatiguer le lecteur, je découpe l’étude en 3 parties. Cette deuxième partie concerne 8  numéros (du n°8 au n°15), entre mai 90 et février 92.

Numéro 8.

Cheminons vers l’« Immortèla » (edelweiss) et chantons avec l’Estancada.
La couverture fête en musique les 2 ans d’existence du Shiulet et met en relief quelques paroles de la chanson du groupe Nadau, l’Immortèla, souvent jouée et chantée lors des soirées de l’Estancada.
Ce dessin provient de Jean-Pierre Preciozi.

Numéro 9.

Les démocraties (France, Espagne) se dégonflent – Solidarités entre les peuples  (Basque, Occitan) – Liberté pour Casabonne.
Dessin proposé par Gilles Gayral.

Numéro 10.

Il faut dire quand-même qu’il prend beaucoup de place.
Conflit Irak/Koweit avec intervention des armées occidentales. Dans les vallées d’Aspe et d’Ossau l’ours est au centre des discussions, analyses, frictions … entre chasseurs, bergers, élus locaux, écologistes, responsables du Parc National et … membres de l’Estancada et du Shiulet, divisés quant à l’avenir de l’ours dans nos montagnes.

Numéro 11.

– Pyrénées occitanes : les derniers ours.
– Chasseur (2 orthographes proposées).
– Le pouvoir au peuple …
L’agitation continue au sujet de l’ours et des mesures imposées à son sujet par le Ministre de l’Écologie Brice Lalonde : le Shiulet a contacté le FIEP (Fond d’Intervention Éco Pastoral), association écologiste de Pau, luttant depuis plusieurs années pour la sauvegarde des derniers ours des Pyrénées, et le Maire de Laruns, André Fabre, Président du Comité Intervallées, qui s’oppose aux mesures du Ministre. Si le FIEP promet une réponse prochaine, Fabre refuse toute discussion.
Dessin ci-dessus de S.Dey.

Numéro 12.

– La guerre est finie !
– Bof … Finalement, je ne l’ai pas trouvée aussi dure ni aussi longue que ça !
Fin de la guerre du Koweit et de l’intervention, principalement américaine, pour en repousser l’Irak. Longtemps courtisé et armé par les puissances occidentales lorsqu’il guerroyait contre l’Iran, Sadam Hussein devient un dictateur qu’il faut abattre.
Dessin de Serge Dey.

Numéro 13.

Ha ! Je l’ai jouée comme il fallait cette « Marseillaise » !!
Les parlementaires adoptent le projet de loi sur le statut territorial de Corse, avec, en article premier, une reconnaissance de la notion de peuple corse. Les débats autour de ce sujet furent des plus mouvementés.
Dessin de Serge Dey.

Dans le même numéro, un dessin de Gilles Gayral sur le groupe de chant de l’Estancada, Camin Casa (dont le nom n’est pas encore choisi à ce moment là). Le groupe démarre ses premières répétitions avant ses futures représentations, tant sur la région parisienne que sur les « emponts » du Béarn (Siros, Aramits, Orthez).

Sur les 4 poteaux on reconnaît les attachés/attachants, de gauche à droite : Alain Sibé, Alain Berdot, Philippe Labarère, Gilles Gayral.
Tournant autour d’eux le sorcier Michel Berdot.
A.S. : Vous ne pensez pas que notre homme est un peu fatigué ?
A.B. : Oui, je crois !
P.L. :
Mais peut-être cherche-t-il l’inspiration ?
G.G. : Ou alors, c’est une dernière version des sauts béarnais !
M.B. : Je chante, je chante toujours bien, et si toi tu chantes mal je vais t’étrangler.

Numéro 14.

Retour de Philippe Labarère aux commandes du crayon.
– Tu as vu ? Ils parlent de l’Europe de demain …
– Oui !
La physionomie de l’Europe change avec la désintégration du bloc communiste des pays de l’Est. Peuples et Nations retrouvent les notions d’indépendance et de souveraineté.

Numéro 15.

 

En couverture, pas de dessin mais un ensemble de titres ou de parties d’articles de la Presse nationale concernant identités et langues minoritaires.

                                                                                     FIN de la deuxième partie

Les couvertures du Shiulet : première partie.

Lo Shiulet (Le Sifflet) fut, entre les années 1988 et 1994, la revue trimestrielle éditée par l’Association occitane de Paris : l’Estancada. Cette parution concerne 27 (du 0 au 26) numéros, de mars 88 à novembre 94. Sont proposées ici les couvertures de la plupart de ces parutions : celles décrites par un dessin ou une caricature. Ces illustrations émanent essentiellement du crayon de Philippe Labarère (Félipe), sous la signature F.L.
Apparaissent également quelques dessins des pages intérieures.
La traduction figure en bas de chaque gravure.
En général, on ajoute un commentaire concernant l’actualité du moment, reliant plus ou moins celle-ci au texte du dessin.
Cet ensemble prend beaucoup de place. Pour ne pas trop fatiguer le lecteur, je découpe l’étude en 3 parties. Cette première partie concerne 8  numéros (du n° 0 au n°7), entre mars 88 et février 90.

Numéro 0.

En-tête de la Revue : Réunion des Occitans Exilés.
Pas encore de dessin de couverture dans ce numéro 0 mais quelques affiches éclairant sur les motivations des membres du Comité de Rédaction de la Revue, constitué, au départ, par Francine Denarnaud, Nathalie Fournier, Philippe Labarère, Alain et Caty Sibé, rejoints peu à peu par Yves Salanave, Jean-Claude Arrieux, Pierre Cassagne, Alain Estrade, Gilles Gayral, Michel Berdot …
Rappel : Calandreta (alouette) est le nom de l’École Privée (totalement à cette époque) Laïque enseignant la langue occitane.
Pour donner une idée, voici les thèmes développés dans ce premier numéro (30 pages) : tirar en davant (éditorial d’Alan Sibé annonçant les objectifs de la Revue – présentation du Shiulet au sein de l’Estancada – informations culturelles et sociales en Occitanie – quels mythes pour quelles réalités : économie et société en Occitanie, par Yves Salanave – Pourrat : mémoire de la terre d’Auvergne par Nathalie Fournier – ethnie, peuple, nation par Alan Sibé – document : texte de résolution de la Communauté européenne sur langues et cultures des minorités régionales et ethniques – publicités pour quelques livres et revues occitanes – la lettre de La Cléda, alias Philippe Labarère – espace blanc pour le futur courrier des lecteurs.

Numéro 2.
Licence d’Occitan … Rencontre Calandreta-Ministère de l’Éducation Nationale … rentrée difficile !!!
Durant l’été 88 les représentants des Calandretas sont reçus au Ministère de l’Éducation Nationale (Lionel Jospin). Ils ne retirent aucun engagement quant à l’enseignement de l’Occitan dans le Service Public. De plus, le Ministère s’oppose à la délivrance d’une licence d’Occitan à l’Université de Montpellier.

Dans le même numéro : un autre dessin de Philippe Labarère (La Cléda pour les intimes)
Introduction à la traduction qui vient : il n’est pas question de traduire en Français les trois jurons (ou expressions) béarnais qui suivent (Diu vivant-Perdiu-Hilh de puta)
Grande nouvelle – Stop – Émetteur sur le Pic du Midi d’Ossau – Stop – 10 départements d’Occitanie peuvent aussi recevoir la 5 et la 6 – Stop.
– Tu en as de la chance d’avoir tant de chaînes ! Et bientôt tu vas être câblé ! Diu vivant ! Maintenant le monde va être bien éclairé !!!
– Oui ! Je sais ! Mais perdiu ! J’ai oublié où se trouve cet hilh de puta de bouton des actualités régionales !!!

Numéro 3.
– Mais, hilh de puta, comment as-tu attrapé le virus d’être Français ?!?!
– Oh ! Macareu ! D’abord une démangeaison … Et puis la diarrhée… Méfie-toi de ne pas l’attraper !!!
Référendum le 06 novembre 88 en Nouvelle Calédonie, soulevant la question de l’autodétermination, après les rencontres de l’été entre Mrs Jacques Lafleur (leader caldoche) et Jean-Marie Tjibaou (leader kanake assassiné quelque temps après, en mai 89).

Numéro 4.

– Un Casabonne emprisonné, c’est un TGV de gagné !
– Patou ! Viens ici ! Grand hilh de puta !
Jean-Philippe Casabonne, jeune Béarnais en vacances en Espagne,  a été arrêté, le 06 juillet 1987, par la police espagnole, et accusé de collaboration avec l’ETA. Il vient d’être condamné à 6 ans de prison.

Numéro 5.

Autre dessin des pages intérieures de ce numéro :

Principaux points développés dans le numéro : commentaires sur le double assassinat des leaders kanakes Tjibaou et Ieoné, analyse des enjeux de l’exploitation du Complexe de Lacq.

Numéro 6.

– Té, ça, c’est bien dit !
– Pauvre naïf ! ! Et les Calandretas, et Casabonne, et le travail au pays !? …
Quelques nouvelles propositions du Ministère à Serge Javaloyès, Président de la Calandreta de Pau : les personnels enseignants existants  vont être contractualisés, les nouvelles créations seront réglées au sein d’une commission paritaire.

Numéro 7.

– Calliope : le cadeau de Noël – une caisse de saloperie !!
– J’ai trouvé un cèpe !!
Sévères critiques de l’organisation SEPANSO Béarn contre une installation de l’usine Calliope à Noguères (près de Lacq). La SEPANSO souligne le danger de fabrication par cette entreprise d’un produit dangereux nommé DBCP et dénonce le silence du PDG de Calliope au sujet des matières traitées en Béarn.

                                                                           FIN de la première partie

Ponts et passerelles sur les gaves d’Oloron

Deux gaves, issus de deux vallées pyrénéennes, traversent Oloron Sainte-Marie : le Gave d’Aspe et le Gave d’Ossau. Leur confluence, dans la ville, crée le Gave d’Oloron. Le relief quelque peu tourmenté de la ville, la variété de ses quartiers, l’abondance de ses cours d’eau et le rôle important de l’eau dans l’industrie locale (usines textiles et hydro-électriques) impressionnent toujours autant les visiteurs : « Oloron est la Venise du Sud-Ouest » nous a souvent dit l’ami québécois Hildège, qui avait pourtant bien bourlingué dans le monde. Dans l’histoire de la Cité les ponts s’avérèrent points de passages mais aussi d’échanges entre habitants des quartiers anciennement séparés.

Deux possibilités s’offrent pour enjamber les trois Gaves : 5 ponts routiers et 4 passages piétonniers répartis en cinq passages sur le gave d’Aspe, deux sur le gave d’Ossau et deux sur le gave d’Oloron. Les neuf structures concernées apparaissent dans le schéma ci-dessous.
1. Pont du Farbaig / 2. Pont d’Aspe (dit Pont Sainte-Marie) / 3. Passage Carmen Bazan / 4. Pont Sainte-Claire / 5. Passerelle d’Aspe / 6. Pont d’Ossau / 7. Passerelle d’Ossau / 8. Pont Henri-Laclau / 9. Pont du Chemin de Fer (réservé aux piétons et aux trains).

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La description de ces « œuvres d’art » s’appuie sur deux supports : des photos personnelles – sauf deux d’entre elles – prises sur le pont (ou la passerelle) même ou par dessous quand l’accès le permettait et quelques commentaires sommaires, dont des informations puisées dans l’ouvrage référence de Anne et Pierre-Louis Giannerini ( « le guide d’Oloron Sainte-Marie » ).

1 . Pont de Farbaig.

La rue Bernard d’Aureilhe démarre de la rue Adoue, longe la rive gauche du Gave d’Aspe en la remontant, pour se terminer par le Pont de Farbaig (orthographié parfois Forbaig). Une simple passerelle enjambait le Gave d’Aspe en cet endroit jusqu’en 1880 où fut construit le pont de pierre au charme discret. Deux automobiles de notre ère ne peuvent pas s’y croiser, ce qui encourage toute promenade champêtre, qui peut se prolonger par le franchissement d’escaliers menant sur les quais du gave.
 

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photos du Pont de Farbeig (Forbèth en Occitan) prises du milieu puis du bout de la rue d’Aureilhe (vers l’amont du Gave d’Aspe)
DSC07934 DSC07933photo du haut : pont de Farbeig pris de la rive droite, vers l’aval, avec des maisons bordant la rue Adoue.
photo du bas : sur la rive gauche, vers l’aval également, en contre-bas du parking rue Adoue des camping-cars.

2. Pont d’Aspe (Pont Sainte-Marie).

Le Pont d’Aspe relie la Place de Jaca aux rues Louis Barthou et Labarraque. Nommé également Pont Sainte-Marie sur certaines cartes puisque le Quartier Sainte-Marie se situe au-delà de la Place de Jaca (anciennement Place Thiers). À l’origine ce pont prolongeait la rue Labarraque, initialement sous forme de pont-levis puis déplacé plus en aval au 18ème siècle, remplacé par une double arche de pierre capable de supporter le flot croissant des charrois. De nombreuses améliorations s’imposèrent lorsque les deux villes d’Oloron et de Sainte-Marie fusionnèrent en 1858 : Oloron siège de la vicomté et Sainte-Marie, cité épiscopale.
Remarque : entre les Ponts de Forbaig et d’Aspe on rencontre barrages et centrales électriques.

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DSC07877premiers aperçus du Pont d’Aspe vu au loin.
la photo du haut est prise au croisement de la rue Adoue et de la rue Bernard d’Aureilhe, au-dessus d’une des nombreuse usines hydro-électriques campant sur les gaves de la région.

DSC07883le Pont d’Aspe vu de la rue basse des Sablières

DSC07882dans cette même rue des Sablières, stèle en l’honneur de Louis Barthou, l’enfant du pays.

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DSC07884les fontaines du Pont d’Aspe (photo du haut) et le Pont vu du bas de la rue Labarraque, avec le départ de l’escalier menant aux fontaines (photo du bas)

DSC07888dernière vue du Pont, à partir de la Place de Jaca

DSC07886le Gave d’Aspe passe sous le Pont du même nom (vue vers l’amont)

3. Passage Carmen Bazan.

Cette Passerelle est un passage, depuis le début des années 2000, entre la rue Louis Barthou et l’espace consacré à la Sous-Préfecture des Pyrénées Atlantiques, la Poste, la Maison Bourdeu (Office du Tourisme) et l’Espace Jéliote (lieu de conférences et de représentations artistiques de tout genre). Elle porte depuis peu, sous l’initiative de l’Association Terre de mémoire(s) et de luttes, le nom de Carmen Bazan, figure locale des Résistances successives au régime franquiste d’Espagne puis à l’invasion nazie.

DSC07879plaque en hommage à Carmen Bazan

DSC07878la Passerelle Carmen Bazan amène vers la partie haute de la rue Louis Barthou

 

DSC07875les dessous du Passage

DSC07881dernier cliché pris du jardin longeant la rive gauche du Gave d’Aspe

4. Pont Sainte-Claire.

Le Pont Sainte-Claire relie la Place du Tribunal, située au bout de la rue Barthou (anciennement rue Chanzy), juste après le Pont d’Ossau, au Jardin Public et à la Gare. On le surnomme aussi Pont Eiffel, du nom de l’ingénieur bien connu qui le conçut, vers les années 1880, en envisageant cette longue portée harmonieuse. Quand le trafic, et les vibrations qui vont avec, devint important il fallut consolider le pont, initialement en fonte, par du béton.

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borne à l’intention des touristes oloronais

DSC07876 DSC07880photo du haut : Pont Sainte-Claire pris d’un jardin oloronais
photo du bas : Pont Sainte-Claire pris de la Passerelle Carmen Bazan.

DSC07871 DSC07870les deux extrémités du Pont Sainte-Claire

DSC07874 DSC07873photo du haut : échelle à saumons du Pont Sainte-Claire
photo du bas : fresque murale sur un des piliers du Pont.

5. Pont d’Ossau.

Le Pont d’Ossau, le plus ancien des ponts oloronais, construit en pierre, remplace dès le 13ème siècle un ancien passage à gué. Après quelques avatars il fut reconstruit en 1829 et favorisa l’implantation des habitants vers la rive droite du Gave d’Ossau.

DSC07866dans le prolongement du Pont d’Ossau, vers l’aval du Gave d’Ossau, on aperçoit la Passerelle d’Ossau et une partie de la Médiathèque des Gaves.

DSC07867le Pont d’Ossau entouré de bâtisses anciennes et surveillé par une Tour de Notre-Dame.

DSC07868en arrivant du quartier Notre-Dame vers le Centre Ville.

DSC07869en allant vers Notre-Dame.

6. Passerelle d’Aspe.

Construite pour permettre l’accès à la Médiathèque des Gaves à partir de la rue Rocgrand, la Passerelle d’Aspe mesure 48 m de longueur.
La Médiathèque des Gaves fut impulsée sous le mandat du maire Lucbéreilh (2002-2008), réalisée sous celui d’Uthurry (2008-2014), achevée en 2010. Conçue par l’architecte Pascale Guédot, elle souleva l’enthousiasme pour l’endroit stratégique choisi, sa grâce aérienne et sa fonctionnalité. Madame Guénot se vit pour cela décerner l’Équerre d’Argent, plus haute récompense chez les architectes, le 31 janvier 2011. La Médiathèque est bâtie à la place de l’ancienne usine textile Çarçabal, à la Confluence des Gaves d’Aspe et d’Ossau, et les concepteurs surent utiliser ce site privilégié pour façonner le bâtiment en forme de proue de bateau.
De la Passerelle d’Aspe, outre le coup d’œil sur la Médiathèque, on peut admirer le Pont d’Aspe et les inévitables Pyrénées en fond.

DSC07938stèle hommage à Richard Vibert juste avant d’arriver sur la Passerelle d’Aspe

DSC07946 DSC07935photo du haut : du haut du chemin de terre descendant à la Médiathèque des Gaves, on découvre l’extrémité aval de cette Médiathèque et le point de confluence des Gaves d’Aspe et d’Ossau. La Médiathèque épouse la forme d’une proue de navire.
photo du bas : dans la continuité de ce sentier apparaissent la Passerelle d’Aspe et, en arrière plan, le Pont Sainte-Claire et le Quartier Sainte-Croix.

DSC07936passerelle d’Aspe et ancienne usine Bedat de textile, actuellement restaurée dans l’optique d’une Maison du Patrimoine de la Communauté de Communes du Piémont Oloronais

DSC07937la Passerelle d’Aspe mène à la Médiathèque.

DSC07939du milieu de la Passerelle d’Aspe on perçoit le Pont Sainte-Claire en amont et le Quartier Sainte-Croix sur la hauteur

DSC07940la Médiathèque des Gaves et son parvis

img056la Médiathèque et les deux Passerelles d’Aspe et d’Ossau n’ont pas encore été construites. A la Confluence bâtiments de l’ancienne usine Çarçabal. Apparaissent le Pont d’Ossau à gauche et le Pont Sainte-Claire à droite (photo parue dans le livre des Giannerini cité dans l’introduction).

7. Passerelle d ‘Ossau.

La Passerelle d’Ossau, qui mesure elle aussi 48 m, permet de joindre la Médiathèque à la rue Palassou, en traversant le parking Barraban, du nom de l’ancienne usine textile qui occupait ce terrain auparavant. Le parking a conservé une partie des charpentes métalliques de l’usine. Puis on atteint le Marché hebdomadaire du vendredi dispersé autour de la Mairie. La Passerelle offre deux magnifiques points de vue : vers l’aval du gave d’Ossau la Médiathèque et la Confluence des deux gaves, vers l’amont une partie de la chaîne des Pyrénées et le quartier Sainte-Croix sur la hauteur de la ville.

DSC07941extrémité de la Médiathèque et Passerelle d’Ossau avec en fond le parking Barraban.

DSC07942milieu de la Passerelle d’Ossau avec l’usine hydro-électrique sur la droite et le Pont d’Ossau en fond vers l’amont.

DSC07943du milieu de la Passerelle d’Ossau on distingue clairement la confluence des deux gaves, juste après la Médiathèque, Ossau en premier plan et Aspe en fond.

DSC07944 DSC07945l’ancienne usine Bedat, la Passerelle d’Ossau et l’usine hydro-électrique

8. Pont Henri-Laclau.

Pont le plus récent de la ville, le Pont Henri-Laclau fut conçu pour faciliter le contournement de celle-ci (Henri Laclau fut maire d’Oloron : de 1977 à 1983). La « rocade » d’Oloron emprunte donc ce pont, le plus large et le plus élevé de tous, lui permettant de bénéficier de plus d’un point de vue magnifique : le clocher du Quartier Notre-Dame à gauche, les hauteurs du Quartier Sainte-Croix en face, les tours de la Cathédrale Sainte-Marie à droite, et bien sûr au loin, un large éventail de la chaîne pyrénéenne (photo à venir).

DSC07905en contre-bas du Pont Laclau

streetviewsur le Pont Laclau d’Oloron
on n’y danse pas tous en rond

DSC07906passage sous le Pont Laclau pour rejoindre le Pont du Chemin de Fer

DSC07907de l’autre côté du Pont Laclau

9. Pont du Chemin de Fer.

En fait il s’agit d’un pont, pour la voie ferrée qui enjambe le gave d’Oloron, et d’une passerelle étroite pour les piétons, parallèle aux rails. Ce pont de pierre s’étend sur 90 m au-dessus du gave d’Oloron. La voie ferrée, construite dès 1883, est empruntée par le TER assurant la liaison Pau-Oloron, dont le prolongement jusqu’à Bedous en vallée d’Aspe est programmé pour fin 2016 – les travaux de restauration de l’ancienne ligne sont déjà bien entamés – en attendant peut-être sa continuité jusqu’à Canfranc en Aragon, via le Tunnel ferroviaire du Somport. Le Pont du Chemin de Fer d’Oloron est tristement surnommé « Pont des Suicidés » car plusieurs personnes y mirent fin à leur vie en se jetant dans le Gave situé 30 m pus bas, à partir du passage piétonnier qui longe les rails.

DSC07908arrivée proche du Pont du Chemin de Fer : passage piétonnier et ensuite voie ferrée.

DSC07910sous le Pont circule le Gave d’Oloron, de la droite vers la gauche.

DSC07909chemin piétonnier, voie ferrée et une contemplatrice bien connue du panorama

DSC07911nous restons sur le passage piétonnier du Pont, côté aval du Gave, avec en fond le château Dupeyroux sur les terres d’Estos.
DSC07912du même point sur le passage, vue en amont du Pont Henri Laclau et de la chaîne des Pyrénées.

DSC07913 DSC07916en s’éloignant du Pont du Chemin de Fer on traverse un petit pont à la confluence d’une rivière venant d’Estos et du Gave d’Oloron puis on passe devant l’entrée du Parc du château Dupeyroux.

Démons et merveilles.
Des monts et mères veillent.
Des ponts et des passerelles sur Oloron.
Des raisonnables et des pas sages sur des passages qui volent sur l’eau en susurrant des voyages poético-utopiques.

Réparties de campagne : épisode 5

Il est des personnages, pour ne pas dire des personnalités, qui marquent leur époque par leur aura, leur faconde, leurs initiatives. Il en est ainsi de Jean-Baptiste qui illuminait son entourage par ses interventions calculées, tant physiques que verbales, mais aussi par ses improvisations.
A la campagne les rencontres régulières avec le monde animal engendrent des situations propices à l’amusement comme le montrent ces quelques histoires animalières qui mettent Jean-Baptiste en scène. A la lecture de certains des récits ci-dessous on pourrait penser que Jean-Baptiste n’avait que des rapports de force avec les animaux. C’est tout le contraire. Il respectait profondément ses veaux, vaches, cochons … et je peux assurer ne l’avoir jamais vu maltraiter l’un d’eux.
Jean-Baptiste et le chat.
Regagnant leur véhicule dans la nuit, à la clôture d’une fête de village, Jean-Baptiste et ses compagnons croisent un chat errant qui se frotte à leurs mollets (s’il avait su !), au risque d’en faire tomber certains à la démarche hésitante. Jean-Baptiste, saisissant au sol le félin (par la queue dit la légende mais je pense qu’il y a exagération), le propulse vers le toit du cabanon tout proche en lui expliquant le pourquoi de la manœuvre.
Tu qu’es un gat de gotèra, torna-t-i.
Toi qui es un chat de gouttière, retournes-y.
C’est en ronronnant que le chat accompagna le groupe, en longeant le toit sur quelques mètres , tout heureux d’avoir atteint ce dernier sans effort.
Jean-Baptiste et le chien.
Pétit, le chien de berger de la ferme Mouly, lorsqu’il ne travaillait pas au talon des vaches, somnolait dans le fossé de la route. A l’époque les automobiles se faisaient rares et roulaient lentement, sans que la maréchaussée y soit pour quelque chose. Le grand plaisir de Pétit consistait à bondir soudainement pour essayer de mordiller les pneus de la voiture, ce qui pouvait effrayer certains conducteurs surpris par l’attaque et provoquer même un écart du véhicule d’où sortait, par la fenêtre entr’ouverte, un juron bien connu, popularisé plus tard par Jean-Claude Coudouy. Cette gymnastique canine ne plaisait guère à Jean-Baptiste qui passait assez souvent devant la ferme Mouly. Il arriva un jour au volant de son auto, encore plus lentement que d’habitude, à la hauteur de l’animal, et ouvrit brusquement la porte de la voiture au moment où Pétit se jetait sur celle-ci, non moins brutalement. Inutile de dire que le voisinage perçut deux sons différents mais simultanés : celui d’un léger choc entre deux solides et celui d’une voix plaintive.
Depuis cet épisode, quand il apercevait la voiture de Jean-Baptiste se rapprocher de lui, Pétit feignait de dormir ou tournait négligemment la tête de l’autre côté.
Jean-Baptiste, la poule et le chien.
Parfois un chien de ferme ne parvient pas à réfréner ses envies de courser, voire trucider et parfois croquer, les poules en liberté dans la cour ou le pré. Il ne s’agit plus du Pétit de l’histoire précédente mais de Soumisse, friand de gallinacés. Réprimandé vertement lorsqu’il ne faisait qu’ affoler les poulardes, il en étrangla une un bon matin, ce qui ne pouvait pas rester sans punition. Pour cela l’idée de Jean-Baptiste consista à enfermer dans le même sac de jute l’agresseur et l’agressée, Soumisse et la poule, secouer les deux animaux dans le sac et frapper, avec modération, à l’aide d’un bâton, le seul Soumisse. Coups assénés sans trop appuyer mais suffisamment pour que l’échine du quadrupède s’en ressente. De sorte que Soumisse pensa que c’est la poule qui lui administrait cette correction.
On peut supposer que, une fois libéré de sa prison juteuse, Soumisse regarda dorénavant d’un autre œil les poules et, comme Pétit, détourna la tête quand il en croisait une.
Jean-Baptiste et les poulets.
Les poulets concernés par cette histoire ne vivent pas dans un poulailler mais dans une cage, en l’occurrence un fourgon, puisqu’il s’agit des agents de police réquisitionnés pour la surveillance d’une fête nocturne villageoise. Peut-être appelés pour régler un différent sur la piste du bal, ou pour s’abreuver à la buvette, diraient les méchantes langues, nos représentants de l’ordre eurent la malencontreuse idée d’abandonner tous leur fourgonnette quelques instants, quelques instants de trop, et de plus à l’écart de la foule. Il se trouva un joyeux drille, peut-être bien Jean-Baptiste, qui profita de cette absence des képis pour dégonfler les roues du véhicule (fallait-il qu’il soit lui-même gonflé pour oser cette intervention !), aidé par quelques comparses qui guettaient un retour possible des uniformes et devaient dans ce cas prévenir Jean-Baptiste par une chanson codée. Il fallut faire appel à un deuxième convoi pour ramener nos infortunés policiers à leur commissariat.
Cette aventure ne se renouvela jamais plus car un occupant au moins resta dorénavant dans la fourgonnette durant toute la nuit.
Jean-Baptiste et les vaches.
Au quartier La Mouline, au-dessus d’Arette, il arrivait que les jeunes gens finissent au petit matin leur nuit du samedi, dans l’auberge de Rosalie – qui aurait mérité une chanson de Nadau pour services rendus, comme pour Maria et Denise. Cette fois là les fêtards concernés arrivèrent plus tôt que d’habitude devant l’établissement tenu par Rosalie. Celle-ci et son époux dormaient encore au premier étage donnant sur rue. Malgré quelques appels discrets suivis de vociférations musicales, les volets de la chambre demeuraient clos. Conseillé par ses amis, car on ne va pas l’accuser d’être à l’origine de tous les chahuts de la vallée, Jean-Baptiste s’empara d’un long bâton qui traînait dans le coin et s’en servit pour frapper à plusieurs reprises le volet en bois, en commentant à haute voix :
Vam, Rosalia, desvelha’t. De tota faiçon que’t va caler lhebà’s en mieja òra tà mólher las vacas !
Allons, Rosalie, réveille-toi. De toute manière tu vas devoir te lever pour traire les vaches dans une demi-heure !
Touchée par cet argument imparable Rosalie ouvrit ses conte-vents et accepta, presque en souriant, de descendre en cuisine pour nous confectionner l’omelette habituelle, à un tarif dérisoire, malgré le service forcé.
Dans la dernière anecdote n’ intervient pas un animal mais  un autre être vivant bien connu: un humain.
Jean-Baptiste et le caillou.
Du temps de son adolescence Jean-Baptiste eut un conflit verbal avec un autre jeune, Marcel, et, les propos s’envenimant, Marcel préféra s’échapper en courant pour éviter la claque promise. Mais Jean-Baptiste, plutôt qu’essayer de le rattraper, se saisit d’un caillou à terre et le lança dans la direction du coureur, mais en visant les jambes de ce dernier. Fin chasseur, de palombes particulièrement, notre tireur prouva sa dextérité car le caillou atteignit sa cible au mollet.
La conclusion de notre héros mérite citation :
Marcèu qu’a comprés aqueth dia qu’un calhau anaré tostemps mei viste qu’eth.
Ce jour-là Marcel a compris qu’un caillou irait toujours plus vite que lui.