Miroirs du Rugby : troisième partie

La première partie était consacrée aux numéros 1 à 30, la seconde aux numéros 31 à 60. La troisième concerne les numéros 61 à 90 (octobre 1966 à février 1969).

N° 61 : octobre 1966.

Match du Centenaire des Harlequins

On peut reconnaître, de gauche à droite, W.Spanghero, Cabanier, Fort, Condom, Dauga, Carrère.
Poster : Jacques Fort.

N° 62 : novembre 1966.

Jean-Claude Lasserre (Dax)

Poster : Christian Carrère (Tarbes puis Toulon, Capitaine du XV de France)

N° 63 : décembre 1966.

Les Landais de l’Equipe de France.

De g à dr : Dauga et Darrouy (Mont-de-Marsan), Dourthe (Dax)
Poster : Bernard Duprat (Bayonne)

N° 64 : janvier (A) 1967.

Trois Internationaux

De g à dr : Christian Carrère (Tarbes puis Toulon), André Herrero (Toulon puis Nice), Jo Maso (Perpignan puis Narbonne)
Poster : Claude Lacaze (Lourdes puis Angoulême)

Dans ce numéro 64, les compliments du Directeur de Miroir Sprint, Maurice Vidal, pour le Directeur du Miroir du Rugby, Robert Barran, lauréat du IXème Grand Prix Martini du meilleur article sportif de l’année : comment l’on vient au rugby. Cet article parut dans le MR N° 57 d’avril 1966.
Ci-après l’article de Robert Barran et le coup de chapeau de Maurice Vidal.


N° 65 : janvier (B) 1967.

France-Ecosse

De g à dr : Gachassin, Piqué, W.Spanghero qui saluent l’essai de Gruarin. A droite le demi-de-mêlée Laidlaw. Boyle n° 8 et Mac Donald n°1
Poster : Jean-Pierre Salut (T.O.E.C.)

N° 66 : février 1967.

France-Australie

De g à dr : Boyce, Catchpole, Johnson, Cabanier, Gruarin, Dauga avec le ballon, Berejnoï, Spanghero, Herrero, Carrère, Sitjar.
Poster : Jean-Claude Berejnoï (Tulle)

N° 67 : mars 1967.

Angleterre-France

De g à dr : Sitjar, Carrère, Spanghero, Dauga et le ballon (comme d’hab’), Gruarin, Cabanier, Duprat.
Poster : Michel Cabanier (Montauban)

N° 68 : avril 1967.

France-Galles

De g à dr : Gareth Edwards, Lilian Camberabero, Gruarin, Dauga.
Poster : Jean-Louis Dehez (Agen)

N° 69 : mai (A) 1967.
                                           Irlande-France
De g à dr : Mac Bride, Herrero, Hutton, Carrère, Dauga, Murphy et Goodall au sol
Poster : Lilian et Guy Camberabero (Saint-Vincent-de-Tyrosse puis La Voulte)

N° 70 : mai (B) 1967.

 

 

Equipes finalistes de 1967 : Bègles et Montauban

Poster : Claude Dourthe (Dax)

N° 71 : juin 1967.

Touche lors de la finale Bègles-Montauban

De dos : Blanc, Cabanier (n°2), Londios. Au fond : Delcros. A la lutte pour le ballon : Caron (n°4) face à Carrié.
Poster : Gérard Viard (Narbonne)

N° 72 : juillet 1967.

Eléments du XV de France

Debout de g à dr : Cabanier, W.Spanghero, Duprat
Accroupis : Guy Camberabero, Darrouy (capitaine)

N° 73 : août/septembre 1967.

Equipe de France en Afrique du Sud

Poster : Jo Maso (USAP puis Narbonne)

N° 74 : octobre 1967.

Afrique-du-Sud-France

De g à dr : De Vaal, Carrère, Ellis, Guy Camberabero, Trillo
Poster : Marcel Puget (Toulouse puis Brive)

N° 75 : novembre 1967.

Le Haka des All Blacks

Le demi d’ouverture Herewini dirige le Haka
Poster : Jean Trillo (Bègles)

Ce numéro 75 contient un article sur Oloron (F.C.O.). Je ne pouvais pas le laisser passer.

N° 76 : décembre 1967.

France-All Blacks

De g à dr : Gray, Gruarin,Cabanier, Dauga, Spanghero, Plantefol ; Meads et Straham cachés.
Poster : Pierre Villepreux (Stade Toulousain)
Dans ce numéro 76 un article sur le poète Pierre Mac Orlan lecteur du MR et ami de notre connaissance montmartroise graveur/peintre Henri Landier.

N° 77 : janvier 1968.

France-Roumanie

Dauga et Carrère.
Poster : Alain Plantefol.

N° 78 : février 1968.

France-Irlande (16-6)

De g à dr : Trillo, Duggan, Villepreux, Campaès
Poster : André Abadie (Graulhet)

Dans ce numéro 78 le MR rend hommage aux deux Internationaux disparus à l’aube de 1968, lors de deux accidents de voiture différents Guy Boniface et Jean-Michel Capendeguy.

N° 79 : mars 1968.

France-Angleterre (14-9)

De g à dr : Lilian Camberabero, Salut, Carrère, Spanghero
Poster : Elie Cester (TOEC)

N° 80 : avril 1968.

XV de France à Cardiff

Avant d’affronter le Pays-de-Galles (14-9), dernière victoire du Grand Chelem.
Poster : André Campaès (Lourdes)

N° 81 : mai 1968.

Montauban-Dijon

De g à dr : autour du demi-de-mêlée Maurières avec le ballon, les autres Montalbanais  Cabanier, Carrié, Ucickowski, Cardebat, David, Bourgade, Delcros.
Poster : Michel Lasserre (Agen)

Pas de parution du Miroir du Rugby en juin 1968

N° 82 : juillet (A) 1968.

Equipe du F.C.Lourdes champion de France 1968

Poster : les 3 frères Spanghero Jean-Marie, Walter, Laurent.

La finale oppose Lourdes à Toulon, décalée en juin suite aux « événements » de mai 68. Elle se poursuit jusqu’aux prolongations, ce qui constitue en soi une circonstance exceptionnelle. Comme la saison a déjà duré trop longtemps il n’est pas question de refaire jouer ce match. Le titre est alors attribué à Lourdes au bénéfice des essais.
De nombreuses années plus tard je crapahutais en montagne avec le pilier lourdais de ce fameux match, Pierre Doumecq, qui vivait en vallée d’Aspe à Accous et transhumait avec mes deux beaux-frères Henri et Roger (leurs troupeaux de brebis partageaient les mêmes estives). Il me confia que lors des prolongations citées plus haut ils étaient tous tellement fatigués qu’ils s’étaient entendus, lui et le pilier toulonnais en face de lui, de juste se poser en mêlées, sans donc pousser ou disputer celles ci. Son adversaire du jour s’appelait … Aldo Gruarin, pilier de l’équipe de France, rien que çà !

N° 83 : juillet (B) 1968.

Lourdais à l’attaque

De g à dr : Gachassin, Trucoo, Halçarren, Cazenave, Massebœuf, Hauser et Campaès avec le ballon

N° 84 : septembre 1968.

France-Nouvelle Zélande

De g à dr : Cester, Yachvili, Mac Leod, Billère, Spanghero, Going protégé par Tremain
Poster : Trois Toulonnais de l’équipe de France : Gruarin, Carrère, Herrero

N° 85 : octobre 1968.

Claude Dourthe face aux All Blacks

Stade de Auckland

N° 86 : novembre (A) 1968.

Béziers-Brive

Richard Astre (Béziers) dispute le ballon à Marcel Puget (Brive)
Poster : Jean Iraçabal (Aviron Bayonnais)

N° 87 : novembre (B) 1968.

France-Afrique du Sud à Bordeaux

De g à dr : Spanghero, Ellis, Dauga, Du Preez, Lasserre, Marais. De dos Puget (n° 9)

N° 88 : décembre 1968.

Roumanie-France à Bucarest

Jean-Marie Bonal (Toulouse) à l’attaque

N° 89 : janvier 1969.

France-Ecosse

De g à dr : Lasserre, Arneil, Bérot avec le ballon, Dauga, Iraçabal, Mac Harg, Yachvili, Cester.

N° 90 : février 1969.

France-Irlande

De g à dr : Salut, Iraçabal, Kennedy en dribling, Carrère, Dauga

Dans ce numéro 90, une mise en garde du Miroir du Ruby par rapport au plagiat du Miroir des Sports.

Fin de la troisième partie.

 

Les aventures de Tintin : deuxième partie

La première partie concernait les aventures de Tintin dans les 12 premiers albums d’Hergé. Cette seconde partie s’intéresse aux albums  numérotés de 13 à 24.

N° 13 : Les 7 boules de cristal.

Les 7 boules de cristal

Les 7 boules de cristal : parution en septembre 1948.
Hergé s’est représenté page 6 parmi les spectateurs de la représentation au music-hall.

N° 14 : Le Temple du Soleil.


Le Temple du Soleil : parution en septembre 1949.

N° 15 : Tintin au pays de l’Or Noir.



Tintin au pays de l’Or Noir : parution en décembre 1950.
Hergé dut apporter quelques modifications à sa première version car elle faisait trop référence au conflit israélo-palestinien.

N° 16 : Objectif Lune.

Objectif Lune : parution en septembre 1953.

N° 17 : On a marché sur la Lune.



On a marché sur la Lune : parution en août 1954.

N° 18 : L’Affaire Tournesol.



L’Affaire Tournesol : parution en octobre 1956.
Pour la première fois apparaît l’affabulateur Séraphin Lampion.
Parmi les badauds installés devant la grille du château on peut reconnaître Hergé.

N° 19 : Coke en Stock.



Coke en Stock : parution en juillet 1958.

N° 20 : Tintin au Tibet.



Tintin au Tibet : parution en janvier 1960.
Cet album fut paraît-il le plus populaire de la collection.

N° 21 : Les bijoux de la Castafiore.


Les bijoux de la Castafiore : parution en janvier 1963.

N° 22 : Vol 714 pour Sidney.

Vol 714 pour Sidney : parution en janvier 1968.

N° 23 : Tintin et les Picaros.



Tintin et les Picaros : parution en janvier 1976.

N° 24 : Tintin et l’Alph-Art.

Tintin et l’Alph-Art : octobre 1986, inachevé.

Fin de la deuxième partie.

Miroir du Rugby : deuxième partie

La première partie du Miroir du Rugby concernait les numéros 1 à 30. Cette seconde partie intéresse les numéros 31 à 60 (décembre 1963 à juillet 1966). Elle sera plus légère puisque ne figurent pas cette fois les sommaires de chaque numéro.

N° 31 : décembre 1963.

La 3ème ligne d’Agen : Sitjar, Échavé, Zani

Poster : André Herrero (Toulon)

N° 32
: janvier 1964.

France A- France B

De gauche à droite : Gachassin, Dauga, Bayardon, Laborde, Domenech, Dupuy (ballon en main), Herrero
Poster : Francesco Zani (Italie/Agen)

N° 33 : février 1964.

Claude Lacaze face à Colin Meads (Nouvelle-Zélande)

Poster : Michel Crauste (Lourdes)

N° 34 : mars 1964.

Bayardon et Dauga en touche contre les All Blacks

De g à dr : Graham, Tremain, Yates, X, Meads, Y, Lochore, Dauga, Bayardon (Fabre et Piqué au fond, entre X et Meads
Poster : Jean-Claude Lasserre (Dax)

N° 35 : avril 1964.

Touche entre Gallois et Français

De g à dr : De Grégorio, Bouguyon, Prosser, Evans, Price …
Poster : Jean Dupuy (Tarbes)

N° 36 : mai 1964.

Touche entre Irlandais et Français

De g à dr : Gwynn Walters (arbitre), Berejnoi, Abadie, Dauga, Lira, Herrero, Mac Bride …
Poster : Benoît Dauga (Mont-de-Marsan)

N° 37 : juin (1) 1964.

Les équipes de la Finale 1964 : Pau et Béziers


N° 38
: juin (2) 1964.

Touche entre Palois et Biterrois

De g à dr : Moncla, Fratangelle (?), Ruiz, Etcheverry, Doumecq, Abadie, Vidal, Bolzan

N° 39 : juillet 1964.

André Boniface

Poster : Paul Dedieu (Béziers)

N° 40 : septembre 1964.

L’équipe de France en partance pour l’Afrique du Sud

Poster : Marc Etcheverry (Pau)

N° 41 : octobre 1964.

Scènes multiples

Poster : Jean Gachassin (Lourdes puis Bagnères)

N° 42 : novembre 1964.

Fidji face au Sud-Est

 Boisson (Montferrand) face au Fidjien Cavu
Poster : Aldo Gruarin (Toulon)

N° 43 : décembre 1964.

Guy et Lilian Camberabero (La Voulte)

Poster : Pierre Darbos (Dax puis Narbonne)

N° 44 : janvier 1965.

Touche Montauban-PUC

De g à dr : Maurières, Cabanier, Blanc,Fontanié, Zago, Marquesuzaa, Romero, Zarazola et les Pucistes Martin et Tardivel
Poster : Michel Arnaudet (Lourdes)

N° 45 : février 1965.

France-Écosse

De g à dr : Herrero, Crauste, Guy Boniface, Piqué, Gruarin, face aux Écossais.
Poster : Pierre Lacaze (Lourdes puis Toulouse XIII)

N° 46 : mars 1965.

Christian Darrouy (Mont-de-Marsan)

Poster : Jean Piqué (Section Paloise)

N° 47 : avril 1965.

Guy et André Boniface face aux Gallois

A gauche Haydn Morgan
Poster : Jean-Michel Capendeguy (Saint-Jean-de-Lutz puis Toulon)

Je rajoute quelques commentaires sur ce match un peu plus loin.

Triste parenthèse : dans ce numéro 47 sont mis en valeur deux internationaux, Guy Boniface en couverture et Jean-Michel Capendeguy en poster. Ces deux garçons trouveront la mort lors de deux accidents de voiture distincts à l’aube de l’année 1968. Le Miroir du Rugby leur rendra hommage, comme nous le verrons dans le numéro 78.

N° 48 : mai 1965.

Supporters autour de Pierre Danos (Béziers)

Poster : Sitjar (Agen)

N° 49 : juin 1965.

Les deux équipes de la finale 1965 Agen-Brive

Poster : le XV de France vainqueur du Pays de Galles (ci-dessous)

France 1965 Colombes

J’eus la chance (et la jouissance) d’assister, au stade Yves du-Manoir de Colombes, à ce match mémorable aux multiples actions d’éclat lors duquel avants et trois-quarts se croisaient en un ballet incessant féérique et auquel participaient mes idoles de l’époque. Match entré dans les annales et souvent cité en référence du rugby total et victorieux.
Deux anecdotes liées à ce match.
* L’arbitre officiel se blessa en cours de rencontre (vers la fin de la 1ère mi-temps je crois). Il fut remplacé par le Français André Marie, qui tenait un des drapeaux de touche, qu’on aperçoit sur la photo debout à l’extrême gauche (extrême gauche ? position étonnante quand on sait que ce citoyen futur Maire de Biarritz épousait les idées droitières de la République gaulliste et que sa fille fut longtemps Ministre sous Chirac sous le nom de Michèle Alliot-Marie). En tout cas ce fut la première fois qu’un arbitre Français officiait lors du Tournoi des Cinq Nations, et qui plus est, devant ses compatriotes.
** En 1973 je me trouvais à Montréal (celui du Québec, pas celui du Gers) et assistais à une confrontation entre le Pays de Galles et le Canada. A la réception d’après match je discutais avec l’entraîneur chef des Gallois : Clive Rowlands qui n’était autre que le demi-de- mêlée du XV de Galles de … 1965. Nous évoquâmes bien sûr le fabuleux match évoqué un peu plus haut.

N° 50 : juillet 1965.

Match de clôture Agen-Dax

De g à dr : Sitjar, Zani, Razat, Darbos, Albaladejo
Poster : l’équipe championne de France 1965 : Agen

N° 51 : octobre 1965.

Les 3 frères Spanghero (Narbonne)

De g à dr : Walter, Jean-Marie et Laurent
Et il manque Claude (futur international) et Guy !
Poster : Jean-Claude Roques (Brive)

N° 52 : novembre 1965.

Les deux frères Besson (Brive) Pierre et Claude

Poster : Lacroix et sa 3ème ligne d’Agen Sitjar, Viotto, Zani

N° 53 : décembre 1965.

Aldo Gruarin et André Herrero (Toulon)

Poster : le Bataillon de Joinville, avec ses entraîneurs dont Robert Poulain

N° 54 : janvier 1966.

France A – France B

De g à dr : Berejnoi, Fort, Cabanier, Crauste, Dauga, Salut, Sitjar.
A l’intérieur, un conte de Robert Barran illustré par Pellos.
Poster : André Boniface et Michel Crauste

N° 55 : février 1966.

France-Irlande

De g à dr : Puget, Berejnoi, André Boniface, Dauga, Gruarin, Creauste, Darrouy qui marque l’essai (n° 1 des marqueurs d’essais à l’époque) et 3 Irlandais
Poster : Jean Fabre (Stade Toulousain)

N° 56 : mars 1966.

Jean Gachassin devant le Capitaine Anglais Rodgers

Poster : Marcel Bescos (Albi XIII et Capitaine de l’équipe de France)

N° 57 : avril 1966.

France-Pays-de-Galles

De g à dr : Rupert, Crauste, Herrero, Berejnoi, Dauga, Cabanier, et à gauche Norris et Pask
Poster : Jean Gachassin (Lourdes) et Jean-Claude Roques (Brive)

N° 58 : mai 1966.

France – Italie

Jo Maso avec le ballon, et Lagrange
Poster : Walter Spanghero

N° 59 : juin 1966.

Agen-Dax

De g à dr : Fort, Labadie, Darbos, Zani
Poster : Albaladejo et Capdepuy (Dax)

N° 60 : juillet 1966.

Équipe de France

Avant d’affronter le Pays-de-Galles à Cardiff
Debout :W.Spanghero, Herrero, Rupert, Berejnoi, Gruarin, Cabanier.
Assis : Dauga, C.Lacaze, Crauste (capitaine), A.Boniface, Darrouy
Accroupis : G.Boniface, Gachassin, L.Camberabero, Duprat

Fin de la deuxième partie.

Les aventures de Tintin : première partie

Je dispose de tous les albums des aventures de Tintin, regroupés en un seul volume : 23 édités entre les années 1930 et 1976, un non édité, élaboré mais non terminé en 1986.
A chaque fois je fais apparaître 2 clichés par album : celui de la couverture et celui de la page de présentation. Soit 48 photos. Pour alléger la lecture je divise la description en 2 parties : des albums 1 à 12 (c’est cette première partie) et des albums 13 à 24 (ce sera l’objet de la deuxième partie).
Le concepteur, reconnu dans le monde entier est le Belge Georges Rémi dit Hergé (1907 – 1983).
Les 24 couvertures se regroupent dans le cliché suivant :

Page de garde de la collection intégrale des 24 albums
La « une » de l’intégrale

Au début, quelques informations concernant l’auteur et son évolution idéologique au cours du temps, ainsi que des modifications qui en résultèrent pour quelques histoires. Je tire ces données d’Internet sans avoir pu toutes les vérifier.
Les 9 premiers albums furent dans un premier temps imprimés en noir et blanc, puis colorés, avec parfois quelques changements, comme nous le verrons au fur et à mesure. Les 3 premiers furent publiés aux éditions du Petit Vingtième à Bruxelles, et les 21 suivants chez Casterman à Tournai. Les albums de Tintin parurent dans 50 langues officielles et 43 langues dites régionales, dont l’Occitan en 1979 et le Basque en 1972.
Les modifications concernent l’Île Noire (n° 7), l’Étoile Mystérieuse (n° 10), et Tintin au pays de l’Or noir (n°15) œuvres dans lesquelles on était loin de la neutralité politique attendue. On ne revient pas ici sur les clichés et caricatures qui jalonnent surtout les premiers albums du tout jeune dessinateur.
Hergé lui-même apparaît en certaines occasions, comme nous le signalerons à chaque fois. Il est grand, efflanqué, avec une tignasse blonde importante, les joues creusées, le visage étroit et long. Il ne joue pas un rôle particulier, c’est un simple figurant mélangé aux acteurs ou spectateurs.

1/ Tintin au pays des Soviets.

Tintin au pays des Soviets

Tintin au Pays des Soviets : parution en septembre 1930

2/ Tintin au Congo.
 

Tintin au Congo

 
Tintin au Congo : parution en juillet 1931

Hergé se représente lui-même dès la première page au milieu d’un groupe de journalistes accompagnant Tintin à son départ pour l’Afrique. On aperçoit aussi Dupond et Dupont à l’écart de ce groupe mais sans intervenir par la suite dans cet épisode.

3/ Tintin en Amérique.

Tintin en Amérique

Tintin en Amérique : parution en novembre 1932

4/ Les cigares du pharaon.

Les cigares du pharaon

Les cigares du pharaon : parution en octobre 1934.
Dans cet album apparaissent pour la première fois des personnages-acteurs que l’on retrouvera souvent par la suite : les détectives Dupond et Dupont, et l’intriguant Rastapopoulos.

5/ Le Lotus bleu.

Le Lotus bleu

Le Lotus bleu : parution en septembre 1936.
Dans cet album apparaît pour la première fois le jeune Tchang.

6/ L’oreille cassée.

L’oreille cassée

L’oreille cassée : parution en novembre 1937.
Cet album marque la première apparition du Général Alcazar.

7/ L’Île Noire.

L’Ile Noire

L’Île Noire : parution en novembre 1938.
Cette histoire nécessita 3 versions successives.

8/ Le Sceptre d’Ottokar.

Le Sceptre d’Ottokar

Le Sceptre d’Ottokar : parution en août 1939.
Première apparition de la Castafiore.
Hergé s’invite page 38 parmi les invités du Concert dans le Palais royal et page 59 au milieu des invités de la cérémonie de décoration de Tintin.

9/ Le crabe aux pinces d’or.

Le crabe aux pinces d’or

Le crabe aux pinces d’or : parution en novembre 1941.
Première apparition du Capitaine Haddock.

10/ L’Étoile mystérieuse.

L’Étoile mystérieuse

L’Étoile mystérieuse : parution en décembre 1942.
Cet épisode subit quelques modifications car sa première version, éditée en plein conflit de la Seconde Guerre Mondiale, put être interprétée par certains comme un soutien à l’Axe Berlin-Rome, voire à une œuvre de propagande en sa faveur. La deuxième édition s’avéra politiquement plus neutre.

11/ Le Secret de la Licorne.

Le Secret de la Licorne

Le Secret de la Licorne : parution en octobre 1943.
En cet album apparait pour la première fois Nestor.

12/ Le trésor de Rackham le Rouge.

Le Trésor de Rackham le Rouge

Le Trésor de Rackham le Rouge : parution en novembre 1944.
Dans cet album apparaît pour la première fois le Professeur Tournesol (Triphon)

Fin de la première partie.

Miroir du Rugby : première partie (N° 1 à 30).

De février 1961 à décembre 1976  les Editions Miroir Sprint ont édité 180 numéros du Miroir du Rugby, noté MR par la suite, publication mensuelle, sauf (en général) en juillet et août, mais avec parfois 2 numéros dans le même mois (selon l’activité rugbystique du moment). Je possède la collection complète entre les numéros 1 et 180 mais je ne  dispose pas des numéros suivants, hormis le 204.    
Dans ce blog je regroupe toutes les couvertures des MR, en plusieurs articles successifs (6) : 30 numéros par partie soit 6 x 30 = 180.
Figurent, outre le numéro de l’édition, sa date de parution, la photo de sa couverture, la légende l’accompagnant, le titre de l’éditorial de Robert Barran, le sommaire du jour et parfois le poster du mois.
A cette époque 2 organes de presse sportive se « concurrencent » :

*
 l’Equipe (quotidien) et Miroir Sprint (hebdomadaire). Cependant que Midi Olympique est l’hebdomadaire du Rugby (à XV comme à XIII, mais aussi le spécialiste national de la Tauromachie).
L’Equipe appartient au même groupe que le Parisien Libéré. Son directeur, Jacques Goddet, et quelques journalistes influents, véhiculaient des idées plutôt conformistes. Mais en son sein j’adorais les articles de rugby de Denis Lalanne, Henri Garcia, Robert Roy … Ils prônaient tous un rugby joyeux, dit d’attaque et d’initiatives, qui à l’époque séduisait même les non initiés et … embarrassait les Britanniques lors du Tournoi des 5 Nations. Leurs préférences très connues s’articulaient autour de grandes équipes et des joueurs magiques comme le FC Lourdes et les frères Prat ou le Stade Montois et les frères Boniface. Denis Lalanne écrivit en 1958 « le Grand Combat du XV de France » qui retraçait l’épopée de l’équipe du Capitaine Lucien Mias en Afrique du Sud (1 match nul et une victoire
devant les monstres Springboks), un ouvrage devenu référence.

* A la direction de Miroir Sprint on trouvait Maurice Vidal et à celle du Miroir du Rugby Robert Barran (natif d’Arudy). Ces deux revues, plus polémistes, dans la mouvance du Parti Communiste Français. MR défend et promeut le rugby de base, celui des champs et des villes moyennes, pour simplifier, mais aussi le rugby de l’étranger, et pas seulement en Europe  comme on va le voir dans le sommaire du N°1 ci-dessous.
Cette première partie balaie les numéros 1 à 30 (février 1961 à novembre 1963)

N° 1 : février 1961.

De gauche à droite : Alfred Roques (Cahors) – Jean De Grégorio (Grenoble) – Amédée Domenech (Brive) – François Moncla (Racing CF puis Pau). Première ligne et Capitaine du XV de France.

Premier édito (résumé) de Robert BARRAN :
 » MR devient mensuel au moment de la venue des Springboks en France. Il décrit la vie des clubs, grands et petits, la mise en valeur, dans le collectif, d’individualités étonnantes, comme Gachassin, l’humour avec ses personnages truculents, l’évolution technique avec appel à des spécialistes qualifiés, le souci de renseigner et de lutter pour le véritable esprit, la correction, la droiture « .
Sommaire
 :
* nos clubs : l’U.S.Dacquoise (Robert barran)
* le bréviaire de Mias (Henri Gatineau)
* Jean Gachassin, cet étonnant gamin (Claude Parmentier)
* portraits : Christian Boujet (Grenoble) et Claude Vidal (Mazamet)
* l’épreuve de vérité de l’an unique (Robert Barran)
* qu’est-ce qu’un Springbok ? (Jean Denis)
* Springboks et All Blacks (photos)
* le Docteur Danie Craven maître à penser du rugby sud-africain
* édition britannique (Angleterre, Irlande, Ecosse, Galles)
* où en est le rugby en U.R.S.S. ? Jean Nau)
* les histoires d’Adolphe Jauréguy
* croisade pour le rugby éducatif (Julien Saby)
* évolution de la mêlée (Robert Poulain)
* le coin des treize : Boldini, les deux Lacaze, R.Perez (L.Tremellat)

N° 2 : mars 1961.

Jackie Bouquet (Vienne)

Edito :
Le bilan springbok
Sommaire
 :
* de Puget à Laudouar , une chaîne nouvelle (Robert Barran)
* le bilan springbok (Robert Barran)
* nos clubs : l’A.S.Béziers (Henri Gatineau)
* Lacroix-Danos ou l’impossible choix Robert Barran)
* qui est Jacques Muntz ?                                                         
* la désintégration du trio Sharp, Marques, Jeeps (John Reed)
* Mulligan (Irlande) et Haydn Mainwaring (Pays de Galles)
* et le rugby aux U.S.A., mister Hopp ? (Dale E. Hopp)
* faut-il brûler Jacky Bouquet ? (Jean Denis)
* évolution de la touche (Robert Poulain)

* Roland Crancée discuté … sauf à Lourdes (Claude Parmentier)
*croisade pour le rugby éducatif (René Barnoud)
* portraits : Guy Burgas (R.Tounze), Emile Rebujent (André Galy), Francis Moulian (Claude Parmentier)
* Emile Lesueur, premier essai face aux Anglais 1906 (G.de Ferrier)
* Jacky Merquey, mon « pays » de Souillac (Roger Couderc)

3 : avril 1961.

Lacombe et Domenech (Brive)

Edito :
Quand le rugby français sert d’étalon
Sommaire :
* Guy Basquet répond à nos questions
* nos clubs : le S.U.Agen (Robert Barran)
* Noël Baudry et l’arrière offensif (Robert Barran)
* édition britannique : Angleterre, Irlande, Galles, Ecosse (Jean Denis)
* l’histoire du rugby : René Lasserre (Gérard de Ferrier)
* le numéro huit (Julien Saby)
* Domenech et ses francs-tireurs brivistes (Claude Parmentier)
* Toulon aux bonnes leçons de Jean Carrère (Lino Durante)
* technique : évolution du jeu des lignes arrières (Robert Poulain)
* portraits : Daniel Camiade (André Galy), JeanRoos (André Abadie), Jean-Jacques Saby (J.Leal), Jean Ducousso Henri Gatineau)
* le rugby dans le Nord (René Deleplace)
* Boisson, le 2ème ligne de demain (Roger Tounze)
* les sept péchés capitaux du rugbyman (Deran : B.D.)
* école de rugby à Saint-Girons
* Barthe, Quaglio, Mantoulan (J.P.Dubenou)

N° 4 : mai 1961.

Pierre Danos (Béziers)

Edito :
De Dublin à Auckland et à Wellington
Sommaire :
* à François Moncla (Robert Barran)
* le Rugby, sport-roi en Nouvelle-Zélande (Jean Denis)
* connaissance de la Nouvelle-Zélande
* trois générations d’arrières néo-zélandais : Népia, Bob Scott et Don Clarke
* tournoi et Springboks : cinq matches qui ébranlèrent le monde du rugby
* Raymond Barthez répond à nos questions
* Pierre Danos, le cerveau de Béziers (Robert Barran)
* Zani et Saetti, la belle deuxième ligne italienne (Claude Parmentier)
* Jean-Pierre Saux consacré en perdant du galon (André Abadie)
* le 7/8 par Julien Saby et le rôle de l’ailier par Robert Poulain
* Gérard Dufau, ce junior de 37 ans (Roger Couderc)
* Langon ou la vie d’un club de province (Gérard de Ferrier)
* essai sur le rugby français (Alban Sardin)
* les huit frères Williams (photo)
* portraits : Michel Cousinié de Mazamet (Henri Gatineau) et Gilbert Delpy de Vichy (Roger Tounze)
* Joseph Maso père et fils (André Galy)
* Roger Llanas le talonneur treiziste de l’année (E.Bouffil)

 N° 5 : juin 1961

Guy et André Boniface (Mont-de-Marsan)

Edito :
Les gosses de Ramponneau et d’aileurs
Sommaire :
* anatomie des 4 grands : Chambéry, Mont-de-Marsan, Béziers, Dax (Robert Barran)
* Guy Calvo, ce méconnu (Jérôme Roudé)
* la promotion 61 : St Junien, Lannemezan, Albi, Côte Vermeille (Henri Gatineau et André Galy)
* le style des demi-finalistes (Alban Sardin)
* les Boniface de Montfort-en -Chalosse (Jean Denis)
* le dribling est-il périmé ? (Robert Poulain et Henri Muntz)
* Grivitza de Bucarest, le « Lourdes roumain » (D.Callimachi)
* la truelle d’Alfredou (J.P.Dubenou)
* Flamme d’Oro, premier club d’Italie (Robert Poulain)
* c’est nous les cadets de Tyrosse (J.Fayet)
* Adole et La Rochelle, deux révélations (Jean Philibert)
* Serge Plantey, le voyageur sans escale (Claude Parmentier)
* rugby de mouvement (photos)
* lecteurs, à vous la parole

N° 6 : juillet 1961.

Domenech et Moncla

Edito :
On proteste à La Teste
Sommaire :
* cap sur la Nouvelle-Zélande (Robert Barran)
* qui est Bianco, pilier du F.C. Auch ? (Claude Parmentier)
* 30 essais pour les avants All Blacks en Afrique du Sud (Jean Denis)
* un avertissement de Dawson, capitaine des Lions, à Moncla, capitaine du XV de France (J.Mc Weeney)
* Colin Meads, meilleur avant du monde ?
* au pays des Maoris, de Rotorua à Napier
* Laudouar et Rollet, les « pêcheurs de balle » (Jean Denis)
* de Béziers à Mirande, tous nos champions de France : Béziers, Saint-Junien, Figeac, Castelsarrasin, Laloubère, Léon, Mirande, Racing C.F., T.O.E.C.
* les 689 points des juniors du T.O.E.C. (Henri Gatineau)
* l’histoire de Brennus et de son bouclier
* Lézignan, le fief treiziste des Corbières (J.P. Dubenou)
* le point technique de Julien Saby : redresser, oui, mais en brisant la ligne
* en guise de conclusions (Robert Poulain)
* le sens du Challenge Du Manoir
* qu’est-ce que le rugby à sept ? (John Reed)
* Salas préférait le titre

 N° 7 : août 1961.

Albaladejo, Moncla et Briscoe un joueur de Taranaki.

 Edito :
Abondance à Rotorua et … Lyon
Sommaire :
* le rugby commence au bout du monde (Roger Couderc)
* le journal des Antipodes :
I. à Nelson, Dupuy inaugure
II. les surprises de Taranaki
III. Waikoto, connaissance de Don Clarke
IV. Whangarei, couverts de boue et d’éloges
V. Roger Couderc vous commente le test d’Auckland
VI. Rotorua, véritable baie d’abondance
VII. Napier : au milieu du peuple Maori
* quand le coq ergote (Alban Sardin)
* les mutations : Domec, Laudouar, Momméjat et Martine

 N° 8 : septembre 1961.

Pierre Lacroix (Mont-de-Marsan puis Agen)

Edito :
Ce qui se conçoit bien …

Sommaire :
* Jean Piqué, la fusée de Wellington (J.P. Dubenou)
* le journal des Antipodes (suite) :
VIII. Manawatu : Meynard blessé, Lefèvre éclatant
IX. dans la tempête de Wellington avec Roger Couderc
* coïncidences
* Roland Lefèvre de Brive, dans l’ombre du Duc
X. Southland : André Boniface réhabilite l’attaque
XI. Otago : Serin et Guy Camberabero s’imposent
XII. l’amertume de Timaru pendant qu’André Boniface piaffait d’impatience
XIII. Le test de Christchurch : le glas d’une grande équipe
* un tournant pour Lacroix ? (Robert Barran)
* Un reportage exclusif : Don Clarke à la ferme
* la chronique de Robert Poulain : de l’intersaison à la reprise   

N° 9 : octobre 1961.

Michel Crauste (Racing CF puis Lourdes)

Edito :
Feuilles d’automne
Sommaire :
* Lourdes 61 : sous le signe de Crauste et … la houlette de Jean Prat (Claude Parmentier)
* opération Martine au L.O.U. (André Ribouton)
* deux demis, deux pour la Section : Maurières-Toyos (André Abadie)
* édition britannique : French, Ken Richards, Harris chez les treize (John Reed)
* apprendre le rugby (Robert Poulain)
* le beau souci des éducateurs (Jean Denis)
* pour améliorer la touche (Julien Saby)
* Yves du Manoir, rugbyman de légende (G. de Ferrier)
* Raymond Barthes : pourquoi les trois-quarts échapperaient-ils à la règle ? (Paul Roubin)
* Saint-Gaudens révélé avec Jean Barthe
* le coq beloteur (Alban Sardin)

N° 10 : novembre 1961.

Elie Gabellotto (Toulon)

Edito :
Le remède et le mal
Sommaire :
* l’ailier puncheur, de Lassègue à Gabellotto (Robert Barran)
* un bel exemple : les 3 frères Claverie au T.O.E.C. (Henri Gatineau)
* et pan dans la boîte made in New-Zealand (Jean Denis)
* treize et tenu : est-ce une révolution ? (Robert Barran)
* la 2ème ligne agenaise Zani-Matkowski et l’ouvreur Hiquet (Artès Bigorre)
* Brive : un coup dur Lefèvre, un coup heureux Othats (Maurice Ragonneau)
* l’entente cordiale Vannier-Davidson à Chalon (Claude Parmentier)
* apprendre le placage (J.J. Saby)
* alerte au jeu brutal (Jean Denis)
* de Pouilhès aux frères Pujol à l’U.S.A.P. (A. Galy)
* Auch : Brouqqueyre sur la lancée de Justumus et de Barbé (G.Borda)
* petit aide-mémoire de l’éducateur (Robert Poulain)
* Toulon : la double succession d’André Herrero (Paul Dufaron)
* de Forgues à Larreguy les contradictions de l’Aviron Bayonnais (Michel Darcangues)
* Grenoble : Alberto, Greffe, Gely une étonnante 3ème ligne (J. Leal)
* Pau : cinq pour … trois en 3ème ligne avec Moncla, Marracq, Cantet, Mondeteguy, Sennes (futur joueur de Saint-Denis) (J.P. Dubenou)

N° 11 : décembre 1961.

Dupuy et Cazaux (Tarbes)

Edito :
Des idées qu’il faut bannir
Sommaire :
* tous les problèmes de l’équipe de France (R.Barran et J.Denis)
* approuvée la Trinité Bouquet-frères Boniface
* Carrère et les Kiwis (Robert Barran)
* chez Rollet on est talonneur de père en fils (Jean Ricard)
* métamorphose à Montauban (Henri Gatineau)
* étonnant Graulhet (Henri Gatineau)
* à l’exemple de Mimiague Biarritz tente sa reconversion
* comme Casaux le Stadoceste Tarbais est encore  améliorable à 30% (Claude Parmentier)
* les Lions de Grande-Bretagne « enfermés » avant l’Afrique du Sud (John Reed)
* Sharp ne sera pas encore cette saison l’arrière idéal (Jean Denis)
* présentation du rugby de Paris (Alban Sardin)
* apprendre le rugby : tenue du ballon et passe (Robert Poulain)
* dans le vide (Julien Saby)
* quand Momméjat juge Combes, son associé albigeois
* Béziers meilleur ou non ? Avec Vidal, Navarro, Bernatas (J.Delors)
* les avants de fer du XIII catalan (André Galy)
* Chambéry sur l’axe Ramada Antonuccio (Robert Barran)

N° 12 : janvier 1962.

Alfred Roques (Cahors)


Edito
:
Le tournoi décisif de l’an 62
Sommaire :
* avant le Tournoi des Cinq Nations :  Ecosse (Ian Osborne), Angleterre (John Reed), Galles (J.B.G. Thomas), Irlande (Paul Mac Weeney)
* les soucis tricolores (Robert Barran)
* comment naquit le Tournoi en 1871 (Jean Denis)
* Cahors, tel Roques (Claude Parmentier)
* Bègles : avec Ayphassoro et les frères Denjean (M. Lissonde)
* Romero l’homme de Bordeaux
* apprendre le rugby : les passes en courant(Robert Poulain)
* de l’Australien Rules aux Fidji (Roger Couderc)
* de Bordeaux 1957 à Bayonne 1961 comment le rugby roumain s’est adapté (René Deleplace)
* vœux pour le Coq (A.S.)
* la revue des espoirs de l’An neuf :Claude Laborde (Peyrehorade puis Racing C.F.), Philippe Sennes (Pau puis Saint-Denis), Maurice Lira (La Mure puis La Voulte), Raymond Rebujent (Perpignan), Pierre Gruppi (Villeneuve-sur-Lot puis Stade Bordelais), Robert Mata et Guy Darbas (Tarbes), Jean-Claude Olivier (Cognac), Jean Salut (T.O.E.C.), Claude Batut (Cahors), Jean-Claude Mignaçabal (Mauléon puis Romans), Pierre Puig (Toulouse)

N° 13 : février 1962.

Merkx et Marsaud (S.C. Tulle)


Edito
:
Et après Murrayfield ?
Sommaire :
* après Murrayfield
* autour de Roques et Domenech, la ronde changeante des piliers (Robert Barran)
* la deuxième carrière de Marquesuzaa (Claude Parmentier)
* l’exemple du village de Morlaàs – 1300 habitanrs (André Abadie)
* la retraite d’André Frémaux, après 15 ans au P.U.C. (Jean Denis)
* Lilian et Guy Cambertabero, la charnière de charme (Maurice Ragonneau)
* la chronique de Julien Saby : réflexions sur la touche
* France-Ecosse 62 ou la nouvelle partie de manille (Alban Sardin)
* apprendre le rugby : le jeu au pied (Robert Poulain)
* entraînement et musculation du rugbyman
* nos clubs : Tulle, Castres, Saint-Gaudens, Carmaux (Pierre Lesmaries, Claude Parmentier, Henri Gatineau)

N° 14 : mars 1962

Bernard Momméjat (Cahors puis Albi)

Edito :
Dans le sillage de Béziers
Sommaire :
* Momméjat, l’homme calme et presque irremplaçable (Robert Barran)
* nos clubs : La Rochelle avec son pilote Elissalde (Claude Parmentier)
* à Toulon, Carrère et Herrero espèrent (Lino Durante)
* le rugby anglais : Sharp mais aussi 1819 clubs et 150.000 joueurs (John Reed)
* l’année Lacroix
* clé écossaise dev 300 kg pour l’Afrique du Sud (Jean Denis)
* alerte au Pays de Galles  ? (J.B.G. Thomas)
* à propos de jeu offensif (Julien Saby)
* apprendre le rugby (Robert Poulain)
* la carrière exemplaire de Michel Celaya, de Biarritz au S.B.U.C. et 49 matches internationaux (Jean Ricard)
* Auguste Berasaluce, le 2ème ligne qui monte (André Abadie)
* Vigier, Leniaud, Chevallier, les mainteneurs de l’A.S.M. (Daniel Rocher)
* Ile-de-France, premier comité de France (Jean Denis)

N° 15 : avril 1962

Bouquet, Claude Lacaze, Dupuy

Edito :
A sept et au Japon
Sommaire :
* cinq tricolores à cœur ouvert : Pierre Albaladejo, l’ouvreur aux idées saines (Jean Denis), Roger Gensane, pas si « court » qu’on le disait (Robert Barran), Jean De Grégorio, le talonneur imperturbable (J.P. Dubenou), Romero, le gladiateur de Sapiac (Henri Gatineau), Claude Lacaze s’est fait un prénom (Claude Parmentier)
* Louis Vergé, un demi de La Trivalle (Pierre Devergnes)
* Albi, fief treiziste (Pierre Romanet)
* Michel Crauste, l’homme d’acier
* Bassagaits, Bouquet, Boniface et la nouvelle vague (Alban Sardin)
* apprendre le rugby : les contrôles (Robert Poulain)
* école de rugby à Brive
* coupe de l’Avenir : le grain ne peut mourir
* le championnat du monde n’est pas pour demain (Jean Denis)
* oppose-t-on Bouquet à Boniface ?
* l’ailier palois Latapie, efficacité et élégance (André Abadie)
* figures brivistes : Domenech, Othats, les frères Besson, Madelrieux

N° 16 : avril 1962

André Boniface (Mont-de-Marsan)

Edito :
La richesse profonde du rugby français
Sommaire :
* comment la « manchette » de Campbell-Lamerton sur Crauste provoqua le choc décisif à Murrayfield (Robert Barran)
* à Murrayfield une victoire qui marquait (photos)
* tableau d’honneur écossais : Ten Boss et Campbell-Lamerton
* un point technique du Tournoi (Robert Poulain)
* contre l’Angleterre l’éclat de Crauste et l’éclipse de Sharp
* tableau d’honneur anglais, quand même : Taylor et Roberts
* coup de semonce à Cardiff : huit gallois terribles et des exploits de Boniface inachevés (Jean Denis)
* au tableau d’honneur gallois : Rowlands, Nash … et les autres
* Bouquet, Boniface, Dupuy, les incompris de Cardiff
* l’Arms Park de Cardiff ce haut-lieu de l’ovale
* un final très positif contre l’Irlande : Momméjat, Claude Lacaze et Crauste signent 3 essais mémorables
* tableau d’honneur irlandais : English surtout
* souvenirs …  souvenirs … (Claude Parmentier)

N° 17 : mai 1962

Jackie Bouquet contre Bebb et le Pays-de-Galles

Edito :
Encore un Tournoi de gagné !
Sommaire :
* le Bouquet des adieux (Robert Barran)
* le XV de France de l’Avenir (Jean Denis)
* Allaire et Matkowski (Maurice Ragonneau)
* Julien Saby : simplicité dans la recherche de l’offensive
* Maurières un étonnant personnage derrière la mêlée (JP Dubenou)
* les conclusions du Tournoi 1962 : hommage particulier aux avants gallois, à Claude Lacaze et André Boniface (Robert Barran)
* dédié à André Boniface (Alban Sardin)
* apprendre le rugby : éviter la défense (Robert Poulain)
* Bourges, un exemple de décentralisation
* les 5 frères Moro de Montélimar (Claude Parmentier)
* Valence parmi les Grands (Claude Parmentier)
* Michel Bardes, espoir du XIII Catalan (André Galy)
* Lira à la tête de la vague d’avants montante

N° 18 : juin 1962.

1/2 finale Agen-Dax. De gauche à droite : Malbet, Lasserre, Cassiède, Cavaillès, Lagiewski, Matkowski

Edito :
Vivre avec son temps
Sommaire :
* Agen-Béziers, discussion au sommet (Robert Barran et Jean Denis)
* Lacroix dans un ensemble complet de Sitjar à Razat (Jean Denis)
* à la découverte de Zani (Jean Denis)
* André Berilhe, 15 ans (moins six matches) au service de l’U.S.Dax (Claude Parmentier)
*Bala a échoué sur le poteau (Claude Parmentier)
* des Italiens aux Roumains, le point à faire (Robert Poulain)
* conseils d’inter-saison (Robert Poulain)
* Agen-Dax demi-finale héroïque (photos)
* Valence-Figeac, la finale de 2ème division
* le rugby botté (Alban Sardin)
* Castelsarrasin, champion de 3ème division (J.P. Dubenou)
* l’exemple du Lycée Lakanal
* rugby à sept = quinze moins huit (Jean Denis)
* Henri Marracq, encore un de Pontacq (J.P. Dubenou)
* Albi-Villeneuve à travers Bescos, Merquey (Pierre Romanet)
* le rôle du demi de mêlée (Pierre Thiers)

N° 19 : juillet 1962.

Le benjamin agenais Salères suivi de Sitjar

Edito :
Hommage au S.U.Agenais
Sommaire :
* la parole à Pierre Lacroix
* trois cas particuliers agenais : Louis Echavé ou la fidélité récompensée, Claude Salères le benjamin qui rêvait de boxe, Michel Arino deuxième réalisateur national (A. Bigorre)
* quatre Agenais avec les marins de Hourtin (Claude Parmentier)
* Claude Mantoulan 24 ans après Max Rousié (Pierre Devergnes)
* hommage de Lanfranchi à Moraru (Radu Ionescu)
* images d’une grande finale Agen-Béziers
* Béziers à l’heure du choix pour préserver son unité (Jean Denis)
* les Lions en Afrique du Sud (Jean Denis)
* le Du Manoir des Boniface (J.P. Dubenou)
* les deux belles (Alban Sardin)
* challenge Béguerre de consolation pour Lourdes
* la revue des champions de France : Figeac, Castelsarrasin, Annonay, Labouheyre, Belvès, Quarante
* comment le Racing joue et gagne avec ses juniors (Jean Denis)
* le réservoir catalan de l’U.S.A.P. (André Galy)

N° 20 : octobre 1962.

Claude Lacaze et André Boniface contre l’Irlande

Edito :
L’affaire Claude Lacaze 
Sommaire :
* Claude Lacaze à Angoulême (Claude Parmentier)
* Brive : huit ans ont passé (Jean Denis)
* trois atouts pour Toulon : Maso, Mouysset, Debru (Lino Durante)
* prologue (Alban Sardin)
* le retour de Bouguyon et le Stade Toulousain (Henri Gatineau)
* la 3ème ligne de l’U.S.A.P. : les frères Pujol et Ponseille (André Galy)
* Grenoble a son triumvirat : Lienard, Baque, Belletante (J. Leal)
* opération jeunesse à Lourdes : Gilbert Prat, Latane, Doux, Dunet … (Henri Gérard)
* études du MR : Dupuy 3ème ligne et Marracq treiziste
* les XIII comptent sur les Springboks (Jean Denis)
* au 9ème stage d’éducateurs avec Ionescu, Levorato et Théo Cazenave
* le style d’Agen et son esprit (Robert Barran)
* Péré détient pour Pau les clés de l’ouverture (J.P. Dubenou)

N° 21 : novembre 1962.

Pierre Lacroix avec Crauste et Saux face au Pays de Galles

Edito :
Il y a loin de Myreside.
Poster : Jean-Pierre Razat (S.U.Agen)
Sommaire :
* les problèmes de l’Equipe de France (Jean Denis) :
1.les piliers : qui après Domenech, Roques, Mas ? 2. les 2ème lignes : Momméjat ne doit pas être pivot unique 3. les 3ème lignes : avec Herrero, Lefèvre et quelques autres 4. des attaquants pour coller aux vues des Boniface
* sur la route des grands Capitaines (Robert Barran)
* les impératifs d’une bonne sélection (Alban Sardin)
* sélections et sélectionneurs : les principes et les hommes
* Maurice Lira l’homme nouveau du rugby français (M.S.)
* tous les palmarès de l’Equipe de France
* historique : première victoire à Twickenham le 24 février 1951
* le Gotha français 1962
* étude technique sur la mêlée (Robert Poulain)
* l’erreur du Major Waughan et des Lions (John Reed)
* renaissance du rugby en U.R.S.S. (A. Kouznetzoff)
* sommet d’histoire : dans le « fosse aux lions » de Johannesburg : 16 août 1958

N° 22 : décembre 1962.

Jean et Maurice Prat entourent Michel Crauste

Edito :
Salut aux Pyrénées
Poster : Guy Camberabero (La Voulte)
Sommaire :
* Pau. Au rappel des champions de 28 (André Abadie)
* Oloron, Mauléon et Arudy
* Moncla et Saux, l’exemple vient d’en haut (J.P. Dubenou)
* Tarbes. Dans la lignée des grands arrières (Robert Barran)
* les cas Dupuy et Casaux (Robert Barran)
* à Nay, au temps … du cinéma muet (Alban Sardin)
* Bagnères et Vic Bigorre (G.Borda)
* Lourdes. Le record de Jean Prat (Henri Gérard)
* La comparaison Arnaudet-Vallès et Martine-Maurice Prat (Jean Denis)
* Lannemezan, Montréjeau et Lavelanet
* Saint-Girons. De Cahuc à Bonzom (Henri Gatineau)
* Foix. Avec Mognol et Pathenay
* apprendre le rugby : construction de la mêlée et talonnage (Robert .Poulain)

N° 23 : janvier 1963.

Alfred Roques aux prises avec les Ecossais Ten Boss et Campbell-Lamerton

Edito :
Nouveau départ
Poster : Alfred Roques (Cahors)
Sommaire :
* tout commença un lundi de 1871 sur un terrain d’Edimbourg (Jean Denis)
* les grands hommes du Tournoi 1962 : A.Pask, M.Campbell-Lamerton, T.Kiernan, C.Lacaze, B. Rogers (R.Barran et J.Denis)
* le chardon réactif du coq (Alban Sardin)
* formidables avants d’Ecosse (Robert Barran)
* ce que représentait Alfred Roques (Robert Barran)
* de l’essai de Billac à celui de Bréjassou (Henri Gatineau et G. Bordas)
* les enseignements de Galles-Angleterre : le règne de Richard Sharp est-il arrivé ? (John Reader)
* rugby d’Irlande à nul autre pareil
* Roe et Griffiths avant Wilcox, Mulligan et Thomson (J.P.Dubenou)
* apprendre le rugby : le jeu de la touche (Robert Poulain)

N° 24 : mars 1963.

Jacques Bouquet (Vienne)

Edito :
Une personnalité acquise
Poster : Claude Laborde (Racing C.F.)
Sommaire :
* Vienne. 40 ans avec Etcheberry et Bouquet aujourd’hui (R.Barran)
* Grenoble. Trois cas (De Grégorio, Boujet, Lanfranchi) et les champions de 1954 (J.P. Dubenou)
* Valence. La parole à Charles Peraldi ‘Jean Oddoz)
* quand Romans se traduisait Soro (Jean Denis)
* questions à Julien Saby
* La Voulte autour de l’usine et des Camberabero (Robert Barran)
* Chambéry sur un thème Tourte-Ramada (Jean Denis)
* la 2ème division : Annecy et La Mure.
* la 3ème division : Lancey, Rumilly, DomèneVillefranche-sur-Saône,
* après Twickenham, vous avez de la veine Mr Sharp !
* apprendre le rugby : la tactique de la touche (Robert Poulain)

N° 25 : avril 1963.

André Herrero (Toulon puis Nice)

Edito :
Enfin le Board !
Poster : Jean De Gregorio (F.C.Grenoble)
Sommaire :
* y a-t-il une crise du rugby catalan ? (Jean Denis)
* André Gayraud, 20 ans de fidélité à Béziers (Félix Pujol)
* Danos reste à la barre à Béziers avec Mas nouveau lieutenant (Henri Gatineau)
* la finale mémorable de 1929 Quillan-Lézignan (Alban Sardin)
* Narbonne et son espoir Spanghero (M. Aussenac)
* André Herrero, deux ans de rééducation
* Toulon : deux professeurs Carrère et Debru pour une école (Robert Barran)
* sur les traces des Brousse et des Puig-Aubert (André Galy)
* le Treize Catalan, Carcassonne, Lézignan et Limoux (A. Galy et J.P. Dubenou)
* après Angleterre-Ecosse et France-Galles (Robert Barran)
* apprendre le rugby : le jeu des arrières (Robert Poulain)
* le Tournoi 1963 : Sharp et Dupuy pour la conclusion (R.Barran)

N° 26 : mai 1963.

Matkowski (Agen) avec Dauga à droite lors de Armée française-Combined Services

Edito :
Au nom du futur.
Poster : Maurice Lira (La Voulte)
Sommaire :
* le tour de Jean-Claude Lasserre (Robert Barran)
* le XV de France que nous vous proposons (l’Oloronais Jean-Claude Petuya est cité en 2ème ligne)
* Boujet, Arnaudet, Maso, ce serait un beau trio (Robert Barran)
* le bataillon des Matkowski, Petuya et Dauga (Alban Sardin)
* il y a Boisson, Rupert et tant d’autres (Henri Gérard)
* les beaux documents de France-Italie
* rugby italien : de Levorato à Zani et à Perrini (J.P. Dubenou)
* juniors et scolaires : Mignaçabal à la tête de la relève (H. Gérard)
* les événements des seizièmes
* Quaglio de Saverdun à Roanne (Claude Parmentier)
* apprendre le rugby : le jeu des arrières (Robert Poulain)

N° 27 : juin 1963.

Les équipes de Dax et Mont-de-Marsan, finalistes 1963

Edito :
Dax ou Mont-de-Marsan ?
Sommaire :
* Cahors battu par Batut, ce n’est pas si simple (Robert Barran)
* Chambéry et les anathèmes de Tourte (Jean Denis)
* Grenoble-Béziers, le quart sympathique (Henri Gatineau)
* Châlon et Vannier, un adieu en beauté (Claude Maydieu)
* le rugby français à l’heure landaise : les demi-finales Dax-Grenoble et Mont-de-Marsan
– Grenoble a plié devant le pack de fer de Berilhe (Robert Barran)
– la longue patience du Stade Montois pour trouver le salut face à Lourdes (Jean Denis)
* les glorieux vaincus des huitièmes : Mouysset et Toulon, Auch, Merckx et Tulle, Carrère et Tarbes (Lino Durante, Claude Parmentier, Robert Barran et Henri Gatineau)
* les deux nouveaux promus, Langon et Saint-Junien
* réflexions sur le magnétophone (Julien Saby)
* la finale des treize Lézignan-Saint-Gaudens (E.Bouffil)
* apprendre le rugby : tactique d’ensemble (Robert Poulain)

N° 28 : juillet 1963.

Pierre Albaladejo et l’équipe de Dax / André Boniface et l’équipe de Mont-de-Marsan

Edito :
Bien à sa place
Sommaire :
* si le championnat vous était conté … (Robert Barran)
* la révolte des 465 (Paul Voivenel)
* la Vierge Rouge en 1947 comme en 1912 (Henri Gatineau)
* le record d’Antoine Labazuy (Henri Gérard)
* la finale Dax-Mont-de-Marsan :
– Mont-de-Marsan champion ! Sept avants et Lestage pour une décisive reconversion (Robert Barran)
– le Stade Montois méritait la table des Princes (Jean Denis)
– Dax ou Bérilhe le colosse écroulé (Claude Parmentier)
– cette finale unique en son genre (Alban Sardin)
* la revue des autres champions 1963 : Langon, Pamiers, Beaune, Tournon, Saint-Saturnin, Sigean, Lannemezan.
* la tournée des Anglais en Nouvelle-Zélande (Jean Denis)
* rugby et cinéma : « le Prix d’un Homme » (Robert Barran)

N° 29 : octobre 1963.

Dupuy, De Gregorio, Mas, Domenech face aux Gallois

Edito :
Du regret à l’espérance
Poster : André Boniface (Mont-de-Marsan)
Sommaire :
* notre rugby est-il coupé du reste du monde ? (Jean Denis)
* Mont-de-Marsan : déjà des problèmes pour Fernand Cazenave
(Jean Denis)
* Dax : Desclaux jure qu’on ne l’y reprendra plus (Jean Denis)
* la Section Paloise : Duluc, Clavé et Lhandes pour reconstituer une attaque (André Abadie)
* Toulon : Bos et Capendeguy pour le renouveau offensif (L.Durante)
* prologue : « l’âme du rugby c’est l’audace » (Alban Sardin)
* de Mazamet (avec Petuya) à Perpignan (Robert Barran)
* Lourdes : Guy Faget prend la suite (Gérard Borda)
* Quillan : Burgas et Camiade ont fait un rêve
* Narbonne : à l’image des Spanghero et de Goar (Robert Barran)
* édition Alpes-Rhône : Grenoble, Chambéry, Valence, La Voulte, Romans (Jean Oddoz)
* édition britannique : Eric Evans sélectionneur à 38 ans ! (J.Denis)
* cinéma et All Blacks (Julien Saby)

N° 30 : novembre 1963.

Amédée Domenech entre Pierre Besson et Marcel Puget

Edito :
Des saisons et des hommes.
Poster : Pierre Albaladejo (Dax)
Sommaire :
* le rugby européen à l’heure néo-zélandaise (Jean Denis)
* la chronique d’Alban Sardin : l’indispensable conversion
* l’histoire de la 3ème ligne agenaise : Sitjar-Zani-Echavé (R.Barran)
* la chronique de Robert Poulain : les nouvelles règles
* Brive à l’heure offensive avec l’esprit de Puget (Robert Barran)
* le S.C.Tulle continue Merckx, prépare Orluc, propose Astarie (Robert Barran)
* Limoges et Saint-Junien (Jean Marc)
* l’A.S. Montferrand Michelin(Roger Tounze)
* Aurillac : un billet pour les seizièmes et la liberté pour Lefèvre (Jean Loussert)
* Vichy : son pilote Dufau et sa tour de contrôle Fort-Szymzak (J.-P. Dubenou)

Fin de la première partie (ouf !). Les parties 2-3-4-5-6 seront plus courtes puisqu’amputées de l’édito et du sommaire.

Les coulisses de Camin Casa

En 2014 Aurélie et moi avions créé (surtout elle) le site de Camin Casa (groupe de chant de l’Association occitane de Paris, l’Estancada), site alors accessible sur camincasa.fr. Hélas, le suivi n’a pas  … suivi. Si bien que ce site, pourtant bien approvisionné en textes, tableaux, photos, a été supprimé par l’hébergeur du fait d’un paiement tardif. Négligence ! J’avais confectionné les diverses parties alimentant l’ouvrage avant de les envoyer par mail à Aurélie qui bâtissait ensuite ledit ouvrage. Je sauvegardais la plupart de ces écrits dans une clef USB, si bien qu’un bon nombre d’entre eux vivent encore. Je me propose donc de reformuler ces documents retrouvés et de rechercher d’autres originaux de documents disparus lors de la dissolution du site. Je compléterai par des commentaires supplémentaires, reviendrai sur des articles antérieurs du blog concernant Camin Casa et évoquerai un projet éventuel de reprise du groupe, souhait qui ne concerne pas que ma seule personne.
Remarque : on distinguera nettement 2 types d’écriture dans ce qui suit. Une police concerne celle de la rédaction directe sur le blog, la présente, l’autre provient de textes issus de l’ancien Site de Camin Casa recopiés puis numérisés puis inclus dans l’article présent du blog.


Historique de l’Estancada et de Camin Casa.

L’Estancada
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C’est en 1984 que naquit l’Estancada (la Halte). Association regroupant des Occitans de la région parisienne ainsi que des sympathisants vivant au « pays ». On ne peut énoncer tous les adhérents qui s’impliquèrent et firent progresser l’Estancada, lui accordant même une certaine notoriété dans le Sud de l’Hexagone. On citera toutefois les noms des quatre principaux artisans de cette initiative : Dominique Pivot (Villeneuve-sur-Lot), Alain Sibé (Campan, Bigorre), Yves Salanave-Péhé et Philippe Labarère (tous deux de Monein, Béarn). Autour d’eux s’activaient des personnalités engagées, natives de l’ensemble occitan : Landes, Var, Béarn, Aveyron, Gers, Haute-Garonne, Tarn, Limousin , de la Corse, du pays catalan et aussi des ami(e)s non occitans mais intéressés par la démarche de l’Estancada et sa culture ouverte vers l’extérieur. Sans compter les visiteurs d’autres provinces ou même parfois de l’étranger.
La devise de l’Association, « Occitans faidits« , indiquait sa vocation à accueillir et soutenir les jeunes travailleurs de toutes ces contrées occitanes, venus chercher un emploi, et parfois un habitat, dans la région parisienne. Tout ce beau monde se retrouvait chaque vendredi soir, dans un premier temps dans un local aimablement prêté par la famille Salanave.
Parmi les secteurs d’activité de l’Estancada figuraient des Ateliers, souvent hebdomadaires : danse, cuisine, chant, volley-ball. De temps en temps certains membres participaient à des émissions de radio (Radio-Païs de Paris)et d’autres proposaient une ébauche de Calandreta organisée autour des enfants de l’Association. En plus du Liguet  (le Lien) mensuel qui rendait compte des activités passées et du calendrier, l’Estancada publia durant plusieurs années une revue trimestrielle bilingue, lo Shiulet (le Sifflet), qui pouvait aborder des thèmes généraux intéressant les abonnés de la Revue, pas seulement sur Paris, et aussi quelques pages humoristiques. Un groupe de chant, los Tinhos (les Teigneux), sous l’impulsion de Dómé Pivot, animait les rencontres, débats, conférences, projections, soirées caritatives. Son répertoire se constituait de chants folkloriques de Gascogne et du Sud Est principalement, ainsi que des œuvres de compositeurs contemporains comme Claude Marti.
Après le départ de plusieurs membres de ce groupe, une deuxième entité vocale fut mise sur pied autour des « survivants » : on l’appela Camin Casa (le chemin de la maison), à connotation phonétique symbolique puisque prononcé « kami kaso » (nous n’avions pas anticipé l’apparition et l’essor des futurs kamikazes).

Camin Casa.

L’histoire de Camin Casa se divise en deux périodes.
La première de ces périodes débuta dans les années 90 et se paracheva par l’édition d’un premier CD, noté CD 1 par la suite. Les participants travaillaient encore presque tous dans la région parisienne. Répétitions et représentations sont décrites sommairement un peu plus loin ainsi que la constitution du groupe. L’ensemble reste plutôt vocal, s’appuyant sur un nombre restreint d’instruments de musique : guitare, flûte à bec, piano, percussions simples. En avril 1996, pour l’enregistrement de CD 1, Camin Casa reçut l’aide de quatre amis de Saint-Pée d’Oloron (64), de la même famille, pour un tiers des chansons.
A l’origine de la deuxième période annoncée plus haut, différents événements qui bouleversèrent la composition du groupe : disparition de deux chanteurs, retour au « pays » de trois membres de Camin Casa, arrivée sur Paris de quatre nouveaux jeunes Béarnais, apportant leurs voix, leur tonus mais aussi quelques instruments supplémentaires (clarinette, percussions …), apport de deux autres musiciens vivant déjà à Paris (guitare, flûte traversière). Même si de nouvelles mutations peu à peu scindèrent la collectivité en deux parties (ceux du Nord et ceux du Sud, pour simplifier), l’envie de travailler et de faire connaître de nouveaux textes ne se démentit pas, se concrétisa par quelques prestations, sur Paris et en Béarn, et aboutit à l’enregistrement de CD 2 en mai 2008.
Nous pouvons maintenant détailler dans ce qui suit la composition du groupe, ses productions, son fonctionnement, ses projets éventuels.

Constitution du groupe Camin Casa.

Nous donnons d’abord les noms des 18 acteurs des deux CDs du groupe, ainsi que leur type de participation, vocale ou (et) instrumentale (musicale).

Sébastien ARRIEUX (voix, trompette) : CD 2
Yannick ARRIEUX (voix) : CD 2
Alain BERDOT (voix, guitare) : CD 1 et CD 2
Graciele BERDOT-VILLANUEVA (voix, piano, percussions) : CD 1 et CD 2
Michel BERDOT (voix) : CD 1 et CD 2
Séverine BERDOT (voix, flûte traversière) : CD 2
Jean-Pierre BERGÉ (voix, percussions) : CD 2
Constant BERGERAS (voix) : CD 1
Éloi BERGERAS (voix) : CD 1
Angèle FOURCADE-BERGERAS (voix) : CD 1 et CD 2
Jean FOURCADE (voix) : CD 1
Gilles GAYRAL (voix, flûte à bec) : CD 1 et CD 2
Sylvain GAYRAL (guitare) : CD 2
Philippe LABARÈRE (voix) : CD 1 et CD 2
Christian MAYSONNAVE (voix, saxophone, clarinette, basse) : CD 2
Joëlle PEYRILLER (voix) : CD 1
Servais SÉVERIEN (percussions) : CD 1
Alain SIBÉ (voix) : CD 1

Citons ensuite les noms des quelques amis qui eurent l’occasion de nous accompagner lors de quelques représentations : Michel Géraut, Jean-Mathieu Canniccioni, Henri Bousquet (guitare), Jean-Michel Haritchabalet, Bruno Bigué, Jean Traille, Laurent Pédelaborde.

Parmi les 18 membres de Camin Casa certain(e)s ont collaboré simultanément ou antérieurement ou continuent de collaborer avec d’autres bandas, chorales, ensembles vocaux ou musicaux …
Gilles Gayral, Michel Berdot et Alain Sibé  sont issus des Tinhos de l’Estancada, Joëlle Peyriller provient d’une chorale gasconne de Paris. Dans les années 1970 à 1980 les frères Berdot eurent la chance de participer avec le groupe de Saint-Pée d’Oloron (mené par les Bergeras et Fourcade) au festival de Siros de la chanson béarnaise, à des émissions de Radio Oloron et à des fêtes villageoises. Jean-Pierre Bergé percute également chez les Pagalhós depuis pas mal d’années ainsi que chez les Copains d’abord à l’époque. Christian Maysonnave s’investit entre autres chez les Eclectics.
Si on se projette à l’an 2020 on trouve Jean Fourcade et Éloi Bergeras à Évada, Séverine Berdot à la Famil’ Óc et à la Chorale de Barétous, Michel Berdot à Passatge.
Terminons ce paragraphe par un hommage plein d’émotion à quatre disparus du groupe : Constant, Joëlle, Angèle et Gilles. L’écoute de nos deux CDs permet de les garder définitivement avec nous.

Fonctionnement.

Ce qui suit appartenait à l’ancien Site de Camin Casa.

Résumé des représentations.

Tableau extrait de l’ancien Site de Camin Casa.

Au tableau précédent des représentations il convient d’ajouter un oubli : le 28 septembre 1996 participation au 30éme Festival de la chanson béarnaise de Siros.
Ami(e) lecteur qui aime les chiffres, en voici touchant aux répétitions. J’en ai comptabilisé autour de 280, en 16 lieux différents. Je ne vous inflige que les premiers de la classe, avec au moins 50 répétitions : apleguem-nse (94), mon país qu’ei la montanha (94), lo taulèr (80), Melinà (63), Nònò (58), atau qu’ei la vita (51).

Discographie
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Nous reproduisons les deux listes de l’ancien Site de Camin Casa, suivies d’un ajout succinct.


Remarques : 
Les participants provenaient soit de Paris et sa banlieue, soit de plusieurs villages du Béarn. En ces deux occasions on ne put se réunir que pour une fin de semaine (et à chaque fois travailler et enregistrer 15 chants)
Entre ces deux productions de 1996 et 2008 on peut observer quelques évolutions qui concernent la composition du groupe et sa structure musicale, comme indiqué dans un paragraphe précédent.

Les pochettes de CD 1 et 
CD 2


A gauche, CD 1.
Sur la photo : Accroupis, de gauche à droite Graciela Villanueva, Michel Berdot, Philippe Labarère.
Debout, au premier plan, de gauche à droite Servais Séverien, Jean Fourcade, Joëlle Peyriller, Constant Bergeras, Angèle Fourcade, Alain Berdot.
En arrière plan, de gauche à droite Gilles Gayral, Éloi Bergeras, Alain Sibè.
 A droite, CD 2.
Sur la photo de gauche à droite : Yannick Arrieux, Séverine Berdot, Sylvain Gayral, Philippe Labarère, Michel Berdot, Gilles Gayral, Graciela Villanueva, Jean-Pierre Bergé, Sébastien Arrieux, Christian Maysonnave, Angèle Fourcade, Alain Berdot.

Compléments sur les chansons
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D’autres textes sur Camin Casa ont déjà agrémenté ce blog. Après un « retour sur Camin Casa » publié le 04 mars 2014, je reviens en détails sur la genèse de toutes les chansons de chaque CD, en précisant la date et le lieu de démarrage de la chanson, parfois sa motivation. Pour CD 1 articles publiés les 14 et 22 février 2019, pour CD 2 les 05 et 27 mai 2019. Je complète par l’histoire des textes non parus et pour certains totalement inédits, les 08 et 23 avril 2020.

Les chants interprétés : titres et nombre d’interprétations.

On s’intéresse ici aux chansons interprétées par Camin Casa  lors des 36 prestations citées plus haut, donc celles figurant dans les listes des deux CDs (26) mais aussi celles de compositeurs externes au groupe et 2 autres personnelles hors CD.
En plus des chants exclusivement béarnais la liste comprend un chant basque très connu, Hegoak, et une chanson traditionnelle en Français, « où vas-tu de ce pas Nicolas ? » que le groupe de Saint-Pée avait interprété à Siros en … 1970.
Bon nombre des textes du CD 2 n’apparaissent pas dans les concerts car le CD sortit en mai 2008 et le groupe cessa de se produire en 2019.
Nous mettons en évidence les chants interprétés autour ou plus de 10 fois.

Atau qu’ei la vita (CC) 16 – Sonque l’enveja de marchar 5 – Marterór (CC) 2 – Pescaire de lua 16 – Que soi partit 1 – Jan 9 – L’Estancada (CC) 5 – L’Immortèla 14 – Nònò 17La mar 5 – Paisans de noste (CC) 6 – Apleguem-nse (CC) 15 – Montanhas sus montanhas 11 – Mau de còr (CC) 12 – Tostemps seguir (CC) 2 – Lo desbrombat (CC) 7 – T’on vas ? 5 – Nosta lenga (CC) 11 – Ací l’amor t’apèra (CC) 5 – Lo Guilhem 13 – Amistat 1 – La nòvia 7 – Melinà (CC) 6- Coheta 2 – Color dolor (CC) 1 – Que’t vau parlar (CC) 2 – Mon país qu’ei la montanha (CC) 14 – Baptista (CC) 1Lo taulèr (CC) 9 – Cecila, Miquèu, Nicolau 3 – Praube de tu (C) 2 – Hegoak 2 – Lo desertor (CC) 2 – Aqueras montanhas 1 – Qu’es pertot (CC) 4 – Aimar (CC) 1 – Cap a Cap Nòrd (CC) 1 – Cap a Cap Sud (CC) 1 – Lo monde arrevirat (CC) 4 – Los tres motociclistas (CC) 1 – Comunicacion (CC) 1 – Canta beròia (CC) 1 – Encontre (CC) 2 – Mainada (CC) 1 – L’entròpia (CC) 1 Où vas-tu de ce pas Nicolas ? 1.
Cela donne un total de 46 titres : 29 de CaminCasa, 3 de Pagalhós, 8 de Nadau et 6 d’auteurs différents.

Les refrains des chants personnels.

Dans les 26 textes personnels de CD 1 et CD 2 seuls 15 comportent un refrain. Nous en livrons l’inventaire.
Ací l’amor t’apera. Ací l’amor t’apera, tà la vita sancèra (Ici tappelle l’amour, pour toute la vie).
Aimar. Qu’ei conjugat lo vèrbe aimar, per tots los temps, per tots los lòcs – Qu’ei conjugat lo vèrbe aimar, dab lo ton còs, dab lo ton còr (J’ai conjugué le verbe aimer, par tous les temps, par tous les lieux – J’ai conjugué le verbe aimer, avec ton corps, avec ton cœur).
Atau qu’ei la vita. Atau son mas amoretas, pleas de navèras suspresas – Atau qu’ei la vita, un còp haut, un còp baish – Qu’ei com ua dança, pè dret e pè gauche (Mes amours sont comme ça, pleins de nouvelles surprises – La vie est ainsi, avec ses hauts et ses bas – C’est comme une danse, du pid droit au pied gauche).
Canta beròja. Canta, canta, canta beròja – Canta, canta, dinc a doman- Canta, canta, canta beròja – Canta, canta, dinc au matiau (Chante la belle jusqu’à demain – Chante la belle jusqu’au matin).
Cap a Cap. Cap a Cap, man a man, qu’ei la ronda deus sons – Cap a Cap, man a man, Atau dansan los mots (Face à face, main dans la main, c’est la ronde des sons – Tête contre tête, main dans la main, les mots dansent ainsi).
Color e dolor. Cadun agrada ua color, jo m’adromi dab ua dolor – La musica s’ei estancada, hèsta n’i averà mei nada (Chacun préfère une couleur, moi je m’endors avec une douleur – La musique s’est arrêtée, il n’y aura plus de fête).
Comunicacion. E permor qu’at sabè, la coda en darrèr, lo car qu’arroganhè, capvath de l’escalèr (Et parce qu’il le savait, la queue en arrière, le chien grognait, en bas de l’escalier).
L’entròpia. L’entròpia, l’entròpia, ua foncion termodinamica – L’entròpia, l’entròpia, qui s’i freta, s’i pica (L’entropie, une fonction thermodynamique, qui s’y frotte s’y pique).
Marteror. Qu’ei la cançon de Marteror, tà tu l’amor, tu Marilon (C’est la chanson de la Toussaint, pour toi l’amour, toi Marilou).
Melinà. Melinà, Melinà, au còrn de ton còr guarda ua plaça- Melinà, Melinà, Que vam vàder vielhs amassa (Mélina, dans le coin de ton cœur garde-moi une place – Mélina, nous allons vieillir ensemble).
Nosta lenga. Mes no calerè pas tocar a nosta lenga, qui luta tà non pas acabar engolida – Que vòli parlar, que vòli cantar, que vòli aimar, en Biarnès, en Òccitan (Mais il ne faudrait pas toucher à notre langue qui lutte pour ne pas finir engloutie – Je veux parler, je veux chanter, je veux aimer, en Béarnais, en Occitan).
Praube de tu. Qu’as desbrombat de te’n arrider, los uelhs barrats, perdès l’ahida – Praube de tu ! On vas atau ? (Tu as oublié de rire, les yeux fermés tu perds l’espoir – Pauvre de toi ! Où vas-tu ainsi ?).
Qu’es pertot. Qu’es partida d’ací, en deishar tot – Mes despuish per ací, qu’es pertot (Tu es partie d’ici en laissant tout, mes depuis par ici tu es partout).
Lo taulèr. Lo cèu qu’ei tròp haut, la tèrra qu’ei tròp baisha, sonque lo taulèr qu’ei a la mia hautor (Le ciel est trop haut, la terre est trop basse, seul le comptoir est à ma hauteur).
Tostemps seguir. Que cau tostemps seguir, quauqu’un o quauqu’arren – Que cau tostemps seguir, carrar’s e demorar darrèr (Il faut toujours suivre, quelqu’un ou quelque chose – Il faut toujours suivre, se taire et rester derrière).

Les thèmes abordés.

Pour la première fois « j’analyse » mes propres textes  abordés dans les deux CDs par une classification en divers genres, ce qui n’est pas aisé car à l’intérieur d’une même chanson on peut trouver plusieurs de ces genres. Je dégage toutefois deux principaux « thèmes ».
Le relationnel, l’amour (bien sûr), parfois contrarié, dans huit  chansons : Melinà, qu’es pertot, canta beròja, encontre, ací l’amor t’apèra, mau de còr, aimar, mainada.
La chanson dite « engagée« , sociale, avec six textes, principalement dans CD 1: apleguem-nse, paisans de noste, nosta lenga, lo desbrombat, tostemps seguir, praube de tu.
Et la montagne (quand même !) ? Si elle apparaît en plusieurs occasions par ci par là elle ne fait l’objet que d’une seule chanson à part : « mon país qu’ei la montanha« .
Et la fête (étonnant !) ? Elle aussi présente dans quelques couplets épars on ne la trouve à l’honneur exclusif qu’une seule fois : « lo taulèr« .
Pour le reste difficile de classer dans une seule catégorie car alternent des sujets divers où se mêlent descriptions de situations pas classiques (atau qu’ei la vita), utopie (lo monde arrevirat), nostalgie (color e dolor), plaisir de jouer avec les sonorités des mots (Cap a Cap), parodie (los tres motociclistas), personnel (mainada) …

Les amis et les liens de Camin Casa.

Coup de béret amical pour commencer aux deux ensembles qui nous inspirèrent lors de nos soirées endiablées , los Pagalhós et Nadau, icônes de la chanson béarnaise.
Clin d’œil amical à d’autres groupes croisés lors de nos soirées vocales, comme Arguibelle (jeunes, par rapport à certains d’entre nous, de Lanne en Barétous), los de Lanna (des moins jeunes de Lanne), Traucas Segas, los Remparts de Navarrenx, »affrontés » lors d’une joute parisienne naguère, Arraya (qui s’intéressa à une de nos compositions, Melinà), los Esberits de Cardesse, Eysus, Lambrusquera, les nombreux ensembles d’Oloron et sa région comme la Samaritaine, Dilunès, Evada, Passatge, Montanhas e Ribèras …
Salut amical enfin à des soutiens moraux et parfois financiers comme les viticulteurs Gaillot, Nigri, Larrieu-Lapeyre, les charcuteries Loge, Bergeras, les bergers d’Aramits.
Pour terminer, voyage sur Paris où à l’Estancada a succédé une autre Association : les Béarnais de Paris.

Dossier photos.


Cette première série de photos concerne les années 1991-92.
Les trois premières proviennent d’une fête  de l’Estancada dans un Foyer PTT parisien, la quatrième d’une exhibition de Camin Casa à l’Ecole Diderot de Vitry-sur-seine, le 27 juin 1992.
Photos 1 et 2 : de gauche à droite « sus l’empont » (sur l’estrade) Gilles Gayral, Philippe Labarère, Michel Berdot, Alain Sibé, Alain Berdot et Graciela Villanueva au piano.
Photo 3 : les enfants de membres de l’Estancada s’apprêtent à chanter l’Immortèla.

D’autres photos compléteront ce paragraphe, elles font l’objet de recherches, en particulier celles prises lors des deux enregistrements de nos CDs.

 Camin Casa et les Médias.

Radio
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Je me souviens de trois interviews auxquelles j’ai pu participer.
Avec Philippe Labarère sur Radio País Paris (radio associée alors à Radio libertaire).
Avec Angèle Fourcade sur Radio Oloron, lors de l’émission du mercredi soir de Janine et Jean Rongier, après la sortie du CD 2.
Sur Radio País Pau, questionné par David Grosclaude, aussi apràs CD 2.

Presse écrite.
Les journaux locaux, la République des Pyrénées et Sud-Ouest, ont parfois rendu compte de diverses interventions de Camin Casa sur scène, en région parisienne comme en Béarn. Bon nombre de ces articles furent regroupés dans la page « médias » de notre ancien Site et ont malheureusement disparu avec ce dernier. Les « rescapés » figurent dans les deux feuilles qui suivent, datées du 14 septembre 1992 et du 05 septembre 1996, avec la traduction en Français de mon interview, le 08 octobre 1996, par Jean-Paul Latrubesse, dans sa rubrique « Vent de Castanha », après la sortie de CD 1.
A ces commentaires de la presse écrite nous ajoutons l’affichette de la fête des 10 ans de l’Estancada (27 mai 1995), animée par Camin Casa et « los Tamponers », un « sous-groupe » des Pagalhós ».

Nouveaux textes de Camin Casa : deuxième partie

Après la première partie des textes inédits, pour la plupart, de Camin Casa, parue le 08 avril 2020, qui concernait 8 textes, nous proposons une liste de 9 autres écrits. Nous reproduisons l’introduction précédente.
Je fournis les titres d’anciens textes déjà écrits, presque toujours, avant la sortie de notre deuxième CD en 2008 et certains même avant celle du premier CD de 1997. En revanche, le premier brouillon de la toute dernière chanson (beróina) date … du 14 novembre 2019. La liste qui suit ne correspond pas à un ordre chronologique car la trace de la date d’écriture du texte est souvent absente. Chaque titre est accompagné de quelques commentaires sur le thème de la chanson et d’un échantillon de texte.
Se succèdent, sans ordre chronologique de création : un, dus, tres ; com la huelha ; los arrèrhilhs ; l’ors ; que vòs mainat ? ; Aràmits en davant ; la vita de l’aulhèr ; beròina ; lo Dédé de Lautrec. 

Un, dus, tres (un, deux, trois).

Je n’ai pour le moment jamais proposé ce texte à quiconque.
Le titre de cette chanson aurait pu être « e un, e dus, e tres »  car initialement l’idée fut de s’inspirer du slogan post coupe du monde de foot de 1998 : « et un, et deux, et trois« , après la victoire en finale 3-0 de l’équipe de France face à celle du Brésil.
La chanson est construite sur 10 couplets assez courts, de thèmes différents, comportant 7 lignes dont la quatrième et la sixième identiques. La toute première ébauche date du 11 juillet 2001, écrite sur la pelouse de la Place des Vosges à Paris, sur fond de musique classique d’un orchestre de rue (basse, violoncelle …), avec seulement 3 paragraphes entamés en ce lieu mythique, à deux pas de la Place de la Bastille, du Lycée Victor Hugo que fréquenta Aurélie en Hypokhâgne, du Musée Carnavalet … Place des Vosges où il m’arriva de participer à la Fête de la Musique du mois de juin en compagnie des « Béarnais de Paris » et des « Arricouquets »d’Ossau.
Les brouillons retrouvés montrent l’apparition successive de nouveaux thèmes et aussi l’évolution de l’ensemble. Ainsi naît un quatrième couplet le 29 septembre 2001 puis les cinquième et sixième le 27 janvier 2002. On attendra le 03 juillet 2002 pour parvenir à la mouture pratiquement définitive. Un de ces brouillons a été conçu sur les quais de Seine, face à Notre-Dame-de-Paris, que j’ai « croquée » sur la même feuille avec sa flèche encore dominante.
Les dix « thèmes » de chanson : l’amor (l’amour), la canta (la chanson), lo rugbi (le rugby), la dança (la danse), l’amistat (l’amitié), la vinha (la vigne), la garbura (la garbure), lo milhòc (le maïs), la pintrura (la peinture), la pipèrada (la pipérade).
A chaque fois trois éléments sont associés au sujet traité dans le couplet.
Trois exemples avec la chanson, le maïs et la peinture.
Ua musica, duas trucadas, tres paraulas, un, dus, tres, la canta viu, e un, dus, tres, la canta viu (une musique, deux percussions, trois paroles, et un, deux, trois, la chanson vit).
Ua bona tèrra, dus dias de ploja, tres dias de sorelh, un, dus, tres, lo milhòc viu, e un, dus, tres, lo milhòc viu (une bonne terre, deux jours de pluie, trois jours de soleil et un, deux, trois, le maïs vit).
Ua grana tela, dus espincèus, tres colorinas, un, dus, tres, la pintrura viu, e un, dus, tres, la pintrura viu (une grande toile, deux pinceaux, trois couleurs, et un, deux, trois, la peinture vit).

Com la huelha (comme la feuille).

Je n’ai pour le moment jamais proposé ce texte à quiconque.
Les feuilles des arbres diffèrent par leur couleur, leur forme, leur façon de voltiger entre la branche qui les soutenait et le sol. Mais toutes sont libres dans leur trajet ultime. Seul le vent les guide. En est-il de même pour les êtres humains ? Au lieu de les enrichir, leurs différences ne les handicapent-ils pas ? Se poser la question c’est déjà y répondre.
Les premières lignes de la chanson furent écrites dans le … métro parisien, en avril 1985 : juste le refrain et quelques idées éparses, en adoptant encore alors l’écriture phonétique. D’autres épreuves se succédèrent, en juin et juillet 1986 par exemple, et la toute dernière, classée 7, en septembre 1989. La musique varia également et je ne m’interdis pas de la modifier encore, à l’aide de mon diatonique.
Le refrain est encadré par 5 couplets. J’en propose deux.
Refrain : Que cadi com la huelha – Qui voleteja e torneja – Adiu donc, vita tan bèra – Me’n torni tà la tèrra. (Je tombe comme la feuille qui voltige et tournoie. Au revoir donc ma belle vie, je retourne à la terre).
Couplet 1 : Non m’agradi pas tròp aqueths camins tots drets – Qui esconan l’ahida, la tendressa e l’enveja – Que’m vaga mei quauques susprenants virolets – D’on hugis a tot còp un sovièr, un saunej. (Je n’aime pas beaucoup ces chemins tout droits qui cachent l’allégresse, la tendresse et l’envie. J’aime mieux ces tournants surprenants d’où surgit toujours un souvenir, un rêve).
Couplet 3 : Que pòt har la color o la car de la huelha ? – Qu’arriba tostemps com pòt despuis lo som de l’arbe – L’ua viatja au miei de las autas com l’oelha – L’auta camina sola com aciu-haut la craba. (Qu’importe la couleur ou l’allure de la feuille. Elle arrive toujours comme elle peut du sommet de l’arbre. L’une voyage au milieu des autres comme la brebis dans le troupeau, l’autre chemine seule comme la chèvre en haut de la montagne).
 
Los arrèrhilhs (les petits enfants).

Chanson écrite en 2018, en l’honneur de nos deux (à ce moment là) petits-enfants Jeanne et Artús, titre d’ailleurs initial formé de ces deux prénoms, avant de devenir los arrèrhilhs afin que ce texte fête aussi les futurs autres possibles petits-enfants. Pour nos filles Aurélie et Séverine j’ai composé une autre chanson, mainada, qui figure dans le deuxième CD de Camin Casa (mai 2008), interprétée a cappella par Séverine et moi. Je pense que il me sera difficile de composer pour les arrières-petits-enfants.
La première ébauche date du 15 décembre 2017 lors d’une balade à Saint-Pée avec Aurélie et Artús (2 mois et 10 jours) dans son écharpe. D’autres étapes « a casa » suivent puis dans la Scénic nous amenant sur Epinay le 23 décembre, entre Bordeaux et Paris. Ultimes modifications ou apports le 14 février 2018, dans une chambre de … l’hôpital d’Oloron pour me faire retirer un catheter.
La musique accompagnant ce chant me tient particulièrement à cœur car elle provient d’un air que chantonnait, avec force, lorsqu’une fête nocturne se terminait, mon ami Bernard Bersans, trop tôt disparu en 2016. Air sans paroles mais qui ne m’a jamais quitté depuis, une façon pour moi de garder Bernard auprès de nous. De plus j’ai construit la partition musicale et je l’interprète à l’accordéon diatonique (la mélodie pour l’instant avant de m’intéresser aux accords).
La chanson comprend un refrain et 5 couplets. Un échantillon suit.
Premier couplet : Ua gojateta e un gojat son vaduts ací – Dus arridolets, dus espiars tan clars – Tremolan lo còr (une petite fille et un petit garçon sont nés chez nous. Deux sourires et deux regards si clairs qui nous font vibrer le cœur).
Quatrième coupletUa gojateta e un gojat son vaduts ací – Dus diamants brilhants, duas perlas vivas – Esclairan lo cap (une petite fille et un petit garçon sont nés chez nous. Deux brillants diamants et deux perles vives qui nous éclaircissent la tête).
Refrain : Trincatz, bebetz, entà d’aqueth par – Dançatz, cantatz, jamei acabatz (Trinquez, buvez, en l’honneur de cette paire, dansez, chantez, ne vous arrêtez jamais).

L’ors (l’ours).

Ces dernières  et futures années la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées a été/est/sera au centre de nombreuses discussions/affrontements. Chacun(e) argumente ou s’oppose, même sans être spécialiste ou connaisseur de l’environnement ou de la vie pastorale. Il serait hasardeux de réduire les intervenants en seulement deux groupes : les associations  écologistes protectrices de l’ours d’une part, les producteurs éleveurs de montagne d’autre part.
Dans la chanson que je consacre à l’ours dialoguent deux personnes : un jeune garçon (qui peut être bien sûr une jeune fille) et son grand-père (sa grand-mère). L’enfant positive la présence de l’ours et l’aïeul lui révèle quelques aspects négatifs, non pas de l’ors en lui-même mais de sa réintroduction non contrôlée dans le massif pyrénéen.
La chanson se compose d’un refrain et de 7 couplets, construits en plusieurs étapes (je relève au moins 9 ébauches numérotées et datées) entre septembre et octobre 2010. Sur mes brouillons je note souvent les lieux d’inspiration ou d’écriture, très variés, comme le Parc-du-Coteau de Vitry-sur-Seine, les quais de la Seine, face à Notre-Dame-de-Paris, le Lac de Créteil, les gares ferroviaires de Pau et de Bordeaux.
Lors d’une répétition du groupe Camin Casa nous avons travaillé ce texte, le 27 octobre 2010. Participaient les frères Sébastien et Yannick Arrieux, Gilles Gayral et Jean-Pierre Bergé.
Je résume quelques arguments de l’enfant : l’ours a toujours vécu en montagne – il est gentil puisqu’on le représente par une peluche toute douce – c’est un maillon de la chaîne de la nature – ce pourrait être une manne touristique – quand un berger subit des pertes à cause de l’ours il est indemnisé – heureusement on a fait appel à un ours slovène – il ne faudrait pas qu’il soit à la merci des chasseurs.
Quelques réponses du grand-père : le nombre d’ours doit rester limité, donc leur reproduction – l’ours est débonnaire mais ses griffes ne sont pas de velours – si les troupeaux devaient diminuer ou même disparaître qui nettoierait les prairies de montagne ? – la montagne ne doit pas devenir un Parc d’attraction – les indemnisations ne compensent pas tout le travail antérieur et n’effacent pas le traumatisme subi par les rescapés du troupeau – l’ours slovène ne retrouve pas ses conditions de vie habituelles et il ne sait pas lire les pancartes écrites en Occitan si bien qu’il risque sa vie en traversant nos routes de montagne (là je crois que grand-père s’amuse) – les chasseurs réservent leurs munitions pour les palombes et les sangliers, l’ours n’a rien à craindre.
Refrain : Ò, Papi, ditz-me – Perqué tant d’arrueit ? – Ò, Papi, ditz-me – Perqué tant d’arrueit – Tà l’ors en la montanha ? (Oh, Pépé, dis-moi pourquoi tant de bruit autour de l’ours en montagne ?)
Couplet 1 : Que sabes plan que l’ors a tostemps viscut en las nostas contradas –  Mes seré un problèma si n’i en avé autant com las flors e las pèiras deu camin. (Tu sais bien que l’ours a toujours vécu dans nos contrées. Mais cela deviendrait un problème s’il y en avait autant que les fleurs et les pierres du chemin).
Couplet 2 : Totun l’ors vertadèr qu’ei autant brave com l’ors de peluisha – Avisa té de cadèr enter sas patas – Urpas d’ors ne son pas heitas en estòfa. (Pourtant l’ours véritable est aussi gentil qu’un ours en peluche – Méfie-toi de ne pas tomber entre ses pattes car les griffes de l’ours ne sont pas faites en étoffe).

Que vòs mainat ? (que veux-tu garçon ?)

Je n’ai pour le moment jamais proposé ce texte à quiconque
.
Peut-être bien la chanson qui a subi le plus de modifications, dans la forme, les expressions, la mélodie. L’orthographe de la première épreuve est encore phonétique : le titre en est « que bos maynat ? ». Les différentes versions couvrent les années 1990 à 2010, soit deux décades, durant lesquelles je remodelais, j’éliminais, je m’abstenais quelques mois …
A l’origine le texte repose sur 6 couplets, chacun formé par la répétition du précédent, augmenté d’une nouvelle ligne. Le premier couplet comprend donc une ligne, le second deux lignes … le sixième six lignes.
Résumé : A la question qu’on lui pose : « Quels sont tes désirs, garçon ? », le jeune homme énumère un certain nombre de souhaits : viver per ací (vivre ici), aimar per ací (aimer ici), tribalhar per ací (travailler ici), decidar tà jo (décider pour moi) …
Au fil des ans désirs et exigences se précisent : être utile au pays, protéger son air, son eau, sa langue. J’ai ajouté de plus dans chaque strophe une formulation qui n’a rien à voir avec le thème mais qui est supposée amener un peu de fantaisie et de rythme : baisha lo cap, lheva la cama (baisse la tête, lève la jambe).
A l’heure d’aujourd’hui, avril 2020, je me demande si je ne me lancerais pas dans une nouvelle écriture de cette chanson.
Refrain : Que vòs mainat, tà estar urós ? Que’t cau mainat, per estar gaujós ? (Que veux-tu, garçon, pour être heureux ? Que te faut-il, garçon, pour être joyeux ?)
Je ne donne que le dernier couplet puisqu’il reprend les précédents.
Dernier couplet : Tot simplament, baisha lo cap, lheva la cama, tot simplament viver per ací, shens mendiar, ni panar, ni plorar. Aimar per ací, ua d’ací o d’aulhors, Aver tribalh, utile e agradable. Viatjar tanben, conéisher lo monde. Tot simplament, baisha lo cap, lheva la cama, tot simplament viver au país  (Tout simplement vivre par ici, sans mendier, ni  voler, ni pleurer. Aimer par ici, une d’ici ou d’ailleurs. Avoir un travail, utile et agréable. Voyager aussi pour connaître le monde. Tout simplement, vivre au pays).


Aràmits en davant ! (en avant Aramits !)

Chanson conçue en 2013. Elle débute le 26 mai 2013 lors d’une balade avec Hélène autour de notre maison en passant par la Mielle qui arrose Saint-Pée de haut et Saint-Pée de bas. Simplement un couplet ou refrain, je n’ai pas choisi tout de suite. Quatre épreuves suivent, la définitive le 13 juin 2013.
Si ce chant en l’honneur de l’équipe de rugby d’Aramits-Asasp n’a jamais été interprété, je l’ai quand même confié dès sa conception finale,  à un des entraîneurs de la formation barétounaise. Aucune suite ou réaction depuis, le texte doit dormir au fond d’une poche ou d’un tiroir.
Le club Aramits-Asasp officie en Fédérale 2 depuis quelque temps. Le stade se situe à Aramits, en pleine vallée de Barétous, à une quinzaine de kilomètres d’Oloron. Il fêta naguère ses 50 ans d’existence.
Certains joueurs de l’équipe et une partie de l’entourage, dirigeants et supporteurs, ont des occasions de chanter, parfois en Béarnais, lors de repas communs ou sur le stade, face aux tribunes … après une victoire. Ils entonnent systématiquement ce que l’on pourrait assimiler à un hymne le refrain suivant : « en Barétous que i a de bons garçons (prononcer bous garçous), Baré-Baré-Baré- Baré-Barè-Baré-Baré-Baré-Baré-Baré-Barétous (le tout bis) » (en Barétous il y a de bons garçons … )
« Aràmits en davant » repose sur quatre couplets.
Premier couplet : En davant, Varetons – Vienguts ací que son tots – En davant, Aràmits – Que son ací  los amics – Varetons, Cap e tot – Aràmits, tots hardits. (En avant, Baretous, tous les amis sont venus. Baretous, tout dans la tête, Aramits plein d’hardiesse).
Deuxième couplet : En davant, los avants – Tostemps ganhar la veishiga – En davant los tres-quarts – Jamei cadèr la veishiga – Varetons, Cap e tot – Aràmits, tots hardits(En avant les avants, toujours gagner le ballon ovale. En avant les trois-quarts, jamais laisser tomber le ballon).

La vita de l’aulhèr (la vie du berger).

Dans notre entourage familial gravitent plusieurs bergères et bergers (et il y en a  aussi chez quelques amis). Ainsi, dans la génération des nièces et neveux, et notre gendre, on en dénombre 6. Six exemples que nous observons et fréquentons, que ce soit dans leurs fermes de la vallée de Barétous ou dans les estives d’Aspe et Barétous. Dans cette chanson je salue la vie de ces « aulhers » en mettant en exergue quelques uns de leurs travaux ou occupations.
J’ai testé ce texte, vocalement, un soir avec deux chanteurs du groupe Arguibelle, Michou et Bruno et je l’ai proposé une autre fois, sans la musique, à leur chef de chœur Jean-Claude O en pensant que cela pourrait les intéresser. Mais point de retour à ce jour.
L’idée originelle remonte au 28 août 2006, assis face à la Pyramide du Louvre (le premier brouillon en atteste). D’autres apports et améliorations suivront (épreuves numérotées de 1 à 8) jusqu’en juillet 2010, pour les paroles, en des lieux souvent nommés dans mes brouillons, tels que le Lac de Choisy-le-Roi où se déroulait notre footing, le Parc du Coteau de Vitry-sur-Seine, plusieurs fois (il jouxtait notre appartement), le Bus 183 qui nous menait dudit appartement au Métro de la Porte de Choisy. Le 17 novembre de la même année je fignolais un peu plus le rythme musical et ses temps forts.
Les travaux cités peuvent concerner le quotidien comme le saisonnier : en juin et en septembre la montée aux estives puis sa descente, là-haut matin et soir la traite des brebis et la fabrication du fromage en matinée ; entre octobre et mai labour, semences, fenaison et entretien des machines et des locaux …
Chacun des 6 couplets se termine par deux lignes adaptées à la strophe concernée. Exemples de deux de ces couplets :
Deuxième couplet : Au mes de junh l’amontanhatge – Lo tropèth trauca lo vilatge – Breçat au son de las esquiras – Ritmant lo pas de las anheras – Atau comença la sason, la sason de l’aulhèr. (La montée aux estives s’effectue au mois de juin – Le troupeau traverse le village, bercé par la musique des clochettes qui rythme le pas des brebis. Ainsi débute la saison du berger).
Cinquième couplet : Deu mes d’octobre au mes de mai – Jamei non manca lo tribalh – Tostemps laurar, semiar, dalhar – A còps totun hestassejar – Atau se passa l’annada de l’aulhèr (D’octobre à mai le travail ne manque pas : toujours labourer, semer, faucher, et parfois quand-même festoyer. Ainsi se passe l’année pour le berger).

Beròina (jolie petite).

Je n’ai pour le moment jamais proposé ce texte à quiconque.
C’est la toute dernière création, commencée le 11 novembre 2019, achevée  (pour le moment) en 2020 : le 16 janvier, pour le texte, et le 02 février, pour la musique , chanson inspirée d’un paragraphe d’un livre de cours d’espagnol. Dialogue entre deux personnes, que j’ai développé et adapté. Comme cela m’arriva déjà en plusieurs occasions lors de mes marches dans les bois ou le long du gave je retins lors d’une d’elles, en décembre 2019, un air que je jugeai assez entraînant et de retour a casa je le jouais au diatonique avant d’écrire la partition. Il fallut bien sûr ensuite apporter quelques modifications aux paroles pour qu’elles cadrent correctement à la mélodie.
Les 7 couplets se construisirent peu à peu entre les deux dates signalées plus haut, en des lieux très différents : outre le logis, au parcours Santé de Saint-Pée, chez Aurélie et Matthieu (et Artús) lors du réveillon du 24 décembre, balade autour du château d’eau de Saint-Pée, TGV Pau-Paris …
Résumé : Le numéro 1 questionne son ami le numéro 2 sur la « belle » (beròina) qui vit depuis peu chez ce dernier. Age, taille, couleur des cheveux, couleur des yeux … Tout est parfait mais le numéro 2 paraît inquiet. Le numéro 1 ne comprend pas cette inquiétude. La réponse apparaît dans le dernier couplet (voir plus bas : suspens !)
Des 7 couplets je livre les numéros 1, 2, 6, 7.
Premier couplet : – Adiu l’amic, que t’arriba donc, tà estar tan gaujós ací ? – Qu’u te vau diser gójat, a noste despuish gèr vive ua beròina.– Bonjour l’ami, qu’est-ce qui t’arrive donc pour être aussi joyeux ici ? – Je vais te le dire, garçon, depuis hier une jolie petite vit chez nous).
Deuxième couplet : – Quina chança qu’as mon amic, quin atge a ta beròina ? – Qu’ei tota joeneta, doça, amistosa, la voleri guardar longtemps.( – Tu en as de la chance mon ami. Quel âge a donc ta jolie petite ? – Elle est très jeune, douce, affectueuse. J’aimerais la garder longtemps).
Sixième coupletQuina chança qu’as mon amic, dab era n’as pas nat chepic ? – Si pr’mor que demora tròp au solèr de haut, au ras deu frineston ubert ( – Tu en as de la chance mon ami, avec elle tu ne te fais pas de souci – Si parce qu’elle reste trop au grenier en haut tout à côté de la fenêtre ouverte).
Septième couplet : – Mes de qui me parlas mon amic ? Qui ei donc aquera beròina ? – Que’t parli de Pixu, ma navera gateta, qu’èi tan paur que cadosse.
( – Mais de qui me parles-tu mon ami ? Quelle est donc cette jolie petite ? – Je te parle de Pixu, ma nouvelle petite chatte, j’ai si peur qu’elle tombe de là-haut).

Lo Dédé de Lautrec.

Ce texte fut écrit à l’occasion des 50 ans de André (Dédé) Coste, un Aveyronnais perdu en plein Paris, depuis la fin des années 80, au milieu des autres Occitans de notre Association l’Estancada : Bigorre, Béarn, Landes, Lot et Garonne, mais aussi Corse, Catalogne …
Nous fûmes quelques uns de l’Estancada à être invités à Lautrec, pays natal de la vedette du jour et, à cette occasion, je composai une chanson très courte, sur un air provenant de C’Jérôme, un tube de la radio une dizaine (ou plus ?) d’années auparavant.
En quelques lignes concentrées sont décrits quelques épisodes de la vie parisienne de notre héros.
La chanson ne comprend que 3 couplets dont voici deux d’entre eux.
Premier couplet : Òc, soi jo, Dédé, Parisenc de Lautrec – Soi jo, Dédé, Occitan a Paris – Luenh deu país, a i deviéne pèc ! (Oui, c’est moi, Dédé, Parisien de Lautrec, c’est moi, Dédé, Occitan à Paris, loin du pays, à en devenir fou !)
Troisième coupletÒc, soi jo, Dédé, mitat sègle qui càd – Soi jo, Dédé, demori plan hardit – Atau qu’an dit amics de l’Estancada (Oui, c’est moi, Dédé, la moitié d’un siècle me tombe dessus, c’est moi, Dédé, je reste toujours « hardi », ce sont les amis de l’Estancada qui le disent).

 

Nouveaux textes de Camin Casa : première partie

Je fournis les titres d’anciens textes déjà écrits pour la plupart avant la sortie de notre deuxième CD en 2008  et certains même avant celle du premier CD de 1997. En revanche, le premier brouillon de la toute dernière chanson (beróina) date … du 14 novembre 2019. La liste qui suit ne correspond pas à un ordre chronologique car la trace de la date d’écriture du texte est souvent absente. Chaque titre est accompagné de quelques commentaires sur le thème de la chanson et d’un échantillon de texte.
Comme le nombre de textes analysés arrive à 17, afin d’alléger la lecture je divise en deux parties cette description. Cette première partie comprend donc 8 paragraphes relatifs aux compositions suivantes : l’exilat, l’Aberuat, la hesta deu vilatge, la pastora e lo charmant, Calandreta, la canha e la gata, l’Estancada, maridatge au Buzet.

L’exilat 
(l’exilé).

Certainement le premier texte écrit par moi en Béarnais (j’avais déjà sévi en Français), dans les années 70, le seul que je me souviens avoir fait lire à mon père. Comme peut le suggérer le titre, chanson nostalgique mêlant des scènes de la campagne, lieu de vacances exclusivement à l’époque, et de la ville. Et opposant évidemment les deux. J’ai modifié la musique plus tard en espérant rendre la chanson un peu moins « tristounette ». L’orthographe est phonétique au début car ce n’est qu’un peu plus tard que j’adopterai l’écriture dite normalisée (ou classique) lisible dans le terroir de culture occitane.
Au départ le titre diffère (les plaintes de l’exil)  et la structure est vraiment différente de la version définitive puisque on y trouvait alors un refrain, un couplet introduction et un couplet conclusion, qui vont tous disparaître par la suite, après que je les ai jugés trop « gnangnan ».
Je me permets quand même de les dévoiler 50 ans après. Prenez vos mouchoirs.
Introduction :  (je ne propose que l’orthographe classique)
Escotaz la cançon d’un qui’s desespera – Tròp luenh de sas amors – Qu’a quitat son país tot solet e adara – Que plora de dolor.
Ecoutez la chanson d’un désespéré trop éloigné de ses amours. Il a quitté en solitaire son pays et maintenant il pleure de douleur.
RefrainShens eths soi plen de tristessa. Mon país, mens amics, non, non, jamei, ne cau m’abandonar.
Sans eux ( le « eux » se rapporte aux différents lieux ou personnages décrits en chaque couplet) je suis plein de tristesse. Mon pays, mes amis, non, non, jamais vous ne devez m’abandonner.
Conclusion : Companhons, a pè, a chivau, o per batèu, jamei non cau partir, jamei quitar vòste beròi vilatge, si lèu non voletz pas morir.
Amis, ne partez jamais, jamais ne quittez votre beau village, si vous ne voulez pas mourir vite.
On ne peut pas dire que j’étais très aventureux en cette période.
Je repris cette chanson beaucoup plus tard et j’ai retrouvé des brouillons datant de 2010 et 2011, l’un provenant d’une réflexion alors que je marchais vers mon lieu de travail, le lycée Chérioux de Vitry. Je changeais alors le rythme et prévoyais un intermède musical entre chaque couplet, pour « égayer ». Il y en avait besoin.

L’Aberuat (nom d’un refuge de montagne).

Je n’ai pour le moment jamais proposé ce texte à quiconque.
Histoire d’une mémorable randonnée, ratée, en montagne, dans les années 70, les premiers brouillons retrouvés de cette chanson datant de 1975L’Aberuat (prononcer Laberouat) est le nom du Refuge au-dessus du village de Lescun, en Vallée d’Aspe. A l’époque la chaussée entre Lescun et L’Aberuat n’est pas praticable pour les voitures de tourisme, accessible seulement pour quelques véhicules comme les jeeps.
Notre « expédition » comprenait 5 personnes et mon chien labrit, Moujik. Elle partit de Saint-Pée, exactement du Café Estrate, tenu par mes Oncle et Tante, Louis et Madeleine. Nous y commençâmes notre échauffement « liquide » avant d’aborder, vers 15 h, la longue route qui nous attendait (30 km en voiture de Saint-Pée à Lescun puis environ 5 à pied entre Lescun et L’Aberuat). Des clients dudit bistro Estrate voulurent trinquer avec nous, comme s’ils saluaient le départ pour des contrées lointaines de baroudeurs ou de cosmonautes. Dans ces années là chacun se souvient que les règles de la circulation, non pas sanguine mais routière, n’avaient pas la même vigueur/rigueur que maintenant, ce qui explique les excès que nous avons commis en ces moments là : pas des excès de vitesse car les 5 conducteurs qui se relayèrent, sûrement – aucune trace écrite à ce sujet – ne prirent aucun risque de cet ordre.
De Saint-Pée à L’Aberuat, plusieurs haltes s’imposaient dans des bars connus car si le (la) tenancier(ère) nous avait vus passer sans s’arrêter nous l’aurions vexé(e). Nous ne ferons que citer les lieux visités honorablement : deux sur Oloron, Gurmençon, Bedous, Lescun (chez Carafan), et peut-être en ai-je oublié un ou deux, sans m’attarder sur la nature et le nombre de consommations. Précisons que chacun(e) d’entre nous portait un sac à dos empli de victuailles (locales) et que les boissons s’accompagnaient de consistance solide : nous nous comportions en responsables.
Les derniers kilomètres, à pied, entre Lescun et L’Aberuat, s’avérèrent peut-être douloureux (la mémoire défaille pour certaines parties de notre périple) et nous atteignîmes le Refuge en fin d’après-midi. Nous devions nous lancer à l’assaut du sommet pyrénéen le lendemain matin à l’aube, après une soirée agitée et accompagnée de chants, et une courte nuit.
Le but de cette « excursion » était le Pic d’Anie, 2504 m, le plus élevé de la Vallée d’Aspe, Pic que nous apercevons d’Oloron et des villages qui l’entourent.
La chanson décrit avec précision les arrêts cités ci-dessus, l’annulation de notre projet montagnard car le petit matin dévoila un temps (dehors) exécrable avec pluie et brouillard. La conquête du Pic d’Anie fut donc remise à plus tard : effectivement quelques uns d’entre nous atteignirent plusieurs fois cette cime dans les années qui suivirent, avec une préparation plus sérieuse.
Le retour vers la civilisation le jour même mérite quelques phrases du texte.
Je ne donne que le 4éme couplet de cette chanson qui en compte 5.
Desbelhèm lo matin de bona òra – Per escadença cadè ploja dehòra – Se’n tornèm donc au lieit com a noste – Shens desbrumbar de minjar un nhac – Dètz òras, auta temptativa – Mes tostemps vent e ploja viva – Que’s virèm entà la valea – S’i cauhar lo mus – Com eth temps, lo cap embrumat – Maugrat ua baishada – Pléa de meishants virolets – Qu’arribèm vius a Lescun.
On se réveilla de bonne heure le matin. Par chance la pluie tombait dehors. Nous retournâmes donc au lit, sans oublier de casser la croûte. A dix heures, autre tentative mais toujours du vent et une pluie ardente. On s’en retourna donc vers la vallée pour se réchauffer le « museau ». Comme le temps, notre esprit n’était pas clair. Nous arrivâmes vivants à Lescun malgré une descente pleine de virages dangereux.

La hesta deu vilatge (la fête du village).

Je n’ai pour le moment jamais proposé ce texte à quiconque.
Symboliquement une chanson très importante pour moi car composée dans mon lit d’hôpital entre janvier et avril 1984. Cloué dans ce lit pour trois mois par le virus Guillain-Barré – nerfs annihilés momentanément – qui m’avait paralysé totalement (ni paroles, ni mouvements des quatre membres), sauf la conscience. En attendant que ce virus me quitte je décidais de composer une chanson qui m’occuperait l’esprit et m’encouragerait à résister. Bien sûr l’élément majeur qui entretenait mon moral était la présence continuelle de la famille : femme, frères, parents (notre petite Aurélie, deux ans, était interdite de visite) qui se relayaient avec dévouement. Quelques amis aussi me visitèrent alors. Dans la situation précaire où je me trouvais j’optais au contraire pour une chanson « gaie » : la hesta deu vilatge (la fête du village). Cela me demanda un peu de temps car je devais tout mémoriser, ne pouvant ni écrire ni parler. Revenu à l’état « normal » je modifiai naturellement quelques paroles, tout en gardant le plan établi.
Quelques brouillons datés montrent l’évolution du texte, d’autant plus que je note, au début, le numéro de « l’épreuve » : une douzaine entre juillet 89 et juillet 90. Je relève enfin quelques reprises ultimes (en attendant les prochaines ?) durant le mois de juin 2007.
Arrepic : A la hesta deu vilatge,arrastèra, pica e pala, a la hesta deu vilatge, s’divertishen tots amassas. A la hesta deu vilatge,arrastèra, pica e pala, a la hesta deu vilatge, s’amusa tanben lo pegàs.
Refrain : Tout le monde se divertit à la fête du village. A la fête du village le « simplet » s’amusa aussi.
Dernier couplet (la chanson en compte quatre) : Qu’ei un dia a caçar la ploja – Un dia a desbrombar las brolhas – Qu’èm vienguts entà hestejar – E non pas entà peleja’s – Qu’ei la hesta de mon vilatge – Qu’ei la hesta de tots los atges.
C’est un jour à chasser la pluie – Un jour à oublier les embrouilles – Nous sommes venus pour faire la fête – Et non pas pour se quereller – C’est la fête de mon village – C’est la fête pour tous les âges.

 La pastora e lo charmantòt (la bergère et le charmant).

Je n’ai pour le moment jamais proposé ce texte à quiconque.
Les premières lignes écrites datent du 07 mars 1980. Entre ces débuts et les dernières retouches, en 2010, 4 titres se succédèrent : « ce n’est pas toi que j’aime » ; « qu’ei non ! » (c’est non !) ; « non ! » (non !) ; la pastora e lo charmantòt » (la bergère et le charmant). Les échanges entre la bergère et le charmant traduisent une certaine mésentente entre les deux. Les premières épreuves sont rédigées en Français puis vient l’alternance Français/Béarnais, chez les deux personnages. En consultant l’ensemble de mes textes écrits je constate que « la pastora e lo charmantòt » est la 3ème chanson où j’aborde des oppositions verbales ou de situation au sein d’un couple. Mais, pour les deux autres, « Melinà » et « encontre« , l' »histoire » se termine bien.
En ce qui concerne la musique, au départ je m’inspire d’un air traditionnel gascon dont les paroles commencent par « haut, haut, Pèiròt, desvelha-t« , chant évoquant la période de Noël. Dans le dernier brouillon retrouvé, 23 novembre 2010, j’évoque un changement de mélodie ainsi que l’apport d’un intermède musical entre les couplets.
Sur les 5 couplets je ressorts le premier et le dernier.
Premier couplet : Adishatz pastorèta, je voudrais t’embrasser – Tà que har charmantòt ? Tu en auras vite assez – Mes que non, pastorèta, serai toujours fidèle – Mensonger, charmantòt, d’une fille tu fais fi d’elle !
Bonjour petite bergère … Pour quoi faire … Mais que non … Charmant menteur …
Dernier couplet : Crudèla pastorèta, loin de toi je me meure – Ailàs tà tu, charmantòt, je reste en ma demeure – Adiu donc, pastorèta, je pars pour l’Angleterre – Viste escapa pé, charmantòt, enfin tu vas te taire !
Petite bergère cruelle … Hélas pour toi mon charmant … Au revoir donc … Échappe-toi vite …
Clôturons par les rimes des trois autres couplets :
ville/gens vils ; patois/ pas toi ; croix/ crois ; or/hors ; méchante/mais chante ; ailleurs/railleur.

 Calandreta (nom de l’école bilingue occitane).

C’est le 20 juin 2013 que l’air et les paroles du refrain de « Calandreta » me viennent à l’esprit, lors d’une balade avec Hélène entre Sait-Pée et Féas. Mais ce refrain initialement prévu sera vite remplacé car je le trouvai provocateur puisqu’il s’adressait à des enfants : « Ca … Ca … Calandreta – Calandreta d’Auloron – Qu’a … Qu’a … Qu’aprenem – Quaprenem a parlar Occitan ». Trois versions suivirent et la chanson fut achevée le 30 juin 2013.
Chanson en l’honneur de la Calandreta d’Oloron, école bilingue occitane. Au départ école privée laïque assurant les cours du Primaire, en Français et en Béarnais/Occitan. Il fallut batailler et attendre quelques années avant que l’Education Nationale ne reconnaisse à la Calandreta un Statut proche de celui d’une école publique et rémunère ses enseignants. Je connais personnellement depuis plus ou moins longtemps 3 de ces enseignants (ainsi que du personnel d’entretien et d’animation) : la directrice Maguy Bartalou, qui, avec son mari Jean-Jacques, nous accueillait chaleureusement, il y a de nombreuses années de cela, au restaurant lo Cotoliu de Ledeuix, lorsque j’y stationnais quelques heures de la soirée (nuit ?) avec les jeunes (nous le fûmes aussi) de Saint-Pée ; Françoise Navarro, membre, comme moi, de la troupe de théâtre los Mosquilhós d’Issor ; Patrick Rachou, que j’ai rejoint depuis peu au groupe vocal de Passatge.
Avant de revenir à ma chanson, quelques mots de certaines activités de la Calandreta, en plus de l’Enseignement.
Tous les ans, au mois de janvier, la Calandreta d’Oloron figure parmi les organisateurs de la Corruda : sur 10 km se déroulent une marche et une course lors desquelles les marcheurs et les coureurs versent une participation dont le montant alimente la trésorerie de la Calandreta. A l’origine de cette journée on trouve Miquèu Estanguet  lui aussi acteur chez los Mosquilhós et, au micro, comme animateur/présentateur Jacques Cazaurang. Départ et arrivée à la salle Palas d’Oloron, trajet par Saint-Pée et Moumour. Je fais partie des bénévoles utilisés pour réguler la circulation automobile à certains carrefours (pour moi Place des Oustalots). Le repas qui suit à Palas se termine bien évidemment par une Cantèra à une dizaine de participants.
Tous les ans également la Calandreta organise un repas lors duquel les élèves de l’école participent pleinement en chants et danses, sous la direction de Patrick.
La Calandreta tient en général un stand sur la Place Saint-Pierre du quartier Notre-Dame lors de la Foire du 1er mai d’Oloron et assure aussi un repas dans l’ancienne église puis ancien garage de la Place.
Enfin la Calandreta participe activement au Carnaval de février dans les rues d’Oloron jusqu’à la Place Saint-Pierre où elle s’occupe encore des repas.
Revenons à la chanson que m’ont inspirée les enfants de la Calandreta, avec bien sûr le souhait inavoué qu’ils interprètent à l’occasion cette chanson. J’ai donc proposé ce texte un jour à Patrick et Maguy, le 23 janvier 2014. A sa remise je n’ai pas senti un grand enthousiasme ni même un quelconque intérêt. La seule remarque concerna l’emploi de l’article « lo » pour le masculin « le » alors que l’école utilise « eth« . Personnellement j’alterne lo et eth selon le nom commun qui suit l’article. Mais je comprends que les responsables de la Calandreta ont suffisamment de soucis à gérer l’école pour ne pas perdre trop de temps à décortiquer des écrits qu’on leur propose.
Je termine par un des cinq couplets (le quatrième).
Qu’èm, qu’èm, qu’èm musica- Qu’èm la musica deu gave – Qu’èm, qu’èm, qu’èm color – Qu’èm color deu parpalhon.
Nous sommes musique, nous sommes la musique du gave. Nous sommes couleur, nous sommes la couleur du papillon.
Dans les autres couplets les enfants sont successivement aubeta (aube), flor (fleur), dança (danse), canta (chant), doçor (douceur), sentor (odeur).

La canha e la gata (la chienne et la chatte).

Chanson présentée cela fait un certain temps aux frères Arrieux, Yannick et Sébastien, ainsi qu’à Sylvain, notre guitariste.
Franz Schubert n’aurait jamais pu imaginer que j’écrirais un jour une chanson en son honneur. A l’origine, sa composition « la truite de Schubert« , en 1819, dont l’air me trottait dans la tête depuis de nombreuses années. C’est dans la nuit du 27 novembre 2010 (mon premier brouillon l’atteste) que je décidai d’associer des paroles à cette mélodie – il fallait oser. Au départ j’imaginais une opposition entre divers éléments : une chienne et une chatte, un torrent de montagne et une rivière calme de plaine (l’Adour), le feu et la neige. Cela constituait déjà 3 couplets. Plus tard, après des aménagements en décembre 2010 puis en mars 2011, je rajoutai 2 autres couplets, l’un annonçant la réconciliation de la chatte et de la chienne, l’autre faisant intervenir Schubert lui-même rencontrant une truite au bord d’une cascade (situation imaginée dans le car reliant Pau à Oloron). J’envisageais même d’intituler cette chanson « la truite de Schubert« .
A suivre, le premier et le dernier des 5 couplets.
Premier couplet : La canha e la gata – Ger ser que se son pelejadas – La canha a nhacat la gata – La gata a urpiat la canha – Ò quina bèra musica – De lairets e miaulets.
Hier soir la chienne et la chatte se sont battues. La chienne a mordu la chatte et la chatte a griffé la chienne. Ce fut une belle musique d’aboiements et de miaulements.
Dernier couplet : La trueita e lo Schubert – Aciu haut que se son crotzats – Trueita dança dab l’aiga viva – Schubert escota la cascada – Ò quina bèra armonia – La trueita e lo Schubert.
La truite et Schubert se sont rencontrés en montagne. La truite danse dans l’eau vive et Schubert écoute la cascade. Quelle belle harmonie entre la truite et Schubert.

L’Estancada (nom de l’association d’Occitans de Paris).

De toutes les chansons dites « inédites » présentées ici, « l’Estancada » est la seule que le groupe Camin Casa interpréta en public en plusieurs occasions, pour des fêtes annuelles de notre Association éponyme parisienne, parfois même avec les enfants de ladite Association, sans toutefois intégrer cette chanson dans les deux CD que le groupe enregistra en 1997 et 2008. En effet le thème ne concernant que l’Association, à laquelle appartient Camin Casa, nous avons jugé qu’elle risquait de ne pas intéresser des gens de l »extérieur ».
La musique provient d’un air traditionnel gascon que certains d’entre nous connaissions, grâce à Dominique (Dómé) Pivot, qui nous initia à l’accordéon diatonique : Gilles Gayral, Jean-Mathieu Canniccioni, moi-même et d’autres dont le nom m’échappe.
Pendant plusieurs années l’Estancada reçut tous les « exilés » occitans de la Capitale qui le voulaient (ce qui ne signifie pas que l’exil était une peine capitale) : Landais, Béarnais, Bigourdans, Lot-et-Garonnais, Aveyronnais, Provençaux, Catalans  …  avec aussi une ouverture vers d’autres régions que l’Occitanie. Outre l’accueil et l’entraide, diverses activités étaient proposées, le vendredi soir et parfois le samedi, comme la musique, la danse, la cuisine, des soirées avec ou sans thème particulier, des conférences et débats … La chanson « l’Estancada » fait revivre notre Association en 4 couplets.
Dans l’un je cite le groupe vocal « los Tinhós » auquel succéda « Camin Casa« . Dans un autre couplet j’évoque « lo Shiulet« , revue trimestrielle bilingue à laquelle je participais avec, entre autres, les 3 fondateurs Alain Sibé, Philippe Labarère et Alain Estrade.
Si l’Association l’Estancada vit le jour en 1985, sous l’impulsion prédominante de Yves Salanave-Péhé, Dominique Pivot, Alain Sibé et Philippe Labarère, la naissance de la chanson éponyme date du 18 février 1990 (mon brouillon l’atteste), jour du départ de la famille Salanave (Yves, Marie, Julien, Louise) pour un séjour de quelques années à Washington, au service de l’Ambassade de France.
Comme signalé plus haut Camin Casa chanta plusieurs fois sur scène « l’Estancada » : le 29 juin 1991 (AG de l’Estancada), le 09 novembre 1991 (fête de l’Estancada – et oui cela arrivait), le 28 mars 1992 (4ème anniversaire du Shiulet), le 27 mars 1993 (5ème anniversaire du Shiulet – une année passe très vite !), le 27 mai 1995 (10ème anniversaire de l’Estancada), le 18 novembre 1995 (fête – encore ! – de l’Estancada).
Dernière remarque avant de proposer quelques éléments de la chanson : une quinzaine d’années plus tard l’Estancada me servit encore de support pour une autre chanson, « lo taulèr » (le comptoir), dans laquelle je décris (sans chuchotement) quelques soirées parisiennes animées entre amis de l’Estancada et visiteurs. Cette chanson figure dans notre deuxième CD paru en mai 2008.
Retour à l »Estancada » :
Refrain : A París qu’us èi encontrats – Tots vaduts d’un país aperat Occitania – A París que s’èran juntats – Tà triomnfar amassas de la malenconia.
Ils se sont rencontrés à Paris, tous nés en un pays appelé Occitanie – A Paris ils se sont regroupés – Pour vaincre ensemble la mélancolie.
Troisième couplet : Dens la lor revista « lo Shiulet » – Qui piula a pausa impertinent – Arreconeishem un estil navèth – Açò s’amerita un gran còp de bonet.
Dans leur revue « le Sifflet », qui stridule parfois l’impertinence, on reconnaît un nouveau style qui mérite un grand coup de … béret.
Quatrième couplet : De quan en quan i a grana hesta – Tà s’orbir l’Estancada ei presta – Cantan los chins de la Calandreta – Tàu país de doman se lhèva l’aubeta.
De temps en temps il y a une grande fête car l’Estancada est toujours prête à s’ouvrir. Les enfants de la Calandreta chantent le pays de demain qui se lève avec l’aube.

Maridatge au Buzet (mariage au Buzet).

Dans mon répertoire plusieurs textes relatent un anniversaire, parfois en Français, parfois en mixte Français/Occitan, événements trop personnels pour que je les diffuse. En revanche c’est en Béarnais que  je parle volontiers dans cette chanson du mariage de deux amis de l’Estancada, Hélène Manaud-Palas et Thierry Conter, le 24 août 1990.
La fête (la hesta) se déroula dans un village des Landes, Uza, au lieu dit du Buzet. Nous « descendîmes » à 5 de Paris, dans le camping-car des Gayral : Evelyne et Gilles Gayral, Caty Sibé, Hélène Haritchabalet et moi. Partis le vendredi soir, après le travail d’Hélène à l’hôpital  de Kremlin Bicêtre. Deux nuits et deux jours « endiablés » allaient suivre. Je composai la chanson la semaine précédente, sur un air traditionnel très connu. Plusieurs fois durant ce week-end (pardon, durant cette fin de semaine) nous l’interpréterons, Gilles nous accompagnant avec son accordéon diatonique. De nombreux chanteuses et chanteurs participaient à ce mariage : outre les gens de l’Estancada, nous 5 « Parisiens » et d’autres venus du Béarn, les collègues des Beaux Arts de Thierry, des amis personnels des mariés, dont un jeune d’Arudy avec qui nous avons partagé pas mal de chansons béarnaises. On apprécia la prestation du frère de la mariée, Laurent, 1er violon d’un Orchestre renommé de Paris.
Une dernière anecdote : lors de l’apéritif, qui dura plus de cinq minutes, nous avons téléphoné à … Washington pour joindre Marie et Yves Salanave et leur faire partager l’ambiance du moment, avec une ou deux chansons qui ont dû leur réchauffer le cœur.
Refrain : Hesta de costat de Uza – Au Buzet vam plan amusa’s.
C’est la fête à Uza – Au Buzet on va bien s’amuser.
Premier couplet : Uei que vam maridar – Elena e lo Thierry – Vam cantar, vam cridar – E dançar com un sarri.
Aujourd’hui on marie Hélène et Thierry. On va chanter, crier, et danser comme un isard.
Dernier couplet : Orbritz gran la frinèsta – Tà deishar entrar la noça – Vam har pétar la hesta – Dinca l’aubeta tan doça.
Ouvrez en grand la fenêtre, pour laisser entrer la noce. La fête va exploser jusqu’à l’aube si douce.

 Rappel des titres déjà parus [entre parenthèses le numéro du CD correspondant, 1 (1997 Tostemps seguir) ou 2 (2008 Cap a Cap)].

Aimar (2) – Ací l’amor t’apera (1)Atau qu’ei la vita (1)Apleguem’nse (2) – Baptista (1)Canta beròia (2) – Cap a Cap (2) – Color e dolor (1)Comunicación (2) – Lo desbrombat (1)Encontre (2) – L’entròpia (2) – Mainada (2) – Mau de còr (1)Marteror (1)Melinà (1)Lo monde arrevirat (2) – Mon país qu’ei la montanha (1 et 2) – Nosta lenga (1)Paísans de noste (1)Praube de tu (2) – Qu’es pertot (2) – Que’t vau parlar (1)Lo taulèr (2) – Tostemps seguir (1)Los tres motociclistas (2).

Titres des traductions français /occitan.

A retrouver dans un autre article du blog.

L’amour qui nous mène (traditionnel béarnais).
Le p’tit bonheur (Félix Leclerc).
Le déserteur (Boris Vian).
Lorelou (Gilles Vigneault)
Occitanie (Marie-Andrée Balbastre).
Quand j’étais paysanne (Marie-Andrée Balbastre )
Le temps des cerises (J.B.Clément et

Los Mosquilhos

En novembre 2015 j’ai intégré la troupe béarnaise de théâtre d’Issor (entre vallée de Barétous et vallée d’Aspe) : los Mosquilhós. Dans un premier temps je regroupe les informations que j’ai relevées durant 4 ans concernant les représentations de la troupe (date, lieu, titre de la pièce, résumé de celle-ci …). Puis j’en collecterai d’autres auprès de Janine Cazaurang, fondatrice et metteur en scène du groupe, pour les années antérieures à 2015.

A l’heure où je commence à écrire ces lignes (17 mars 2020) nous sommes en confinement du fait du coronavirus qui se propage dans le monde entier. La troupe avait au moins 3 représentations prévues entre avril et juillet 2020. Elles sont annulées mais je les citerai un peu plus loin.

La composition de la troupe.
Sous la direction de Janine Cazaurang (Issor), dont le rôle historique est rappelé dans des articles de presse cités dans le dernier paragraphe de cet article, 8 « acteurs » ont participé à l’activité de la troupe durant ces quatre dernières années : Lili Gonzalez (Issor), Mijo Portello (Issor), Françoise Navarro (Féas), Anne-Marie Texier (Issor), Solange Maté (Aramits), André Lapeyre (Oloron), Miquèu Estanguet (Gurmençon) et Michel Berdot (Saint-Pée). On ajoutera Lionel Garnier qui dut malheureusement quitter le groupe en 2016 pour raisons familiales. La plupart de ces comédiens opéraient déjà avant 2016.
Durant cette période 2016 à 2019, on peut estimer autour de 110 le nombre de répétitions. On pourrait y ajouter les réunions de préparation, toujours pleines d’entrain : les vignobles de Jurançon ne sont pas loin.

Titres des pièces jouées entre début 2016 et fin 2019.
Durant ces quatre années pleines (2016-2017-2018-2019) la troupe a joué en public 8 pièces lors de 27 représentations. Voici les titres de ces pièces, le nombre d’interprétations pour chacune d’elles et l’auteur de la pièce.

Robèrt torna tà l’escòla (14) de Jan Bosquet
Lo congelator (12) de Jan Bosquet
Los envitats (4) de Jan deu Pradeu
La règla de tres (3)
La mamá esmalida (2) de Georges Sautier
Lo hromatge (4) de Jan deu Pradeu
L’arrastèth (2) de Miquèu Grosclaude
Lo petit paradís (le gîte rural) (9) de  Georges Sautier

Au total donc 50 « montées sur scène ».

Les représentations des Mosquilhós (dates et lieux).

Dans le tableau qui suit apparaissent la date et le lieu de chaque représentation.

Lors de certaines de ces soirées (ou après-midi) los Mosquilhós partagèrent le spectacle avec d’autres intervenants : chanteurs, conteur, comédiens.
Ainsi en janvier 2016 à Issor avec deux jeunes filles clowns interprétant « le téléphone » et le conteur Sergi Mauhourat, en novembre 2016 à Cardesse, avec le groupe los Esbarrits et les deux clowns pour « le téléphone », en juin 2017 à Issor avec le duo de chanteurs de Trauca Segas (Françoise Pedezert et Jan Lahitette), en octobre 2017 à Issor avec deux groupes vocaux de Toulouse, Clandestina (chanteuses exclusivement) et Tolosa Cantera (groupe mixte), en mars 2019 à Oloron avec la Samaritaine et en mai 2019 à Issor avec le groupe d’Eysus.

Comme je le dis plus haut, le premier semestre de l’année 2020 n’a donné lieu à aucune représentation du fait de la pandémie du coronavirus qui obligea la population au confinement et annula par conséquent toutes les activités sportives et culturelles comme les répétitions et les spectacles en public. Pour notre part il fallut donc renoncer à au moins deux présences : au Festival des Vallées, prévu le 25 avril dans la salle Jéliote d’Oloron, pour « Robèrt torna tà l’escòla« , ainsi que les journées théâtrales de Gan, le 04 juillet, pour « lo petit paradís« .

Les résumés des pièces jouées.
Pour quelques pièces je présente un résumé en Français et aussi en Béarnais-Occitan. En encadré je rajoute l’interprète habituel du rôle ; parfois un(e) autre comédien(ne) dut prendre momentanément le rôle d’un(e) absent(e).

Robèrt torna tà l’escòla (Robert retourne à l’école).
Personnages : 
Robert (paysan) [Miquèu], Simone (sa femme) [Françoise], le Maire du village [Lili], l’Inspecteur de l’Éducation Nationale [Lionel puis Michel], l’Institutrice [Mijo], Mémé [Anne-Marie].
Quelques passages en Français (Inspecteur et Institutrice).

Tà poder beneficiar d’ua subvencion exceptionau, Robèrt, un paisan biarnès, qu’a de passar lo Certificat de los Estudis Primàris, davant l’Inspector d’Academia. Qu’ei encoratjat per la soa hemna Simòna, per lo Maire deu vilatge e per la Régenta. Maugrat las soas responsas bahurlèras e a còps fantasosas l’Inspector que da lo preciós diploma ad aqueth candidat plan simpatic. Mes ua suspresa finau acaba aquera hèsta.
S’il veut pouvo
ir bénéficier d’une subvention exceptionnelle allouée aux Agriculteurs, à certaines conditions, Robert se voit obligé de passer le Certificat d’Études Primaires. Le Maire du village persuade l’Institutrice de rafraîchir les connaissances scolaires de Robert, avant que l’Inspecteur d’ Académie accepte de faire passer l’examen dans l’école du village. Les réponses du candidats’avèrent  étonnantes, pour ne pas dire parfois fantaisistes, mais l’Inspecteur se laisse convaincre, par sympathie, et accorde le précieux diplôme, avant qu’un événement final ne perturbe l’ambiance de la collectivité.

Lo congelator (le congélateur).
Personnages :
 Robèrt, paysan de 40 ans [Michel], Maria, sa femme, même âge [Solange], Jaques, un voisin [Mijo], le représentant en machines frigorifiques [Lionel puis André].
Quelques passages en Français (Commercial).

Maria qu’aimaré plan crompar un frigidari, com lo de la soa vesia, Simòna. Mes Robèrt, lo son omi, ne ved pas en purmèr perqué e caleré crompar aqueth aparelh. Un còp aver plan pleitejat dab un venedor, Maria qu’arriba a convéncer a Robèrt de crompar … un congelator ! La lutz alucada dehens lo congelator que chepica hòrt lo monde dinca crear ua situacion comica e de las mei estonantas.
Pour conserver ses aliments au frais, Maria désirerait un frigo, d’autant plus que sa voisine Simone en dispose d’un. Mais son mari Robert ne comprend pas tout de suite l’utilité d’un tel achat. La visite d’un représentant bouleverse tout : il réussit à convaincre Marie, seule, de l’achat d’un … congélateur et Marie à son tour entraîne Robert. La lumière incluse à l’intérieur du congélateur intrigue tout le monde et va engendrer une situation finale inattendue et … comique.

Los envitats (les invités).
Personnages : 
Amelia [Françoise] et son mari Pierrilhòt [Miquèu]. 
Tout en Béarnais.

Une invitation à une fête aussi importante qu’un mariage n’est pas rien en Béarn ! Un couple d’invités se prépare avec soin pour l’événement. Mais Monsieur traîne et Madame contrôle l’heure avec anxiété, le houspille … jusqu’à la scène de ménage grand format.
Était-ce bien la peine, si l’on d’est contenté de regarder l’heure, seulement, sur le carton d’invitation ?!


La règla de tres (la règle de trois).
Personnages : Histoire d’un curé et de deux paroissiennes, contée par une personne [Mijo].
En Français et en Béarnais.

Le curé Magnelou, un gourmand, est invité à déjeuner pour un pèle-porc. Il est donc très pressé d’en finir avec les confessions du jour. A son grand dam, une paroissienne l’arrête au moment où il quittait précipitamment l’église. Impatient, il la confesse de … sept adultères (!) et réfléchit vite à sa pénitence :
« Vous me ferez cinq Pater et cinq Ave ! » et, ouf, il peut enfin partir à son déjeuner.
Mais une autre villageoise, une dame « très bien », l’arrête encore. De plus en plus impatient, il l’entend se confesser de … quatre adultères (!). Vite, vite, lui donner sa pénitence et partir enfin … Mais, pour sept, il adonné cinq Pater et cinq Ave, donc pour quatre, cela fait … ? Et il n’a plus le temps de faire une règle de trois ! Alors, arrondissons ?!

La mamà esmalida (la mère courroucée).
Personnages :
 la mamà [Solange], son fils Julien [Miquèu] et une vieille voisine [Françoise].
Tout en Béarnais.

Julien, malheureux et prostré, subit le flot ininterrompu de sarcasmes de sa mère contre  » la Sofia », sa femme : en effet, celle-ci vient de repartir dans sa maison natale, après trois années de mariage avec Julien. La mère en fait tant, en dit tant sur sa belle-fille, qu’on imagine aisément ce qu’a dû vivre la bru : le fils, alors, peut lui aussi comprendre et finalement … le résultat du courroux de la mère est à l’inverse de celui escompté … Sans rancune et pour le bonheur de tous !

Lo hromatge (le fromage).
Personnages : Amelia (bonne du curé) [Lili] et Jantin (paysan-braconnier) [Michel].
Tout en Béarnais.

Jantin, eth paisan braconaire, aufre ua lèbe au curè de son vilatge. Entà ‘u remerciar, Amelia, la goja deu curè, envita Jantin a minjar un tròç de hromatge e entamia un hromatge sancèr. Jantin l’estima èra e, tot en parlar dab Amelia, que s’en minja près de la mieitat. Amelia, drin contrariada, qu’u dit que de minjar tròp de hromatge au còp pòt har vader … mut ! Quan enten açò Jantin que’s pren çò qui demora deu tròç ta’u balhar a … la soa hemna.
Jantin offre un lièvre destiné au curé du village. Pour le remercier, Amélie, la bonne du curé, l’invite à casser la croûte et pour cela entame un fromage entier. Jantin l’apprécie beaucoup et, tout en parlant avec Amélie, en mange pas loin de la moitié. Un peu contrariée, celle-ci lui dit que manger trop de fromage d’un coup peut rendre … muet ! En entendant cela Jantin s’emporte ce qui reste du fromage , qu’il destine à … sa femme.

L’arrastèth (le râteau).
Personnages :
 3 villageoises (Mariòta, Janeta, Pauleta) [Solange, Françoise, Lili], Pèir |Michel], 2 femmes [Mijo et Anne-Marie] et un homme [André] (non nommés), et le citadin Bernat [Miquèu]. 
Quelques passages en Français.

Un enfant du pays, jeune étudiant exilé « à la ville », revient au village. Il a oublié, renié, sa langue maternelle et sa propre culture. Alors qu’il attend son train de retour pour la « capitale », il est reconnu par les villageois qu’il feint d’ignorer et qui se mettent à le railler …
Mais un coup de manche bienvenu lui rend la mémoire de sa langue d’origine… pour le meilleur, bien sûr ! Tout le village, alors, vient proclamer son amour de la langue du Béarn.

Lo petit paradís (le petit paradis/le gîte rural).
Personnages :
le garde-champêtre [André], Jan [Miquèu] et Janòta [Solange], un couple de paysans béarnais de 70 ans, Mossur [Michel] e Madama [Françoise], deux Parisiens de 40 ans, Loulou [Lili] et Nénette [Mijo], un couple d’ailleurs.
Quelques passages en Français (les clients du gîte)

Suivant les conseils de leur Maire (et du Ministre … des Loisirs) un couple de paysans décide de créer un gîte rural dans sa ferme. Pour se rapprocher au mieux de la nature le couple propose un gîte des plus simples, sans s’encombrer de meubles, une paillasse faisant office de lit, un puits de lavabo , une bougie d’éclairage … Deux couples de citadins vont se succéder pour lesquels les surprises ne vont pas manquer.

Los Mosquilhós « s’affichent ».
Je propose quelques exemples d’affiches, flyers, articles de journaux, concernant les prestations des Mosquilhós.

Sur la photo, de gauche à droite : Michel, Françoise, Lili, Mijo, Anne-Marie, Miquèu, André.

Sur la photo, de gauche à droite : Mijo, Michel, Janine, Solange, Miquèu.

Sur la photo, de gauche à droite : André, Michel, Solange.

Remarques personnelles.

Ce qui suit ne devrait intéresser que mes enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants … « mais pourquoi diantre papa, papi … s’est-il lancé dans le théâtre ? »

Les premiers souvenirs marquants de théâtre remontent à l’adolescence, sur Paris. Encore collégien j’assistai à deux pièces de théâtre au Palais de Chaillot. Cyrano de Bergerac, dont le rôle principal était tenu par Daniel Sorano. Je le vois encore, je l’entends encore. Ce fut plus qu’une découverte, ce fut un émerveillement. D’autres acteurs ont tenu ce rôle, avec leurs propres qualités bien sûr, mais aucun n’a pu me procurer autant d’émotion. Je n’ai pas retenu le titre de la deuxième pièce, au Palais de Chaillot également, mais je me souviens parfaitement des deux acteurs principaux , Maria Casarès et Alain Cuny. Leur présence, que dis-je leur présence, leur prestance, m’impressionna et je gardai longtemps l’image de leur prestation.
Un peu plus tard j’assistai aux représentations d’un de mes frères aînés, dans une troupe amateur où s’exprimait un futur membre de la Comédie Française, Didier Sandre. Je découvrais ainsi que le théâtre n’était pas que réservé aux professionnels de la scène.
Mon métier de prof favorisa peut-être l’entrée dans le « métier » d’acteur. Comme sur les planches on se retrouve face à un public à intéresser, auquel il vaut mieux plaire, et devant qui il faut déclamer, pardon, réciter sa leçon. La discipline que j’enseignais, Physique-Chimie, n’étant pas en général la tasse de thé des élèves – hors les sections scientifiques – je devais souvent improviser et parsemer le cours de blagues, jeux de mots, histoires et légendes inventées. Si bien qu’en plusieurs occasions des élèves me demandaient si je ne faisais pas du théâtre en plus de mon job. Ils ne faisaient qu’anticiper.
Le déclic qui m’incita à m’engager dans un groupe  qui ne soit pas vocal, comme j’en avais l’habitude, se produit en novembre 2015 à Féas où los Mosquilhos  animait un Téléthon. Je fus très agréablement surpris par leur jeu et, comme je connaissais déjà un peu deux des acteurs, j’osais proposer mes services à la troupe. Et il me fut proposé de les rejoindre dès la prochaine répétition du mercredi suivant. Merci Janine.
On ne devait plus se quitter.

Camin Casa : commentaires sur CD 2 (deuxième partie)

La première partie des commentaires sur le CD 2 du groupe Camin Casa concernait les titres 1 à 8 de ce disque. Nous abordons maintenant les commentaires sur les titres 9 à 15, en conservant le même plan de route : date et lieu de naissance (quand mes archives retrouvées le permettent), thème et résumé, refrain s’il existe, quelques chiffres sur les répétitions (mais les archives s’arrêtent pour elles à 2007, pour l’instant), représentations (date, lieu, circonstance), anecdote ou commentaire personnel.
Rappels : Camin Casa est le groupe de chant de l’Association occitane de Paris,  l’Estancada. Le deuxième CD de ce groupe fut édité en mai 2008. Sa composition est donnée dans dans la première partie publiée le 5 mai 2019, ainsi que quelques infos sur l’enregistrement au studio Arbus de Pontacq.
La réalisation graphique de la pochette du CD 2 est à l’actif de Thierry Chauvin.

9. Encontre (rencontre).

Date et lieu : Plusieurs dates jalonnent les brouillons retrouvés : de janvier 1986 à septembre 1989. La chanson était donc terminée lors de l’enregistrement du CD 1 en mai 1996 mais je ne l’avais pas encore proposée au groupe.
Thème : Il s’agit de la rencontre de 2 skieurs ; elle (de Bordeaux) et lui (du Béarn). Dialogue difficile, finalisé par un espoir suggéré.
Résumé : Premier et dernier couplets à suivre.
Una démisela de Bordèu/Que’s passejava sus la nèu/A un cutorn qu’a encontrat/Un joen e amistós mainat.
Une demoiselle de Bordeaux se promenait sur la neige. Elle a rencontré dans un tournant un jeune garçon amoureux.
Perqué donc tant de désesper ?/Lo dia moreish tostemps au ser/Pèna demora au medish lòc/Un matin qu’at diserèi òc.
Pourquoi tant de désespoir ? Chaque soir le jour se meurt. Le rocher reste au même endroit. Un matin je te dirai oui.
Répétitions : Elles sont au nombre de 40.
Représentations : Aucune représentation en public pour « encontre ».
Commentaire : À l’introduction, parlée par Philippe Labarère (couplets 1 et 2), succède une alternance des voix féminines  (Graciela, Angèle, Séverine) pour les couplets 4, 6, 8 et des voix masculines pour les couplets 3, 5, 7. L’ensemble reprend en fin de chant le couplet 1.

10. L’Entròpia (l’Entropie).

Date et lieu : Le 06 octobre 2002, à l’issue d’un match de rugby à Vitry-sur-Seine, qui recevait Saint-Denis, après discussion avec l’ami Michel Rogel (avec lui ce n’était pas la première sur l’entropie) je pris la décision de composer une chanson sur ce sujet pas du tout classique. Les premières ébauches se répartissent entre décembre 2002 et juillet 2004, d’après les épreuves classées, en région parisienne. Une deuxième période se situe durant l’été 2006, pendant une traversée ralentie de la ville de Bordeaux puis , pour la première mise en forme réelle au lieu dit La Mouline à Arette, sur la route de la Pierre Saint-Martin.
Thème : Voici tout d’abord la définition de l’entropie, donnée par le dictionnaire Robert. L’entropie est une fonction exprimant le principe de dégradation de l’énergie et l’augmentation du désordre. Je reprends donc diverses notions liées au second principe de la thermodynamique, comme le désordre moléculaire, les échanges de chaleur entre deux systèmes, l’irréversibilité, l’évolution d’une transformation, en les appliquant à des êtres ou à des éléments de la nature qui nous entoure (mouvements de foule lors des manifestations populaires et mouvement de houle de la mer, ébats amoureux …).
Résumé : Quelques parties du premier et du dernier couplet.
Nosta dauna l’entròpia ei coneguda com dauna de princips, e sustot lo princip segond de la termò. L’entropie est connue comme une dame de principes, et surtout le deuxième principe de la Thermo.
L’entròpia preved l’evolucion en un sol sens d’ua transformacion,espontanament, shens nada constrenta. Qu’ei com lo temps qui passa, ne torna pas jamei. L’entropie prévoit l’évolution, d’une transformation, en un seul sens, spontanément, sans aucune contrainte. C’est comme le temps passé qui ne revient jamais.
Refrain : L’entròpia, l’entròpia, ua foncion termodinamica, qui s’i freta s’i pica.
L’entropie, une fonction thermodynamique, qui s’y frotte, s’y pique.
Répétitions : 17.
Représentations : Aucune prestation publique pour « l’entròpia ».
Commentaires : Pour l’enregistrement du disque on décide que le seul Sébastien chantera les 5 couplets afin que l’audition soit plus claire. Le groupe au complet n’intervient que sur le refrain.
Un café nommé « l’Entropie » existe à Pau, lieu de rencontres scientifiques. Peu de temps après la sortie du CD j’ai informé le tenancier de l’existence de notre chanson et de l’analogie de son titre avec le nom de son établissement, pensant que cette curiosité pourrait l’étonner. Mais nous (j’étais accompagné de Jean-Pierre Bergé) n’avons suscité ni commentaire ni intérêt de la part de notre interlocuteur, pas même une question polie sur le thème et la trame de la chanson.
En revanche, lors de l’édition juillet 2008 (ou 2009 ?) de la dégustation de Chapelle-de-Rousse une discussion, inattendue pour moi, autour de l’entropie réunit 3 gais mais lucides comparses, Momo, Président des Pagalhós et chimiste renommé, Jean-Loup Fricker et moi-même. Hélas, cette conversation ne fut pas enregistrée et l’opinion publique en sera donc privée.

11. Mon país qu’ei la montanha (mon pays c’est la montagne).

Date et lieu : La lecture des brouillons disponibles donne à penser que les deux premiers paragraphes de la version béarnaise (voir plus loin) datent du 08 juillet 1990. Pour les deux suivants il fallut attendre mars 1992.
Aucune indication relevée sur le lieu d’origine.
Thème : inspiré de la chanson du Québécois Gilles Vigneault (mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver). C’est grâce à cet auteur-compositeur, ainsi qu’à son compatriote Félix Leclerc, que je tombai amoureux du Québec, au point d’y vivre 18 mois dans les années 1972-73. Un peu plus tard, en septembre 1982 je finissais de composer, par mimétisme, en Français, « mon pays c’est la montagne » avant d’adapter le texte en Béarnais presque 10 ans plus tard.
Résumé Mon pays c’est la montagne et ses sommets majestueux, sentinelle de l’Espagne, siège de torrents, senteurs et pâturages, de bergers à fière allure et d’animaux multiples en liberté comme les brebis, les isards, les marmottes, les vautours, l’ours et le labrit.
Répétitions : Le meilleur score : 94 (normal puisque ce chant apparaît dans les deux cD).
Représentations : « mon país qu’ei la montanha » a été chanté en huit occasions. sur scène. Le 14 septembre 1996 à Prunay-sur-Essonne pour une fête de famille chez les Gayral. Le 28 septembre 1996 à Siros lors du 30ème festival de la chanson béarnaise. Le 19 septembre 1998 à Aramits, pour les 7èmes rencontres vocales pyrénéennes. Le 06 novembre 2002 à Neuilly-sur-Marne, dans le cadre d’un club de voile local. Le 27 mars 2005 à Pomponne pour les 50 ans de l’ami Jean-Claude Arrieux. Le 23 juin 2006 dans la Maison des Pyrénées Atlantiques  (avenue de l’Opéra à Paris) pour la fête de fin de saison de l’Estancada. Le 27 décembre 2008 à l’Eglise du Départ d’Orthez, au profit de la Calandreta. Le 14 mai 2009 dans la Maison des Pyrénées Atlantiques (avenue de l’Opéra à Paris) pour la soirée promotion de notre CD 2.
En plus de ces représentations de « mon país qu’ei la montanha » avec Camin Casa cette chanson fit partie du répertoire des Saint-Péens, que j’accompagnais, le 11 décembre 2010, à la maison de retraite du Parc Pommé d’Oloron. Elle fut également chantée sur la Péniche « le Mistral » , sur le Canal de Saint-Denis, jouxtant le Stade de France, après une finale du Championnat de France de rugby, par les copains de Camin Casa et du SDUS (club de St Denis), le 06 juin 2009.
Commentaires : Cette chanson est la seule qui figure sur les deux CD de Camin Casa : 1996 et 2008. Par rapport à 1996 un couplet supplémentaire a été ajouté en 2008, apparaissant en dernière position. Sa création débuta le 21 septembre 1996 … encore dans le métro.
« Mon país qu’ei la montanha » garde la préférence de nos amis de Saint-Pée Jean et Angèle qui l’ont entamé en plusieurs occasions dans des soirées animées, tout comme Laurent Pedelaborde.
Avant cette version occitane j’avais écrit, en Français, « mon pays c’est la montagne » en septembre 1982. La version occitane est une adaptation de la version initiale.

12. Mainada (ma fille).

Date et lieu : Dans mes archives le premier brouillon de « mainada » (encore écrit en phonétique « maynade ») date du 25 septembre 1988, à l’hôpital Delafontaine de Saint-Denis (!!). Aucune indication sur la raison de ma présence à l’hôpital ce jour-là : pour une visite à ma mère ? à un copain du rugby ? …
Les autres traces conservées se répartissent entre septembre et novembre 1989. Ces ébauches sont donc bien antérieures à la parution du CD 1 de Camin Casa (mai 1996) : je n’avais sûrement pas oser proposer cette chanson au groupe à ce moment là.
Une ultime correction paraît dans un brouillon des 25 et 30 août 2006.
Thème : En 1988 nos deux filles ont 5 ans (Aurélie) et 2 ans (Séverine). Je décide de leur consacrer une chanson où j’essaie d’exprimer toutes les émotions, les joies, les espoirs, qu’elles me procurent depuis leur naissance.
La musique provient d’un air traditionnel religieux de Pologne : Mahuski (Petit Jésus).
Résumé : La première partie du premier couplet sera répétée en fin de chanson.
Ò mainada, mainada, mainada/Tant aimada/Non jamei seràn las gaujors que m’as balhadas/Desbrombadas.
Ô ma petite fille tant aimée/Jamais ne seront oubliées les joies que tu as su me procurer.
Répétitions : 13.
Représentations : Pas de représentation sur scène pour « mainada ».
Commentaires : Dans cette chanson « a cappella » (la seule du disque) Séverine et moi sommes les seuls intervenants vocaux. Je suppose qu’à l’époque ce fut un souhait de nos compagnes et compagnons du groupe. Mais c’est assez tardivement que le titre « mainada » fut incorporé dans la liste des chansons du CD 2. En conséquence, paradoxalement le nombre de répétitions entre père et fille s’avéra certainement insuffisant, ce qui peut expliquer quelques défauts dans l’interprétation, auxquels il faut ajouter la voix « enrouée » du père.
Les années ont passé. Chacune de nos deux filles a à son tour engendré un enfant : ua mainada pour Séverine, Jeanne, et un mainat pour Aurélie, Artús. Au moment où j’écris ces lignes ces deux petits enfants approchent l’âge de 2 ans (mai 2019). Comme pour leurs mères, 30 ans plus tard, je me suis lancé dans une chanson en leur honneur, terminée il y a une année mais pas encore divulguée, pour l’instant sans titre.

13. Praube de tu (pauvre de toi).

Lieu et date : Pour la première fois depuis l’existence de Camin Casa la musique d’une de leurs chansons, en l’occurrence « praube de tu », provient d’un membre du groupe, Gilles Gayral, qui me proposa cet air lors d’une de nos rencontres/répétitions, au piano, à Epinay, chez Alain et Graciela. Je gardai cet air en tête quelque temps avant de songer à lui associer des paroles. Ainsi naquit « praube de tu » en l’année 1997.
Quelques dates jalonnent la création de ses 8 couplets. Citons, dans un premier temps, pour les 6 premiers couplets, le 10 avril 1997, le 03 juin 1997 au Parc des Coteaux de Vitry, et le 09 février 2000. Les deux derniers couplets furent élaborés en août et septembre … 2006.
Thème : La musique de Gilles plutôt entraînante ne m’a pourtant pas inspiré des paroles follement gaies puisque le texte énumère des réalités quotidiennes (personnes ou situations) pour moi gênantes ou mal ressenties. Vacuité de celui (celle) qui croit tout savoir, cheminement sans espoir de celui (celle) qui n’a pas d’ami(e)s, sécheresse de cœur de celui (celle) qui ne vit que pour l’argent, esprit mesquin de celui (celle) pour qui l’autre n’est que danger, mal-être d’un pays auquel on réprime sa propre langue, triste journée quand on la prive de musique, noirceur du temps qui passe sans aucun rêve. Heureusement l’espoir renaît avec le jeune garçon (la jeune fille) dont les yeux s’ouvrent sur la joie de vivre.
Résumé : Le premier et le dernier couplets résument ces états d’âme.
Quin pòt estar vuèit lo cap/Lo cap d’un qui sap tot.
Comme elle peut être vide /La tête de celui qui sait tout.
Mes quin pareish clar/L’espiar d’un joen gojat.
Mais comme il paraît clair/Le regard du jeune enfant.
Répétitions : 44.
Refrain : Refrain après chacun des 7 premiers couplets :
Qu’as desbrembat de te’n arrider/Los uelhs barrats, perdes l’ahida/Praube de tu ! On vas atau ?
Tu as oublié de rire/Les yeux fermés, tu perds espoir/Pauvre de toi ! Où vas-tu ainsi ?
Refrain modifié après le dernier couplet, couplet 8 :
N’as pas deishat de te’n arrider/Los uelhs uberts cercas l’ahida/Atau qu’ei plan ! Demora atau.
Tu n’as pas oublié de rire/Les yeux ouverts tu cherches l’entrain/C’est bien comme ça poursuis ainsi.
Représentations : En une occasion Camin Casa interpréta « praube de tu » sur la scène : le 25 juin 2006 à la Maison des Pyrénées Atlantiques de Paris, avenue de l’Opéra, lors de la fête de fin de saison de l’Estancada. Ce local nous fut gracieusement prêté par le Conseil Départemental durant plusieurs années pour nos répétitions.
Commentaire : Les arrangements musicaux de cette chanson proviennent de Graciela Villanueva et Christian Maysonnave.

14. Qu’es pertot (tu es partout).

Date et lieu :  « qu’es pertot » fut élaboré en octobre 1977. Le brouillon suivant date du 18 décembre 2006. Certainement un des tous premiers brouillons car seuls les titres des futurs couplets apparaissent, accompagnés d’un commentaire sur la mélodie : « rondeau » enlevé.
Thème : Un amoureux se désespère car sa belle vient de quitter les lieux mémorables où ils vécurent quelque temps ensemble. Il lui semble revoir l’absente en de multiples endroits qu’ils avaient fréquentés ensemble.
Résumé : A chacun des 5 couplets de la chanson correspondent deux images. J’en propose trois de ces dix parties.
Un shiulet de pastór dens la prada/ Ton arrider se’n moresh en cascada.
Un sifflet de berger dans la prairie/Ton rire vient mourir en cascade.
Huec de heuguèra catsus deu prat/Tons uelhós esclarits m’an troblat.
Un feu de fougère en haut du pré/Tes yeux clairs m’ont troublé.
Pèira lusenta a l’arrai deu só/Tas dents an l’esclat viu d’un tresaur.
Une pierre luisante aux rayons du soleil/Tes dents ont le vif éclat d’un trésor.
Refrain : Qu’es partida d’ací/En deishar tot/Mes despuish per ací qu’es pertot.
Tu es partie d’ici laissant tout/Mais depuis par ici tu es partout.
Répétitions : 47.
Représentations : « qu’es pertot » fut interprété trois fois par Camin Casa en public. Le 29 septembre 2007 au 41éme Festival de la Chanson béarnaise de Siros, Le 27 décembre 2008 en l’Eglise du Départ d’Orthez, au profit de l’Ecole Calandreta. Le 14 mai 2009 à la Maison des Pyrénées Atlantiques lors de la fête de l’Estancada et la promotion du CD 2.
Mais cette chanson « retentit » aussi sur la péniche le Mistral du Canal de Saint-Denis, le 06 juin 2009, après une finale du championnat de France de rugby, sur l’invitation de copains du club de la ville, le SDUS.
Commentaire : Cette chanson fut programmée assez tardivement pour le CD 2. Je me souviens très bien l’avoir proposée à une répétition du vendredi soir, à la Maison des Pyrénées Atlantiques, et avoir recueilli de suite l’accord de Yannick Arrieux pour chercher une « haute ».

15. Lo taulèr (le comptoir).

Date et lieu
: En août 2004, lors d’une randonnée en montagne à laquelle participait notre ami Bernard Guillou (lacs d’Anglas et Uzouis, au -dessus de Gourette), ce dernier me confia un dicton appris de son oncle breton : la Terre est basse, le Ciel est haut, seul le comptoir est à ma hauteur. Cette affirmation fulgurante ne devait plus me quitter et devenir, traduite en Béarnais et à peine transformée, le refrain d’une future chanson , « lo taulèr ».
Dès septembre 2004, au bord du Lac de Choisy-le-Roi puis dans le cadre du Parc du Coteau de Vitry-sur-Seine, notre lieu d’habitation, une première version de ce refrain apparaît, d’abord sous le titre en Français « le comptoir » puis « lo comptador » puis enfin « lo taulèr ». Les 5 couplets s’élaborent ensuite petit à petit entre septembre et novembre 2004, toujours dans le Val de Marne. En juin et juillet 2005 la structure se rapproche de sa forme définitive. Les dernières étapes datent d’avril 2006, avec l’aide des frères Sébastien et Yannick Arrieux, dans le local de la Maison des Pyrénées, Avenue de l’Opéra, pour une version finale en fin avril 2006.
ThèmePour changer des thèmes traditionnels utilisés jusqu’alors dans mes textes (amour, montagne, vie sociale ou politique) je profite du « message » festif du refrain cité plus haut pour décrire la vie nocturne de Paris, fréquentée au sein de notre Association l’Estancada. Sont ainsi abordés différents lieux et situations connus des noctambules parisiens.
Résumé : Quelques parties des couplets 1, 2, 4 et 5.
Quan tots los frustrats que glapan la télé/Jo que’m deishi plan sedusir per la nueit.
Quand tous les frustrés se gavent de télévision/Moi je me laisse séduire par la nuit.
Los marronièrs que m’aperan tà dançar/E jo pegòt que proseji dab la nueit.
Les marronniers m’attendent pour danser/Et moi comme un fou je parle à la nuit.
A l’aubeta que va tornar har lo monde/E jo qu’enviti a taula l’utòpia.
A l’aube nous refaisons le monde/Et moi j’invite l’utopie à ma table.
Uei n’èi pas trobat nat café de barrat/Hart de béver qu’ei tanben un art de víver.
Aujourd’hui je n’ai trouvé aucun café fermé/S’enivrer est aussi un art de vivre.
Refrain : Lo cèu qu’ei tròp haut, la tèrra qu’ei tròp baisha/Sonque lo taulèr qu’ei a la mia hautor.
Le ciel est trop haut, la terre est trop basse/Il n’y a que le comptoir qui soit à ma hauteur.
Répétitions : Avec 80 répétitions « lo tauler » est dans le Top 3 des 30 titres de nos deux CD.
Représentations : En cinq occasions le groupe Camin Casa monta sur scène pour chanter « lo taulèr ». Le 23 juin 2006 pour la fête de fin de saison de l’Estancada, dans l’enceinte de la Maison des Pyrénées Atlantiques à Paris. Le 17 novembre 2006 à la Maison des Associations de Villejuif, sur l’invitation des Anciens du Rugby de Villejuif. Le 29 septembre 2007 pour le 41éme Festival de la Chanson béarnaise de Siros. Le 27 décembre 2008 en l’Eglise du Départ d’Orthez, au profit de la Calandreta. Le 14 mai 2009 pour la promotion, par l’Estancada, du CD 2 de Camin Casa, à la Maison des Pyrénées Atlantiques.
Mais « lo taulèr » fut aussi entendu sur la péniche le Mistral, sur le Canal de Saint-Denis, face au Stade de France, au soir d’une finale de championnat de France de rugby, le 06 juin 2009 où quelques membres de Camin Casa reçurent le soutien d’amis du rugby dionysien.
CommentaireJe le répète en conclusion, les scènes et les impressions décrites ou ressenties dans « lo taulèr » ne proviennent pas uniquement de l’imaginaire.