Camin Casa : commentaires sur CD 2 (première partie)

Même méthode que pour le CD 1 dont les deux parties ont été publiées le 14 février et le 22 avril 2019. Pour le CD 2 je divise aussi l’étude en deux parties : la première comprend les chansons numérotées de 1 à 8, la deuxième les chansons de 9 à 15.
Je recopie l’introduction toujours valable.
Dans ce qui suit j’apporte quelques commentaires sur les textes et les musiques (quand ils sont personnels), pour chaque composition : date et lieu du début de création  (de mémoire ou à partir de document retrouvé), parfois motivation d’écriture, retour sur l’interprétation en public …  Pour étayer cela  j’ai retrouvé dans notre grange de nombreux documents en décembre 2018.
Ce deuxième CD a été enregistré au Studio Arbus de Pontacq (comme le premier) en mai 2008. La composition du groupe diffère pour deux raisons essentielles. La première du fait de la disparition de deux chanteurs de CD1, Contant Bergeras et  Joëlle Peyriller, auxquels nous rendons hommage dans la couverture du livret. La deuxième parce que 4 jeunes Béarnais « montés » à Paris pour le travail ont rejoint notre Association l’Estancada et par conséquent son groupe de chant Camin Casa : les frères Sébastien (voix et trompette) et Yannick Arrieux (voix), Jean-Pierre Bergé (voix et percus), Séverine Berdot (voix et flûte traversière), Sylvain Gayral (guitare) et Christian Maysonnave (voix, saxophone, clarinette et basse). Les autres interprètes déjà présents au CD 1 : Angèle Fourcade (voix), Graciela Villanueva-Berdot (voix et piano), Alain Berdot (voix et guitare), Philippe Labarère (voix), Gilles Gayral (voix  et flûte à bec), Michel Berdot (voix). Soit 12 intervenants.

1. Aimar (aimer).

Date et lieu : Au départ il s’agit d’un texte écrit en Français (pour le moment je n’ai pas retrouvé en quelle année) intitulé « j’ai conjugué le verbe aimer« . Je l’ai ensuite traduit et adapté en Béarnais, les débuts de cette traduction datant du 21 juillet 1992, à Saint-Pée, la version finale en août 92.
Thème : Il s’agit d’une description des relations amoureuses dans le cadre ô combien bucolique de la montagne toujours accueillante.
Résumé : Sovien-te’n suberbèra hada/Pitnavam sus l’èrba rasada/Cernats de mila flors perhumadas/La montanha èra tota nosta/Sus dus còs ligats en un sol/Los crums nodavan un linçòu/A mieitat esconut lo só/Lissava lièt de velós doç.
Souviens-toi superbe fée/Quand nous gambadions sur l’herbe rase/Entourés de mille fleurs parfumées/La montagne était toute à nous/Sur nos deux corps liés en un seul/Les nuages ont lié un drap/Et le soleil à moitié caché/Lissait un lit de velours doux.
Refrain : Qu’èi conjugat lo vèrbe aimar/Per tots los temps, per tots los lòcs/Qu’èi conjugat lo vèrbe aimar/Dab lo ton còs/Dab lo ton còr.
J’ai conjugué le verbe aimer/Par tous les temps, par tous les lieux/J’ai conjugué le verbe aimer/Avec ton cœur, avec ton corps.
Représentations : Les deux CD enregistrés par Camin Casa en 1996 et 2008 comprennent une trentaine de chansons. Les 29 apparitions sur scène se répartissent entre juin 1991 et juin 2006. Ce sont essentiellement des textes du premier CD qui furent interprétés. On verra que seulement 6 appartiennent à CD 2. « aimar » n’en fait pas partie.

2. Apleguem-nse (regroupons-nous).

Date et lieu : Le début de la première version date du 07 juin 1989. Le titre provisoire était alors « té d’oc » (prononciation en Français). Car je suivis dans un premier temps la musique d’une chanson populaire du compositeur grec Théodorakis. Le titre se transforma vite en « aplegam » (regroupons) et cette chanson était destinée au départ au premier CD de Camin Casa en mai 1996. Mais comme nous ne voulions pas prendre le risque d’un conflit avec Théodorakis (droits d’auteur) nous avons envoyé à celui-ci une demande d’autorisation, rédigée, en Anglais, par Yves Salanave, en incluant dans la lettre les paroles de Camin Casa… Aucune réponse de Gréce nous parvenant, nous avons exclu la chanson du CD1. Pour le CD2 de 2008 (soit 12 années plus tard) j’ai donc proposé au groupe d’intégrer « apleguem-nse » (regroupons-nous) mais en changeant complètement la musique : Yannick Arrieux et Gilles Gayral furent à la base de ce nouvel air.
Thème : Nous avons conscience d’appartenir à un peuple déterminé à conserver sa langue et sa culture. Pour cela nous allons chanter et danser avec les fées réunies dans la prairie.
Résumé : Quan l’ausèth s’escapa deu nid/Non sauneja qu’a viatjar/Mes quan devien mei atjat/Que parla de tornar/Víver près de l’ostau.
Quand l’oiseau s’échappe du nid/Il ne songe qu’à voyager/Mais quand il vieillit/Il parle de revenir/Pour vivre près de chez lui.
Représentations : En public « aplegam » puis « apleguem-nse » fut interprété 10 fois.
Le 09 novembre 1991 au Foyer PTT rue de Nantes pour une fête de l’Estancada. Le 28 mars 1992, encore rue de Nantes, pour le 4ème anniversaire du Shiulet, la revue trimestrielle de l’Estancada. Le 27 mars 1993, encore rue de Nantes, dans le cadre du 5ème anniversaire du Shiulet. Le 29 mai 1993, rue de Nantes, à l’occasion d’un concert commun avec « los deus remparts » de Navarrenx . Le 29 janvier 1994, rue de Nantes, pour une fête de l’Estancada et un débat sur l’ouverture du Tunnel du Somport. Le 07 mai 1994 sur la Place Saint-Louis de Choisy-le-Roi à l’occasion d’une brocante. Le 26 novembre 1994, rue de Nantes, lors de l’AG de l’Estancada. Le 25 mars 1995 à la Maison pour Tous de Noisy-le-Grand au cours de la Journée occitane organisée par l’IEO. Le 27 mai 1995, rue de Nantes, pour fêter les 10 ans de l’Estancada. Le 18 novembre 1995, rue de Nantes, pour une soirée cabaret organisée par l’Estancada.
Commentaire : Pour l’enregistrement du CD nous nous sommes partagés les interventions vocales. Mais le jour J Alain ne se sentait pas tout à fait à l’aise pour interpréter son couplet (le 3ème). Au dernier moment Gilles se dévoua pour le remplacer et quitter pour une fois sa flûte.

3. Cap a Cap (nòrd)  et 4. Cap a Cap (sud(tête à tête).

Date et lieu : Dans les brouillons retrouvés apparaissent deux lieux parisiens et deux dates éloignées concernant des successions de sonorités et des jeux de mots. En septembre 1985 face au Musée du Louvre et devant la librairie Pandenas du 5ème arrondissement en juillet 1990. Un premier refrain construit à cette époque fut heureusement abandonné plus tard (je n’ose pas le répéter ici).
Thème : De longue date intrigué par les similitudes des consonances entre plusieurs mots je décidai d’associer et de faire succéder ces mots de même sonorité sans autre lien entre eux.
Résumé : Puisque le texte ne raconte pas une histoire ou une description ou un témoignage il est difficile d’isoler un couplet plutôt qu’un autre. J’en choisis toutefois un caractérisé par la syllabe « au« .
Haut d’Aussau/Vau mau nau/Plau sus Pau/Cèu hastiau/Cauta aubada/Cau la sau/Taus nau sauts/De l’aulhada.
Le haut d’Ossau/Vaut un mal neuf/Il pleut sur Pau/Ciel répugnant/Chaleureuse aubade/Il faut du sel/Pour les neuf sauts/De la brebis.
Refrain : Cap a Cap/Man a man/Qu’ei la ronda deus sons/Cap a Cap/Man a man/Atau dansan los mots.
Tête à tête, main dans la main, c’est la ronde des sons. Tête à tête, main dans la main, ainsi dansent les mots.
Représentations : « Cap a Cap » ne fut jamais chanté sur scène à ce jour.
Commentaire : Pourquoi deux versions pour ce chant, de mêmes paroles mais de musiques différentes ? Le groupe Camin Casa de l’époque était constitué de deux entités géographiquement éloignées. La version « nord » fut élaborée par les membres vivant en région parisienne. Yannick Arrieux m’assista pour la composition, essentiellement parlée. La composition de la version « sud » , plus musicale, concerne Sébastien Arrieux et Jean-Pierre Bergé au sud de la Garonne.

5. Lo monde arrevirat (le monde à l’envers).

Date et lieu : Sur plusieurs anciens brouillons retrouvés ne figurent ni date ni lieu des premières moutures. Mais comme j’utilise encore dans ces écrits l’écriture phonétique du Béarnais, j’en déduis leur ancienneté.
Thème : Le texte est l’adaptation, pour les paroles, d’une chanson de Paco Ibañez (en gardant l’air dans un premier temps) « el mundo al revés » –le monde à l’envers. Il s’agit du rêve d’un monde transformé utopique car à l’opposé (à l’envers) des réalités quotidiennes.
Résumé : Premier couplet de Paco Ibañez : Era una vez/Un lobito bueno/Alqué maltraban/Todos los cordellos. Il était une fois un gentil petit loup que maltraitaient tous les agneaux.
Premier couplet pour moi : Que i avè un dia, papà/Un brave labrit tot dóç/Qui èra sovent mau-métat/Per los sons motons tinhos. Il y avait un jour, papa, un brave labrit tout doux, souvent maltraité par ses moutons hargneux.
Dernier couplet pour nous, ressemblant fort à celui de Paco I : Ailàs tot aquò, mamà/Non l’èi jamei vís qu’un còp/Qu’èra quan saunejavi/Lo monde arrevirat. Hélas tout cela maman, je ne l’ai jamais vu qu’une fois, c’est quand je rêvais le monde à l’envers.
Représentations : Camin Casa a joué une fois « lo monde arrevirat » en public, le 27 décembre 2008, en l’église du Départ d’Orthez, pour une soirée au profit de la Calandreta, l’école occitane.
Quelques uns d’entre nous l’ont également chanté après une finale de championnat de France de rugby, le 06 juin 2009, sur la Péniche « le Mistral » amarrée dans le Canal de Saint-Denis à deux pas du Stade de France. Le club de St Denis, le Sdus, nous avait proposé d’animer l’après match, avec la  collaboration des membres de ce club, tous anciens joueurs comme nous.
Commentaires : Dans un des tous premiers brouillons parcourus je relève un vers pas retenu par la suite, sur l’équipe de rugby bien connue d’Oloron, le FCO (prononcer fécéo) : FCO prumèr de pora (FCO premier de poule). Car à l’époque le championnat de France était constitué de multiples « poules » de huit clubs – ce qui confirme l’ancienneté de ces premiers brouillons.
Avant de devenir « lo monde arrevirat » le titre premier de la chanson fut « lo monde a l’envers« , par analogie avec celui de Paco I (cité plus haut).

6. Los tres motociclistas (les trois motocyclistes).

Date et lieu : Cette chanson se veut être une parodie (respectueuse) d’un tube de nos amis les Pagalhós (suu pont de Mirabel) où la jeune Catherine reçoit l’hommage de trois cavaliers. J’adapte la situation à notre époque en faisant intervenir trois motocyclistes. Je modifie également l’air de ce chant.
Comme pour tout texte plusieurs versions se succèdent avant d’aboutir à l’ultime. Pour « los tres motociclistas » l’évolution du texte s’étend entre janvier et avril 1997 en divers endroits de la région parisienne.
Thème : Amandine, qui dort sur la place du village (alors que Catherine lavait son linge sous le pont), est réveillée par trois motocyclistes intéressés par sa personne. L’un des trois l’emmène sur sa moto 750 sous prétexte de se ravitailler en gazoil. On ne revit plus jamais ni la 750 ni Amandine.
Résumé : Couplet 1 : A l’ombra de las platanas la bèra Amandina que dromilhava. Tres joens motociclistas s’estacan, lo cap drin partvirat.
La belle Amandine dormait à l’ombre des platanes quand trois motocyclistes s’arrêtent près d’elle, le cœur un peu retourné.
Couplet 4 : A l’ombra de las platanas ua mair desesperada  despuish que plorava. A l’ombre des platanes, depuis, une mère désespérée ne cesse de pleurer.
Représentations : Aucune représentation en public pour « los tres motociclistas »
Commentaires : Le titre choisi à l’origine était « Amandina« . Mais je l’éliminai  pour deux raisons. D’une part parce que un prénom apparaissait déjà dans deux de mes textes, dans le CD 1 : Melina et Baptista et je ne voulais pas en rajouter un troisième. D’autre part, l’originalité de la chanson est l’intervention de motocyclistes, ce qui est peu courant dans la chanson béarnaise.
Graciela joua un rôle important dans l’arrangement de cette chanson.

7. Comunicacion (communication).

Date et lieu : « Comunicacion » est la seule chanson de ce CD 2 dont je n’ai pas écrit les paroles, la paternité revenant à Philippe Labarère, l’ami Moneinchon bien connu (habitant de Monein comme chacun sait). A l’époque il vivait à Paris, membre influent de l’Estancada et de Camin Casa, et écrivit ce texte un peu avant 2005. Dans l’optique d’un futur enregistrement j’encourageai Philippe à me fournir son œuvre. Pour la musique je m’inspirai de plusieurs airs connus que j’accommodai à ma sauce, morceau découpé en 3 parties musicales. La dernière version date du 18 juillet 2006, certainement en Béarn.
Thème : La chanson traite des relations, voire des conflits, entre différents âges : papy et mamie, l’écolier et son père face aux résultats, la cuisinière et sa tablée …
Résumé : Des six couplets présents (durée totale : 4 min 06) j’isole le deuxième.
Quan lo vielh tornava hart/Hens la solharda en s’espatarar/Que i avè mus a casa/Eth temps de har ua analisa/E dab un gran cóp d’escoba/La mair-grana que hasè proba.
Quand le vieux revenait bien saoul/Et s’étalait dans la remise/On lui faisait une drôle de tête à la maison/Le temps de faire une analyse/Et à grands coups de balai/Grand-mère faisait de la poussière.
Refrain : E permor qu’at sabè/La coda en darrèr/Lo car qu’arroganhè/Capvath de l’escalèr.
Et parce qu’il le savait/La queue en arrière/Le chien grognait/Caché sous l’escalier.
Représentations : Aucune représentation en public pour « comunicacion ».

8. Canta beròja (chante la belle).

Date et lieu : Pas de trace des tous premiers brouillons, ce qui m’empêche de préciser la date et le lieu de naissance de « canta beròja ». Mais les feuilles disponibles prouvent l’ancienneté de la chanson car l’écriture utilisée est encore phonétique, par exemple le titre : « cante berroye« .
Thème : La chanson évoque les diverses étapes de l’histoire d’un couple, avec entre autres la première rencontre, la séparation et les retrouvailles.
Résumé : Je cite simplement le premier vers de chacune des huit parties.
S’èm encontrats, s’èm coneguts, s’èm embrassats, s’èm aimats, s’èm pelejats, s’èm separats, s’èm regrettats, s’èm retrobats.
On s’est rencontrés, connus, embrassés, aimés, disputés, séparés, regrettés, retrouvés.
Refrain : Canta, canta, canta beròja/Canta, canta, dinc a doman/Canta, canta, canta, beròja/Canta, canta, dinc au matiau.
Chante la belle/Chante jusque à demain/Chante la belle/Chante jusqu’au matin.
Représentations : Aucune prestation en public pour »canta beròja ».
Commentaire : Le dernier couplet décrit la situation réelle que j’ai vécue avec Hélène, c’est à dire des retrouvailles, après quelques années, un jour de marché, en traversant la rue.
S’èm retrobats
 quèra dia de mercat/Lo camin que l’avem tots dus traucat.
Nous nous sommes retrouvés un jour de marché/Nous avons tous les deux traversé le chemin.


 Les 7 autres chansons du CD 2 font l’objet de la deuxième partie de l’étude.

Camin Casa : commentaires sur CD 1 (deuxième partie)

La première partie des commentaires sur le CD 1 du groupe Camin Casa concernait les titres 1 à 8 de ce disque. Nous abordons maintenant les commentaires sur les titres 9 à 15, en conservant le même plan de route : date et lieu de naissance (quand mes archives retrouvées le permettent), thème et résumé, refrain s’il existe, représentations (date, lieu, cause), anecdote ou commentaire personnel.
Rappels : Camin Casa est le groupe de chant de l’Association occitane de Paris,  l’Estancada. Le premier CD de ce groupe fut édité en mai 1996. Sa composition est donnée dans dans la première partie publiée le 14 février 2019, ainsi que quelques infos sur l’enregistrement au studio Arbus de Pontacq.

9. Baptista (Baptiste).

Date et lieu : Les prémisses datent de juillet 1977 pour ce qui concerne l’idée générale et le plan à suivre mais après un plus ou moins long silence l’essentiel était dit en octobre 1993, pour les paroles du moins, car plusieurs moutures se succédèrent pour la musique avant le choix définitif.
Thème : Depuis les années 1970 je vivais assez mal les antagonismes entre classes sociales différentes (aujourd’hui cela reste encore le cas en partie) : paysan jalousant l’ouvrier, et inversement ; les uns et les autres critiquant les fonctionnaires etc … Pourtant chacun d’eux est « exploité » ou déconsidéré par le pouvoir, politique mais surtout économique et financier. Un peu plus tard j’allais même illustrer ce ressenti par une bande dessinée parue dans le Shiulet, la revue trimestrielle de l’Estancada.
Résumé : La chanson suit l’évolution de Baptiste à travers les générations : paysan puis ouvrier puis fonctionnaire, toujours dans la difficulté malgré leur investissement. Le dernier couplet exprime le souhait ou l’espoir que tous apprennent à se connaître mieux les uns et les autres.
Chacun des 3 premiers couplets commence par « jo mossur que m’apèri Baptista » (moi, monsieur, je m’appelle Baptiste). Le dernier commence par : « tots açi que s’apèram Baptista/tots amassa que’ns vam segotir drin » (ici nous nous appelons tous Baptiste/ tous ensemble nous allons réagir -on va se secouer un peu)  
Représentation :  Sur les 29 représentations en public de Camin Casa, entre juin 1991 et mai 2009 « Baptista » ne fut jamais interprété, cas plutôt rare parmi les 15 textes de ce CD 1.
Commentaire : Pour bâtir « Baptista » je me suis dans un premier temps appuyé sur un air populaire connu, dont je ne me souviens pas du titre pour le mmment.

10. Lo desbrombat (l’oublié).

Date et lieu : Cette chanson prit naissance réellement le 26 octobre 1989 sur … l’autoroute Paris-Libourne.
Thème : Depuis quelque temps déjà le Béarnais Casabonne était emprisonné en Espagne pour complicité avec l’E.T.A. Nous en parlions souvent dans le Shiulet. L’idée me vint d’écrire un texte en soutien à tous les prisonniers politiques dans le monde, acteurs réels ou sympathisans d’une cause : la chanson se veut donc universelle, aucun nom propre de personne ou de pays n’est cité.
Résumé : Cançon deu desbrombat /Qui’s poiresh en preson/Sonque per la rason/D’aimar la libertat/Tà tu vam caminar/Dinca sias desliurat.
Chanson de l’oublié/Qui pourrit en prison/Pour la seule raison/D’aimer la liberté. Pour toi nous marcherons/Jusqu’à ta délivrance.
Représentations : « lo desbrombat » fut interprété par Camin Casa en 6 occasions. Le 28 mars 1992 lors du 4ème anniversaire du Shiulet, au Foyer PTT de la rue de Nantes. Le 29 mai 1993 au cours d’un Concert commun avec « los remparts » de Navarrenx, rue de Nantes. Le 29 janvier 1994 pour une fête de l’Estancada centrée sur un débat concernant la construction du Tunnel routier du Somport en Vallée d’Aspe, encore rue de Nantes. Le 25 mars 1995 à la Maison pour Tous de Noisy-le-Grand, dans le cadre de la journée occitane de l’IEO. Le 27 mai 1995, rue de Nantes, pour célébrer les 10 ans de l’Estancada. Le 18 novembre 1995 pour une soirée cabaret de l’Estancada, rue de Nantes.
Commentaire : En général je proposais une nouvelle composition lors d’une répétition de Camin Casa ou du moins à un ou plusieurs membres du groupe. Pour « lo desbrombat » je me souviens très bien avoir fait découvrir cette nouveauté lors d’une veillée du vendredi soir de l’Estancada rue des cinq diamants, Paris 13ème.

 11. Que’t vau parlar (je vais te parler).

Date et lieu : L’idée et le plan général de cette chanson ont démarré sur l’autoroute entre … Washington et New-York en février 1991. Pour quelques jours chez les Salanave pas loin de la Maison Blanche (mais sans y avoir été reçus) Yves nous mena en voiture à Brooklyn que nous découvrîmes sous la neige. La chanson se termina fin mars 1991.
Thème : Très souvent des êtres ou des éléments naturels au départ sympathiques peuvent avec le temps devenir menaçants.
Résumé : Chaque couplet débute par la même phrase : « que’t vau parlar » (je vais te parler). La beroja flor m’a urpiat/Lo sorelh cauhant ma cremat/La canha fidèu m’a nhacat/La hemna aimanta m’a quitat/Lo gaujós mainat a creishut/Lo tan preciós païs s’ei vueitat.
La fleur odorante m’a griffé/Le soleil réchauffant m’a brûlé/La fidèle chienne m’a mordu/La femme aimante m’a quitté/Le joyeux garçon a grandi/Le pays si précieux s’est vidé.
Représentation : Nous n’avons interprété « que’t vau parlar » qu’une seule fois, le 14 septembre 1996 à Prunay-sur-Essonne lors d’une fête familiale chez les Gayral.
Commentaire : Il me semble me rappeler que cette chanson, à sa sortie, fut la préférée de mon cher filleul Sébastien.

12. Color e dolor (couleur et douleur).

Date et lieu
: Les étapes successives de « color e dolor » furent décembre 1991, janvier 1992 (encore une fois en partie dans le métro) et mars 1992 pour la finition.
Thème : Cette chanson rend hommage à un ami cher, François Laplace, disparu en mer. Cette mer qu’il connaissait si bien en tant que pêcheur mais qui eut la cruauté de le garder définitivement un jour en son sein.
Résumé : Dehens l’aiga verda/La vita s’i perd/E l’alga glapauta/Se la guarda plan cauta.
Dans l’eau verte/La vie s’est perdue/Et l’algue goulue/La conserve bien au chaud.
Refrain : A cadun agrada ua color/Jo m’adromi dab ua dolor/La musica s’ei estancada/De hèsta n’i averà mei nada.
Chacun a une couleur préférée/Moi je m’endors avec une douleur/La musique s’est arrêtée/Il n’y aura plus de fête.
Représentation : Nous n’avons jamais interprété en public « color e dolor ».

13. La nòvia (la mariée).
La deuxième chanson de ce disque empruntée, toujours avec autorisation de l’intéressé, au groupe Nadau.
Thème : Nadau décrit le cortège nuptial qui accompagne la mariée du couple.
Résumé : Com un plumajon blanc/La nōvia se’n anava/Que nevava lo tranc/Suu camin d’on passava.
Comme un flocon blanc/Allait la fiancée/L’aubépine neigeait/Sur son chemin.
Représentations : Nous avons chanté en public « la nòvia » en 6 occasions.
Le 14 août 1993 en l’église de Saint-Saturnin (Charentes) pour le mariage de Dolo et Philppe Labarère (Camin Casa était accompagné de Hélène Manaud-Pallas, Thierry Conter et Pierre Lahitète). Le 29 janvier 1994 pour la fête de l’Estancada et le débat sur le Tunnel du Somport, au Foyer PTT rue de Nantes. Le 26 novembre 1994, rue de Nantes, lors de l’AG de l’Estancada. Le 25 mars 1995 à la Maison pour tous de Noisy-le-Grand dans le cadre de la journée occitane proposée par l’IEO. Le 27 mai 1995, rue de Nantes, pour fêter les 10 ans de l’Estancada. Le 18 novembre 1995 encore rue de Nantes lors d’une fête (encore une !) de l’Estancada.
Commentaire : « la nòvia » fut la seule chanson du disque interprétée en duo (Jean Fourcade et moi), avec l’accompagnement de Graciela au piano. Un peu au dernier moment pour compléter à 15 titres le CD.

14. Nosta lenga (notre langue).

Date et lieu : Lors de l’été 1984, à Saint-Pée, j’ébauchais une liste des métiers en voie de disparition dans la campagne et des changements ou bouleversements apparus dans l’organisation du travail chez les paysans. Je constatais que la langue du pays subsistait, en particulier autour du chant, mais que des menaces pesaient sur elle. D’où l’idée de la défendre à travers d’une chanson intitulée au départ « noste loengue », car j’utilisais alors l’écriture phonétique. Plusieurs étapes menèrent à la rédaction définitive, durant l’été 1985.
Thème : Nous sommes bientôt au XXIéme siècle. Tout change, tout évolue dans nos campagnes. C’est la rançon du progrès. Mais qu’on ne touche pas à notre langue maternelle, qui refuse de se laisser engloutir par le torrent du conformisme.
Résumé : Ara tot se’n va au nom de l’evolucion/Ara los tropèths son apielats dens camions com paquets/Ara cadun de son costat que’s hè eth tribalh.
Maintenant tout disparaît au nom de l’évolution/Maintenant les troupeaux s’entassent dans des camions comme des paquets/Maintenant chacun fait son travail de son côté.
Refrain : Mes no caleré pas tocar a nosta lenga/Qui luta tà non pas acabar engolida/Que vóli parlar, que vóli cantar, que vóli aimar/En Biarnès, en Occitan.
Mais il ne faudrait pas toucher à notre langue/Qui se bat pour ne pas finir engloutie/Je veux parler, chanter, aimer/En Béarnais, en Occitan.
Représentations : En 9 occasions Camin Casa a chanté en public « nosta lenga ».
Le 26 septembre 1992 lors du 26ème festival de la chanson béarnaise à Siros (nous étions descendus en train pour ce week-end, pour cette fin de semaine, disent avec plus de justesse noa amis québécois). Le 27 mars 1993 pour le 5ème’ anniversaire de la revue lo Shiulet, au Foyer PTT rue de Nantes. Le 29 mai 1993 lors de la venue rue de Nantes, pour un concert  du groupe béarnais « los Remparts de Navarrenx« . Le 29 janvier 1994 au cours du débat organisé rue de Nantes au sujet du projet de tunnel sous le Somport. Le 07 mai 1994 Place Saint-Louis de Choisy-le-Roi, lors d’une brocante. Le 26 novembre 1994 lors de l’AG de l’Estancada rue de Nantes. Le 25 mars 1995 à la Maison pour Tous de Noisy-le -Grand, à l’occasion de la Journée occitane de l’IEO. Le 27 mai 1995 pour fêter les 10 ans de l‘Estancada, rue de Nantes. Le 18 novembre 1995, rue de Nantes, pour une soirée Cabaret de l’Estancada.

Commentaire : Quand Camin Casa fut invité au festival de Siros en septembre 1992 chaque groupe interprétait une seule chanson. Au cours de nos répétitions parisiennes nous disposions de plusieurs textes et il fallut donc en choisir un. Notre guitariste, mon frère Alain, émit le vœu qu’on écarte « nosta lenga » car il ne se sentait pas près. On vota. Une seule voix ne sollicita pas « nosta lenga » :  … celle d’Alain qui dut se résigner à nous suivre. Sur la scène, alors que le présentateur nous posait quelques questions, Alain eut un début de panique, pensant avoir oublié la première phrase, et Philippe dut lui souffler les premières paroles. Puis tout se déroula correctement.

15. Marteror (la Toussaint).

Date et lieu : La chanson « Marteror » débute au coin du feu de cheminée de la maison familiale en présence de mon père, en novembre 1982. Atmosphère propice associée au lieu, à la saison et à la présence paternelle. Les rimes phonétiques en « ou » s’enchaînant naturellement, avec Marteror, cançon, amor, maison … il restait à trouver un prénom féminin adapté à cette même rime. Avant de choisir Marilon (prononcer Marilou) d’autres prénoms furent essayés dont Ginon (prononcer Ginou) en premier.
Thème : La période de la Toussaint, outre l’aspect religieux et le recueillement auprès des disparus de la famille, est aussi la saison aux mille couleurs et senteurs, aux cueillettes et ramassages de fruits et champignons, à la chasse à la palombe.
Résumé : A Marteror pètan castanhas au còr deu huec, tot qu’ei color, tot qu’ei aulor, los caçadors pausan palomas e llevan pintons.
A la Toussaint éclatent les châtaignes au coin du feu, tout est couleur, tout est odeur, les chasseurs posent les palombes et lèvent les bouteilles.
Refrain : Qu’ei la cançon de Marteror/Tà tu l’amor, tu Marilon.
C’est la chanson de la Toussaint/Pour toi l’amour, toi petite Marie.
Représentations : En public « Marteror » ne fut chanté qu’une seule fois, par Camin Casa, le 29 juin 1991 pour l’AG annuelle de l’Estancada au Foyer PTT rue de Nantes. Mais « Marteror » fut auparavant interprété au Festival de Siros, en septembre 1984, par le groupe de Saint-Pée qui comprenait Constant et Eloi Bergeras, Angèle et Jean Fourcade, et votre serviteur, Michel Berdot . La même soirée mon frère Alain et moi étions intervenus avec « atau qu’ei la vita ».
Commentaire : La première personne à qui je présentai « Marteror » fut André Fourcade et une des premières fois que le groupe de Saint-Pée (avec moi) l’interpréta fut au restaurant Lacassie à Lurbe, lors du mariage de Marie-Pierre Bergeras-Mongrand.

Camin Casa : commentaires sur CD 1 (première partie)

Le premier CD édité par le groupe occitan Camin Casa date de mai 1996. Dans ce qui suit j’apporte quelques commentaires sur les textes et les musiques (quand ils sont personnels), pour chaque composition : date et lieu du début de création  (de mémoire ou à partir de document retrouvé), parfois motivation d’écriture, retour sur l’interprétation en public …  Pour étayer cela  j’ai retrouvé dans notre grange de nombreux documents en décembre 2018.
Je décompose cette étude en deux parties, pour alléger chacune d’elles. La première partie contient les chansons numérotées de 1 à 8, la seconde de 9 à 15.
L’enchaînement des chansons ne respecte pas la chronologie des créations ou des représentations mais l’ordre dans lequel elles apparaissent dans le CD. Je compléterai cette étude au fur et à mesure des documents retrouvés. Ce travail sur CD 1 pourra plus tard se renouveler avec CD 2.
Outre le thème on retrouvera le refrain quand il y en a un et le lieu des représentations ainsi que les circonstances de la représentation.
Douze personnes sont à la base de CD enregistré et mixé dans le studio Arbus de Pontacq. Six voix de membres de l’Estancada, domiciliés en région parisienne à l’époque : Alain, Graciela et Michel Berdot, Philippe Labarère, Joëlle Peyriller et Alain Sibé. Quatre voix du village de Saint-Pée d’Oloron, intervenant sur cinq des quinze chansons du disque : Constant et Eloi Bergeras, Angèle et Jean Fourcade. Deux musiciens s’ajoutant à la guitare d’Alain Berdot et au piano de Graciela : Gilles Gayral pour la flûte à bec et Servais Severin pour les percussions (avec l’aide de notre preneur de son Jeannot Arbus pour une chanson).
L’enregistrement de ces 15 chansons s’étala sur … deux journées de mai 1996, ce qui peut expliquer certaines insuffisances que ce peu de temps nous empêcha de corriger.

1.Tostemps seguir (toujours suivre).

Date et lieu : C’est en avril 1991 que s’ébauchèrent le refrain et quelques têtes de paragraphes, à Lanne en Barétous, chez Manaoüt, en marchant, seul, sur le chemin descendant vers Mendiondo, pour le tout début. L’essentiel fut élaboré et terminé en septembre 91 à Vitry-sur-Seine ; le 14 de ce mois deux couplets prirent naissance dans le métro parisien (mais oui), ceux concernant le curé et le Président.
Thème : Enfant, ado, adulte, on est dirigé, conditionné, par des individus ou des institutions. Obéir d’abord avant de se lancer dans toute initiative.
Refrain : Que cau tostemps seguir / Quauqu’un o quauqu’arren / Que cau tostemps seguir / Carratz e demorar darrèr.
Il faut toujours suivre / Quelqu’un ou quelque chose / Il faut toujours suivre / Se taire et rester derrière.
Résumé : Il faut suivre le père, la mère, le curé, l’instituteur, le Président, le général, un parti, l’Amérique. Mais un jour je serai devant quand les amis me suivront jusqu’à un trou dans la terre.
Représentations : Camin Casa a interprété « tostemps seguir » sur scène en une seule occasion, le 02 novembre 1989, pour une fête de l’Estancada (Association Occitane de Paris), dans le foyer PTT de la rue de Nantes à Paris.
Commentaires : Chanson préférée d’un copain du rugby de Saint-Denis, Patrick Gosselin, ça change ds chansons paillardes classiques.
En avril 1997 l’Association occitane d’Anglet « Ací Gasconha » me sollicita pour que je leur fasse parvenir tous les texte du CD ainsi que la musique de « tostemps seguir » et d’une autre chanson, comme nous le verrons un peu plus loin. Leur lettre se terminait par les remerciements gascons et par « croyez que nous ferons le meilleur usage de vos deux chansons ».

2. Ací l’amor t’apèra (ici l’amour t’appelle).

Date et lieu : Naissance de la chanson (pour l’idée générale du moins) le 15 mars 1991, dans le métro parisien (je n’ai pas relevé dans quelles stations). Elle se termina le 05 avril 1991.
Thème : La séparation de deux amants à cause du travail (ou du manque de travail au pays) oblige l’un(e) d’eux à en chercher ailleurs.
Refrain : Ací l’amor t’apèra / Tà la vita sancèra.
Ici l’amour t’appelle / Pour toute la vie.
Résumé : Promesses d’argent, promesses de vent, tu as trop rêvé à un ailleurs doré. Chez toi tu as perdu ton travail et tu as cru en retrouver un plus loin.
Représentations : Camin casa a interprété « ací l’amor t’apèra » sur scène en quatre occasions. Le 27 mars 1993 pour le cinquième anniversaire de la Revue « lo Shiulet » et le 29 mai 1993 lors d’un Concert commun avec « los deus remparts » de Navarrenx, les deux fois rue de Nantes à Paris. Le 14 septembre 1996 à Prunay-sur-Essonne pour une fête familiale chez les Gayral et le 19 septembre 1998 lors du repas des 7èmes rencontres vocales pyrénéennes d’Aramits (18ème année du Concours des chiens de berger).
Commentaire : Dans un premier temps les paroles s’appuyaient sur la musique de … Lili Marlène. Facile à vérifier, les dites paroles s’accordent très bien avec cet air. Nos quatre amis de Saint-Pée participent à ce chant.

3. Mon país qu’ei la montanha (mon pays c’est la montagne).

Date et lieu : La lecture des brouillons disponibles donne à penser que les deux premiers paragraphes de la version béarnaise (voir plus loin) datent du 08 juillet 1990. Pour les deux suivants il fallut attendre mars 1992.
Aucune indication relevée sur le lieu d’origine.
Thème : inspiré de la chanson du Québécois Gilles Vigneault (mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver). C’est grâce à cet auteur-compositeur, ainsi qu’à son compatriote Félix Leclerc, que je tombai amoureux du Québec, au point d’y vivre 18 mois dans les années 1972-73. Un peu plus tard, en septembre 1982 je finissais de composer, par mimétisme, en Français, « mon pays c’est la montagne » avant d’adapter le texte en Béarnais presque 10 ans plus tard.
Résumé
Mon pays c’est la montagne et ses sommets majestueux, sentinelle de l’Espagne, siège de torrents, senteurs et pâturages, de bergers à fière allure et d’animaux multiples en liberté comme les brebis, les isards, les marmottes, les vautours, l’ours et le labrit.
Représentations : « mon país qu’ei la montanha » a été chanté en huit occasions. sur scène. Le 14 septembre 1996 à Prunay-sur-Essonne pour une fête de famille chez les Gayral. Le 28 septembre 1996 à Siros lors du 30ème festival de la chanson béarnaise. Le 19 septembre 1998 à Aramits, pour les 7èmes rencontres vocales pyrénéennes. Le 06 novembre 2002 à Neuilly-sur-Marne, dans le cadre d’un club de voile local. Le 27 mars 2005 à Pomponne pour les 50 ans de l’ami Jean-Claude Arrieux. Le 23 juin 2006 dans la Maison des Pyrénées Atlantiques  (avenue de l’Opéra à Paris) pour la fête de fin de saison de l’Estancada. Le 27 décembre 2008 à l’Eglise du Départ d’Orthez, au profit de la Calandreta. Le 14 mai 2009 dans la Maison des Pyrénées Atlantiques (avenue de l’Opéra à Paris) pour la soirée promotion de notre CD 2.
En plus de ces représentations de « mon país qu’ei la montanha » avec Camin Casa cette chanson fit partie du répertoire des Saint-Péens, que j’accompagnais, le 11 décembre 2010, à la maison de retraite du Parc Pommé d’Oloron. Elle fut également chantée sur la Péniche « le Mistral« , sur le Canal de Saint-Denis, jouxtant le Stade de France, après une finale du Championnat de France de rugby, par les copains de Camin Casa et du SDUS (club de St Denis), le 06 juin 2009. 
Commentaire : Cette chanson est la seule qui figure sur les deux CD de Camin Casa : 1996 et 2008. Par rapport à 1996 un couplet supplémentaire a été ajouté en 2008, apparaissant en dernière position. Sa création débuta le 21 septembre 1996 … encore dans le métro. « Mon país qu’ei la montanha » garde la préférence de nos amis de Saint-Pée Jean et Angèle qui l’ont entamé en plusieurs occasions dans des soirées animées, tout comme Laurent Pedelaborde. 

4. Melinà (Mélina).

Date et lieu : Le 18 août 1993 , dans la voiture nous ramenant d’Oloron à Vitry-sur-Seine, en présence de nos deux filles Aurélie et Séverine, je fredonnais l’air du futur refrain et une ébauche de ses paroles. La chanson fut pratiquement achevée, après plusieurs étapes, en septembre 1993.
Thème : La conquête de l’être aimé (ou espéré) peut parfois se réaliser grâce à  l’aide de l’alcool.
Refrain : Melinà, au còrn de ton còr guarda ua plaça/Melinà, que vam vàder vielhs amassa.
Mélina, garde-moi une place dans le coin de ton cœur/Mélina, nous allons vieillir ensemble.
Résumé : L’histoire de chaque couple reste gravée dans la mémoire. On ne peut pas leur voler. Pour nous c’est une boisson autorisée, mais dont il ne faut pas abuser dit-on, qui permit de franchir une barrière paraissant jusque là infranchissable. 
Représentations : En deux occasions le groupe Camin Casa a interprété « Melinà » devant un public. Le 29 janvier 1994, au Foyer PTT rue de Nantes, pour une fête de l’Estancada lors de laquelle était organisée un débat sur le Tunnel de la Vallée d’Aspe. Le 14 septembre 1996 à Prunay-sur-Essonne pour une fête de famille chez les Gayral.
« Melinà » fut également interprété par les Saint-Péens à la Maison de Retraite du Parc Pommé d’Oloron le 11 décembre 2010 ainsi que le 06 juin 2009 sur la péniche « le Mistral » aux abords du Stade de France, par Camin Casa et quelques copains de l’équipe de rugby de Saint-Denis, regroupés sous l’étiquette de Cantoval.
Signalons aussi
 que deux formations béarnaises ont inclus « Melinà » dans leur production : « los remparts de Navarrenx » dans un CD et Arraya, dirigé par Didier Fois, dans un DVD. 
Commentaires
: Au départ on apprécie une musique créée par un copain africain qui se joignait à nous lors de certaines soirées de l’Estancada. J’ai ensuite adapté le refrain et modifié la mélodie des couplets. Le choix du prénom Mélina ne fut pas immédiat : les brouillons font apparaître Agata, Alicia, Elisa, Cristina, Irena ….
Finalement je gardai Mélina, prénom d’une nièce argentine de Graciela, qui devait avoir autour de 5 ans à l’époque. Des amis proches ne comprirent pas que je négligeai les prénoms de ma propre famille : Hélène, Aurélie, Séverine.
Les quatre Saint-Péens interviennent dans cette chanson, chanson qu’en plusieurs occasions Angèle et Jean Fourcade entamèrent au milieu des textes de Nadau ou Pagalhós – merci !

5. Mau de còr (mal de cœur).

Date et lieu : Débuts de cette chanson (mélodie et au moins le premier couplet) le mercredi 28 août 1991 à la Mouline, au pied de la Montée Impossible à Arette. Fin des vacances scolaires, à la veille de remontée sur Paris, personne au bord du Vert d’Arette, les vacanciers et touristes ont déjà quitté la région. Nous sommes tous les quatre seuls à bénéficier de cet après-midi ensoleillé : Hélène et moi avec nos deux filles Aurélie (8 ans) et Séverine (5 ans). De suite me vient l’envie de chanter le bonheur de se trouver ainsi en famille dans ce cadre idyllique, au bord de l’eau, en pleine montagne. Joie intérieure, extase, et pourtant chanson plutôt … mélancolique, d’où son titre.
Le texte fut achevé en septembre 1991 à Vitry.
Thème : Encore un hymne à la montagne, car elle est capable de transformer la peine du moment en l’espoir de retrouver la joie de vivre. 
Résumé : Si lo còr que hè tròp de mau/Ua musica me jumpa/L’arridèr d’ua mainada/O lo gorgolh deu gave (premier couplet).
Quand le cœur a trop mal/Une musique me berce/Le rire d’une enfant/Ou le « glouglou » du gave.
Pour la traduction du « gorgolha » du gave on pourrait trouver mieux que « glouglou ».
Représentations : Pas moins de dix représentations en public pour « mau de còr ». Le 09 novembre 1991 pour une fête de l’Estancada rue de Nantes à Paris, au Foyer PTT. Le 29 février 1992 à Saint-Denis (Bourse du Travail)  dans le cadre des Elections Régionales, en soutien à la liste Entau  Païs, menée par David Grosclaude. Le 28 mars 1992 pour le 4ème anniversaire de la revue de l’Estancada lo Shiulet au Foyer PTT de la rue de Nantes. Le 27 mars 1993 pour le 5ème anniversaire du Shiulet au Foyer PTT rue de Nantes. Le 29 mai 1993 lors de la réception du groupe de Navarrenx los remparts, au Foyer PTT. Le 29 janvier 1994 pour la fête de l’Estancada et le débat sur le Tunnel de la Vallée d’Aspe, au Foyer PTT. Le 26 novembre 1994 à l’issue de l’Assemblée Générale de l’Estancada, rue de Nantes. Le 25 mars 1995 à Noisy-le-Grand (Maison pour tous) dans le cadre de la journée occitane de l’IEO. Le 27 mai 1995 pour les 10 ans de l’Estancada, rue de Nantes. Le 18 novembre 1995, rue de Nantes, pour une soirée cabaret organisée par l’Estancada.
Commentaire : chanson préférée de Jean-Claude Larco, un professionnel de la chanson française, dans le show-biz quoi, de quoi flatter mon ego.

6. Atau qu’ei la vita (ainsi est la vie).

Date et lieu : En juillet 1982, à Avignon, naquit « atau qu’ei la vita », sur les bords du Rhône, en présence d’Hélène. Musique traditionnelle du Chili, rapportée par mon frère Alain après ses séjours en Amérique latine. Refrain de suite adopté et adapté ainsi que  les têtes des paragraphes – montagne, gave, plaine, animaux de ferme. Pour le moment les couplets sont complétés par lalalalala, avec en plus dans chaque cas l’opposition entre le positif et le négatif. Les autres étapes de la chanson datent de l’été 1984 et une ultime version en juin 1990.
Thème : La vie est faite de hauts et de bas (rapports amoureux, aléas financiers, santé … ) à l’image des soubresauts de la nature.
Refrain : Atau son mas amoretas/Pleas de navèras suspresas/Atau qu’ei la vita/Un còp haut un còp baish/Qu’ei com ua dança /Pè dret e pè gauche.
Ainsi sont mes amours/Pleines de nouvelles surprises/Ainsi est la vie/Une fois vers le haut, une fois vers le bas/C’est comme un pas de danse/Pied droit puis pied gauche.
Résumé : La montagne passe du sommeil au grondement, le gave du cours calme au torrent, la plaine de la lumière à la misère …
Voici quelques paroles de la chanson chilienne inspiratrice : Esta mujer està loca, quiere que la quiero yo, la quiere el su marido, el tiene l’obligacion.
Représentations : En quatorze occasions (record) Camin Casa a interprété « atau qu’ei la vita » devant le public. Le 29 juin 1991 pour l’Assemblée Générale de l’Estancada, au Foyer PTT des Lilas rue de Nantes à Paris. Le 09 novembre 1991 pour une fête de reprise de l’Estancada rue de Nantes. Le 29 février 1992 à la Bourse du Travail de Saint-Denis en soutien de la liste Entau Païs de David Grosclaude aux Elections Régionales. Le 28 mars 1992 pour le 4ème anniversaire du Shiulet rue de Nantes. Le 18 avril 1992 au Palais des Sports de Saint-Denis à l’occasion d’une journée internationale de basket. Le 26 mai 1992 au restaurant Les Muses de la rue Saint-Honoré à Paris, sur invitation du Lion’s Club du 9ème arrondissement (vous avez bien lu). Le 27 juin 1992 à la fête de l’Ecole Diderot de Vitry (Aurélie et Séverine élèves). Le 27 mars 1993 pour le 5ème anniversaire du Shiulet, rue de Nantes. Le 29 janvier 1994 pour la fête de l’Estancada et son débat sur la Vallée d’Aspe, au Foyer PTT. Le 07 mai 1994 à l’occasion d’une brocante Place Saint-Louis à Choisy-le-Roi. Le 26 novembre 1994 pour l’A.G. de l’Estancada rue de Nantes. Le 25 mars 1995 à la Maison pour Tous de Noisy-le-Grand (journée occitane de l’I.E.O.). Le 27 mai 1995 pour célébrer les 10 ans de l’Estancada rue de Nantes. Le 18 novembre 1995 pour une soirée cabaret de l’Estancada rue de Nantes.
À l’occasion d’une finale de Championnat de rugby on a chanté (Camin Casa et les copains de l’équipe de Saint-Denis, groupe Cantoval) « atau qu’ei la vita » sur une Péniche du Canall de St Denis le 06 juin 2009.
Avec mon frère Alain (qui nous accompagnait à la guitare) nous avons interprété « atau qu’ei la vita » au Festival de la Chanson béarnaise de Siros en septembre 1984.
Avec Alain et Joël Sourbet nous avons chanté ce tube à la fête annuelle du Réveil Basco Béarnais de Paris le 04 décembre 1984 et enfin, encore avec Alain, à la fête patronale d’Eysus l’été 1985.
Commentaire : Il arrive que l’expression « atau qu’ei la vita » soit employée dans la conversation de tous les jours. Chanson préférée d’une copine de l’Estancada, Hélène Manaud.

7. Paísans de noste (paysans de chez nous).
Pour le moment (février 2019) aucune trace de brouillon indiquant l’origine (date et lieu) de la chanson mais je sais que c’est certainement un de mes plus anciens textes écrits, entre 1965 et 1968.
Origine de la musique : traditionnel Limousin. Les deux sœurs Rosina et Peirina (j’ai oublié leur nom de famille) ont bâti une chanson sur cette musique. Je leur ai demandé l’autorisation (obtenue) de conserver l’air mais mes paroles n’ont aucun rapport avec les leurs.
Thème : Dans les années 70 politiquement agitées, voici une des chansons dites « engagées » qui voulait sortir des thèmes traditionnels du berger et de la bergère. À l’écoute du milieu paysan dans lequel je baignais durant mes séjours en Béarn, principalement évidemment sur Saint-Pée d’Oloron, je résumai les problèmes de l’époque du monde agricole, en les schématisant quelque peu pour apparaître plus percutant. La situation a-t-elle vraiment changé ?
Résumé : Alors que moutons et veaux, toujours aussi forts, sont payés moitié prix, dans nos villes le prix de la viande a doublé. Hier nous faisions du maïs, aujourd’hui du lait, demain un peu de tout, jamais ce que nous voulons, toujours ce que nous devons, maintenant ça suffit !
Représentations : Pour « paísans de noste » je relève cinq représentations  en public. Le 09 novembre 1991 pour une fête de l’Estancada au foyer PTT des Lilas. Le 29 février 1992  à la Bourse du Travail de Saint-Denis lors d’un meeting sur les Élections Régionales (liste Entau País). Le 28 mars 1992 pour le 4ème anniversaire du Shiulet rue de Nantes. Le 18 avril 1992 au Palais des Sports de Saint-Denis pour une journée internationale de basket. Le 27 mars 1993 pour le 5ème anniversaire du Shiulet, rue de Nantes.
Commentaire : Dans les années 70, avec Marti dans le Sud-Est et los de Nadau (leur nom à l’époque) en Gascogne – mais d’autres groupes sévissaient comme los Pagalhós ou los de Larvath en Béarn – fleurissait la chanson engagée avec comme thèmes  la langue occitane ou l’économie, sacrifiées en Occitanie. Los de Nadau se produisirent à Aramits par une douce soirée estivale. À l’issue de leur concert nous les retrouvâmes dehors et, avec les Saint-Péens présents et mon frère Alain, nous leur avons chanté « paísans de noste ». Johan Nadau sembla apprécier et nous encouragea à continuer, trouvant le texte un peu « fort ». Même si à ce moment là le groupe n’avait pas encore la notoriété qu’il allait acquérir, en Occitanie mais aussi dans d’autres contrées de France, nous étions fiers de recevoir leur compliment.

8. La cançon de Guilhem (la chanson de Guilhem).

Une des deux chansons du groupe Nadau. J’avais préalablement demandé l’autorisation de l’inclure dans notre CD à Johan Nadau. Pour une fois nous ne nous sommes pas contentés des deux traditionnelles voix – la haute et la basse – mais Graciela nous arrangea une troisième voix qui nous obligea à sortir du train train habituel.
Thème : Le « simplet » du village mérite le respect car c’est un poète dont les yeux crient la solitude.
Résumé :  Que’n vas com ua randoleta/Qui descobreish lo primtemps/Boca ubèrta en har l’aleta/Com tà t’engolir lo temps.
Tu t’en vas comme une hirondelle/Qui découvre le printemps/Tournoyant, la bouche ouverte/Comme pour engloutir le temps.
Représentattions : En onze occasions nous avons interprété « lo Guilhem ». Le 27 mars 1993 pour le 5ème anniversaire du Shiulet au Foyer PTT rue de Nantes. Le 29 mai 1993 lors d’un concert commun avec le groupe « los deus remparts » de Navarrenx, rue de Nantes. Le Le 29 janvier 1994 à propos d’une fête de l’Estancada précédée d’un débat sur le Tunnel du Somport de la Vallée d’Aspe, au Foyer PTT. Le 07 mai 1994, place Saint-Louis à Choisy-le-Roi à l’occasion d’une brocante. Le 05 juin 1994 au restaurant « le contre-poids » de Choisy-le-Roi,pour la journée musicale de l’Esquisse. Le 26 novembre 1994 pour l’A.G. de l’Estancada rue de Nantes. Le 25 mars 1995 à la Maison pour Tous de Noisy-le-Grand dans le cadre de la journée occitane de l’IEO. Le 27 mai 1995 pour les 10 ans de l’Estancada, rue de Nantes. Le 18 novembre 1995 pour une soirée cabaret de l’Estancada rue de Nantes. Le 14 septembre 1996 à Prunay-sur-Essonne pour un anniversaire dans la famille Gayral. Le 06 novembre 2002 à Neuilly-sur-Marne à l’occasion d’une fête du Club de Voile local.

 

Images des années 60

Images des années 60 est le titre d’une exposition que j’ai parcourue le 09  janvier 2019 à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, avenue des Gobelins, Paris 13.
Deux parties séparées : l’une présentant du matériel ancien du début du cinéma, l’autre de grandes affiches à la gloire de Pathé  ou en présentation de films très connus des années 60.

Quelques vues d’appareils datant des premières années du cinémascope.


Seul à parcourir cette pièce où sont exposés des appareils du début du cinéma je  savoure la présence de ces objets antiques grâce auxquels prirent naissance une infinité de films et je me laisse bercer par leurs noms évocateurs, relevés dans la liste qui suit :
phonographes, caméras variées, projecteurs, visionneuses, appareil à tirer les positifs, métreuses, enrouleuses, chronos, boîtes de films, générateur d’électricité, lanterne de projection, moto-caméra, valise filmathèque, tireuse, matériels et produits de développement, poste de projection …

Tout d’abord des affiches publicitaires épatantes sur … Pathé.

Affiches des films des années 60.

Pour chaque film je rappelle la date de sortie, les noms du réalisateur et  de quelques acteurs.

Zazie dans le métro

1960Louis Malle (d’après le roman de Raymond Queneau) – Catherine Demongeot, Philippe Noiret …


La femme et le pantin

1959Julien Duvivier – Brigitte Bardot, Antonio Vilar, Daniel Ivernel, Dario Moreno …


Le guépard

1963Luchino Visconti – Claudia Cardinale, Burt Lancaster, Alain Delon, Terence Hill …


Le déjeuner sur l’herbe

1959Jean Renoir – Paul Meurisse, Charles Blavette, André Brunot …


Les sorcières de Salem

1957Raymon Rouleau – Simone Signoret, Yves Montand, Mylène Demongeot …


Il gattopardo (le guépard)

Voir plus haut.

La dolce vita (la douceur de vivre)

1960Federico Fellini – Marcelo Mastoianni, Anita Ekberg, Anouk Aimée, Alain Cuny, Magali Noël …

Gaspésie : été 1981.

Entre le 16 et le 21 juillet 1981, Alain, Hélène et moi avons parcouru la Gaspésie, cette Province au nord du Québec, le long du fleuve Saint-Laurent. Alain, vivant à cette époque au Mexique nous avait rejoint dans un premier temps à Montréal, où nous accueillaient les nombreux amis québécois, connus en 1972-73 lors de mon séjour montréalais : Anne-Marie et Jean-Pierre Bourdouxhe, Christiane et Jean-Pierre Bourdouxhe, Hildège Dupuis, Carle Delaroche Vernet, Céline Brunel …. De là nous avions répondu ensuite à l’invitation de Louise Brunel et Yvan Simard en cette si belle ville de Québec. Le couple nous prêta sa voiture pour le voyage exotique en Gaspésie.
Ce 31 janvier 2019 je viens de retrouver dans un coin de notre grange le carnet personnel des années 1980 que que je recherchais depuis longtemps. Dans ce carnet, pêle-mêle je redécouvre diverses adresses, l’ébauche d’un texte d’une chanson béarnaise élaborée en juillet 1977 (canta beròja – chante la belle), divers itinéraires routiers, le compte-rendu d’un match de rugby Yerres contre Saint-Denis (j’étais à ce moment là correspondant du club de Saint-Denis au Midi Olympique), un poème écrit dans le train datant de juin 1978, des réflexions sur le club de rugby d’Oloron, le FCO, (il m’arriva d’envoyer des textes/statistiques au journal local, la République des Pyrénées) … etc… et le compte rendu quotidien de ce voyage en Gaspésie.
Ce même jour je commence à recopier aussitôt la description de notre itinéraire, sans presque rien modifier. Hélas je ne dispose pas des photos et films réalisés durant cet été 81 (mais peut-être retrouverai-je quelques traces un peu plus tard).

Avant de passer au texte voici deux schémas de la Gaspésie.
Carte notée
1.
Schéma général situant la Gaspésie par rapport aux États-Unis et au Québec, entre autres par rapport aux villes de Montréal et de Québec.
Carte notée 2.
Carte un peu plus détaillée de la Gaspésie où figurent quelques uns des sites cités en suivant. Les numéros figurant sur cette carte sont associés aux villes nommées dans le texte.

  1. Jeudi 16 juillet 1981 : de QUÉBEC à MATANE.

Départ de la ville de Québec (plus exactement tout à côté, à Sainte-Foy où habitent nos hôtes) à 9 h du matin par la rive Sud du Saint-Laurent, par le pont Pierre Laporte. Début du parcours par l’autoroute avant de circuler sur la route nationale à partir de Montmagny. Traversée de Saint-Jean Port Joli, sans s’arrêter, et de Kamouraska. On peut déjà apprécier la poésie de ces noms de villages qui, au retour, feront peut-être l’objet d’une halte, on l’espère. Repas du midi pris à RIVIÈRE du LOUP (1). Dans l’après-midi, passage intéressé et intéressant à Trois Pistoles (2), face à un ensemble d’îles dont l’Île aux Basques (hé oui on se croit chez nous). Il fut un instant question de passer la nuit à Le Bic (3) mais l’objectif principal restant la « Basse Gaspésie » il fut décidé de rouler pas mal durant cette première journée.
Entre Québec et Matane, à main gauche le Saint-Laurent et à main droite quelques forêts et surtout de grandes plaines cultivées et des champs fauchés récemment : « qu’ei hè o arredalh ? » (c’est du foin ou du regain ?)
Le fleuve s’élargit de plus en plus et le chemin longeant le Saint-Laurent offre de pittoresques points de vue, comme la côte entourant Rimouski (4) ou la baie de Grand Métis. Vers 16 h nous arrivons au camping de MATANE (5), sur les hauteurs de la ville, dans une forêt de feuillus et de conifères, au bord de la rivière Matane. Au petit matin un écureuil nous rend visite cependant qu’égrène ses notes familières l’oiseau célébré par le poète québécois Raoul Duguay, l’engoulevent. Beaucoup de pêcheurs de saumon devant le parc aménagé du centre ville, au milieu des mouettes et canards. Au restaurant « les Délices« , plat de crevettes avec une salade chinoise … sans beaucoup de crevettes. Alain a râlé. Puis nous rencontrons quelques difficultés à monter notre tente.

2. Vendredi 17 juillet : de MATANE à CAP-de-GAPSÉ.

Départ de Matane autour de 10 h. Le fleuve continue de s’élargir et la montagne de se rapprocher. Succession d’anses et de baies, multitude de caps dès quittée Grosses-Roches (6). Peu à peu disparaît la rive Nord. La route suit de très près la rive Sud. Nous traversons de petits villages coincés entre la mer et la montagne, peuplés surtout de pêcheurs, principalement après Anse-Pleureuse. Voici le liste de nos arrêts pour cette deuxième journée : Cap-Chat (7), pour observer de loin le rocher ; Saint-Anne-des-Monts (8) avec sa visite du Manoir, perché sur un cap, garni de meubles anciens et d’ambiance apaisante ; MARSOUI où nous dégustons un très bon déjeuner à la pension « Cookerie » (pâté de saumon et morue) et où nous tentons vainement de visiter un moulin à scie, en arrêt momentanément hélas ; Rivière Madeleine et ses pêcheurs vidant, décapitant et découpant en filets la morue pêchée le matin même. Ce travail « artistique » pour nous autres citadins, ainsi que le ballet aérien des mouettes tournoyant au-dessus des déchets de viande jetés dans le port, furent l’objet du 2ème film de la semaine, après celui sur les îlots de Matane, tachetés de blanc par les mouettes. Avant-dernier arrêt à l’Anse-à-Valleau (9) où le port abonde de pêcheurs effectuent le même travail que précédemment. On quitte la Nationale 132 à Cap-des-Rosiers (10) pour atteindre, vers 17 h, le camping du-Havre, en bord de mer, adossé à la montagne recouverte de forêts. Cadre idyllique. Tout au long de cette journée l’image classique pour nous du Québec s’est déroulée sous nos yeux, avec ses vastes étendues d’eau, ses forêts à perte de vue, sa faible population rurale. Le soir, après une course du côté de Cap aux Os, sur la Route de Gapsé, puis du côté de CAP GAPSÉ (11) (vers l’extrémité du Cap), nous prenons notre premier repas dans le camping, face à la mer, autour d’un feu difficile à entretenir. Le coucher se fait tôt, en fonction de ce qui nous attend le lendemain : lever prévu vers 6 h. Mais …

3. Samedi 18 juillet : CAP-de-GAPSÉ.

Mais … De 22 h à 3 h du matin, tempête tonitruante (mais oui) avec un vent très violent et, par moments, des trombes d’eau suivies d’éclairs et de tonnerre. Difficile nuit donc mais lever matinal sans trop de problèmes. De 7 h à 9 h, croisière guidée tout au long du Cap-de-Gapsé. Temps magnifique qui permet de distinguer nettement toutes sortes d’oiseaux virevoltant autour des hautes falaises striées : mouettes, goélands, cormorans, aux cris caractéristiques, canards et autres « guns » à la queue rouge. Mais aussi des phoques , groupés à marée basse sur des rochers où ils se reposent en famille, cependant que quelques oiseaux du voisinage étirent leurs ailes afin de les faire sécher.
Après cette croisière un peu de repos fait de lecture et écriture sur la plage de sable grossier. C’est si bon ! Dans l’après midi un orage nous bloque au camp et nous en profitons pour récupérer de la fatigue des déplacements des deux jours précédents. Courte balade à la-Grande-Grève surplombant les anses et cheminant parmi des maisons de pêcheurs. Resto à CAP-des-ROSIERS (10), très valable, avec une bouillabaisse, darne de flétan, filet de sole. On en sort repus à cause des sauces. Une promenade digestive s’impose le long de la plage.

4. Dimanche 19 juillet : de CAP-de-GAPSÉ à PASPÉBIAC.

Départ à 9 h sous un soleil déjà chaud qui ne nous quittera pas de la journée. La baie de Gaspé est contournée durant de longs kilomètres. Elle est d’abord définie par le Parc de Forillon (12), aménagé en aire de repos et pourvu de randonnées, la route demeurant au niveau de la mer, face au Cap-de-Gapsé. La baie se termine par un ensemble de villages aux noms anglais, aux bâtisses imposantes, légèrement reculées, intégrées dans la verdure. L’ensemble constitue une suite d’anses arrondies qui méritent l’attention. Par contre, déception avec la ville de Gapsé, construite en étages, mais sans pittoresque apparent. Puis la route demeure sinueuse et vallonnée, longeant de nouveau la mer, vierge de tout bâtiment. Tout à coup surgit le Rocher-Percé de PERCÉ (13) qui se profile au loin, et on atteint la ville par le haut.
Site historique par excellence, Percé attire le touriste par son cadre et sa … cuisine. On en profite bien sûr. Mais le flot ininterrompu desdits touristes (dont nous sommes) nous effraie et on se contente d’une promenade pédestre le long de la plage, sans aller jusqu’au Rocher lui-même. Du Port on assiste à l’arrivée de plusieurs bateaux déversant les pêcheurs occasionnels qui repartent ensuite avec le poisson qu’ils ont eux-mêmes pêché et que quelques professionnels leur ont préparé, sous l’œil intéressé d’une multitude de mouettes se battant presque pour attraper les déchets jetés à l’eau (il nous vient la comparaison avec les colonies de vautours se disputant une carcasse de cheval en montagne). Pas de croisière autour de l’île de Bonaventure (16) où abondent toutes sortes d’oiseaux. Nous quittons cette « station balnéaire » vers 15 h, alors qu’une file imposante de voitures tente d’y pénétrer.
Deux arrêts ensuite, à l’-Anse-à-Beaufils et à Sainte-Thérèse-de-Gaspé, afin de filmer les vigneaux où se dessèchent au soleil les morues. Se suivent encore une fois de petites anses où s’ancrent soit des plages de sable soit des ports de pêche. L’œil poursuit sa cure de ravissement. Nous arrivons vers 16 h à Sainte-Adélaïde-de-Paros où un garçonnet en vélo nous indique la maison de Roméo Dupuis (« en face du dépanneur »), le cousin d’Hildège. Roméo nous accueille avec chaleur, ainsi que sa femme (dont je n’ai pas retenu le prénom) et leur « bébé », beau gaillard hockeyeur (le hockey sur glace est certainement le sport le plus populaire du Canada), le dernier des 5 enfants du couple, dispersés à Terre-Neuve, au New-Brunswick, à Montréal … Autour de quelques bières on parcourt un album de photos et l’arbre généalogique de la famille Dupuis. Roméo s’avère être un « personnage » de la contrée, avec qui on sympathise rapidement. Lui et sa femme, très intentionnée et ne manquant pas d’humour, regrettent leur invitation de la soirée, sans quoi ils nous auraient eux-mêmes invités à souper.
Vers 17 h on reprend la route pour une quarantaine de bornes qui nous mènent, après avoir traversé la ville industrielle de Chandler (14), à PASPÉBIAC (15), où un autre garçonnet nous conduit chez Jean-Luc et Géraldine Heyvang, des amis d’Hildège, connus par lui à Paris. Lui est architecte, elle optométriste. Les présentations faites ils nous proposent de camper derrière leur belle maison qui les loge depuis 2 ans. Là aussi l’accueil est très chaleureux. On y apprend l’histoire de ce village, un peu à part en Gaspésie, les efforts de rénovation des édifices de la Compagnie Robin, l’espoir d’y faire renaître une vie culturelle et artisanale, bâtie sur le passé mais tournée vers l’avenir. Jean-Luc nous fait visiter ce qui reste du Banc de Paspébiac, brûlé en 1964, en particulier un magnifique bâtiment, ancienne usine de poissons à 5 étages, aux énormes poutres entrecroisées, en train d’être restauré.
Encore un couple très sympathique qu’on espère revoir un jour, tout comme Roméo et sa femme.

5. Lundi 20 juillet : de PASPÉBIAC à SAYABEC.

Avant de quitter Paspébiac nous visitons le centre culturel aménagé dans un ancien hangar de la Compagnie puis nous partons vers Bonaventure (16), pour un court arrêt, avant de stationner sur une plage peuplée d’oiseaux non encore aperçus jusqu’alors : hérons et bécasseaux. La route continue de creuser son sillon au ras de l’eau. Quel régal, une nouvelle fois ! On apprécie, entre autres, la baie où se succèdent New-Richmond (17), Maria, dont on visite l’église en forme de tipi indien, Carleton (18). En cette dernière ville on achète du poisson sous diverse formes (soupe, pâté de saumon, filet de turbot) et on s’en va déjeuner en haut du MONT-JOSEPH, dans les 550 m d’altitude d’où on domine la mer devant nous, avec l’État du Nouveau-Brunswick au loin et, derrière nous les habituelles forêts à perte de vue. Après ce remarquable site touristique on s’écarte de la N 132 pour viser Miquasha et son Musée d’Histoire Naturelle (poissons et fossiles) puis Restigouche pour franchir un pont qui nous mène à Campbellton (19) au New-Brunswick.
Cheminant une vingtaine de kilomètres sur une route plus creusée que celles du Québec, on parvient à Matapédia (20) et on retrouve notre Province du Québec. Puis vient la longue vallée de la Matapédia, coincée entre deux montagnes recouvertes de forêts. La route longe la rivière en contre-bas. On avance harmonieusement. On s’arrête à deux scieries où on se fait expliquer le fonctionnement. Presque chaque village possède son moulin à scie que domine le brûloir. Outre le bois on note l’intense activité autour des champs. Après Sainte-Florence et Causapscal (21), petit détour par Lac-au-Saumon (22). Le camping d’Amqui (23) étant surchargé et celui de Val-Brillant introuvable, on se rabat sur SAYABEC (24), au bord du lac Malcom. Il faut endurer 4 kms de terrain poussiéreux mais le cadre est attrayant et le calme requis, vue la faible densité de population. Une fois de plus l' »oiseau de Dugay » nous a accompagnés durant toute la journée (bruant à gorge blanche).

6. Mardi 21 juillet : de SAYABEC à QUÉBEC.

Journée ô combien homérique ! La pluie nous réveille vers 6 h. « Ça va passer » dit l’un de nous. Mais ça a duré. Deux heures plus tard chacun s’arme de courage pour affronter l’ennemi tombant du ciel et démonter la tente en 3 minutes. Tous crottés, on pense amener la voiture près des douches, afin de s’y nettoyer avant le départ pour l’ultime étape. Mais point de réponse de l’auto, une Rabit. On a beau la pousser au milieu des flaques d’eau elle refuse ce petit service. On décide d’appeler un mécano, à 4 kms de là. Longue est l’attente. Transis, on accepte un petit déjeuner au bar du camping. Ce n’est que vers 9 h 30 / 10 h que se pointe le mécanicien, qui décide vite un remorquage. Étrange garage où le patron ne fait guère d’efforts de compréhension et où six ou sept gars conversent, s’asseyent, se relèvent, changent de pièce, conversent de nouveau etc … Seul un mécanicien, le mécanicien du « boute » cherche une solution … jusqu’à l’heure du déjeuner, 11 h 30. C’est de nouveau l’attente, jusqu’à 13 h, mais on a pris le soin de changer de vêtements. Il est alors question de … changer la pompe, rien que ça ! Hors, divers coups de téléphone laissent à croire que seule la ville de Québec dispose de la dite pompe. Compte tenu de la grève des Bus de la Compagnie « Voyageurs« , cette pompe ne serait ici que le lendemain ! Charmante perspective. Le village est à 3 kms, on serait bloqués dans ce … trou durant 2 jours ! On commence à paniquer. Heureusement, le mécanicien, plus finaud, et qui pourtant ne connaît pas les moteurs à injection, trouve, à force de patience, d’intuition et de chance, qu’il ne s’agit que d’un fil électrique qui a pris l’humidité et qui réduisait la pression à un endroit du circuit. Vers 14 h 30 on quitte notre … prison. Tout le monde nous salue, bien gentil et compatissant. Dommage que notre énervement nous ait limité dans notre désir de conversation. Après le bûcheron du moulin de la veille, le patron du garage est la deuxième personne qui nous ait vraiment donné du mal à comprendre. Mais il paraît que dans cette vallée bon nombre de Montréalais eux-mêmes connaissent ces mêmes difficultés de compréhension.
La pluie ne cessant pas de tomber on file dorénavant droit sur Québec, d’autant qu’une loupiote rouge s’allume parfois sur le cadran de bord et qu’elle alimente notre anxiété. On s’arrête à RIMOUSKI (4) pour déjeuner puis on enfile l’autoroute. Le brouillard cache par moments le Saint-Laurent et on ne regrette pas de rouler. Nous arrivons à Sainte-Foy autour de 19 h 30 où nous attend une collation appréciée avant d’effectuer une virée nocturne  à Québec, retrouvant dans deux boîtes à chansons un couple, ami de Louise.
Fin du voyage. Un bin beau voyage.

Candido de Faria

En juillet 2018 je découvrais à Paris l’exposition « Cândido de Faria : un Brésilien à Paris ». Elle se tenait à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, au 73 Avenue des Gobelins.
Cândido de Faria est le principal créateur d’affiches cinématographiques pour la Maison Pathé, affiches de plusieurs mètres en général. Je photographie rapidement (car cela circule pas mal autour de moi) uniquement  les affiches disposées verticalement, sur les murs et les panneaux.
En sous-sol j’assiste au début de la projection d’un documentaire assez remarquable sur 2 personnalités à l’origine du cinéma : Pathé et Gaumont, dont je n’ai malheureusement pas retenu les prénoms. Je découvre qu’ils vécurent à la même époque, par moments rivaux. Dans le documentaire apparaissent les noms et visages d’autres précurseurs bien connus du cinéma comme Méliès et les frères Lumière, ainsi que plusieurs films ou séquences à l’origine du septième art.
Suivent les clichés d’affiches annoncés plus haut, parfois tronqués du fait des conditions difficiles d’accès à la photographie.

Lot-Dordogne 2018.

Du 25 avril au 02 mai 2018 nous programmons un séjour à Avon, chez Matthieu et Aurélie (et Artús). Pour couper ce long trajet nous décidons de nous arrêter dans la région du Lot et de la Dordogne, avec un intérêt double : touristique, à la rencontre de quelques sites touristiques bien connus, relationnel puisque nous passerons deux nuits chez des amis à Coux, non loin de Belvès et Sarlat.
Quatre sites retiennent notre attention : Cahors et Rocamadour, dans le département du Lot, Padirac et les Eyzies dans celui de la Dordogne.

Ville de Cahors
.
Nous restons un peu moins de deux heures dans le chef lieu du Lot, trop peu pour en découvrir toutes les richesses. Commune de 20000 habitants Cahors doit sa célébrité à deux édifices : le Pont Valentré, qui enjambe la rivière le Lot, et la Cathédrale Saint-Étienne.
À ces deux noms j’ajouterai ceux de deux rugbymen renommés dans les années 60 : Alfred Roques, surnommé le Pépé du Quercy, et Bernard Momméjat. Ils appartenaient à la fameuse, pour ne pas dire fabuleuse, équipe de Lucien Mias et François Moncla, vainqueurs pour la première fois en Afrique du Sud (1958) et vainqueurs, pour la première fois également, du Tournoi des Cinq Nations (1959).
Quelques précisions sur le Pont Valentré tout d’abord, que nous n’avons hélas pas côtoyé mais seulement visionné sur quelques photos. Pont médiéval en arc, datant du XIVème siècle, orné d’un diable auquel on attribue une légende, il appartient au Patrimoine mondial de l’Unesco : il est un passage très fréquenté des Pèlerins de Compostelle. Frustré de ne pas l’avoir photographié, je me suis permis un dessin le représentant en partie (il comporte en fait trois tours carrées).
Le Pont Valentré
Notre arrivée sur Cahors s’effectua sur un autre Pont : le Pont Louis-Philippe.
Nous commençâmes par un casse-croûte sur la berge du Lot, à proximité du Pont, bercés par le flot reposant du fleuve.
Sur l’autre rive, de paisibles demeures
Promenade bucolique en bateau sur le Lot (on regarde passer).
Après la collation nous remontons vers le Pont.

Le Pont Louis-Philippe et ses arcs.
Des jeunes s’initient à la pêche.
Pénétrons maintenant dans la ville, au hasard, sans plan ni documentation. Nous déambulons et rencontrons quelques lieux pittoresques.
Des rues caractéristiques avec balconnet et arches.

Un duo de photographes filmait ce quartier de la ville.
Une place
intéressante où se côtoient :
– la statue de Gambetta, homme politique local, qui s’opposa à Napoléon III.
Gambetta (1838-1882), un des fondateurs de la IIIème République.
la Fontaine de la Paix, au pied de la statue de Gambetta.
Fontaine de la Paix, où la Paix est célébrée en 6 langues différentes.
l’Office du Tourisme, face à la statue de Gambetta.
Office du Tourisme et ses arches caractéristiques.
d’autres constructions dominant les autres bâtiments de la ville.
Aqueduc Romain de la Vallée du Vers (dernier cliché).
Terminons par le deuxième joyau de la Ville de Cahors : sa Cathédrale Saint-Étienne.
L’extérieur de la Cathédrale.

Bâtie au XIIéme siècle (les auto-débiles, pardon-mobiles, ne gâchaient pas la vue du parvis), on observe de l’extérieur les deux coupoles de la nef que renferme son intérieur.
L’intérieur de la Cathédrale.
Quelques vues de l’intérieur avec une des deux coupoles et ses pendentifs et tableaux.

Rocamadour.
Entre Coux où nous longeons et Rocamadour nous faisons une halte devant un champ d’asperges, légume très cultivé dans la région. Pleine saison qui nous permet d’en déguster chez nos hôtes et de repartir de chez eux avec une bonne cargaison.
Plantation d’asperges en Dordogne.

Rocamadour, cité sacrée incrustée dans la roche, comporte plusieurs « étages » aperçus à des kilomètres, se détachant nettement à l’œil nu : le Château, édifice le plus élevé, la Basilique Saint-Sauveur, la crypte Saint-Amadour, plusieurs Églises et Chapelles et, au plus bas niveau (en altitude bien sûr) la Cité médiévale. L’ensemble figure au Patrimoine Mondial de l’Unesco et demeure un passage très fréquenté des Pèlerins sur le Chemin de Compostelle, pour qui Rocamadour constitue une étape indispensable, de part son passé religieux reconnu, depuis les XIIème  et XIIIème siècles (entre autres avec le passage de saint Louis).

Le parking que nous choisissons se trouve à la hauteur du Château, à une certaine distance, comme le montre la photo suivante.
Vue lointaine de Rocamadour et de ses différents dénivelés.
Une marche de 10 minutes environ nous mène à proximité du Château. En nous retournant nous observons ce paysage où se côtoient rochers et arbustes.
Entre le premier parking proposé et le Château.
En arrivant au Château un panneau nous livre le Plan général de Rocamadour.
Rocamadour accueille en rappelant son Patrimoine protégé.
Et nous voici à l’entrée du Château.
Le Château de Rocamadour ouvre ses portes.
En réalité, l’accès intérieur n’était pas possible à l’heure de notre visite. Nous n’avons pu que déambuler sur les remparts.
Deux points de vue à partir du chemin de ronde du Château.
Du Château on peut rejoindre les bâtiments inférieurs (toujours en altitude) par un ascenseur ou, ce qui est notre option, par un chemin de croix en lacets. Ce parcours est le siège, en chacun de ses virages, d’une Station du Christ devant laquelle se regroupent souvent des touristes comme nous ou des pèlerins ou des élèves d’une école religieuse prenant des notes.
Quelques clichés du Chemin de Croix avec parfois nos amis Lucia et Francis.
Cheminons maintenant vers la crypte.
Avant d’atteindre une des attractions de Rocamadour, la renommée Vierge Noire.
La Vierge Noire de la Crypte de Rocamadour.
Datant  du XIIème siècle, la Vierge noire fait partie des 300 Vierges noires revendiquées en Occident, dont 150 en France. Sculptée dans un tronc de noyer, sur une hauteur de 68 cm, elle est assise sur un siège appelé « le trône de la sagesse ». Elle tient l’enfant Jésus sur un de ses genoux, parée d’un collier d’or.
 Certains spécialistes pensent que la fumée dégagée par les nombreux cierges brûlant au pied de la statue a noirci le bois du noyer dont est constituée la statue. Selon une des hypothèses émise par les historiens la Vierge noire se serait substituée à une déesse préhistorique. 

Avant de poursuivre notre route, quelques panneaux qui ont pu retenir notre attention, certains historiques, d’autres religieux.
Jacques Cartier, Saint-Louis, parmi les personnages cités.
Suite de divers arrêts, dans le désordre.
Deux clichés du parvis des églises.
Petit coup d’œil plongeant vers l’extérieur.
L’escalier menant à la Chapelle et à la Vierge Noire.
Le tombeau de Saint-Amadour.
L’entrée de la Chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour.
L’intérieur de la Chapelle avec son orgue.
La Porte Sainte du Sanctuaire.
Vue éloignée de cette entrée du Sanctuaire.
Détail ornemental sur le Chemin de Ronde.
Francis, un deuxième détail ornemental sur le Chemin de Ronde.
La descente se termine au plus bas de Rocamadour avec sa cité médiévale, siège de boutiques à souvenirs et de restaurants.
Deux vues de la Cité Médiévale de Rocamadour.
La visite se termine. Il ne reste plus qu’à remonter par un ascenseur puis le Chemin du Calvaire et retrouver le parking. La voiture va maintenant nous mener en un autre département : du Lot nous passons en Dordogne, avec  le Gouffre de Padirac.

Padirac.
La visite du Gouffre de Padirac ne sera illustrée que de deux photos puisque l’essentiel du parcours s’effectue sous terre. La brochure disponible à l’entrée permet de nous « éclairer » sur ce site.
En 1889 le spéléologue Edouard Martel est le premier à pénétrer dans ce gouffre qui deviendra vite une référence en la matière et accueillera ses premiers visiteurs dès l’an 1898.
La descente dans le gouffre s’effectue à pied ou par l’intermédiaire de deux ascenseurs successifs. Les 2 photos qui suivent furent prises lors de cette descente à 75 m de profondeur. C’est donc par le dessous qu’on observe l’ouverture de cette cavité naturelle de 33 m de diamètre (photo 1). La photo 2 dévoile un écrin de verdure constitué d’une sculpture naturelle intitulée « tout simplement ».
Photo 1

Photo 2

Après cette descente à 103 m sous terre, la visite commence par un cheminement à pied dans des galeries souterraines menant à un embarcadère. Une barque y attend les visiteurs  (en l’occurrence exclusivement nos deux couples), dirigée par une hôtesse commentant les différents passages et les salles traversées. La promenade au fil de la rivière débouche sur le Lac de la Pluie au dessus duquel apparaît une stalactite de 60 m de long, la Grande Pendeloque. On atteint un débarcadère où on accoste pour poursuivre par une marche jusqu’au Lac des Gours et la remarquable Salle du grand Dôme dont la voûte s’élève à 94 m de hauteur. Bien sûr, le parcours est jalonné d’une multitude de merveilles géologiques naturelles. Le retour s’effectue par les mêmes lieux aperçus à l’aller.

Les Eyzies.

Nous restons en Dordogne avec la visite du Musée des Eyzies. Il s’agit du Musée PIP de la Préhistoire  (Pôle International de la Préhistoire).

Vue de l’extérieur du Musée.

Vue de l’intérieur du Musée.

Quelques uns des panneaux de lecture à l’intérieur du Musée.

Nous n’avons consacré que 1 h 30 à ce Musée passionnant pour ses tableaux divers et explications, tant historiques que techniques. On fera mieux la prochaine fois.

Phonies Bergères 2018


Tous les deux ans depuis 2006 se déroulent à Jouers, un quartier du village aspois Accous, les Phonies Bergères : Festival Arts et Nature. L’édition 2018 est donc la 7ème. Sur le Sentier Artistique on découvre les œuvres de 5 plasticiens en résidence en Vallée d’Aspe durant 10 jours. Cette année le thème choisi s’intitule  « Chemins de Travers  » (des chemins qui ne mènent pas à Rome mais … aux hommes). Comme lors des précédentes éditions les compositions des artistes restent sur le Sentier après leur départ et peuvent donc être appréciées  dans un laps de temps plus ou moins long.
La grande majorité des photos qui suivent sont personnelles. D’autres proviennent du flyer des organisateurs et d’autres d’Odile Isern, journaliste de notre journal local la République des Pyrénées.

Affiche annonçant la 7ème édition des Phonies Bergères.

Illustration de Prunelle Giordano.

Plan général de la Place de Jouers (Accous) et du Chemin artistique.

Les paragraphes à venir : * Quelques vues du Sentier Artistique * Les 5 artistes invités et leurs œuvres * Les autres œuvres visibles sur le Chemin * Les panneaux et affiches rencontrés * Retour sur les expositions de 2014 et 2016 * Les lieux utilisés durant ces 3 jours *  Les spectacles et interventions.
 
Le Chemin Artistique et les œuvres exposées.
Le Chemin Artistique 2018.
Avant de présenter les cinq artistes « sélectionnés » et leurs œuvres, découvrons quelques parties du Sentier Artistique, sans décorum.

On vient de quitter la Place : des écriteaux indiquent la démarche à suivre.

Un peu plus loin on s’élance sur le Chemin.

Quelques vues plus éloignées du départ de la marche.

Les cinq artistes invités.
Parmi les clichés proposés par la République des Pyrénées (Odile Isern) voici celui où apparaissent trois des cinq artistes plasticiens et deux « chevilles ouvrières » importantes des Phonies Bergères.
De gauche à droite : Francine et Cécile Martin, Jean-Paul Rahard, Alain Cébria, Caroline Benz (Présidente) et Françoise Gracia (Trésorière).
Sur le premier cliché le haut du visage de Jean-Paul a disparu mais il réapparaît un peu plus bas.
Les chiffres qui suivent correspondent aux numéros figurant sur le plan général précédent.
1. Alain Cébria.
Alain Cébria, un voisin puisque Landais, séduit par l’accueil et l’organisation des Phonies, aimerait participer en tant que bénévole, à la 8ème édition.

2. Cécile Martin-Guirkinger.

Cécile Martin-Guirkinger, native de Savoie, aidée par Francine Violle, intitule sa composition : Cœur Reprisé. Sur les premières photos on découvre l’œuvre, en se rapprochant d’elle, et au-dessus d’elle. Puis on la pénètre par l’entrée du bas.
Cécile nous confie que le parcours qu’elle a imaginé peut représenter celui de migrants, avec des étapes contrastées. La partie de laine rougeâtre symbolise les difficultés et les embûches rencontrées. Un peu plus loin une hutte plus accueillante propose divers aliments et boissons. Déception d’un côté, réception de l’autre.  

3. Orélien.
Orélien est venu du Québec, accompagné de sa famille. On admire l’équilibre de ces pierres posées les unes sur les autres pour construire un chemin accueillant.
La femme d’Orélien participa aussi, lors de l’échange sur les langues, dont nous parlons un peu plus loin.

4. Jean-Paul Rahard.
Jean-Paul vient du Gard, le bois utilisé … aussi. Il peaufine son travail à quelques heures de la réception des visiteurs.
5. Rumen Dimitrov.
Rumen, originaire de Bulgarie, était déjà présent en 2016, comme on le verra un peu plus loin. On le voit ici affiner son travail la veille de l’ouverture du Festival Arts et Nature.

Les autres œuvres visibles sur le parcours.
Outre les compositions des 5 artistes conviés, d’autres travaux artistiques effectués par des bénévoles locaux jalonnent le Circuit. En voici quelques uns.
Exposition des élèves de la Vallée d’Aspe et de ses environs : « le Chemin de Fer ».

Deux œuvres de Françoise Gracia.
La première composition, métallique, s’intitule « Repoussoir« . La seconde, en osier, s’intitule « Accueillir« .

Autres décorations sur le Sentier Artistique.

Sur le premier cliché des bénévoles installent quelques composition de l’Atelier vannerie.

Les panneaux et affiches rencontrés sur le Chemin.
En plus des diverses créations déjà décrites le Chemin Artistique s’enrichit de montages peints ou dessinés ou photographiés.
Une centaine de mètres après le départ du Sentier (voir le premier embranchement signalé sur le plan du début) la légère montée côtoie 10  panneaux personnalisés (photo et texte).
Ga
Gandhi, Pasteur, Coco Chanel, Hugo, Rosa Parks, Coluche, Luna, Nelson Mandela, Picasso, Bach Maï.
Autres dessins ou affiches.

Retour sur les expositions 2014 et 2016.
Quelques structures des années précédentes ont résisté aux outrages du temps.
Les oiseaux de Éléonore (2016)
Les mêmes oiseaux collaborent avec … les portes de Jean-Paul.

Sur le Chemin de Compostelle, de Fred Boiron (2014).

Les feuilles, de Fred Boiron (2016).

Les oiseaux, de Rumen Dimitrov (2016).

Les lieux utilisés durant ces trois journées, en dehors du sentier artistique.
Quelques vues de la Place de Jouers et des chapiteaux voisins.
Autour de la Place de Jouers.
Abri de l’accueil jouxtant l’abreuvoir de la Place.
Photos parfois floues sur lesquelles apparaissent toutefois quelques « personnalités » : artistes (en italique) ou organisateurs.
1. Sur la gauche Annie et Monica, parmi les membres fondatrices des Phonies, à l’extrême droite Orélien.
2. À gauche Orélien et Alain cruche en main, à droite Christophe et André, deux parmi les nombreux bénévoles.
3. Au premier plan Jean-Paul et Alain.
4. Christophe et André encadrent Alain.
5. Alain et Cécile.
Apéritif devant l’abreuvoir. Sur le premier cliché Orélien et sa famille. Sur le second on reconnaît Annie, Patrick, Orélien, Florient notre cuisinier, Rumen, Alain, Jean-Paul, André, Monica, Christophe.
La buvette tenue à ce moment là par Mylène et Hélène.
Affichage de photos des précédentes Phonies.

Les chapiteaux.
Montage du chapiteau « blanc » où se dérouleront des spectacles ou rencontres à partir du lendemain.
Et voilà. Que le spectacle commence !
Montage du deuxième chapiteau qui abritera les visiteurs pour se restaurer, non loin du traiteur Olivier Maurin, en cas de pluie (ce sera en partie utile).
Le chapiteau blanc aperçu depuis le Sentier Artistique et surveillé par un sommet de la Vallée d’Aspe.
Débuts d’installation des gradins dans l’Étable aimablement prêtée (tout comme le pré des chapiteaux) par la famille Bordenave.
On reconnaît les « forçats » Christophe, André et Gilles.
En ce lieu se produiront Yannick Jaulin et Alain Larribet.

Les spectacles et interventions.
Durant ces trois journées, en plus des créateurs plasticiens, d’autres artistes et quelques intervenants bénévoles s’exprimèrent devant un public conquis d’avance. Je ne propose ici que quelques unes de ces manifestations, le site des Phonies décrivant largement le reste.
Rencontre citoyenne « Lang’Art », animée par Francis Cha. Le rapport à chacun aux langues : français, étrangère, « minoritaire », gestuelle, espéranto … Locuteurs et apprenants divers.
Fleuves/AlgeRita : duo harpe/guitare et la poésie de Mahmoud Darwich. Spectateurs à l’écoute sous le chapiteau blanc.
La fanfare itinérante « la Java des Voisins ».
Maya initie le jeune public à la langue tactile utilisée pour les non voyants et muets.
On termine par quelques portraits d’intervenants.

De haut en bas : Wallace Trio (chanson-swing-rock, avec la participation de la classe CE1-CM2 d’Etsaut), Ajnab (le moissonneur de sons), Fleuves/AlgeRita (conte et musique), Yannick Jaulin (« ma langue maternelle va mourir et j’ai du mal à vous parler d’amour » : le maître conteur Yannick Jaulin accompagné du maître chanteur et multiinstrumentaliste Alain Larribet).
On citera enfin les participations de l’association Le Pied dans l’Oreille (Rendez-vous contes !), Camille Case (atelier d’écriture et scène slam ouverte), Vath d’Aspa (apéritif en musique), Tribal poursuite (sextet de Jazz africain), le Duo presque classique (qui surprit-agréablement- bon nombre de personnes).

Autour du château d’eau de Saint-Pée : quatrième partie.

Nous revenons sur le schéma principal utilisé dans les deux premières parties.
Le nouveau parcours décrit ici, que nous pourrions numéroter 1 bis, part du point 14, se dirige vers le point 15, en laissant sur le côté le parcours 6 marqué en pointillés, puis rejoint le point 0 le long de la départementale D 919, dite Route de Barétous.
Entre 14 et 15.
Les premiers clichés concernent donc les alentours du point 14.

190. Nous venons de quitter 14 vers la Maison Lapuyade, marquée d’une croix X sur le schéma.
Devant la Maison Lapuyade, avant de nous diriger vers le point 15 , on jette un œil sur le sentier s’enfonçant dans la forêt, parcours noté 6 sur le schéma, en pointillés.
191. Si on suit ce sentier on parvient sous une ligne électrique à haute tension. Cette HT, vers la droite, traverse la D 919 et, sur la gauche, mène au Camp de César. En poursuivant le parcours après la HT on rejoint un chemin goudronné qui ramène vers la D 919, en face de la ferme Bedecarrax.
Revenons au départ de la ligne droite qui va nous mener au point 15.
192. Au bout de cette ligne droite, cernée par la forêt, la D 919. Je suis encore suivi par mon ombre, mais je photographie plus vite qu’elle.
Encore un cliché avant d’arriver en 15.
193. À mi-chemin entre la Maison Lapuyade et le point 15. Sur les deux côtés la haie d’honneur dressée par le Bois de Saint-Pée. On peut y ramasser des girolles mais rarement des cèpes. Même si on en trouvait je ne le dirais pas, c’est la tradition ici, chacun pour soi (je ne parle évidemment que de la collecte des champignons). De part et d’autre du chemin, selon la saison, le chœur des oiseaux nous accompagne : pépiements, gazouillis, trilles, sifflements …
Arrivée au point 15.
194. Point 15 à l’intersection du Chemin des Barthes et de la D 919. À gauche direction Féas, à droite direction Oloron ville (Rappel : Saint-Pée est un Quartier d’Oloron).
Entre 15 et 0.
Pour commencer, trois vues à partir du point 15.
195. La D 919 vers Féas.
196. Prairie en face du point 15 de l’autre côté de la route. Au fond un bâtiment blanc en bord du Vert (le gave passant à Saint-Pée).
197. La D 919 vers Oloron.
Nous empruntons maintenant cette dernière direction.
Photos prises entre 15 et le Pont de Titène situé à l’entrée du village.
196. À main gauche une vaste prairie, vide des bovins habituels qui s’y ébatent selon la période de l’année.
197. Juste avant d’arriver au Pont, à main droite cette fois, un bloc de EDF (je n’ai pas encore réactualisé le nouveau nom de l’Entreprise qui cherche à nous vendre ses nouveaux compteurs Linky).
198. Panneau de signalisation d’entrée dans Saint-Pée, le Pont vient juste après.
199. On revient sur la gauche, juste après le Pont, avec 3 maisons appartenant à la famille Labourdette.
Sous le Pont de Titène que nous atteignons s’écoule le Ru (peut-être le Gouloure).
200. Vue plongeante sur le ruisseau. Il y a 60 ans de cela l’endroit servait de dépotoir, ordures ménagères principalement, car les déchetteries n’existaient bien sûr pas et la conscience citoyenne peu développée.
Deux dernières vues entre Titène et le point 0.
201. Juste après le virage de Titène, une photo d’un pré Larroudé avec en fond la Maison Berdot, au bout de l’Impasse du Gouloure.
202. Sur la gauche de la Départementale cette fois, une des Maison Labourdette et, au bout du chemin, la Marbrerie Darget. Durant notre enfance les lieux étaient occupés par la Scierie Lafourcade avant de se transformer en Marbrerie. Celle-ci va se déplacer quelques hectomètres plus loin, face au Lycée Professionnel Guynemer en fin 2018.
Arrivée au point 0.
203. Le point 0, terminus de ce parcours 1 bis, fut le départ des parcours 123 décrits dans les précédentes parties. On reconnaît l’entrée de la ferme Larroudé et le départ de l’Impasse du Gouloure. Dans le fond les Maisons Casanave et Oscamou.

FIN DE LA QUATRIÈME PARTIE.

Autour du Château d’eau de Saint-Pée : troisième partie

Les deux premières parties de ce thème, éditées en novembre 2017 et en janvier 2018, concernaient les parcours notés 1,2,3 sur le schéma (dit général par la suite) ci-après.

Cette troisième partie, numérotée 4 sur ce même schéma, démarre au point 6 (en haut à gauche). Le parcours est donné ci-dessous.

Nous le prenons dans le sens trigonométrique (ça me rajeunit, ce langage mathématique) 12′2345616 … La portion entre 1 et 6 a déjà été décrite dans la première partie. J’y reviens quand même avec une photo complémentaire.
Entre les points 5 et 6.
On vient de quitter le château d’eau 5 et on descend vers la Maison Estanguet 6.
153. Sur notre gauche, au lointain apparaissent quelques habitations d’Oloron et en particulier le haut du quartier Sainte-Croix. Plus près un troupeau de vaches paisibles qui ne nous regardent même pas passer. Laissez-vous bercer par le tintement de leurs clochettes (réel). Au fond du pré, sur la droite, on distingue la portion qui sera empruntée dans quelques instants de 6 à 16.
Du point 6 trois prises de vue.
154. En direction de la Route des Crêtes menant au village de Lurbe, route parallèle à notre chemin .
155. Nous allons quitter 6 pour nous diriger vers 16. La première partie est pratiquement horizontale. A gauche, le pré précédent et un peu plus loin la Maison notée M sur le deuxième plan général.
Je rajoute une vue à l’angle du pré déjà cité.
155 bis. Trois ânes paisibles, un seul affronte la caméra du regard.
Entre 6 et 16.
Juste avant d’arriver à la hauteur de la Maison M.
156. Je me retourne vers la gauche et retrouve le troupeau de tout à l’heure, un peu plus en altitude car le chemin commence à descendre légèrement. Augmentez le son afin que la musique des sonnailles continue d’enchanter vos oreilles. Sur la partie supérieure de la photo se profile le chemin que nous venons de quitter, reliant 5 à 6.
Nous voici devant M.
157. Depuis le point M la route plonge par une belle pente vers le carrefour 16.

On approche de ce carrefour 16.
158. On devine les 4 routes qui se croisent en 16.
On continue de s’approcher de 16.
158 bis. À l’horizon le Collège Tristan Derême et le Lycée Jules Supervielle d’Oloron.
Dernière vue avant d’atteindre 16.
159. Dans le pré du haut se côtoient chevaux, vaches, aigrettes (pique-bœufs). Les deux pâturages visibles sont séparés par la route notée (1) sur le schéma précédent.
Photos prises au point 16 .
En utilisant les symboles du schéma général.
160. Chemin (1) de Baccarau menant au village d’Agnos.
161. Chemin (2) conduisant au Camping d’Oloron puis au Quartier Sainte-Marie d’Oloron.
162. Sur la droite, chemin (3) vers lequel nous allons nous diriger.
163. Chemin (4) que nous venons de quitter.

Entre 16 et 17
.

Longue ligne droite empruntée de 16 à 17 par les automobilistes car elle constitue un raccourci entre le « boulevard périphérique » venant de la Vallée d’Aspe et la D 919 menant à la Vallée de Barétous. Sur cette même portion on rencontre souvent des promeneurs/randonneurs à pied ou en vélo.
164. Nous voici donc en début du parcours noté (3) sur le schéma pour nous diriger vers le point 17 qui donne accès à la D 919.
A venir, deux petits virages qui nous font éviter la somnolence.
165. Premier virage précédé d’un bois sur la gauche et de prairies sur la droite.
166. A l’amorce du deuxième virage l’ombre d’un individu photographiant dans mon dos.
Et maintenant on approche du troisième virage.
167. Mon suiveur et moi remarquons que le maïs n’a pas encore été ramassé, en ce premier novembre 2017.
Pour le prochain cliché je me suis retourné, non pas pour surprendre ledit suiveur, mais pour montrer un des récents travaux de la voirie oloronaise.
168. L’ouvrage annoncé n’a rien de remarquable au point de vue architectural mais amène à une remarque à venir. C’est un petit parapet en pierre qui signale l’étroitesse de la chaussée en cet endroit. En effet, plusieurs voitures s’embourbèrent dans le fossé par le passé lors de croisements périlleux. À l’aide de son tracteur Jean Oscamou les a souvent tirées de ce guêpier.
Revenons au sens de parcours initial en côtoyant diverses végétations et cultures.
169. Sur notre gauche, une plantation de conifères à laquelle participa Roland Labaigt, un copain de Bernard Bersans, coéquipier de plusieurs randonnées montagnardes.
170. Sur notre droite cette fois l’entrée d’un pré appartenant à l’époque à René Casenave et exploité par Bernard Oscamou.
On poursuit entre les deux fossés toujours menaçants de part et d’autre.
171. Une bonne ligne droite encadrée de bois à gauche et de prés à droite.
Et maintenant une de ces prairies, et qui plus est, boisée.
172. En cet endroit verdâtre, souvent paît en paix un troupeau de vaches, qui aurait pu faire l’effort de pauser pour la photo.
Question : quel peut-être l’intérêt de la prochaine photo ? Ce qui laisse entendre que toutes les précédentes sont intéressantes.
  173. Réponse : aucun. Ou alors envisager la possibilité d’une sculpture sur bois sur une des souches présentes.
Derniers clichés avant l’arrivée au point 17 .

174. Au loin apparaît la D 919, terme de cette portion de route.
175. Avant dernière ligne droite avec un espace forestier important sur la gauche.
176. Sur notre droite, au fond, la Cité (appelée Impasse maintenant) Mirande, parallèle à notre chemin (dit des Candaus). Du temps de notre jeunesse il nous arriva de livrer le lait de la ferme Oscamou à plusieurs habitations de la Cité, en tant qu’accompagnateur de l’Oncle Louis Estrate, les bidons étant placés dans la charrette que tirait le cheval Bijou.
177. Et voici le début de la dernière ligne droite au bout de laquelle on distingue un toit.
178. À quelques encâblures du point 17, entouré de quatre habitations plus ou moins visibles en fond.
Vue encore plus proche du point 17.
179. Les 4 demeures en question se détachent.
Arrivée en 17.
180. Le Chemin des Candaus vient de rejoindre la D 919 (qui s’appelait Route du 19 mars 1962 depuis le Stade de Saint-Pée, et qui prend à partir de ce croisement le nom de Route de Barétous). Sur la droite, absentes sur la photo, la Maison Lendres et 3 autres logis. Sur la gauche habitait Mlle Tuca, institutrice retraitée  qui venait chaque jour, à pied, chercher sa bouteille de lait chez Oscamou. En face démarre le Chemin du Poète, en l’honneur de Tristan Deresme qui habita dans un Manoir tout proche.
Entre 17 et 1.

On quitte les chemins pierreux pour la Départementale 919, vers le point 1 en direction de Féas et des villages de la Vallée de Barétous (Ance, Aramits, Lanne, Arette …).
181. On laisse donc derrière nous la direction d’Oloron et, sur notre droite, le Chemin du Poète que l’on voit contourner un pré Oscamou.
Une vue de la ligne droite conduisant à 1.
182. Au fond à droite la ferme Oscamou. Avant elle, à droite également le pré cité dans la photo précédente. À l’horizon la chaîne pyrénéenne (quel beau pays que le nôtre !). Sur la gauche le pré Calle et la l’ancienne ferme Poulit.
Je traverse la route pour illustrer la suite.
183. L’ancienne épicerie Louhau – dans les années 60. Quand on ne voulait pas pousser jusqu’à Oloron on y venait à vélo pour quelques courses de dépannage. L’Impasse qui la jouxte mène aux maisons Coarraze et Pantane.
184. Plus de détails sur l’Impasse citée plus haut.
La prochaine photo est prise du même endroit que les deux dernières.
185. Du même côté que Louhau, le pré Calle, entretenu par Oscamou et l’ancienne ferme Poulit. En grossissant l’image on peut apercevoir à l’horizon, au ras des feuillages, le Pic d’Arlas.
On se rapproche du point 1.
186. À gauche Poulit et à droite Oscamou. En face d’Oscamou, de l’autre côté de la D 919, l’ancien bistrot Estrate dont j’ai déjà parlé dans d’autres articles, bistro (volontairement j’élude le t final car les deux orthographes sont autorisées) ô combien formateur pour notre itinéraire de chanteur béarnais (entre autres).
Je me tourne perpendiculairement à la route pour un cliché de l’autre côté du pré Oscamou.
187. Quelques maisons disposées le long du Chemin du Poète. Et encore ce personnage qui me suit comme mon ombre.
Dernier cliché avant de conclure ce parcours 4 au point 1.
188. À droite une partie du toit Poulit. Sur la hauteur le point 4  du schéma général.
Le point 1.

189. Ce point  1 est à l’intersection de la D 919 et du Chemin des Barthes d’où est prise la photo. Sur la Départementale on retrouve des granges et le réservoir à maïs de la ferme Oscamou. Je l’ai sûrement déjà dit dans un précédent texte : le mur blanc sur la gauche de la photo nous servait de « fronton » sur lequel nous envoyions nos balles (pelotes) à l’aide de « chisteras » confectionnées à partir de journaux. La circulation était bien sûr peu développée à cette époque là. Et on connaissait l’heure de passage de l’autobus reliant Oloron à Mauléon via Tardets.

FIN de la troisième partie