Répertoire des chants pyrénéens en Français : deuxième partie

Avant de poursuivre par cette deuxième partie, je réitère l’introduction de la première partie, publiée fin janvier 2015.

Les chants polyphoniques pyrénéens (du moins ceux de ma connaissance, interprétés en Béarn) s’expriment soit en Français, soit en Béarnais-Gascon-Occitan (ces nuances devraient faire l’objet d’un article ultérieur).
Plusieurs facteurs peuvent expliquer leur transmission et aussi leur développement depuis quelques décennies. Dans les années 60, pour notre part, la connaissance de ces chants puis leur pratique régulière résulte des échanges constants avec les générations plus âgées, au café du village principalement, mais aussi lors de cérémonies ou de fêtes familiales, sans compter les réunions autour des buvettes lors d’un marché, d’une foire, d’un match de rugby. Ces générations précédentes avaient elles aussi appris de leurs parents et grands-parents et reçu en plus l’apport de textes extérieurs à la région, ramenés en Béarn au retour de déplacements, professionnels ou non, dans l’hexagone : conscription, guerre, hivernage, estivage, migration des chevriers vers Paris, migration des châtreurs de cochons vers le Sud de la France (et même vers l’Espagne et le Portugal). Dans la période moderne interviennent deux éléments favorisant la propagation de ces chansons, anciennes ou nouvelles. Tout d’abord le développement des techniques d’enregistrement : cassettes et disques vinyle puis CD puis DVD puis Internet. Ensuite le foisonnement de festivals, concerts et diverses représentations, allant de pair avec la multiplication des groupes de chant et l’introduction d’instruments musicaux.

Pour mettre un peu d’ordre dans mes feuilles et cahiers de chants, je me lance dans une classification de ces chants, mais en me contentant des textes en Français car il existe déjà de nombreux livrets de chansons en Occitan. Les listes à venir proviennent du répertoire du groupe de Saint-Pée : parfois des chants interprétés régulièrement dans notre jeunesse, parfois de façon plus éphémère.
J’exclus les chansons de variété, qu’il nous arrivait de pratiquer, car leurs textes se retrouvent facilement ailleurs (Brassens, Ferré, Vian, Leclerc … )
Je me restreints aux titres des chansons et au premier couplet pour chacune d’elles, ainsi qu’au refrain s’il existe. Ne figurent que des textes dont je connais l’air musical. Les paroles complètes sont bien sûr à la disposition de toute demande.
Je dégage trois catégories notées 1) 2) 3) dans ce qui suit :
1) chants traditionnels de rencontres, d’amours (ça se termine mal bien souvent !), de berger et de bergère.
2) chants de chasse, de guerre (époque napoléonienne en général), d’engagement.
3) chants festifs : chansons à boire, paillardes (on eut notre époque), rugbystiques.
Du fait du nombre élevé de contributions, je regroupe l’ensemble en deux parties, de 36 puis 35 titres respectivement.

Classement alphabétique et catégoriel des 35 derniers textes.

I/ il y a sept ans (2) -(l’) Internationale (2)
J/ j’ai tant aimé une beauté (1) – je m’en vais joyeux (1) – je me suis engagé (2) – (la) jeune fille du métro
(3) – je viens d’entendre une chanson (1)
L/ là-haut sur la montagne (1) larirète (3)
M/ mon Dieu que j’en suis à mon aise (1) – montagnes Pyrénées (1)
.
N/ nous les gars du FCO (3).
O/ où vas-tu de ce pas Nicolas ? (1).
P/ par un lundi (1) – pom, pom, qui frappe à ma porte ? (1) – Prospère (1).
Q/ quand je suis né (3).
R/ (le) refuge (1) – rester célibataire (1) – riche paysan (1) – (la) rose et la lune (1) – rue Gay-Lussac (2).
S/ silence ! la nuit pas un bruit ! (1) – sous le beau ciel des belles Pyrénées (1) – sur la montagne le vrai bonheur (1) – sur la pente d’une colline (1) – sur le pont d’Avignon (1) – sur l’pont de l’Isle (2).
T/ tout en passant à l’entour du moulin (1) – trois jeunes filles (1).
U/ un beau soir au clair de lune (1) – une fillette de quinze ans (1).
V/ (le) vieux moulin (1) – vive la rose et le lilas (1).
Y/ y’a rien d’aussi charmant (1).

Détails : titre, premier couplet, (refrain).

Il y a sept ans.
Il y a sept ans que je suis dans l’armée, sans espérer de prendre mon congé.
L’Anglais m’a pris, pour déserteur de France, sur mon chemin est venu m’arrêter.

Internationale (l’).
(dans les premières années 70 des rencontres festives dérivaient parfois, pour quelques instants, sur des révolution-airs).
Debout les damnés de la terre ! Debout les forçats de la faim !
La raison tonne en son cratère, c’est l’éruption de la faim.
Du passé faisons table rase, foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base, nous ne sommes rien, soyons tout !
R : C’est la lutte finale, groupons-nous et demain,
      L’Internationale sera le genre humain.

J’ai tant aimé une beauté.
J’ai tant aimé une beauté mais à la fin elle devint farouche.
Je lui ai dit d’une voix douce belle, aimez-moi.
Faisant semblent de l’embrasser, sitôt la belle me repousse.

Je m’en vais joyeux.
Je m’en vais joyeux sur le chemin de pierre.
Je chante au ciel bleu la chanson du pays.
Fleur à mon chapeau, fleur à la boutonnière,
Je suis du hameau le vagabond fleuri.
R : Tralala … Chante mon cœur. Tralala … J’aime les fleurs.

Je me suis engagé.
Je me suis engagé pour l’amour d’une belle.
C’est pas pour un baiser qu’elle m’a refusé,
Mais pour l’anneau d’or qu’elle me refuse encore.

Jeune fille du métro (la).
C’était une jeune fille simple et bonne, qui ne demandait rien à personne.
Un jour dans l’métro y avait presse, presse, presse, presse.
Un jeune homme osa je l’confesse, fesse, fesse, fesse
Lui passer la main dans les … ch’veux.
Comme elle avait bon cœur elle s’approcha un peu.
Tagadagada pom pom pom (bis)

Je viens d’entendre une chanson.
Je viens d’entendre une chanson, d’une fillette et d ‘un garçon
Qui a trompé une fille.
Il l’amena dedans les bois faire des fantaisies

Là-haut sur la montagne.
Là-haut sur la montagne j’entends quelqu’un pleurer.
Semble la voix de ma maîtresse, ô oui j’irai la consoler.

Larirète.
Jeaneton prend sa faucille, larirète, lalirète,
Jeaneton prend sa faucille pour aller couper des joncs.

Mon Dieu que j’en suis à mon aise.
(ce chant n’appartenait pas à notre répertoire mais comme j’en apprécie texte et mélodie je l’inclus dans ce recueil : il est issu du « carnet de chansons » édité par Joan de Nadau).
Mon Dieu que j’en suis à mon aise, quand ma mie est auprès de moi.
Tout doucement je la regarde, et je lui dis : « embrasse-moi » (bis).

Montagnes Pyrénées.
Montagnes Pyrénées, vous êtes mes amours. Cabanes fortunées, vous me plairez toujours.
Rien n’est si beau que ma patrie, rien ne plaît tant qu’à mon amie.
Ô ! Montagnards ! (bis) Chantez en cœur (bis)
De mon pays (bis) La paix et le bonheur.
Tralalala …
R : Halte-là (ter) Les montagnards (bis)
     Halte-là (ter) Les montagnards sont là
     Les montagnards (bis) Les montagnards sont là.

Nous les gars du FCO.
Nous les gars du FCO, nous ne sommes pas très costauds.
Dès que l’on voit un ballon, nous sommes comme des lions.
R : Et l’on joue sans complexes, comme des Béarnais.

Où vas-tu de ce pas Nicolas ?.
Où vas-tu de ce pas Nicolas ? Où vas-tu de ce pas ?
Tu fais la triste mine, tu sembles un pénitent.
As-tu quelque maladie ? Quelque languissement ?

Par un lundi.
Par un lundi, dans la matinée, la belle s’en va dans son pré.
Elle lui dit : « amant trompeur, d’où reviens-tu ?
La promesse que je t’ai faite, je m’en démets« .

Pom, pom, qui frappe à ma porte ?.
Pom, pom, qui frappe à ma porte ? (bis)
Ouvrez, ouvrez, la belle ouvrez !
C’est votre amant vient vous parler.

Prospère.
Un jeune amant de 21 ans est parti pour l’armée.
Est parti pour l’armée, à l’âge de raison.
Quittant la plus belle des filles, qui reste dans Lyon.

Quand je suis né.
Quand je suis né je suis né en automne, père Bacchus me l’avait toujours dit,
Me baptisant au jus de la treille, il me donna le nom de sans souci.

Refuge (le).
Je sais, dans la montagne, un refuge perdu,
Qui se mire à l’eau claire, des lacs verts d’Orgélu.
Ouvert, aux quatre vents, aux montagnards perdus,
Dans la brume et la neige, comme un port de salut.
R : Qu’il fait bon, s’endormir, au refuge le soir,
     Près du feu, qui s’éteint, au pays des isards.

Rester célibataire.
Être marié c’est avoir une jambe cassée,
C’est être condamné à perpétuité.
Une femme qui crie, qui dépense votre argent,
Et qui vous trompe au moins dix fois par an.
R : Je suis, mon cher, célibataire, j’ai pas de beau-père,
      J’ai pas de belle-mère, j’ai pas à m’en faire.
Si je vous dis, bonheur sur terre,
      C’est de rester célibataire.

Riche paysan.
J’ai un amant devant ma porte (bis)
Qui vient une heure après minuit,
Frappe à la fenêtre près de mon lit.

Rose et la lune (la).
Un soir tout en me promenant tout le long de la rivière,
Me promenant à l’ombrage, craignant l’ardeur du soleil,
Sur mon chemin j’ai rencontré ma douce amie du temps passé.

Rue Gay-Lussac.
(encore une chanson qui put nous entraîner quelque temps, issue du mai 68 parisien)
Aux barricades de Gay-Lussac, les Enragés en tête,
Nous avons déclenché l’attaque, ah ! foutre-dieu, quelle fête !
On jouissait dans les pavés, en voyant le vieux monde flamber.
R : Tout ça a prouvé Carmela, qu’la Commune n’est pas morte (bis).

Silence ! La nuit pas un bruit !
Dans notre village grâce à leurs parents,
Les filles sont sages jusqu’à quatorze ans.
R : Silence ! Silence ! La nuit pas un bruit,
      Le jour s’avance, la nuit s’enfuit.

Sous le beau ciel des belles Pyrénées.
Vois là-haut ce pic rose plein d’audace, on dirait qu’il perce le firmament.
Le soleil ne peut y fondre la glace, la neige est là, blanche éternellement.
Viens, fuyons, sous les ailes du tourisme, grisons-nous des beautés du col d’Aspin.
Viens donc voir toutes les couleurs du prisme, du Tourmalet, enchantement sans fin.
R : Sous le beau ciel des belles Pyrénées, laissons nos cœurs vibrer à l’unisson.
      Faisons tous deux de belles randonnées, ivres d’amour et de chansons.
      Par leur splendeur, notre âme illuminée, s’extasiera devant tant de beauté.
      Sous le beau ciel des belles Pyrénées, chantons l’amour, chantons la volupté.

Sur la montagne le vrai bonheur.
Toi qui ne peux plus faire un pas, vois-tu là-bas cette chaumière,
Oui je vois la chaumière.
Allons, frère, pressons le pas.
R : Vois-tu cette chaumière ? Oui, je vois la chaumière,
      Qu’on aperçoit, là-bas.
      Là-haut, là-bas, (bis)
      Là-haut, là-bas sur la montagne,
     Sur la montagne c’est le vrai bonheur,
     Là-haut, là-bas sur la montagne,
     Sur la montagne c’est le bonheur.

Sur la pente d’une colline.
(même remarque que celle signalée pour « mon Dieu que j’en suis à mon aise »)
Sur la pente d’une colline, où je la voyais chaque jour,
Tout doucement je m’achemine, espérant toujours la revoir.
Moi, le cœur rempli de tristesse, j’erre à travers les buissons.
Oiseaux, suspendez vos chansons, car, moi, j’ai perdu mon amie.
R : Hélas, mon cœur, hélas ma joie, sans elle, ici bas tout pour moi
      Ne serait que soucis et peines.
      Oiseaux des bois, répondez-moi (bis)
      N’auriez-vous point vu (bis) Madeleine ?

Sur le pont d’Avignon.
Sur le pont d’Avignon, trois filles s’y promènent (bis).
La plus jeune des trois, plus belle que le jour,
Trois jeunes capitaines, qui lui faisaient la cour.

Sur l’pont de l’Isle.
Sur l’pont de l’Isle, y’avait une sentinelle,
Qui pendant la nuit, montait sa faction (bis).

Tout en passant à l’entour du moulin.
Tout en passant à l’entour du moulin, j’aperçois la meunière,
Astre du jour, soir et matin, la rose printanière.
Voudriez-vous, la belle en passant, m’entretenir un petit moment (bis).

Trois jeunes filles.
Trois jeunes filles sous un, pom, pom, oui sous un, lon, la, oui sous un pommier,
Trois jeunes filles sous un pommier, ohé.

Un beau soir au clair de lune.
Un beau soir au clair de lune, j’ai rencontré mes amours.
Mes amours, mes amourettes.
Je lui dis d’un air si doux, ma mignonne où allez-vous ?

Une fillette de quinze ans.
Une fillette de quinze ans, mon Dieu qu’elle est tant amoureuse,
Un jour s’en va dire à sa mère, ma mère il me faut un amant.
Car j’en serai la bienheureuse, je prierai dieu à tout moment.

Le vieux moulin.
(même remarque que « sur la pente d’une colline »)
C’est presque l’automne, les enfants moissonnent, et j’ai déjà rentré mon bois.
Ici, en uniforme, avec d’autres hommes, tu es parti, si loin d’ici, toi qui chantais.

Vive la rose et le lilas.
Mon amant me délaisse, oh ! Gai, vive la rose ! (bis)
Je ne sais pas pourquoi, vive la rose et le lilas (bis).

Y’a rien d’aussi charmant.
Y’a rien d’aussi charmant que la bergère aux champs.
Quand elle voit la pluie, désire le beau temps,
Afin que la bergère, puisse passer le temps.

 

 

 

Répertoire des chants pyrénéens en Français : première partie

Les chants polyphoniques pyrénéens (du moins ceux de ma connaissance, interprétés en Béarn) s’expriment soit en Français, soit en Béarnais-Gascon-Occitan (ces nuances devraient faire l’objet d’un article ultérieur).
Plusieurs facteurs peuvent expliquer leur transmission et aussi leur développement depuis quelques décennies. Dans les années 60, pour notre part, la connaissance de ces chants puis leur pratique régulière résulte des échanges constants avec les générations plus âgées, au café du village principalement, mais aussi lors de cérémonies ou de fêtes familiales, sans compter les réunions autour des buvettes lors d’un marché, d’une foire, d’un match de rugby. Ces générations précédentes avaient elles aussi appris de leurs parents et grands-parents et reçu en plus l’apport de textes extérieurs à la région, ramenés en Béarn au retour de déplacements, professionnels ou non, dans l’hexagone : conscription, guerre, hivernage, estivage, migration des chevriers vers Paris, migration des châtreurs de cochons vers le Sud de la France (et même vers l’Espagne et le Portugal). Dans la période moderne interviennent deux éléments favorisant la propagation de ces chansons, anciennes ou nouvelles. Tout d’abord le développement des techniques d’enregistrement : cassettes et disques vinyle puis CD puis DVD puis Internet. Ensuite le foisonnement de festivals, concerts et diverses représentations, allant de pair avec la multiplication des groupes de chant et l’introduction d’instruments musicaux.

Pour mettre un peu d’ordre dans mes feuilles et cahiers de chants, je me lance dans une classification de ces chants, mais en me contentant des textes en Français car il existe déjà de nombreux livrets de chansons en Occitan. Les listes à venir proviennent du répertoire du groupe de Saint-Pée : parfois des chants interprétés régulièrement dans notre jeunesse, parfois de façon plus éphémère.
J’exclus les chansons de variété, qu’il nous arrivait de pratiquer, car leurs textes se retrouvent facilement ailleurs (Brassens, Ferré, Vian, Leclerc … )
Je me restreints aux titres des chansons et au premier couplet pour chacune d’elles, ainsi qu’au refrain s’il existe. Ne figurent que des textes dont je connais l’air musical. Les paroles complètes sont bien sûr à la disposition de toute demande.
Je dégage trois catégories notées 1) 2) 3) dans ce qui suit :
1) chants traditionnels de rencontres, d’amours (ça se termine mal bien souvent !), de berger et de bergère.
2) chants de chasse, de guerre (époque napoléonienne en général), d’engagement.
3) chants festifs : chansons à boire, paillardes (on eut notre époque), rugbystiques.
Du fait du nombre élevé de contributions, je regroupe l’ensemble en deux parties, de 36 puis 35 titres respectivement.

Classement alphabétique et catégoriel des 36 premiers textes.

A/ adieu, ville de Perpignan (1) – ah ! que l’amour est agréable ! (1) – ah ! si j’avais des diamants et couronnes ! (2) – à la claire fontaine (1) – à l’Orient je vois briller l’aurore (2) – (l’) amour qui nous mène (3) – Appolonie (1) – au début de ma vie (1) – auprès d’une fontaine (1) – autrefois le trône de France (2) – aux marches du palais (1).
B/ (la) belle s’en va au jardin d’amour (1) – Blanche la batelière (1).
C/ c’est un de mes amis (1) – chanson d’un jeune amant (1) – chantons la gloire et le bonheur (2) – chevaliers de la table ronde (3) – (les) chiens sont sur la piste (2) – (les) cloches du hameau (1) – comme les autres (3).
D/ (la) Dacquoise aux yeux noirs (1) – de bon matin je me suis levé (1) – dedans Paris il y a (1) – derrière chez moi (1) – divertissons-nous (3).
E/ en passant par la frontière (2) – (l’) épinette (3) – (l’) équipe oloronaise (3) – et le grand vicaire (3) – étoile des neiges (1) – Eugénie (1).
F/ Fanchon (3) – (les) fêtes de Mauléon (3) – fleur d’épine, fleur de rose (1).
H/ (l’) heure du rendez-vous (1).
I/ il y a cinq ans au mois d’avril (1).

Détails : titre, premier couplet, (refrain).

Adieu, ville de Perpignan.
Adieu, ville de Perpignan, adieu, la fleur de ma jeunesse.
C’est à présent qu’il faut partir, sans dire adieu à ma maîtresse.

Ah ! Que l’amour est agréable !

Ah ! Que l’amour est agréable, quand on sait bien le ménager.
J’aime l’amour et la tendresse, j’aime la joie.
J’aime les yeux de ma maîtresse, quand je la vois.

Ah ! Si j’avais des diamants et couronnes !
Ah ! Si j’avais des diamants et couronnes, je les mettrais à tes pieds pour avoir
Un doux regard trop aimable personne. C’est-il du feu que lance ton œil noir ? (version 1)
Un doux baiser sur tes lèvres mignonnes, un doux baiser me refuseras-tu ? (version 2)
R : Oh ! Toi que j’aime, d’amour extrême, daigne accepter et ma main et mon cœur.
      Dans cette vie, ma douce amie, toi seule qui peut me donner le bonheur.
     N’entends-tu pas là-bas la biche dans les bois.
     Le chasseur la chasse mais ne la tue pas.
     N’entends-tu pas dans ces vallons, le chasseur sonner du clairon :
    « Sonnez à perdre haleine, sonnez, vaillants et piqueurs.
     Que l’écho de la plaine répète nos chants joyeux et clameurs »
Tralalala …

À la claire fontaine.
À la claire fontaine, m’en allant promener,
J’ai trouvé l’eau si claire, que je m’y suis baigné (bis).
R : Je suis le roi d’Espagne, j’aime les filles, aux yeux noirs.
      Là-haut, sur la montagne, nous irons danser le soir,
     Tous les soirs, digue digue don on, digue digue don, tous les soirs nous dansons.(version 1)
R : Il y a longtemps que je t’aime, jamais je ne t’oublierai. (version 2)

À l’Orient je vois briller l’aurore.
À l’Orient je vois briller l’aurore, debout chasseur il est temps de partir.
Déjà j’entends une trompe sonore, au fond des bois tout au loin retentir.
Et la nature (bis), au doux murmure (bis), paraît en fête ce matin.
Les alouettes et les fauvettes lancent au ciel des roulades sans fin.
Dans les prés verts, sur l’herbette, là-bas, le lièvre encore se livre à ses ébats.
Allons debout ! (bis) Gais compagnons ! (bis) Venez-tous, trinquons et partons.
Vous, chiens à perdre haleine, fouillez avec grand soin,
Des bois et de la plaine, le plus petit recoin.
Tralalala …(bis)

Amour qui nous mène (l’).
Quand il m’en prend l’envie, oui d’aller voir ma belle,
Je prends mon cheval blanc, ma bride et ma selle.
R : Don-daine, l’amour qui nous mène, don-don.

Appolonie.
Point de plaisir, point de bonheur, je viens de perdre Polonie,
Elle m’avait promis, de me donner son cœur, de me chérir toute sa vie.

Au début de ma vie.
Au début de ma vie, lorsque j’avais vingt ans,
Dans mon âme ravie, et mon cœur palpitant,
Comme un doux son de lyre, qu’un ange fait vibrer,
Tout pour moi semblait dire : « Enfant, il faut aimer ».
Les oiseaux chantaient, pour moi douce chose,
Les grands bois parlaient, les blés frémissaient.
Pour moi soupiraient, les lys et les roses,
C’est beau le printemps, quand on a vingt ans.

Auprès d’une fontaine.
Auprès d’une fontaine, la belle soupirait.
Là-bas sur cette plaine, il y avait un berger,
Ne faisait que chanter :
« Oh ! Qu’il est doux ! Que d’être aimé de vous »(version 1)

Au bord d’une fontaine, la belle s’y reposait.
Un berger de la plaine, près d’elle s’en allait,
Qui chantait, qui disait :
« Oh ! Qu’il est doux ! Que d’être aimé de vous »

Autrefois le trône de France.
Autrefois le trône de France, faisait trembler tout l’univers.
Depuis Paris jusqu’à Lisbonne, on n’y voyait que pavillon français.

Aux marches du palais.
Aux marches du palais (bis)
Y’a une tant belle fille – lon la – y’a une tant belle fille.

Belle s’en va au jardin d’amour (la).
La belle s’en va au jardin d’amour, pour y passer quelques semaines,
Son père va, cherchant partout, et son amant qui est en peine.

Blanche la batelière.
Blanche la batelière, laisse là ton bateau.
Préfère la chaumière, aux honneurs du château.
Y viendras-tu dans la vallée, par les champs et les bois ?
Ne reste pas seule isolée, Blanche, viens avec moi.
Non, j’aime mieux mon bateau, tralalala …
Ma chaloupe au bord de l’eau, tralalala …

C’est un de mes amis.
C’est un de mes amis qui vient de m’avertir
Que ma maîtresse avait changé d’avis.
Et de ce pas, moi je m’en suis allé
Dans sa maison pour savoir ses pensées.

Chanson d’un jeune amant.
Chanson d’un jeune amant, et d’une jolie fille,
Qui gardait son troupeau tout le long du ruisseau.

Chantons la gloire et le bonheur.
Chantons la gloire et le bonheur, d’une fillette qui a bon cœur.
Son amant s’en va à l’armée, dans les dragons s’est engagé.
Il abandonne sa maîtresse :
Oh ! Grands dieux ! Quelle cruauté !

Chevaliers de la table ronde.
Chevaliers de la table ronde, goûtons voir si le vin est bon.
Goûtons voir, oui, oui, oui,
Goûtons voir, non, non, non,
Goûtons voir si le vin est bon.

Chiens sont sur la piste (les).
Les chiens sont sur la piste (bis).
Dans les bois, dans les bois, courrons vite (bis)
Le chevreuil, le chevreuil est lancé, à travers la futaie.
R : Franchissons les montagnes, à travers les sentiers, à travers les montagnes …
      Ces forêts sont à nous … , y’a du plaisir chez nous … (bis).
      Chasseur, voici l’aurore, déjà l’écho va retentir,
      Vois ! L’horizon se colore, amis il faut partir.
      Déjà, déjà, le soleil dore.
      Du haut des vallons … amis nous irons … (bis)
      Du haut des vallons …
      Allons mes amis, partez, partons (bis).
      Tralalala …

Cloches du hameau (les).
Voici le jour qui fuit, qui fuit dans la montagne,
Et l’ombre de la nuit, s’étend dans nos campagnes.
Voici l’heure du jour où la jeune bergère,
Du ruisseau suit le cours sautant de pierre en pierre (v.o. : en faisant sa prière).
R : L’on entend (bis), les bergers (bis), chanter dans la prairie
     Ce refrain doux et léger qui charme son amie.
Tralalala …

Comme les autres.
Oh ! Ma mère, ma pauvre mère, je voudrais bien me marier,
Comme les autres,
Avoir des filles et des garçons,
Comme les autres font.

Dacquoise à l’œil  noir (la).
Ah ! Grands Dieux qu’elle est belle ! La Dacquoise à l’œil noir.
Quand sa vive prunelle étincelle le soir.
Lorsque son doux sourire sur ses lèvres avives
Comme léger zéphyr baisant les prés fleuris.
R : Ô rondes fugitives de l’Adour, vous qui passez plaintives sans retour,
      Gardez sur vos rives mes amours, gardez mes amours, toujours, toujours.

De bon matin je me suis levé.
De bon matin je me suis levé, plus de matin qu’à l’ordinaire,
Dedans un bois je m’en suis allé, pour aller chasser.
Quand j’ai entendu une jolie voix qui m’a tant charmé.

Dedans Paris il y a.
Dedans Paris il y a (bis), une jolie couturière,
Qui, toute la journée (bis), brodait pour le vicaire.
À chaque point qu’elle faisait, son cher amant la regardait,
Tout en la regardant, l’embrassait tendrement.

Derrière chez moi.
Derrière chez moi il y a une montagne, moi, mon amant nous la montions souvent.
Moi, mon amant, moi, mon amant nous la montions souvent.

Divertissons-nous.
Buvons, trinquons, divertissons-nous, la loi nous ordonne de faire la cour,
A une jolie fille, de l’âge de quinze ans.

En passant par la frontière.
En passant par la frontière un coup de feu partit.
Une balle meurtrière, me mit hors de combat.

Épinette (l’).
Dans notre ville est venu (bis), un fameux joueur de luth (bis).
Il a mis sur sa boutique, pour attirer la pratique :
« À l’auberge de l’écu, on apprend à jouer de l’épinette,
À l’auberge de l’écu, on apprend à jouer du …  »
Troulala, troulala , … (bis)

Équipe oloronaise (l’).
Sous le ciel d’Oloron, l’air est si pur, si bon
Que chaque fils du gave, a l’étoffe d’un champion.
Tout sport a ses amis, les grands et les petits,
Les plus fous, les plus sages, sont piqués du rugby.
Et face aux Pyrénées, le stade de Saint-Pée,
Est le cadre rêvé de luttes acharnées.
R : C’est nous, l’équipe oloronaise, qui descend des Pyrénées, pour conquérir des trophées.
      Avec la fougue béarnaise, c’est toujours sportivement qu’on se défend.
      Nous sommes les fils de la montagne, au cœur solide, aux bras nerveux,
     Car toujours qu’on perde ou que l’on gagne,
      On peut se vanter bien haut d’appartenir au F.C.O.

Étoile des neiges.
Dans un coin perdu de montagne, un tout petit Savoyard,
Chantait son amour dans le calme du soir,
Près de sa bergère au doux regard.
R : Étoile des neiges, mon cœur amoureux,
      S’est pris au piège de tes grands yeux.
     Je te donne en gage, cette croix d’argent,
     Et de t’aimer toute ma vie j’en fais serment.

Et le grand vicaire.
Chez nous le rugby, c’est de la folie (bis).
Mon père botte les coups francs, ma mère fait les en-avants,
Et le curé la touche (bis).
Et le grand vicaire, toujours par derrière (bis)
N’a jamais pu la toucher (bis), c’est ce qui l’emmerde (bis).

Eugénie.
Eugénie, les larmes aux yeux, je viens te faire mes adieux.
Nous partons pour le Mexique, nous mettons les voiles au vent.
Adieu donc, charmante belle, je m’en vais droit au couchant.

Fanchon.
Amis il faut faire une pause, j’aperçois l’ombre d’un bouchon,
Buvons à l’aimable Fanchon, chantons pour elle quelque chose.
R : Ah ! Que son entretien est doux ! Qu’elle a de mérite et de gloire !
      Elle aime à rire, elle aime à boire, elle aime à chanter comme nous (ter).

Fêtes de Mauléon (les).
Jusqu’au plus petit coin de Navarre, de la Soule et même du Labourd,
On vous parle de Mauléon-Licharre avec envie et beaucoup d’amour,
De Mauléon de ses superbes fêtes, si vivantes, si pleines d’entrain,
De ses allées de Soule coquettes, de son beau folklore souletin.
R : Farandoles, qui s’envolent, flambant au feu de la Saint-Jean,
      Jolies filles, qui pétillent, dans les bras de leur cher galant,
      Cavalcades, sérénades, d’irrintzina et de chansons,
      Nuit d’ivresse, d’allégresse, tout ça c’est les fêtes de Mauléon.

Fleur d’épine, fleur de rose.
Fleur d’épine, fleur de rose, c’est un nom qui coûte cher (bis).
Car il coûte, car il coûte,
Car il coûte la valeur de cent écus que j’ai perdus.
Tralalala …

Heure du rendez-vous (l’).
Du bois nous revenions par une nuit profonde
Et nous allions rêvant par le même chemin,
Nous souciant fort peu s’il existait un monde
Car nous n’étions que deux et le ciel pour témoin.
R : Puis je disais alors, ô ma belle au cœur tendre,
      Demain sous les bosquets, loin des regards jaloux,
      Quand sonnera minuit, seul j’irai vous attendre,
      N’allez pas oublier l’heure du rendez-vous (bis).

Il y a cinq ans au mois d’avril.
(ce chant n’appartenait pas à notre répertoire mais comme j’en apprécie texte et mélodie je l’inclus dans ce recueil : il est issu du « carnet de chansons » édité par Joan de Nadau).
Il y a cinq ans au mois d’avril, que mes amours je n’ai point vus.
Ma mignonnette, m’avez-vous bien gardé, mes amourettes, du joli temps passé.
 

 

 

Retours sur Camin Casa (avant le grand retour ?)

Les lignes qui suivent ne se veulent pas une description ni même une synthèse du site existant de Camin Casa, groupe de chant occitan que nous avons créé en 1990 au sein de l’Association Occitane de Paris, l’Estancada. Je rappelle le lien de ce site : camincasa.fr
Le « Chemin de la Maison » (Camin Casa), nous l’avons retrouvé définitivement, Hélène et moi, depuis bientôt trois ans. Au niveau chorale, quoi de neuf durant cette dernière période ? J’en parle un peu plus loin.

Site Internet de Camin Casa.
Outre l’historique du groupe, la trajectoire de ses membres, l’énumération de ses activités entre 1991 et 2012, que ce soit en région parisienne ou en Béarn, une revue de presse, le site contient les textes, traductions et enregistrements des deux CD édités en 1996 et 2008. Les quelques photos incluses ci-dessous proviennent de la fête des bergers d’Aramits en septembre 2009 (répétitions et représentation) et de l’enregistrement du CD de mai 2008 chez Arbus à Pontacq. Ces photos ne font que compléter celles du site du groupe.

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Camin Casa « sus l’empont » d’Aramits, présenté par Jean Lassalle

Aramits - 19 et 20 sept 2009 026 Aramits - 19 et 20 sept 2009 080 Aramits - 19 et 20 sept 2009 129 Aramits - 19 et 20 sept 2009 131 Aramits - 19 et 20 sept 2009 149

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Camin Casa aujourd’hui.
La
dernière apparition publique du groupe date de décembre 2012 chez le viticulteur de Monein Jean-Louis Gaillot, lors de la visite annuelle des chais du Jurançonnais. Plusieurs raisons expliquent l’inactivité de l’ensemble depuis lors.
La dispersion des acteurs musiciens et chanteurs dans tout l’hexagone (région parisienne, Béarn, Pays Basque, Perpignan, Agen) ne saurait être considérée comme la cause majeure de cette inaction car le deuxième CD de Camin Casa fut élaboré avec ces mêmes acteurs vivant en ces mêmes lieux. En revanche la maladie puis la disparition d’Angèle Fourcade ont bien sûr contribué au manque de motivation. Enfin les occupations ou problèmes personnels (maladie, famille, profession) n’ont pas permis un engagement régulier de chacun(e). Pour repartir vers d’autres aventures musicales il faudrait que démarre un nouveau projet, proposé par les membres du groupe ou par une sollicitation extérieure. Qui sait ?

Engagements personnels depuis le retour au « pays ».
Il y a deux ans nous avons repris des répétitions régulières (Jean, Angèle, Eloi et moi, de gauche à droite sur la photo qui suit) dans le but de remettre au goût du jour les anciennes chansons qui nous liaient dans les années 70 à 80, tant en Français qu’en Occitan. Nous commencions même à être sollicités pour monter sur scène pour des rencontres villageoises. L’indisponibilité progressive d’Angèle a stoppé cette démarche : notre dernière apparition publique date de novembre 2012 lors d’une journée hommage à Xavier Navarrot, célèbre auteur compositeur béarnais, dont chaque groupe convié interprétait un texte (pour nous ce fut « la bistanfluta »).

 

été 2012 171
Le groupe de Saint-Pée en la Mairie d’Oloron en 2012

Parallèlement je continuais d’affiner d’anciens textes pas encore « divulgués » et commençais à les travailler avec notre guitariste Sylvain quand il passait par là. En espérant qu’ils pourraient intéresser un jour d’autres personnes du groupe.
L’an passé je me lançai dans deux nouvelles créations, très différentes, que je proposai aux structures concernées :  une pour les enfants de la Calandreta d’Oloron et une pour l’environnement du club de rugby d’Aramits. Pour l’instant je n’ai reçu aucun écho en retour, tout comme naguère un texte fourni au groupe Arguibelle sur la vie du berger de montagne.
Actuellement, je me suis engagé dans deux projets distincts, dont je parlerai plus tard s’ils se concrétisent réellement.

Chants d’été en Béarn

Un point commun aux nombreuses manifestations estivales en Béarn, passées ou à venir (entre début juillet et début octobre) : elles se ponctuent toujours par des chants, principalement en Occitan, spontanés et le plus souvent a capella, improvisés autour des buvettes ; des cantèras inorganisées donc. A des chanteurs connus pour leur appartenance à un groupe confirmé se mêlent des individuels, des duos, trios, … habitués à pratiquer ensemble et se découvrant les uns les autres.

Quelques exemples de rencontres auxquelles, pour certaines d’entre elles, j’ai personnellement assisté ou participé, et d’autres à venir : foire au fromage d’Etsaut, journée portes ouvertes dans une cabane de berger, fête de l’agneau d’Escos, déplacée cette année au Stade de Saint-Pée d’Oloron, dégustation de Jurançon où les producteurs se regroupent lors de la fête patronale de leur village (Chapelle de Rousse, Monein, Cuqueron, Lasseube, Lucq de Béarn …), la garburade d’Oloron, hèsta de la husta (fête du bois) à Lucq, fête du maïs à Laas, fête du sel à Salies de Béarn, fête du fromage de Laruns … Au départ donc, des thèmes différents, associés à la promotion des productions locales avec systématiquement une mise en valeur des chants traditionnels mais aussi de chants plus contemporains, selon l’ouverture des interprètes.

Pour rester en Béarn, mais nous savons bien que cette pratique orale se retrouve aussi chez nos amis Souletins et Bigourdans, d’autres événements festifs sont l’occasion de «har petar la cantèra » entre amis, mais, cette fois, à l’issue de concerts ou prestations de tout ordre sur scène : fête du berger à Aramits, festival de Siros, Hestiv’Òc, Nadau à Lescun, Pagalhόs à Arzacq (quarantième anniversaire)…

Pour conclure, saluons la présence très active de groupes de jeunes des différentes vallées pyrénéennes dont le répertoire s’enrichit à chaque rencontre et ne se restreint pas à celui de son village ou de son entourage proche. Alors que des voix pessimistes continuent de se faire entendre quant à l’avenir incertain de « la lenga noste », parfois même chez certains de ses pratiquants, comme il est réconfortant d’observer le nombre toujours plus élevé de jeunes qui l’utilisent avec fierté. Le chant n’est certes pas le seul vecteur porteur mais il contribue à la découverte et au développement de la langue et de la culture occitano-béarnaise.

Cantèras

Les cantèras sont vécues régulièrement depuis plusieurs années, sur Pau, un mercredi par mois, sous l’impulsion de l’Ostau Bearnais, au bar La Tireuse, dans l’esprit du chant traditionnel et spontané.

Traditions.
Le chant labouré puis semé, c’est indubitablement une tradition de l’expression béarnaise ; labouré et semé car transmis spontanément de génération en génération, sous des formes variables. Les occasions de se retrouver, parfois provoquées, mais parfois imprévues, sont multiples. Dans ces groupes qui se forment au gré d’une réunion ou manifestation, l’envie de chanter est en fait une manière de communiquer, un besoin de mieux connaître l’autre, sans hiérarchie musicale.
* Fêtes familiales , mariages…
* Fête annuelle du village, apéros divers…
* Buvettes après le match de rugby (peut-être d’autres sports concernés ?)
* Dégustations de Jurançon (mais je suppose qu’en Madiran on festoie de même) : Chapelle de Rousse, Cuqueron, Monein, Lasseube, Lucq…
* Autour des podium de Hestiv’Òc.
* Foire du 1er mai à Oloron.
* Foire au fromage d’Etsaut.
* Septembre en Béarn : Garburade d’Oloron, fête du sel à Salies, festival de Siros, fête des bergers à Aramits, fête du fromage à Laruns …
……………
But des cantèras.
Entretenir et développer cette tradition de chant a capella, même si quelques instruments de musique soutiennent parfois ces chants.
Regrouper des personnes souvent géographiquement éloignés mais dont l’envie de chanter est le point commun, et permettre à des groupes de chant par ailleurs connus de se mélanger à d’autres groupes ou à des anonymes.
Reprendre d’anciens chants presque oubliés et aussi en découvrir d’autres (chaque vallée a en général son répertoire propre).
Essayer de nouvelles créations : pourquoi pas ?

Organisation des cantèras.
On observe bien sûr des différences d’organisation d’un lieu à l’autre mais toujours dans le même esprit de convivialité et de participation. Personnellement je n’ai participé qu’à deux cantèras dans deux cafés : chez Chabanne à Oloron et à Louvie-Juzon, cafés aménagés en débarrassant tables et chaises. Boissons et casse-croûte disponibles au bar. Parfois des textes sont distribués, ce qui permet d’accompagner les initiateurs de la chanson du moment, même si les paroles ont été oubliées. Pas de programme fixé à l’avance : souvent ce sont 2 ou 3 personnes qui  entament un chant et ceux qui veulent entonnent avec eux. Au démarrage de la soirée on se rassemble par affinité ou connaissance puis, au fur et à mesure que la soirée avance les différents acteurs se mélangent et sympathisent. Bilan de la rencontre : votz fatigada mes plan contents d’estar vienguts ! (voix fatiguée, mais bien contents d’être venus ! )