Phonies Bergères 2018


Tous les deux ans depuis 2006 se déroulent à Jouers, un quartier du village aspois Accous, les Phonies Bergères : Festival Arts et Nature. L’édition 2018 est donc la 7ème. Sur le Sentier Artistique on découvre les œuvres de 5 plasticiens en résidence en Vallée d’Aspe durant 10 jours. Cette année le thème choisi s’intitule  « Chemins de Travers  » (des chemins qui ne mènent pas à Rome mais … aux hommes). Comme lors des précédentes éditions les compositions des artistes restent sur le Sentier après leur départ et peuvent donc être appréciées  dans un laps de temps plus ou moins long.
La grande majorité des photos qui suivent sont personnelles. D’autres proviennent du flyer des organisateurs et d’autres d’Odile Isern, journaliste de notre journal local la République des Pyrénées.

Affiche annonçant la 7ème édition des Phonies Bergères.

Illustration de Prunelle Giordano.

Plan général de la Place de Jouers (Accous) et du Chemin artistique.

Les paragraphes à venir : * Quelques vues du Sentier Artistique * Les 5 artistes invités et leurs œuvres * Les autres œuvres visibles sur le Chemin * Les panneaux et affiches rencontrés * Retour sur les expositions de 2014 et 2016 * Les lieux utilisés durant ces 3 jours *  Les spectacles et interventions.
 
Le Chemin Artistique et les œuvres exposées.
Le Chemin Artistique 2018.
Avant de présenter les cinq artistes « sélectionnés » et leurs œuvres, découvrons quelques parties du Sentier Artistique, sans décorum.

On vient de quitter la Place : des écriteaux indiquent la démarche à suivre.

Un peu plus loin on s’élance sur le Chemin.

Quelques vues plus éloignées du départ de la marche.

Les cinq artistes invités.
Parmi les clichés proposés par la République des Pyrénées (Odile Isern) voici celui où apparaissent trois des cinq artistes plasticiens et deux « chevilles ouvrières » importantes des Phonies Bergères.
De gauche à droite : Francine et Cécile Martin, Jean-Paul Rahard, Alain Cébria, Caroline Benz (Présidente) et Françoise Gracia (Trésorière).
Sur le premier cliché le haut du visage de Jean-Paul a disparu mais il réapparaît un peu plus bas.
Les chiffres qui suivent correspondent aux numéros figurant sur le plan général précédent.
1. Alain Cébria.
Alain Cébria, un voisin puisque Landais, séduit par l’accueil et l’organisation des Phonies, aimerait participer en tant que bénévole, à la 8ème édition.

2. Cécile Martin-Guirkinger.

Cécile Martin-Guirkinger, native de Savoie, aidée par Francine Violle, intitule sa composition : Cœur Reprisé. Sur les premières photos on découvre l’œuvre, en se rapprochant d’elle, et au-dessus d’elle. Puis on la pénètre par l’entrée du bas.
Cécile nous confie que le parcours qu’elle a imaginé peut représenter celui de migrants, avec des étapes contrastées. La partie de laine rougeâtre symbolise les difficultés et les embûches rencontrées. Un peu plus loin une hutte plus accueillante propose divers aliments et boissons. Déception d’un côté, réception de l’autre.  

3. Orélien.
Orélien est venu du Québec, accompagné de sa famille. On admire l’équilibre de ces pierres posées les unes sur les autres pour construire un chemin accueillant.
La femme d’Orélien participa aussi, lors de l’échange sur les langues, dont nous parlons un peu plus loin.

4. Jean-Paul Rahard.
Jean-Paul vient du Gard, le bois utilisé … aussi. Il peaufine son travail à quelques heures de la réception des visiteurs.
5. Rumen Dimitrov.
Rumen, originaire de Bulgarie, était déjà présent en 2016, comme on le verra un peu plus loin. On le voit ici affiner son travail la veille de l’ouverture du Festival Arts et Nature.

Les autres œuvres visibles sur le parcours.
Outre les compositions des 5 artistes conviés, d’autres travaux artistiques effectués par des bénévoles locaux jalonnent le Circuit. En voici quelques uns.
Exposition des élèves de la Vallée d’Aspe et de ses environs : « le Chemin de Fer ».

Deux œuvres de Françoise Gracia.
La première composition, métallique, s’intitule « Repoussoir« . La seconde, en osier, s’intitule « Accueillir« .

Autres décorations sur le Sentier Artistique.

Sur le premier cliché des bénévoles installent quelques composition de l’Atelier vannerie.

Les panneaux et affiches rencontrés sur le Chemin.
En plus des diverses créations déjà décrites le Chemin Artistique s’enrichit de montages peints ou dessinés ou photographiés.
Une centaine de mètres après le départ du Sentier (voir le premier embranchement signalé sur le plan du début) la légère montée côtoie 10  panneaux personnalisés (photo et texte).
Ga
Gandhi, Pasteur, Coco Chanel, Hugo, Rosa Parks, Coluche, Luna, Nelson Mandela, Picasso, Bach Maï.
Autres dessins ou affiches.

Retour sur les expositions 2014 et 2016.
Quelques structures des années précédentes ont résisté aux outrages du temps.
Les oiseaux de Éléonore (2016)
Les mêmes oiseaux collaborent avec … les portes de Jean-Paul.

Sur le Chemin de Compostelle, de Fred Boiron (2014).

Les feuilles, de Fred Boiron (2016).

Les oiseaux, de Rumen Dimitrov (2016).

Les lieux utilisés durant ces trois journées, en dehors du sentier artistique.
Quelques vues de la Place de Jouers et des chapiteaux voisins.
Autour de la Place de Jouers.
Abri de l’accueil jouxtant l’abreuvoir de la Place.
Photos parfois floues sur lesquelles apparaissent toutefois quelques « personnalités » : artistes (en italique) ou organisateurs.
1. Sur la gauche Annie et Monica, parmi les membres fondatrices des Phonies, à l’extrême droite Orélien.
2. À gauche Orélien et Alain cruche en main, à droite Christophe et André, deux parmi les nombreux bénévoles.
3. Au premier plan Jean-Paul et Alain.
4. Christophe et André encadrent Alain.
5. Alain et Cécile.
Apéritif devant l’abreuvoir. Sur le premier cliché Orélien et sa famille. Sur le second on reconnaît Annie, Patrick, Orélien, Florient notre cuisinier, Rumen, Alain, Jean-Paul, André, Monica, Christophe.
La buvette tenue à ce moment là par Mylène et Hélène.
Affichage de photos des précédentes Phonies.

Les chapiteaux.
Montage du chapiteau « blanc » où se dérouleront des spectacles ou rencontres à partir du lendemain.
Et voilà. Que le spectacle commence !
Montage du deuxième chapiteau qui abritera les visiteurs pour se restaurer, non loin du traiteur Olivier Maurin, en cas de pluie (ce sera en partie utile).
Le chapiteau blanc aperçu depuis le Sentier Artistique et surveillé par un sommet de la Vallée d’Aspe.
Débuts d’installation des gradins dans l’Étable aimablement prêtée (tout comme le pré des chapiteaux) par la famille Bordenave.
On reconnaît les « forçats » Christophe, André et Gilles.
En ce lieu se produiront Yannick Jaulin et Alain Larribet.

Les spectacles et interventions.
Durant ces trois journées, en plus des créateurs plasticiens, d’autres artistes et quelques intervenants bénévoles s’exprimèrent devant un public conquis d’avance. Je ne propose ici que quelques unes de ces manifestations, le site des Phonies décrivant largement le reste.
Rencontre citoyenne « Lang’Art », animée par Francis Cha. Le rapport à chacun aux langues : français, étrangère, « minoritaire », gestuelle, espéranto … Locuteurs et apprenants divers.
Fleuves/AlgeRita : duo harpe/guitare et la poésie de Mahmoud Darwich. Spectateurs à l’écoute sous le chapiteau blanc.
La fanfare itinérante « la Java des Voisins ».
Maya initie le jeune public à la langue tactile utilisée pour les non voyants et muets.
On termine par quelques portraits d’intervenants.

De haut en bas : Wallace Trio (chanson-swing-rock, avec la participation de la classe CE1-CM2 d’Etsaut), Ajnab (le moissonneur de sons), Fleuves/AlgeRita (conte et musique), Yannick Jaulin (« ma langue maternelle va mourir et j’ai du mal à vous parler d’amour » : le maître conteur Yannick Jaulin accompagné du maître chanteur et multiinstrumentaliste Alain Larribet).
On citera enfin les participations de l’association Le Pied dans l’Oreille (Rendez-vous contes !), Camille Case (atelier d’écriture et scène slam ouverte), Vath d’Aspa (apéritif en musique), Tribal poursuite (sextet de Jazz africain), le Duo presque classique (qui surprit-agréablement- bon nombre de personnes).

Autour du château d’eau de Saint-Pée d’Oloron : première partie

Depuis de nombreuses années une marche (ou un footing, une course quoi) matinale, voire digestive, nous transporte au-dessus de la Départementale D 919, vers le château d’eau de Saint-Pée. Partant de la maison Berdot (point 0 du schéma ci-après), nous pouvons décrire plusieurs boucles, notées 12345-6 sur ce même schéma. Dans ce qui suit, du fait du nombre très important de photos proposées, nous nous contenterons du début des trajets 123, des points 0 à 9.
Les visiteurs amis que nous recevons connaissent pour la plupart, soit le parcours 1, soit le parcours 2. Ces parcours sont décrits ici dans le sens des aiguilles d’une montre même s’il nous arrive de choisir parfois l’autre sens.
Pourquoi autant de photos vous sont-elles proposées pour illustrer ces balades ?
Tout simplement parce que, égoïstement, j’imagine le jour où les jambes refuseront de me porter aussi longtemps : n’exagérons pas, la durée dépasse à peine l’heure, sauf si on croise une connaissance qui engage la conversation (c’est toujours l’autre le responsable, bien sûr). Encore plus fort, imaginons que le trajet en voiture me soit interdit. Imaginons aussi que je sois nommé Ambassadeur Culturel de Barétous au Turkistan Sud. Dans ces deux situations j’apprécierai de retrouver, grâce à l’ordinateur, sans quitter ma demeure, les lieux tant prisés par les yeux : collines, prairies, bois, animaux, montagnes au loin, clochers de Bidos et d’Oloron …
Certes, il manquera les odeurs multiples (et variables selon les saisons) ainsi que la musique des clochettes des troupeaux ou des pépiements des oiseaux. Il manquera aussi les rencontres auxquelles je faisais allusion plus haut, en particulier celle du cousin Jean revenant lui, non pas d’une balade mais d’un tour de piste auprès de ses prés et de ses vaches.

Schéma général.

Aucune échelle des distances n’est indiquée mais ces distances sont à peu près respectées. De même tous les virages ne figurent pas, sauf les tournants autour de 90°. Les croix X apparaissant correspondent à des maisons dont les noms sont cités dans le texte.

Considérons d’abord les parcours notés
1, 2, 3.

Ils passent tous les trois par les points de 0 à 9, se séparent ensuite : 1 et 2 poursuivent ensemble de 9 à 11 alors que 3 descend de 9 à 10. Puis 2 descend de 11 en 12 directement alors que 1 décrit 11, 13, 14 puis 12.
On retrouve ensemble 1 et 2 de 12 à 10 puis 1, 2, 3 ensemble de 10 à 2.
Les parcours 4, 5, 6 n’apparaitront que plus tard dans d’autres articles.

Partie commune aux parcours 1, 2 et 3 (de 0 à 9)

* De chez Berdot à la maison Caillabet (de 0 à 2)
De 0 à 1
On quitte la maison Berdot par l’Impasse du Gouloure en longeant le champ de maïs de chez Larroudé. Au bout de l’Impasse, devant la ferme Larroudé, trois premiers clichés autour de la Départementale D 919.
1. Sur la gauche, vers le pont de Titaine, direction Féas (point 15 du schéma). Dans notre jeunesse n’existait pas le ramassage des déchets des particuliers. On amenait dans une brouette certaines ordures individuelles, que l’on devait considérer bio-dégradables, et on les jetait du haut du pont de Titaine dans le ruisseau qui vagabondait en dessous avant de rejoindre le Vert qui lui-même se jette dans le Gave d’Oloron, celui-ci dans le Gave de Pau et ce dernier dans l’Adour avant de retrouver l’Océan Atlantique. Bref, certains de nos déchets atteignaient-ils peut-être la côte Est des États-Unis.
2. Vers la droite, direction Oloron, (point 1 du schéma).
Sur la droite du cliché, maison Larroudé, au fond maisons Casanave et Oscamou.
3. En face du point 0 : pré Larroudé

On se dirige maintenant vers le point 1‘ avec quelques vues prises sur le trottoir de la D 919.

4. Sur la droite de la Départementale, entre 0 et 1‘ un autre pré Larroudé et, au loin, en léger surplomb, le chemin que nous emprunterons un peu plus tard, reliant les points 3 et 4.
5. Sur la gauche de la D 919, on distingue mieux que précédemment, au fond, les maisons Casanave, Oscamou père, Oscamou fils, mais aussi Ibaroule, de l’autre côté (point 1).
6. Nous voici au point 1‘, intersection de la D 919 et du chemin des Charrois. Une croix dite de Cendrin marque ce croisement. Dans une précédente « Réparties de campagne » je rappelais l’anecdote suivante, liée au point 1‘ : Certains enfants du village organisaient pour eux-mêmes des courses de vélo contre la montre. Le parcours consistait en une boucle à travers le bourg, sur des chemins étroits, et se terminait par une portion de la Départementale. Pour accéder à celle-ci et à son trafic parfois important, il fallait s’arrêter à un Stop, où la visibilité était masquée par les deux maisons situées en coin de rue (ces deux bâtiments ont été détruits depuis). Un des concurrents ne désirait pas perdre du temps à respecter ce règlement pour adultes et pour engins motorisés. Aussi, lorsqu’il arrivait au croisement concerné il ralentissait à peine sa course pour effectuer un signe de croix qui devait le mettre à l’abri, pensait-il, de tout accident puisqu’il s’était placé sous la protection du Seigneur. Il gagnait donc du temps sur ses adversaires qui, eux, respectaient le stop.   
Le point 1 apparaît plus nettement sur cette photo.
7. Toujours du point 1‘ : photo du départ du chemin des Charrois qui se prolonge jusqu’à Saint-Pée de Bas. Demeure le panneau annonçant les « Bœuf Barbecue » de certains mercredis soirs de l’été. Le Comité des fêtes de Saint-Pée organise, à l’ancienne école du village, plusieurs mercredis soirs de juillet et août, une réception, autour de grillades, agrémentée de musique et chants. La partie « artistique » est ouverte à tous les volontaires, amateurs comme confirmés, auxquels le Comité offre estrade, micros, batterie …
On termine cette partie par des photos, prises encore de la route, des maisons qui nous sont familières, entre 1 et 1‘, donc après que je me sois retourné par rapport aux précédentes vues.
8. Ancien bistrot Estrate tenu par l’oncle Louis et la tante Madeleine, où je connus ma formation de chant et découvris bon nombre d’amis. Un papier spécial pourrait être consacré plus tard à ce lieu magique foisonnant d’anecdotes en tout genre. Dans le prolongement du café les maisons Ibaroule (ex Sansot), à gauche, et Casanave, à droite.
9. Ibaroule, Casanave et, plus loin, Larroudé.
10. Maison Oscamou père, ma génération. Jean et Claudine (successeurs de Marie et Bernard) ont osé bâtir au milieu du pré que nous appelions « sous les pommiers », lieu de rencontres homériques de rugby et, parfois, de footbal, entre jeunes de Saint-Pée, du Haut comme du Bas, dans les années … 60. J’y fais référence dans un ancien article à propos de deux confrontations de rugby entre Saint-Pée et Aramits.
11. Maison Casanave habitée maintenant par Mado après Marie-Louise et René, un personnage typique du village à l’époque.

De 1 à 2.

12. Nous voici au point 1, intersection de la D 919 et du Chemin des Barthes, photo prise entre 2‘ et  1 avec en fond la ferme Oscamou sur la Départementale. 13. Jouxtant la ferme, la Maison Oscamou fils occupée maintenant par Pierre, Marie, Esteban et Emma.
D’autres vues entre  1 et 2‘ :
14 et 16. On se rapproche de 1 .
15. Vue à droite sur la ferme Poulit en direction d’Oloron.

Au point 2le chemin part en angle droit vers le point 2. Tout à l’heure nous longerons le haut du pré pour le déplacement des points 3 à 4. Au premier plan une construction récente remplaçant une masure depuis longtemps rasée, occupée durant notre jeunesse par Poulain, une gloire locale à l’origine de nombreuses anecdotes savoureuses.
17. Arrêt en 2

18. L’angle droit  2 vu de 2 .

* De Caillabet au Château d’eau (de 2 à 5)

De 2 à 3.
Sur le cliché suivant, pris en 2, on observe la montée vers le point 3.
19. Au croisement 2 maison habitée de longues années par Mimie Caillabet-Lescaille, avec de nouveaux occupants depuis quelques années.
Entre 2 et 3  vue plongeante sur la droite et la D 919.

20. Tiens ! Une piscine à Saint-Pée !
La fin de la montée de 2 à 3.


21. On va arriver au point 3  et son virage à angle droit.
21 bis. Juste avant ce virage vue plongeante sur la droite avec au fond la Maison Berdot.
Nous voici en 3 et une première photo, prise sur la droite, sur le pré Berdot. On l’appelle « pré de la vigne » puisque le grand-père Jean-Pierre y cultivait quelques pieds. Mon frère aîné Pierre se souvient d’avoir participé aux « vendanges » en piétinant la récolte. La cabane est d’époque, mais ce n’est pas un Musée qu’on visite.
22. Si l’on en croit certain(e)s colporteurs de ragots, cette cabane aurait été utilisée de temps en temps par notre grand-père (paternel) pour des rendez-vous galants. Nous faisons fi de tels racontars.

22bis. La même cabane, prise de côté, à partir du chemin latéral, en pointillés sur le schéma général.
Toujours du point 3  une deuxième photo, prise sur la gauche, d’un pré anciennement Poulit.

23. Terrain appartenant maintenant aux propriétaires de la maison 2′ (cliché n°17)

De 3 à 4.
Plusieurs vues entre 3 et 4.

24. De 3 à 4  le chemin est pentu : on retrouve à droite le pré Berdot et à gauche le pré Poulit.
25. Une vue du pré Berdot et de l’espace en arrière.
26 et 27. Deux clichés un peu plus haut sur la gauche avec quelques toits de Saint-Pée.
28. Je me suis retourné pour observer au loin la colline au-dessus du village d’Ance que l’on aperçoit longtemps le long de la D 919.
29. Sur la gauche en approchant de 4 le cousin Jean (et son tracteur) travaillant (pléonasme) dans un champ dit de Calle.
Une vue plongeante sur la ferme Oscamou.
29 bis. Notre mère passa sa jeunesse dans cette ferme, alors Estrate, nom de son père, avant que sa sœur Marie n’épouse Bernard Oscamou l’Arettois.
Au fond, à droite de la ferme, apparaît, entre le feuillage des arbres, le clocher de l’Église du village.
Et nous voilà au point 4 avec trois nouvelles photos.

30, 31 et 32. On vise au loin la D 919 entre la sortie de Saint-Pée et Oloron-ville.
En 4 le chemin tourne de nouveau à angle droit et se dirige vers le point 5.
De 4 à 5.
De 4 vers 5 le chemin est très peu pentu, on peut souffler.
33. Le parcours débute entre un bois fourni, sur la droite, et le pré Lapeyre, anciennement Poulit, sur la gauche. La distance entre 4 et 5 étant plus importante que lors des précédents intervalles, on peut proposer plusieurs blocs de photos entre ces deux points.
− Première série entre 4 et 5 .

34. La suite du bois sur la droite, sur une distance assez longue.
35 et 36. Deux vues d’Oloron et de la D 919,sur la gauche, à travers la haie du pré Lapeyre.
− Deuxième série entre 4 et 5 .
37. Je me retourne pour montrer, sur la droite du chemin, l’entrée d’une clairière autrefois siège d’une ruche.
38. Fin du grand bosquet qui nous accompagnait depuis 4 et début d’un grand pré de Labaquère.
39. Sur la gauche cette fois, fin du pré Lapeyre qui lui aussi nous suivait depuis 4.
− Troisième série entre 4 et 5.
40. On se rapproche de 5. Au loin, ouvrez l’œil, un cycliste qui vient de me doubler.
41. Avant le dernier virage donnant sur 5, je me retourne vers 4 pour visionner la dernière ligne droite parcourue, avec une randonneuse pédestre. Si on ne la distingue pas c’est qu’elle est tombée.
42. Encore 50 m et on arrive en 5, avec le château d’eau qui se devine au fond à gauche.
− Quatrième série entre 4 et 5.
Juste avant d’arriver en 5 (château d’eau), deux photos prises vers la droite.          

43. Au fond la colline boisée derrière laquelle se trouve le Camp de César (voir précédent reportage sur Saint-Pée).
44. Le même pré avec un aperçu de la chaîne pyrénéenne.

Photos prises depuis le point 5.
45. Face au château d’eau, dont la majeure partie s’enfonce dans le sol : ce n’est pas la structure classique des châteaux hauts et cylindriques que l’on aperçoit de loin juchés sur une colline.
46. Un des côtés du château d’eau, qui alimente en partie en eau l’agglomération oloronaise.
47 et 48. L’arrière du château d’eau.
Lors d’une précédente marche j’avais déjà mitraillé l’horizon du château. Dans les 4 photos ci-dessous on retrouve donc des similitudes avec certains clichés précédents.


49 à 52. Tourné de dos au Château d’eau, balayage du relief pyrénéen avec le Pic d’Orhy au loin sur la droite.

* Du château d’eau au premier nœud de parcours (de 5 à 9)

De 5 à 7 (du château à la maison Betoueig)
Quelques vues d’abord entre les points 5 et 6.

53. Passé devant le château d’eau je me retourne pour prendre le Docteur Lacanette en train d’observer, à côté de sa voiture, une battue aux singuliers sangliers (début janvier 2018).
54. La photo suivante plonge vers le lieu de la battue. En zoomant on peut apercevoir un des chasseurs, revêtu de son gilet orange, et un de ses chiens.
55. La fin du pré qui nous suivait depuis quelque temps.
56. Au fond sur le bas on distingue la maison Estanguet devant laquelle nous passerons bientôt (point 6). Durant sa jeunesse le futur triple champion olympique de canoë kayak, Tony Estanguet, passait des vacances dans la maison de ses tante et oncle, avec son frère Patrice lui aussi médaillé de bronze une fois.
On se rapproche de 6 avec maintenant deux vues sur la gauche du chemin (au loin la route dite des crêtes) et encore une sur la droite, pré Estanguet.

57 à 59. Au bout de cette partie, le chemin se sépare en 2 : à gauche vers Oloron et son camping, à droite, vers la maison Betouig (qui nous intéresse).
60. On vient de passer 6 et on se dirige vers 7 . En se retournant on aperçoit la maison Estanguet (croisement de 6) et, en haut vers la gauche, le château d’eau.
Autres clichés à  suivre entre 6 et 7.
61. Légèrement retourné, salut lointain au château d’eau.
62. Cette fois dans le sens de la marche, vue lointaine de la maison Betouig (point 7)
63. Une dernière fois retourné pour saluer encore la maison Estanguet, au fond à gauche.
Toujours entre 6 et 7 les vaches dites béarnaises.
64 à 66. Dans le pré de gauche, les vaches de race dite béarnaise, presque disparues il y a une trentaine d’année, car moins productrices de lait que les « bretonnes » par exemple. Quelques éleveurs individuels comme l’ami Bernard Mora, ou le Lycée Agricole de Soeix, ont décidé de tout faire pour sauvegarder, dans un premier temps, puis assurer le développement de ces « béarnaises ».
Nous atteignons le point 7.
67 et 68. Portail de la maison Betouig et chemin continuant vers 8 .
◊ De 7 à 8.
Vues à venir entre les points 7 et 8.

69 à 71. Sur notre droite le pré Betouig très étendu où paissent souvent en paix d’épais chevaux et poulains.
72. Dernière partie droite avant d’atteindre le point 8 (sur la droite la fin du pré Betouig et sur la gauche le bois touffu).
Nous arrivons au point 8.
73. On voit bien que le chemin tourne à angle droit vers la droite (vers le point 9). Sur la gauche apparaît le début d’un sentier étroit qui s’enfonce dans le bois. Il mène au Camp de César, alors que la direction de celui-ci est indiqué vers le point 9, ce qui rallonge pas mal la distance (sentier numéroté 5 sur le schéma général).
74. Poteau indicateur du Camp de César (le point 9 est vers la gauche).
Toujours du point 8 vue avant la descente de 8 à 9.
75. Couleurs d’automne dans le pré sur la gauche du chemin.
De 8 à 9.
Trois approches de 9.
76. Début de l’itinéraire de 8 à 9.
77. Sur la droite, un autre côté du pré Betouig, photo prise au milieu des branchages de la haie.
78. On approche de 9.
Deux autres vues prises juste avant d’arriver en 9.
78 bis. En me retournant je retrouve la maison Betouig.
78 ter. Derrière Betouig, vue plongeante sur les bois où se déroulent des battues aux sangliers.
Arrivée au point 9.
Voici le point 9, croisement de 3 chemins comme on le voit sur le schéma général.
79. En arrière la direction de 8 , à gauche celle de 11, à droite celle de10.
Nous en terminons là pour cette première partie, parcours commun 123, de 0 à 9. La seconde concernera les parcours séparés 1, 2, 3 qui convergeront vers le point 10.

 

Arreviradas (traductions) usuelles béarno-occitanes : deuxième partie

La première partie de ces arreviradas, publiée en janvier 2017, concernait les fruits, arbres (arbrisseaux) et animaux (cétacés, reptiles). Cette deuxième partie est consacrée aux oiseaux, poissons, fruits de mer, coquillages et insectes.
Les remarques initiales du précédent article restent valables, en ce qui concerne la prononciation..
Nous reportons les volatiles de la ferme, déjà cités dans la partie précédente. De même, dans les poissons on revoit aussi des cétacés déjà notés chez les animaux.

Oiseaux (Ausèths)

Aigle : agla
Aigrette : bernat blanc
Albatros : albatros
Alouette : laudeta, calandreta
Bécasse : becada
Bergeronnette : codèita
Biset : roquet
Buse : toda
Canard : guit
Chauve-souris : soritz-cava …
Choucas : chauga, cheuca
Chouette : cavèca
Colibri : colibri
Colombe : coloma
Coq : hasan
Coquelet : hasanhet
Corbeau : corbaish
Cormoran : còrp marin
Corneille : agraula, corbaishina
Dinde, dindon : polòi
Dindonneau : pologet
Engoulevent : ausèth crapaut
Épervier : esparver
Étourneau : estornèu
Faisan : faisan
Faucon : fauquet
Geai : gaia
Goéland : malhon
Grive : trida
Gypaète : caparroi
Héron : bernat-pescaire
Hibou : gahús
Hirondelle : irongleta
Lagopède : perditz blanca, gariòla
Martinet : marteret, (ar)rasarriu
Martin-pêcheur : guardarriu
Merle : mèrlò
Mésange : parreta
Moineau : passeron
Mouette : calhòc
Oie : auca
Palombe : paloma
Paon : pau, pavon
Passereau : passeron
Perdreau : perdigalh
Perdrix : perditz
Perroquet : papagai
Perruche : parroqueta
Pie : piga
Pigeon : colom
Pinson : pinçon
Pivert : picaranh
Pintade : pintrada
Poule : pora
Poulette : poriqueta
Poussin : poriquet
Rouge-gorge : golarroi
Sarcelle : çarcela
Tourterelle : tortèra
Vautour : vutre

Poissons et fruits de mer(Peschs e l’esfrut de la mar)

Albacore : aton
Alevin (d’anguille) : pibale
Anguille : angèla
Bigorneau : bigornèu, escargòlh de mar
Brochet : brochet
Bulot : buccin
Calamar : calmar, chipiron
Clovisse : lavanhon
Colin(ot) : merluç(òt)
Coque : sordon
Coquille Saint Jacques : claca
Cornet : lansaut
Crabe : cranc(au)
Crevette : esquira
Dauphin : daufin
Écrevisse : escrevisa
Encornet : calmar
Goujon : traugen …
Hareng : harenc
Hareng salé ou fumé : sauret
Homard : li(n)gombau, lambran
Huître : ustria
Langouste : langosta
Langoustine : langostina
Maquereau : macarèu
Merlan : mandre
Merlu : merluç
Mérou : mero
Morue : morua, bacalau
Moule : coscolha, muscle
Oursin : orsin
Palourde : lavanhon
Pétoncle : petoncle
Pieuvre : lagast
Poulpe : lagast
Praire : prèire
Requin : requin
Sardine : sardina
Saumon : salmon
Squale : esquale
Thon : (a)ton, peish blu
Truite : trueita

Insectes (Insèctes)

Abeille : abelha
Araignée : aranha
Blatte : blata, cuca
Bourdon : bordon
Cafard : cuca
Cancrelat : cuca, escaravat
Cigale : cigal(h)a
Cloporte : parpauta
Cousin : becut
Criquet : criquet
Fourmi : ahromiga
Frelon : brosaion
Grillon : grith, grilhon
Guêpe : vrèspa
Hanneton : escarvalh
Libellule : damisèla
Mouche : mosca
Moucheron : mosquilhon
Moustique : mosquit
Papillon : parpalhon
Papillon de nuit : pavalhòt
Puce : puç
Puceron : pedolh, puçat
Sauterelle : sautaprat, sautarèu
Scampi : scampi
Scarabée : escarbalh, barbòu
Scorpion : escrepi, escorpion
Taon : tau
Tique : lagast
Tsé-tsé : mosca tse-tse, mosca adromidera

Arreviradas (Traductions) usuelles béarno-occitanes : 1ère partie

Devant intervenir de temps en temps dans le péri-scolaire de l’École d’Aramits je me suis proposé de leur introduire une des langues du pays : le Béarnais ou Occitan que je nomme Béarnais-Occitan (je suis en train de lire un excellent libre de Serge Javaloyes à ce sujet, qui m’éclaire pas mal sur le sujet ; j’espère avoir le courage et la capacité d’en livrer une synthèse dans un autre article du blog (1)). La chanson est bien sûr le premier support que j’utilise, mais je la complète par quelques mots usuels de vocabulaire. Ce dernier travail sur les mots étant fait pour cette occasion, pourquoi pas le développer et le proposer ici, non comme un dictionnaire miniature mais pour constituer une mini liste, pouvant éventuellement intéresser ponctuellement quelqu’un.
Ce premier catalogue comprend  animaux, fruits et arbres (et quelques arbrisseaux). Plus tard je devrais poursuivre avec l’arrevirada des oiseaux, poissons et insectes.
Les animaux (mais aussi les arbres et fruits) cités se rencontrent dans notre voisinage mais je ne peux pas m’empêcher d’y ajouter ceux qui vivent en des contrées plus exotiques. Il m’arrive même de citer des animaux ou fruits qui m’étaient jusque là inconnus. Bien entendu ces deux listes ne sont pas exhaustives : j’aurai à les compléter au gré de nouvelles découvertes.
Les définitions choisies proviennent du parler local ou sont tirées d’un dictionnaire que j’ai l’habitude d’utiliser (2).
Des points de suspension suivent un mot quand sa traduction admet plusieurs possibilités (parfois d’ailleurs j’en donne deux).

Rappel de quelques règles d’orthographe classique (dite normalisée) occitane et de prononciation.
On peut trouver l’énoncé de ces règles dans l’introduction d’un livre de notre ami Dédé Coste (3).

a final  se prononce o
On écrit « una » mais on prononce « uno« .
a dans le mot et à final  se prononcent a
On écrit « cantarà » et on prononce « cantara »
o et ó se prononcent ou
« sopa » se prononce « soupo » et « amorós » se prononce « amourous »
ò se prononce o (de pomme)
« tròç » se prononce « tros »
consonne finale (r, n) : elle ne se prononce pas
le e se prononce é
nh se prononce gn
« lenha » se prononce « légno »

Arbres, arbrisseaux et fruits ( Arbos, arbolets e fruta)

Abricotier et abricot : abricotèr e abricòt
Acacia : acacià
Airelle : avanhon
Ajonc : toja (petit), gavarra (gros)
Alisier et alise : aliguèr e aliga
Amandier et amande : ametlèr e amètla
Ananas : ananàs
Arbousier et arbouse : ledonèir, hariolèr e ledona, harriòla
Aulne : vèrn
Avocat : avocat-pera
Bambou : bambó
Bananier et banane : bananèr e banana
Baobab : baobab
Boulot : bedoth
Cactus : cactus
Cantaloup (sorte de melon) : cantalop
Cassis : cassis
Cédratier et cédrat : cedratèr e cedrat
Cerisier et cerise : cerisèr e cerisa
Châtaignier et châtaigne : castanhèr e castanha (iròla : châtaigne grillée)
Chêne et gland : casso  e gland
Citronnier et citron : citronèr e citròn
Clémentinier et clémentine : clementinèr e clementina
Cocotier et coco : cocotèr e cocòt
Cognassier et coing : codonhèr e codonh
Cyprès : ciprès
Datte et dattier : datilhèr e dàtil
Églantier : gavardèr
Érable : aseròu
Eucalyptus : eucaliptus
Figuier et figue : higuèra e higua
Fraisier et fraise : ahraguèr e ahraga
Framboisier et framboise : aligardon (même mot)
Frêne : hrèisho
Genévrier : genebrèr
Groseillier et groseille à maquereau: agressoèr (grosseiròla) e agresson (groselha)
Groseillier et groseille rouge : arrasimèra e arrasimeta
Hêtre et faine : hac e haja
If : tèish
Kaki : caqui
Kiwi : kiwi
Laurier : laurèr
Mandarinier et mandarine : mandarinèr e mandarina
Marronnier et marron : marronièr e marron (castanha amara)
Melon : melon
Mûrier et mûre : amorèr e amora
Myrtillier et myrtille : avanhoèr e avanhon
Nectarine : nectarina
Néflier et nèfle : mesplèr, garivastèr e mespla, garivasta
Nerprun : sanglumi
Noisetier et noisette : averan(h)èr e averan
Noix et noyer : noguèr (esquilhòtèr) e esquilhòt
Noix de cajou : nóga de cajó
Noix de coco : nòga de cocòt
Obier : bòla de nèu
Olivier et olive : olivèr e oliva
Oranger et orange : irangèr e irange
Orme : om
Ormeau : omet
Osier : vimèr
Palmier : palm(i)èr
Pamplemoussier et pamplemousse : pompelmossèr e pompelmós
Pêcher et pêche : persheguèr e pesca (pershec)
Peuplier : píbol
Pin et pomme de pin : pin e pinha
Platane : platana
Poirier et poire : perèr e pera
Pommier et pomme : pomièr e poma
Prunier, pruneau et prune : pruèr, prua seca, prua
Raisin : arrasim
Roseau : arrau, canavèra
Sapin : avet, sapin
Saule (pleureur) : sauç (ploraire)
Séquoia : sequòia
Sorbier : besurt
Sureau : sahuc
Thuya : tuja
Tilleul : tilh
Topinambour : tòpi, arabo
Tremble : tremóler
Troène : verdet …

Animaux, reptiles et cétacés (Animau o bèstia, reptiles e cetacèus)

Agneau et agnelle : anhet e anhèra
Aï : peresós
Âne : aso
Antilope : antilòp
Baleine : bale(i)a
Bardot : bruho
Belette : pa(n)quesa, mostèla
Bélier : marro
Béluga : béluga
Biche : cèrvia
Bique : craba
Bison : bison
Blaireau : taishon
Boa : boà
Bœuf : bueu
Bouc : crapon, boc
Bouquetin : bocau, bocardon
Bradype : peresós
Broquard (Chevreuil d’un an) : cabirolat
Brebis : aulha, oelha
Cachalot : caverat
Caméléon : camaleon
Canard : guit
Canardeau : guiton
Cariacou (Cerf de Virginie) : cèrvi
Caribou : caribó
Castor : castòr
Céraste : ceraste
Cerf : cèrvi
Chacal : chacau
Chameau, chamelle : camèu, camèla
Chamois : camòs
Chapon, poularde : capon
Chat et chatte : gat e gata
Cheval : chibau
Chèvre et chevreau : craba e crabòt
Chevreuil : cabirou
Chien, chienne, chiot : can, canha, canhót
Chimpanzé : chimpanzé
Cochon : pòrc
Couleuvre : colòbra
Coq : hasan
Crapaud : sapo
Crocodile : crocodile
Daim : dam
Dauphin : daufin
Dinde, dindon : polòr
Dindonneau : pologet
Dromadaire : dromadari
Écureuil : esquiròu
Élan : alces
Éléphant : elefant
Escargot : carcòlh
Faon : cabirolet
Fouine : hagina
Furet : huret
Genette : geneta
Girafe : girafa
Goret : biton
Gorille : gorilla
Grenouille : graulha
Grizzli : grizli
Guenon : mona
Guépard : guepard
Harle (sorte de Canard) : bèc de sarpa
Hérisson : eriçon
Hermine : (h)ermina
Hippopotame : ipopotame
Iguane : iguana
Isard : sarri
Jars : guiròt
Jument : cavala
Kangourou : cangoró
Koala : coala
Laie : troja, pòrca
Lapin : lapin, conilh
Lérot : arrat miralhèr
Lévrier : lebrèr
Lézard : lausèrt
Lièvre : lèbe
Lion : leon
Loir : dromilhèr, arrat dromilhós
Loup : lop
Loutre : loira
Lynx : linx
Mammouth : mamot
Manchot : pingoïn
Marcassin : sanglaròt
Marmotte : marmòta
Marsouin : marsopat
Marsupiaux : marsupiaus
Martre : marta
Morse : mòrsa
Mouflon : moflon
Mouton : moton
Mule : mula
Mulot : arrataboha …
Musareigne : nhargueta, boheta …
Oie : auca
Orang-outan(g) : oran gotan
Orignal : orinhau
Orque : òrca
Orvet : òrba, sèrp avugla
Otarie : otari
Ours : ors
Panda : panda
Panthère : pantèra
Paresseux : peresós
Phoque : fòca
Pingouin : pingoïn
Pintade : pintrada
Porc : pòrc
Porc épic : pòrc espin
Poulain : porin
Poule, poulet : pora, poret
Pouliche : poria
Poussin : poricòt
Puma : puma
Putois : putòish
Ragondin : arrat grondin, sesquèr
Rat : arrat
Renard : renard …
Renne : rèn
Rhinocéros : rinoceròs
Salamandre : salamandra, hissangla …
Sanglier : sanglar
Sapajou : sapajó
Serpent : sèrp
Singe : monard
Souris : soritz
Springbok : springbok
Tapir : tapir
Taupe : bohon
Taureau : taur(e)
Tétard : cabóç, capilat …
Tigre : tigre
Tortue : tortuga
Truie : troja
Vache : vaca
Veau : vetèth
Ver de terre : vermi, talòs
Vipère : quiraula, vipèra
Vison : vison
Yack : iac
Yeti : ieti
Zèbre : zèbre

(1) : Au nom de la langueAu nom de la lenga.
Sèrgi Javaloyès – Edicions reclams
(2) : Dictionnaire Français Occitan (gascon).
Editions Per Noste
(3) : Sous le ciel du midi (Tome 1 : la Belle Époque)
André Coste – Société des écrivains

 

 

L’extérieur vu de l’intérieur

Les nombreux clichés qui suivent risquent de n’intéresser (?) que les familiers de notre habitation saint-péenne. Je pense bien sûr plus particulièrement à mes trois frères et leurs familles ainsi qu’à nos deux filles. Tous vivent en région parisienne mais notre maison reste pour eux (et restera j’espère pour les générations suivantes) un lieu de rencontres et de souvenirs, un havre de paix et de repos (on dirait que je travaille pour l’ONU !).
L’idée de photographier l’extérieur des 3 bâtiments (maison et deux granges) à partir des ouvertures que proposent fenêtres, finestrons, portes, portails, provient de deux expositions parcourues récemment. La première concerne un photographe, dont j’ai malheureusement oublié le nom pour l’instant, qui présenta son œuvre il y a quelques années dans une enceinte du Jardin des Tuileries : il photographiait ce qu’il apercevait de sa fenêtre, parfois en plan large, parfois sous un petit angle, avec des profondeurs de champ variables, la même scène pouvant être filmée à des saisons ou à des heures différentes. La seconde exposition date de ce dernier mois de septembre, dans la Maison de Retraite d’Osse-en-Aspe ( Automne-en-Aspe) : les photographies proviennent de la plasticienne Marie Labat, invitée par l’association « les Phonies Bergères« , domiciliée à Accous. Par la fenêtre de la chambre de chaque résident l’artiste propose un cliché qui nous montre l’aperçu quotidien de ce résident.
L’appareil que j’utilise ne dispose que d’une seule focale et ma démarche est bien plus simple que celle des deux photographes de référence puisque pour chaque photo je place cet appareil proche du centre de l’ouverture concernée, en le maintenant droit, donc sous le même angle de prise, avec la même profondeur de champ. Certaines des ouvertures étant très proches (une porte et une fenêtre par exemple) une seule photo aurait pu être proposée parfois mais finalement je ne fais pas de sélection. tant pis pour l’aspect répétitif. Au total je compte 32 « ouvertures » mais certaines, difficilement accessibles, ne seront pas utilisées : il s’agit de deux lucarnes placées trop en hauteur sur les toits de la grange nommée G1 ci-après. Un autre emplacement n’est pas utilisé car il donne sur la paroi pierreuse de la cheminée de la maison.
Comme j’aime les schémas (n’est-ce pas les filles ?) je vais encore en abuser pour situer les divers points de prise de vue de chaque pièce, ce qui m’oblige aussi à mesurer les différentes longueurs de ces pièces, pour respecter un tant soit peu la bonne échelle de chacune.
Quelques commentaires sur les utilisations ancienne et actuelle de cet ensemble complètent le panorama, ainsi qu’un certain nombre de dates importantes dans la restauration de l’habitation, d’intérêt uniquement familial.

Cet article a été publié le 25 novembre 2015. Mais, en 2017 un piratage a saboté mon blog. Grâce à la dextérité de Matthieu les textes (54 articles) ont été rétablis mais tous les schémas et photos ont disparu. Mes archives m’en ont restitué quelques un(e)s mais certain(e)s restent évaporé(e)s. En septembre 2017 j’ai donc repris une bonne part de ces clichés absents.

Le premier schéma représente l’ensemble des 3 espaces vu de dessus.


M : maison d’habitation.
G1 : grange n°1 côté Larroudé.
G2 : grange n°2 côté Chabanne.
P : poulailler.

Trois paragraphes se succèdent : vues prises du rez-de-chaussée de chacune des trois parties de ce qui fut une ferme du temps des grands-parents, puis vues du premier étage de ces mêmes parties et enfin vues du grenier de la maison.

Rez-de-chaussée.

On reprend le précédent schéma d’ensemble avec les ouvertures d’où ont été prises les photos qui viennent ensuite.

Grange G1.

P1 et P2 sont deux portails donnant, l’un sur la cour de devant, l’autre sur le verger.
On utilise parfois cette pièce pour certaines réceptions ou fêtes, quand la saison le permet. Le local peut aussi servir de garage pour une voiture. On y entrepose un peu de mobilier et aux murs sont accrochés des photos variées (montagne, équipe de rugby de Saint-Pée des années 70, groupe Camin Casa), affiches diverses, anciens instruments ou outils (joug, fourches, …), objets de toutes sortes (glace, pendule, …).
Dans notre enfance l’intérieur de la grange était muni d’une balançoire, proche du portail P1, accrochée aux poutres. Au fond de la grange, côté verger, trônait un tas de sciure et de stères, provenant de la scierie Lafourcade, située de l’autre côté de la départementale. Sciure à double emploi : alimenter le poêle en combustible et servir de circuit automobile pour nos modèles miniatures. Cette grange servait aussi de rampe de lancement du javelot (un aiguillon de chez Oscamouagulhada en Béarnais, bâton muni d’une pointe pour piquer les bœufs) : on devait lâcher le projectile avant une ligne tracée en P1 et essayer de le rapprocher de la grille au fond de la cour. Il arriva que des adultes passant par là rencontrent malencontreusement la trajectoire du dit projectile. Le sol, à cette époque en terre battue, fut bétonné en 1992 grâce à l’aide de nos cousins Oscamou. Double projet pour cette grange G1 : carreler ce sol et créer un passage entre les 2 granges actuellement séparées par un mur.

Photo prise en P1 :
Hé oui, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, le ravalement de la maison est récent, ainsi que la restauration des volets. Les gravillons apparurent en 2012 (Bédécarrax). Exceptionnellement cette année le champ derrière la grille n’est pas une plantation de maïs qui, habituellement, masque les maisons du fond.
Les deux tas de sable recouverts d’une toile enlaidissent la photo (qui ne sera donc jamais primée) ; on les a retirés depuis.
La photo qui suit est prise, du même point, en septembre 2017.
Le prunus sur la droite a disparu (on l’a aidé). Cette année le champ du fond avait retrouvé le maïs mais quelques jours avant cette photo Daniel Larroudé a fait venir la machine à ensiler.

Photo prise en P2 :

Admirable (!) cliché qui fait apparaître divers éléments de notre univers : des réserves de bois de chauffage, le jardin où on distingue à peine les dernières tomates de la saison, du linge séchant au soleil d’octobre, une haie de ronces qui cette année nous permit une récolte abondante en mûres, en fond le noyer assez prolixe lui aussi et la partie du verger où nous avions installé le chapiteau lors de notre dernière fête début août et, en arrière-fond, une partie du bois de Saint-Pée.

Grange G2.

P3 et P4 sont aussi de larges portails. Ils autorisaient le passage d’un char tiré par deux bœufs traversant la cour de derrière pour accéder au verger, permettant la fenaison réalisée par notre oncle Jean Espel. Cette grange constituait l’étable pour les quelques vaches dont nos grands-parents disposaient. La première partie de G2 fut cimentée en 1995 (Oscamou), la seconde en 2007 (Moulia). On y stocke du bois de chauffage et on y range les outils de bricolage, les conserves, confitures …

Photo prise en P3 :

Au premier plan la barrière utilisée pour clôturer le pré quand y paissent des béliers. Sur le haut du verger le tulipier planté il y a 20 ans pour la naissance du neveu Nicolas, offert par Etché. Sur la partie basse du verger on peut imaginer le ru qui sépare notre propriété du bois de Saint-Pée.

Photo prise en P4 :

Façade, mur, banc et poulailler récemment rénovés (Pablo, Roger et Hélène). En haut à droite la vigne qui n’a pas donné cette année de raisin. On ne va pas se mettre en colère pour autant.

F1 est un finestron donnant sur le verger (entre P2 et P3) et F2 une meurtrière ouverte sur le mur mitoyen de la propriété Larroudé.

Photo prise en F1 :

Des barreaux et une protection en plastique : la vue n’est pas très nette mais le linge oui. Nous sommes en face du tulipier.

Photo prise en F2 :
Le tas de bois qui cachait l’ouverture m’empêchant de cadrer l’appareil au milieu de celle-ci l’angle de vue s’en trouve réduit. On ne parvient pas à distinguer les objets disposés dans la voiture du voisin.

Maison.

P5 et P6 sont les deux portes d’entrée.

Photo prise en P5 :
La porte double P5, en bois Sipho d’Afrique, a été entièrement refaite, à l’authentique, avec son heurtoir en particulier, dans la teinte rouge (presque) basque, par Pierre Halçaren, en 2010. Face à cette porte un prunus bien utile à une époque l’été car il nous protégeait du soleil. Devant lui un reste de sable fin, datant des travaux du printemps, enlevé depuis. Plusieurs arbustes en décoration.
Nouvelle photo en 2017 sans le prunus.
Nous avons gardé la partie basse de chaque grosse branche sur laquelle siègent maintenant des pots de fleurs.

Photo prise en P6 :

La porte-fenêtre P6 donnant sur l’arrière fut réalisée par Jeannot Moulia en 2011 et Halçaren plaça les volets en 2012. Depuis cette époque de nombreux repas sont servis dehors. Maçonnerie de Pablo au printemps 2015. Derrière le mur toit de l’ex maison d’habitation Chabanne.

F3F4F6 et F8 sont des fenêtresF5 et F7 des finestrons.

Photo prise en F3 :
Au coin des murs cour et grange G1 des lilas remplacent l’ancien poirier de notre jeunesse.

Photo prise en F4 :
F4 proche de P5 : on retrouve les mêmes éléments sous un angle légèrement différent.
Sans le prunus, voici le mur nous séparant des Larroudé.
Photo prise en F5 :
Depuis ce finestron mémé pouvait apercevoir, de sa place au coin du feu, les nombreux (?) passants de l’impasse (sans nom à l’époque). Au premier plan le barreau anti-intrusion et un morceau de sarment de vigne. Au fond de la cour la grille d’entrée, élargie et restaurée par Roger et Moulia en 2013.

Photo prise en F6 :
Elle est pas belle notre vigne vierge ? Au premier plan, le bout de la queue de notre chat, Maxu.

Photo prise en F7 :
Par F7, finestron pivotant des WC, on admire le poulailler (haut) et la porcherie (bas-on s’en doutait !) restaurés, servant maintenant d’entrepôt de petit bois et de local à déchetterie. F7 sert d’entrée pour notre chat Iwak qui enjambe le barreau, pousse le finestron et s’appuie sur la cuvette pour rejoindre la porte des WC et la pousser elle aussi. Pas mal, non ?

Photo prise en F8 :
On perçoit mieux les parties haute (Hélène en 2014) et basse (Roger en 2012).

Premier étage.

Schéma avec les diverses ouvertures.

Grange G1.

En 1997 plancher posé par Lerdou et installation de l’escalier permettant l’accès depuis le bas de G1.
Repli nocturne pour les ados qui s’isolent des adultes avec leurs propres musiques. Lieu de certaines répétitions pour notre groupe Camin Casa avant les prestations sur les scènes de Siros, d’Aramits, de Monein ou avant l’enregistrement du deuxième CD en 2008.

F9 et F10 sont deux fenêtres hautes.

Photo prise en F9 :

On retrouve la scène prise du portail P2 mais avec une vue de dessus, donc une autre mise en valeur du jardin et du compost attenant.

Photo prise en F10 :

Le prunus encore feuillu (qui disparaitra en 2017) cache le panorama mais apparaît la cheminée de la maison, si utilisée quand l’âtre fonctionne (chauffage de la cuisine mais aussi quelques grillades et les châtaignes à la sartane). Juste derrière la cheminée se dessine une partie de la tabatière installée en 2015.
Nouvelle photo de 2017, sans prunus.
Grange G2.
Plancher posé par Lerdou en 1998, toit refait en tuiles d’Espagne par Moulia après la tempête de grêle qui avait détruit ce toit en 2003.

F11, F12 et F13 sont des velux installés en 2000 (Lerdou), F14 une ancienne lucarne.

Photo prise en F11 :

Toujours ce linge qui n’en finit pas de sécher ! Deux pommiers en haut de la pente. Au fond, sur le Chemin des Barthes, une construction récente.

Photo prise en F12 :

Le tulipier se situe dans un plan avant la lignée des 4 arbres fruitiers. Sur la droite un enclos avec d’autres plantations.

Photo prise en F13 :

Pas grand chose de nouveau, si ce n’est le laurier adossé au mur de la grange, dont une partie fut cassée par le poids de la neige en 2011.

Photo prise en F14 :

En contre-bas la maison de Jacqueline et Daniel Larroudé, à la lisière du bois. Au milieu de la haie départ d’un sentier du bois qui rejoint le Chemin des Barthes. On l’emprunte de temps en temps, je ne dirai pas pourquoi.

Maison.

Photo prise en F15 :

Au fond une grange Larroudé, à droite l’extrémité de notre grange G1 masquant un frêne très élevé où se logea, avant d’être détruit par l’ami Casaurang, un volumineux nid de frelons asiatiques en 2011.

Photo prise en F16 :

Le prunus et la végétation voisine nous cachent la ferme Larroudé de l’autre côté du mur (2015).
Et nous voici en 2017 avec un toit Laroudé en fond.

Photo prise en F17 :

Les deux fenêtres F16 et F17 étant très rapprochées, leurs points de vue sont donc semblables.
Nouveaux clichés en F17 en septembre 2017, avec une vue plongeante, pour une fois.
Photo prise en F18 :

Les trois maisons Labourdette-Lagarde, la marbrerie Darget sur la droite, un fil de téléphone sur lequel j’aurais bien aimé qu’une palombe se pose.

Photo prise en F19 :

Toits des habitations Larroudé et ex Chabanne.

Photo prise en F20 :

De gauche à droite : toit de notre grange G2, toit du poulailler, toit Larroudé. Et un peu plus de densité de la forêt.

Deuxième étage de la maison (grenier).

Toit reconstruit en tuiles d’Espagne par Moulia en 2003, après la tempête de grêle.

Schéma des différentes ouvertures.

 

F23 et F24 sont deux velux (Lerdou en 2000)F22 un chien assis d’origine et F21 une tabatière face en arrière du haut de la cheminée, depuis 2015, par Claverie.

Photo prise en F21 :

Pas de photo car le faîte de la cheminée qui fait face à ce mini velux n’a aucun intérêt : mais la fonction cette tabatière garde son importance au cas de détérioration du conduit (fuite par exemple due à une infiltration d’eau de pluie).

Photo prise en F22 :

Nous voici plus en hauteur avec vue plus large de la ferme Larroudé.
Avec vue plongeante sur le parterre de fleurs et une portion de toit. :

Photo prise en F23 :

On retrouve le panorama de F19 avec un peu plus de surface boisée.

Photo prise en F24 :

Même remarque si on compare à F20, avec un peu plus de verdure.

Parcours Santé de Saint-Pée

Marche, footing, relaxation, rencontres … De nombreux visiteurs parcourent le site bien signalé sur les D 919 et D 24, attirant des sportifs d’Oloron et des environs mais aussi des promeneurs qui accompagnent leur animal favori, des amateurs de pique-nique au bord de l’eau, des enfants s’initiant aux divers jeux proposés, des lecteurs et des écrivains, des pêcheurs mais point de chasseurs. Comme nous allons le découvrir, des panneaux en bois renseignent sur les dangers et les conséquences des inondations du Vert mais aussi sur la nature de la flore environnante, d’autres proposent des exercices physiques. Des tables de pique-nique et des bancs dispersés dans le site voisinent avec des tables de ping-pong ou des jeux pour enfants.

Après quelques panonceaux présentant le Parcours Santé et des vues générales on découvrira les 22 espèces d’arbres qui le peuplent, les possibilités de pêche qu’offre le Vert (Gave de Saint-Pée), mais aussi ses réactions pas toujours attendues, les coins détente et exercices.

Sur les départementales 919 et 24 et les chemins qui traversent Saint-Pée plusieurs panneaux signalent l’existence du Parcours Santé. En voici deux.
DSC07604intersection Route de Barétous et Chemin des Charrois (St-Pée-de-Haut)
DSC07623intersection Chemin du Pont Noir et Chemin des Charrois (St-Pée-de-Bas)

1.Vues générales sur le Parcours Santé.

On commence par 3 panneaux permettant d’introduire le promeneur dans les lieux.

Situation géographique du site.
DSC07584
les 32 randonnées du piémont oloronais
.
DSC07585
le parcours sportif
.

DSC07586
Quelques clichés sur une vue d’ensemble du site.
DSC07589 DSC07558Sur la photo du haut apparaissent le Pont Noir, le Vert, quelques tables de pique-nique et la ferme Miramon.

DSC07626
le Vert au Parcours Santé, vue vers l’aval, avec de l’autre côté le chemin reliant Pont Noir et Pont Lavigne.
DSC07627du même endroit, vue vers l’amont avec un coude de 90° pour le Vert

2.Les arbres du Parcours Santé.
Les photos qui suivent, prises en hiver, auraient dévoilé des arbres dénudés et se ressemblant par conséquent tous ou presque. Je me contente donc de transmettre des panneaux indiquant, pour l’espèce considérée, des renseignements sur son origine, la forme de sa feuille, sa taille, son utilisation … Au printemps prochain il se peut que je m’intéresse à l’aspect feuillu de ces mêmes arbres. La lisibilité de certaines affiches, altérées par le temps, laisse à désirer. Quant aux annonces illisibles, je ne livre que le nom de l’espèce. Pour tout cliché un plein écran s’impose pour une visibilité correcte.

chêne des marais.
DSC07594
aulne incana.
DSC07596
épicéa.
DSC07598
pin weymouth.
DSC07574
chêne pédonculé.
DSC07600
aulne glutineux.
DSC07591
la ronde des sapins.
DSC07576
érable plane.
DSC07575
sorbier des oiseleurs.
DSC07577
tulipier de Virginie.
DSC07578
chêne vert.
DSC07597
aulne cordata.
DSC07599
frêne commun.
DSC07581
châtaignier.
DSC07568
tilleul argenté.
DSC07570
chêne rouge d’Amérique.
DSC07579
if.
DSC07562
cèdre de l’atlas.
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tilleul à grandes feuilles.
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orme
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cyprès chauve
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Les inscriptions d’un panneau ont disparu : celles concernant le séquoia. 

3.Autour du Gave de Saint-Pée : le Vert.
Le Vert offre certes la possibilité de se baigner, autour du Pont Noir par exemple, ou de pêcher, mais ses « caprices » ne doivent pas être ignorés (crues et inondations), comme l’expliquent divers avertissements cités ici.

Informations sur le Vert.

le cycle de l’eau et les pollutions de l’eau
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coupe d’un cours d’eau et les plantes aquatiques
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connaissance des inondations
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mémoire des inondations

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prévention des inondations
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les caprices du Vert
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La pêche dans le Vert

informations sur la pêche en eau douce
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les deux parties du parcours pêche
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parcours de pêche réservé aux jeunes et aux handicapés

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détails sur le parcours pêche : réglementation et espèces de poissons
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éléments du parcours pêche jeunes et handicapés
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4.Détente dans le parcours santé.
Certaines structures concernant les exercices proposés, au sol ou en l’air, ont subi les outrages du temps. Parfois n’en subsistent que quelques parties. Mais les enfants, principalement, trouvent encore matière à exercer leur sens de l’équilibre ou à comparer leur force musculaire. Des lieux de détente, plus calmes, illustrent le paragraphe à venir.
espaliers
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échelle inclinée
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saut de haies
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barre d’équilibre
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force musculaire (avec vue arrière sur les … toilettes du Parcours)
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pas de géant
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saut
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barre d’équilibre, table de pique-nique et banc d’observation du Vert
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table de ping-pong et table de pique-nique
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panneau d’annonce d’une aire de jeux
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aire de jeux, Vert, tables, ferme Miramon
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Saint-Pée sympa (deuxième partie)

La première partie de « Saint-Pée sympa » traitait du Quartier Saint-Pée-de-Haut. Avant de s’intéresser à la deuxième partie traitant de Saint-Pée-de-Bas on peut revenir à l’introduction générale qui concernait quelques considérations personnelles et familiales, la vie administrative du village, sa situation géographique, ses principaux cours d’eau … Pour ceux qui n’auraient pas parcouru cette première partie, je me permets finalement un « copier/coller » (en italique)

Depuis juillet 2011 Hélène et moi vivons à l’année longue (comme on dit au Québec) à Saint-Pée d’Oloron. Mais les souvenirs de ce village, et un certain vécu, datent pour moi de ma tendre enfance puisque mes frères et moi y passions les vacances scolaires d’été. Deux précédents articles de ce blog font déjà référence à Saint-Pée : « marches dans les environs d’Oloron », paru le 16/01/14 et « rencontres rugbystiques  Aramits/Saint-Pée au siècle dernier », paru le 30/08/14, sans compter quelques histoires entendues ou vues à l’époque dans les bistros du village, histoires contées dans les cinq épisodes des « réparties de campagne » , entre le 29/11/13 et le 29/08/14.
Dans ce qui suit j’énumère les activités actuelles du village, artisanales ou agricoles, ainsi que ses sites, curiosités, bâtiments. Puis je reviens sur les activités ou sites disparus ces dernières années. Dans ce récit porté par la mémoire peuvent se glisser des oublis et imprécisions, voire des erreurs, et je souhaiterais que les uns et les autres me soient communiqués.
Avant tout je rappelle que Saint-Pée est un quartier de la ville d’Oloron-Sainte-Marie. Il y a quarante ans prairies et cultures séparaient nettement le village de la ville mais peu à peu les constructions les rapprochent- maisons d’habitation, clinique, gendarmerie … La population, majoritairement rurale dans le temps, se diversifie de plus en plus. On comptait une vingtaine de producteurs de vaches laitières il y a 20 ans, ils ne sont plus que quatre dans le village, chiffres en accord avec ceux donnés récemment par la Chambre d’Agriculture des Pyrénées Atlantiques : entre 2004 et 2014, dans le département, les diminutions sont au nombre de 14000 vaches laitières , 45 millions de litres (lait de vache) et 800 élevages (vaches).

Saint-Pée n’a pas d’administration propre mais dépend de la mairie d’Oloron. Pour l’anecdote signalons l’existence éphémère, dans les années 60, d’une organisation qui se voulait plus humoristique que politique : le MAS (mouvement pour l’autonomie de St Pée). Les affiches accrochées au tilleul situé en face de l’église invitaient en fait les gens qui sortaient de la messe dominicale à venir assister au match de rugby programmé l’après-midi « sous les pommiers »   (voir article cité plus haut). Les votes pour les élections, réelles, se déroulent dans l’ancienne école du bourg : pour les plus récentes de mai 2014 on comptait 366 inscrits.

Dans les différents lieux et curiosités signalés de Saint-Pée pas trace des noms et emplacements des nombreuses palombières juchées dans les chênes des bois du village : cette passion mériterait plus qu’un paragraphe car les anecdotes autour de la chasse à la palombe foisonnent, des drôles et des moins comiques. Je ne cite pas non plus les endroits où fleurissent les champignons, principalement cèpes et girolles, on comprendra facilement pourquoi je garde le secret.

Poursuivons avec les cours d’eau sillonnant le village. Je ne ferai qu’évoquer les nombreux rus qui parsèment le bois de Saint-Pée (en citant toutefois le plus connu d’entre eux, le Bélandre : il coupe la départementale 919 non loin de la ferme Bouenou-Bédécarrax et se jette dans le Vert au niveau de la station de pompage ; ces divers éléments apparaissent dans la carte tracée plus bas) avant de nommer les deux principaux courants. Le plus important est bien sûr le Vert (qu’on pourrait surnommer en ce passage  le Gave de Saint-Pée) par rapport auquel on distingue les deux parties de Saint-Pée : Saint-Pée-de-Haut (en amont) et Saint-Pée-de-Bas (en aval). Le Vert provient de la confluence, à Aramits, du Vert de Barlanès et du Vert d’Arette. Lui-même se jette après Moumour dans le Gave d’Oloron avant de rejoindre le Gave de Pau puis l’Adour puis l’Océan. Dans notre enfance les piscines n’existaient pas encore et le Vert nous proposait ses eaux rafraîchissantes l’été, du côté du Pont Noir (voir une des cartes à venir) ou de la digue de Moumour. Si les écrevisses et les anguilles ont pratiquement disparu des rus et du Vert, ce dernier garde toujours en son sein plusieurs variétés de poissons comme la truite ou le goujon et les pêcheurs cuissardés se risquent encore dans le mitan de son lit.

La Mielle constitue le deuxième cours d’eau conséquent, entre Moumour et Saint-Pée-de-Bas et aussi en limite de séparation entre Saint-Pée-de-Haut et Oloron. Si bien qu’on utilise plutôt le pluriel, les Mielles, pour désigner l’ensemble de ces ruisseaux. La Mielle, issue du bois de Buguangue, au-dessus du village d’Ance, se scinde en deux parties principales, juste avant d’arriver au Camping Municipal. Un bras rejoint Légugnon mais devient sous-terrain à hauteur du lycée Supervielle et de la CAPA. L’autre bras (voir schéma) longe le terrain de rugby du Stade de Saint-Pée et l’ancienne ferme Jacob avant de tourner vers Saint-Pée-de-Bas pour rejoindre le Vert après le village de Moumour. Dans ce stade évolue l’équipe fanion oloronaise du FCO, et  le nom de la Mielle était bien connu des arbitres à l’époque car lorsque les spectateurs n’adhéraient pas à leurs décisions, certains leur promettaient un bain spectaculaire dans le cours d’eau pourtant paisible qui serpente derrière les tribunes : « l’arbitre à la Mielle » ponctuait les vociférations d’alors en espérant troubler l’homme au sifflet qui ne se doutait pas que le « fleuve » évoqué avait moins d’un mètre de profondeur. Plusieurs petits ruisseaux accompagnent les chemins des Mielles, servant autrefois d’irrigation pour les prairies attenantes.

Comme je l’ai fait pour St-Pée-de-Haut, j’énonce quelques « célébrités » de Saint-Pée-de-Bas, soit comme conseillers municipaux, soit comme sportifs portant les couleurs d’Oloron. Dans la première catégorie : Constant Bergeras, sa fille Maryline, Bernard Laborde, Valérie Sartolou (dans le Conseil actuel), Bernard Uthurry, ancien Maire, domicilié près de la Polyclinique, qu’on annexera donc à St-Pée. Dans le deuxième groupe : encore Bernard Laborde, qui continue de s’occuper de la préparation physique et de la musculation des joueurs du F.C.O. rugby, encore Bernard Uthurry qui appartint à la grande équipe de Milo Clémente, soit en 2ème soit en 3ème ligne, Victor Sartolou, pilier, Champion de France avec l’équipe de Marestin, son fils Jean, arrière du F.C.O. de longues années, ses petits-enfants Nicolas, actuel capitaine du F.C.O. football, et Valérie, déjà citée plus haut, handballeuse à Bordes et qui appartint au staff du F.C.O. rugby, Bernard Lacazette, lui aussi arrière du F.C.O. rugby, Jean Fourcade talonneur des juniors, Pierre Susbielle, Champion de France de Nationale B en même temps que les Lees, Vignau, Kouider … en 1985.

Le quartier Saint-Pée-de-Bas commence à l’École et l’Église du village (Chemin des Charrois) et s’étale tout au long de la Départementale 24 , entre le quartier Pondeilh d’Oloron et le village d’Esquiule, porte de la Soule, une des trois provinces basques du Nord.
Sur la carte de Saint-Pée-de-Bas à suivre sont mentionnées les abréviations : F (fermes, exploitations agricoles, même quand il ne s’agit pas de la seule activité), E (entreprises, artisanat, commerce), S (sites, bâtiments, curiosités), C (chemins, routes, impasses).
Remarques : seuls figurent les axes routiers (goudronnés ou carrossables), par des traits droits, donc sans tenir compte des virages ; aucune échelle n’est utilisée. Afin de ne pas surcharger de chiffres, un commentaire ou une photo peut accompagner l’intitulé du chemin ou du site .

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schéma de Saint-Pée-de-Bas

Chemins C.

Dans le précédent article (première partie de Saint-Pée sympa) je proposais une traduction (arrevirada) en Béarnais de ces divers chemins.

1
. Chemin du Vert : du Pont Lavigne (St-Pée-de-Haut) au Pont Noir (St-Pée-de-Bas)il passe devant la ferme Bédécarrax puis traverse le Bois de Saint-Pée en longeant la rive gauche du Vert pour terminer vers le Parcours Santé. Marche, footing, VTT, ce chemin ne manque pas de présences sportives.

6. Chemin des Charrois : la plus longue artère de Saint-Pée puisqu’elle traverse tout le village, reliant les deux départementales D 919 et D 24. Les automobilistes venant d’Esquiule pour se rendre en vallée de Barétous l’empruntent, ce qui leur permet d’éviter Oloron.
Quelqu’un surnomma un jour ce Chemin « Quartier Latin » de St-Pée car il donne accès à l’École et à l’Église.

12. Chemin de Bascou. Il mène à la ferme Poutous-Bascou et à l’ancienne ferme Toulas.

13. Chemin du Saliga. Il donne sur le Chemin des Charrois et sur le Chemin du Pont Noir, à l’entrée du Parcours Santé. Il dessert deux habitations.
DSC07608chemin du Saliga : vue prise à partir du Chemin des Charrois

14. Chemin du Pont Noir. Partant du Pont Noir il monte vers la ferme Miramon et deux autres anciennes exploitations agricoles, et permet l’accès à divers bois et prairies. En le quittant sur la gauche on peut retomber sur le Chemin du Vert après avoir traversé le bois et rencontré une palombière.
DSC07609photo prise du Chemin des Charrois avec en contre-bas, successivement : Parcours Santé, Chemin du Vert, le Vert, Chemin du Pont Noir, maison Miramon, Monbalou

15. Chemin du Moulin. Il conduit à la ferme Labourdette.

16. Camin deths Sotous (Chemin des Sotous). De la départementale 24 il permet de rejoindre les Mielles puis le village de Moumour, en passant d’abord devant la ferme Larrieu. Ce Chemin rejoint une route qui, vers la droite permet d’atteindre la Quartier Pondeilh d’Oloron, et vers la gauche se dirige vers Moumour. La Mielle et un dérivé qu’on peut appeler la Miellotte confluent au croisement de ces deux chemins.
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DSC07490photo du haut : eth camin deths sotous qui va rejoindre la D 24.
photo du bas : le chemin de gauche se dirige vers Moumour.

17. Chemin du Pont du Gouat. C’est en fait la partie de la D 24 traversant Saint-Pée-deBas. Les deux panneaux d’entrée dans le village aux extrémités de cette rue sont identiques, comme on le constate sur les deux photos ci-dessous, mais ils diffèrent de ceux de l’entrée dans Saint-Pée-de-Haut (voir précédent article).
DSC07383panneau d’entrée à Saint-Pée-de-Bas en arrivant d’Oloron.

DSC07488panneau d’entrée à Saint-Pée-de-Bas en venant d’Esquiule.

Avant de passer aux sites du quartier, encore
une photo de la chaine pyrénéenne, prise depuis Saint-Pée-de-Bas.

DSC07384un observateur averti reconnaîtra les maisons de Saint-Pée-de-Haut au loin et la chaine pyrénéenne à l’horizon avec ses indéboulonnables Pics d’Anie et d’Arlas.

Sites S.

Les trois premiers sites cités sont déjà décrits dans la première partie puisqu’il s’agit de l’École, de l’Église, du Chemin karstique, dont chaque quartier peut revendiquer l’appartenance : pas question de les départager. Je me livre de nouveau à un « copier-coller ».

1. Ancienne École de Saint-Pée. Ma mère et mon père la fréquentèrent. Comme la plupart des enfants de l’époque ils durent « oublier » leurs langues maternelles respectives, le Béarnais et le Basque, et se virent imposer le Français. Mon frère aîné Pierre y séjourna durant une année lors de la dernière guerre mondiale. A la fin des années 90 l’école ferma en tant qu’établissement scolaire mais elles reste utilisée pour des réunions publiques ou privées, après demande à la mairie d’Oloron. En particulier la réunion de quartier impulsée par la mairie d’Oloron se tient en ces locaux. Une collation peut être délivrée après une cérémonie d’obsèques dans l’église qui fait face. Durant la fête du village un chapiteau est dressé dans la cour de l’école et un repas villageois servi à l’intérieur le vendredi soir. DSC07375DSC07373

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plusieurs photos de l’École de Saint-Pée : si on voulait exagérer on dirait que cette belle pelouse verte fut parfois lieu de confrontations entre ceux du Haut et ceux du Bas, sans aucune connotation de classe sociale.

2. L’Église de Saint-Pée n’accueille pas les fidèles chaque dimanche comme cela était le cas jadis quand le village disposait de son propre curé vivant dans le presbytère non loin. Des messes y sont célébrées de temps en temps en alternance avec d’autres paroisses voisines. Les cérémonies du culte catholique s’y déroulent bien sûr, qu’il s’agisse de baptême, mariage, enterrement. DSC07377 DSC07376 l’Église de Saint-Pée et  le cimetière attenant DSC07378
en sortant du Cimetière , de l’autre côté de la rue (Chemin des Charrois) apparaît en fond l’École et devant le tilleul cité dans l’introduction de cet article.

Pour simplifier, nous dirons que la « frontière » entre St Pée-de-Haut et St Pée-de-Bas est une ligne fictive reliant École et Église.

14. Chemin karstique.
Déjà signalé dans la première partie concernant St-Pée-de-haut, on dira que ce site est frontalier aux deux quartiers. Je renouvelle donc la présentation sommaire de ce Chemin karstique.
Une collection de 7 grottes est dispersée dans le bois reliant St Pée à Féas. Leur exploration n’est autorisée qu’en certaines périodes, sous accompagnement de spéléologues avertis. L’abondance et l’intérêt de ce sujet expliquent qu’il fera l’objet d’un article particulier de mon blog. Ci-dessous le panneau de signalisation à l’entrée du parcours avec les premières explications et une situation géographique de l’ensemble. DSC07463 le chemin karstique entre Saint-Pée et Féas DSC07365 photo du panneau d’entrée du chemin karstique

15. Polyclinique de Saint-Pée. Ancienne Clinique Olçomendy, du nom d’un de ses fondateurs en 1975, disparu quelques années plus tard. Depuis 2013 la Clinique est rattachée à l’hôpital d’Oloron, malgré les craintes de fermeture définitive, statut reconnu grâce à la lutte et la mobilisation du personnel et des élus. Subsistent dans le site la radiologie et la maternité. Sur les pancartes de la ville elle est signalée dorénavant par « C.H. Saint-Pée« .

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deux vues avant et une vue arrière de la Polyclinique, dénommée maintenant Centre Hospitalier d’Oloron Sainte-Marie Site de Saint-Pée.

16. Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne (PGHM). Installé dans l’ancienne dépendance Lacazette-Jacob on ne compte pas ses interventions dans la montagne proche, tant l’hiver que l’été, suite à des accidents très variés. Le bal de ses hélicoptères survole en ronronnant les habitations du village.

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gendarmerie de Haute Montagne de St-Pée, avec des animaux paissant devant : photo prise de la D 24
DSC07611PGHM : même photo sans les animaux, une semaine plus tard ; un des véhicules ne semble pas avoir changé de place

17. Le Pont Noir. Autour du Pont Noir qui surplombe le Vert abondent les activités et moments de repos. Outre le Parcours Santé détaillé un peu plus loin, plusieurs randonnées pédestres ou en VTT  démarrent de cet endroit. Ainsi on peut poursuivre le Chemin du Vert jusqu’au Pont Lavigne puis Féas ou le Soum de Tèse. Ou alors, grâce au Chemin du Pont Noir, on peut s’élever vers des bosquets abritant cèpes et châtaignes.

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deux clichés du Pont Noir : en haut à partir de la rive gauche avec aperçu du Parcours Santé, en bas à partir de la rive droite avec aperçu de Monbalou.

18. Le Parcours Santé. Marche, footing, relaxation, rencontres … De nombreux visiteurs parcourent le site bien signalé sur les D 919 et D 24, attirant des sportifs d’Oloron et des environs mais aussi des promeneurs qui accompagnent leur animal favori, des amateurs de pique-nique au bord de l’eau, des enfants s’initiant aux divers jeux proposés, des lecteurs et des écrivains, des pêcheurs mais point de chasseurs. Des panneaux en bois renseignent sur les dangers et les conséquences des inondations du Vert mais aussi sur la nature de la flore environnante, comme le montrent les photos à suivre. Pour ne pas trop surcharger le sujet, je ne livre ici qu’une ou deux photos par « thème » du Parcours Santé, conservant la majorité d’entre elles pour un article indépendant ne concernant que ce site.
* un des panneaux de présentation du Parcours de Santé.
DSC07586* deux vues d’ensemble du Parcours
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*
une des pancartes concernant le Vert
DSC07582* informations sur une des espèces d’arbres du Parcours.
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DSC07576Outre l’érable et le sapin, on rencontre dans le Parcours Santé : le pin Weymouth, le sorbier des oiseleurs, le tulipier de Virginie, le chêne rouge d’Amérique, le tilleul à grandes feuilles, le frêne commun, le séquoia, l’orme, l’if, le cyprès chauve, le châtaignier, le cèdre de l’Atlas, le tilleul argenté, l’aulne glutineux, le chêne des marais, l’aulne incana, le chêne vert, l’épicéa, l’aulne cordata, le chêne pédonculé (soit 22 espèces)
* deux exemples des possibilités de loisir ou de sports offertes
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19. Station de pompage. Située sur la rive gauche du Vert, accessible par le Chemin du Vert. Elle ravitaille en eau nos robinets.

20. Le Pont du Gouat. On va considérer que le Vert quitte le territoire de Saint-Pée à cet endroit pour ensuite traverser les terres de Moumour avant de se jeter dans les bras du gave d’Oloron à la minoterie Bessoneau. Les falaises dans lesquelles s’encaisse le Gave sont constituées de pierres plates, les gouats. Autre dénomination pour ce site : Pont du Vert (le Pont du Gouat désignant alors une ancienne passerelle privée proche du moulin Labourdette)

photo du Pont du Gouat (à venir)

21. Transformateur électrique. Sans intérêts certes, sauf pour GEDF quand ils ramassent les factures, mais pour l’info étonnante qui nous apprend qu’une personne loge par moments dans ce transfo.
DSC07529transformateur, de l’autre côté de la polyclinique, presque en face

Entreprises E.

10. Charcuterie Bergeras. Depuis un peu plus de 2 ans Frédéric et sa sœur Florence proposent tous les dérivées du porc, élevé dans la ferme de leurs parents : conserves, viande fraîche …

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panneau de l’entrée de la charcuterie Bergeras en venant d’Oloron
DSC07614charcuterie Bergeras en venant d’Esquiule

Fermes F.

9. Lesponne. La première exploitation de Saint-Pée-de-Bas après l’Église, tournée vers l’élevage des vaches à viande.
DSC07381photo de la ferme Lesponne prise du Chemin des Charrois
DSC07548photo de la ferme Lesponne, sur la hauteur, prise du Parcours Santé
DSC07607entrée de la ferme Lesponne sur le Chemin des Charrois

10. Poutous. Un peu en retrait du Chemin des Charrois, la ferme Poutous-Bascou jouxte l’ancienne ferme Toulas. Jean-Pierre et Yvette sont responsables d’un troupeau de vaches laitières.
DSC07380l’ensemble Poutous-Bascou-Toulas

11. Miramon. Pour le troupeau de brebis de Michel Miramon, côtoyer la foule des humains devient habituel. Chaque mois de juin il participe aux feux de la Saint-Jean, avant que le brasier n’illumine la nuit noire oloronaise. Au mois de septembre dernier le même troupeau fut médiatisé lors de sa descente de l’Estive d’Arran (voir le reportage figurant dans un article de ce blog intitulé « transhumances »).
DSC07589aire de pique-nique, Pont Noir et ferme Miramon de l’autre côté du Vert

12. Susbielle. Au-dessus du Parcours Santé, Pierre s’occupe de laitières et de Blondes … d’Aquitaine.
DSC07354hè oui, voilà notre champion de France de Nationale B (rugby) en 1985 du côté du Pont Noir : ses chiens refusent de conduire le tracteur
DSC07621camion de ramassage de lait, séchoir à maïs : pas de doute, Pierre Susbielle est un agriculteur
DSC07622de droite à gauche la ferme Susbielle, l’ancienne ferme Fourcade où demeure toujours André, la maison Bersans

13. Lacazette-Coudure. Enseignant à la retraite Bernard continue de faire vivre la ferme initiale de ses parents et contribue à l’entretien de sa propriété.
DSC07610ferme Coudure , entre Bersans et la D 24

14. Larrieu. La maison Balluhet implantée depuis des lustres est maintenant dirigée par Jean Larrieu et sa femme Maryse, succédant à Pierre, une des voix reconnues dans le creuset de St-Pée-de-Bas. Le fils Christophe, le dimanche, porte les couleurs du XV d’Escou, comme le firent avant lui B.Bersans, C.Bergeras, J.Oscamou, P.Lacasta, les frères Lagarde … Sa sœur Séverine instrumenta aussi dans un grand club féminin de rugby de la région, Lons, et reste dans le giron agricole avec son mari éleveur d’ovins, ceci s’ajoutant à l’élevage de vaches laitières.
DSC07619habitation et granges Larrieu, de chaque côté du Chemin des Sotous, sous la protection du patou.

15. Labourdette. En plus de sa propre exploitation Robert s’occupe des terres de l’ancienne ferme Coussau de St-Pée-de-Haut.
DSC07531vue de la ferme Labourdette, en contre-bas du Chemin des Charrois

16. Fourcade. Après avoir arrêté la traite des vaches laitières puis le gavage de canards Jean conserve quelques chevaux et entretient les abords et les champs de la propriété. La ferme initiale tenue par ses parents Pierre et Victorine jouxtait celle de la famille Susbielle. Avec Jean les souvenirs abondent d’expériences et aventures communes. Randonnées en montagne, spectateurs ou acteurs de matches de rugby avec les St-Péens et, pour lui seulement, avec les juniors du FCO, participation en tant que chanteurs à diverses manifestations : festival de Siros, fête des bergers d’Aramits, cantèras dans des bars, premier CD de Camin Casa en 1996, diverses animations … Bien entendu, sa femme Angèle, née Bergeras, qui l’accompagna dans la plupart de ces occasions, reste et restera toujours présente pour nous tous, avec nous tous, à chaque retrouvaille. On la retrouve un peu plus loin dans ce texte.
DSC07620maison Fourcade avec en premier plan l’avant du vélo enfourché d’étape en étape pour photographier les différents sites, malgré le vent, la pluie, la bourrasque, à la limite de l’ouragan parfois.

17. Sartolou. Leur petite fille Valérie poursuit le travail de la ferme de Victor et Juliette. Aussi sportive que son père Jeannet ou son frère Nicolas, elle tint un rôle important au sein de l’équipe de handball de Bordes et participa à la mise en condition physique du XV oloronais.
DSC07612maison Sartolou, au croisement du Chemin des Charrois et du Chemin du Pont du Gouat

18. Bergeras. L’élevage de porcs constitue maintenant la principale activité de Jeannette et Éloi (ce dernier perpétue l’esprit combattif et innovateur de son père Henri et son frère Constant), ces porcs ensuite transformés par leurs enfants Florence et Frédéric dans la charcuterie attenante (voir plus haut). Il y a quelques années ils cultivèrent le maïs de semence puis le tabac.
Constant, Eloi, Angèle, constituèrent une fameuse équipe avec Jean Fourcade et on ne saura jamais assez les remercier pour les moments fabuleux, chaleureux (on pourrait prolonger la liste) qu’ils surent nous prodiguer. Les voici réunis lors de la sortie du CD « tostemps seguir » de Camin Casa en 1996.
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derrière la grange Berdot, photo d’Odile Malagane en mai 1996
de gauche à droite en arrière plan : Éloi Bergeras, Graciela Villanueva, Michel Berdot, Gilles Gayral, Constant Bergeras, Angèle Fourcade.
de gauche à droite au premier plan : Philippe Labarère, Joëlle Peyriller, Servais Severien, Jean Fourcade, Alain Sibé, Alain Berdot
DSC07613ferme Bergeras avec la porcherie en fond

19. Magendie. Chez les Sartolou-Magendie, Jean, le père, et Henri, le fils, entretiennent un troupeau de brebis et un troupeau de vaches à viande.
DSC07617le chemin visible sur la photo relie la D 24 à la ferme Sartolou-Magendie, à gauche du cliché ; à droite bâtiments du PGHM

20. Puchin. Installé dans l’ancienne ferme Rey, l’élevage de brebis et de vaches constitue la principale activité.
DSC07618bâtisse Rey-Puchin en restauration actuellement

Terminons par « ce qui a disparu« , en activité seulement, car les locaux demeurent.
Un rempailleur s’était installé il y a quelques années entre les fermes Lesponne et Poutous mais il a quitté le village.
De plusieurs anciennes exploitations agricoles il ne subsiste que l’habitation car les terres ont été soit vendues soit cédées à d’autres agriculteurs du village : Mon, Palas, Ricoutet, Laborde, Toulas.
DSC07615de droite à gauche : domaine Bergeras puis anciennes fermes Laborde, du même côté de la D 24, et Ricoutet, en face.

Le chemin karstique de Saint-Pée

Le chemin karstique est évoqué dans le précédent article « Saint-Pée sympa : première partie ». On entre ici dans plus de détails, illustrés de photos : les panneaux descriptifs et quelques entrées de grottes. La lecture des panneaux demandera un grandissement de l’image.
Le chemin karstique, constitué de 7 stations (grottes, labyrinthes, puits, cheminées, espace boisé) peut s’atteindre par la route empierrée carrossable démarrant du pont Lavigne à Saint-Pée et rejoignant la ferme Rousseu à Esquiule. La carte ci-dessous situe cet ensemble (en vert) encore souvent méconnu , découvert  et mis en valeur réellement après la deuxième guerre mondiale.

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localisation du chemin karstique à l’Ouest de Saint-Pée

Dans le précédent article cité dans l’introduction je plaçais le chemin karstique dans le territoire de Saint-Pée-de-Haut bien qu’une pancarte indique « bois de Saint-Pée-de-Bas » à un km avant de rejoindre le parking d’où démarrent les sentiers menant aux grottes. Ces chemins se présentent parfois avec une certaine pente , sur un sol qui peut glisser car la traversée s’effectue en sou-bois. Pour les emprunter on peut donc conseiller bottes ou chaussures de montagne. En partant du parking, compter 1 h 30 de randonnée, mais la durée totale dépend évidemment du temps consacré à la lecture des 7 indications et à la prise de photos. Le chemin est bien balisé avec des traits de peinture jaune sur les troncs d’arbre et une croix de même couleur pour signaler un chemin à éviter.

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les sept stations du chemin autour du parking

Les stations représentées, chacune par un panneau d’ explications, sont proposées par ordre de numéro croissant qui n’est pas obligatoirement l’ordre de leur  visite. Chaque affiche reconduit la même structure : numéro de la station – description du site avec des explications – deux coupes de la grotte ou caverne : une vue de-dessus et une vue de profil – une ou plusieurs photos – une fenêtre différente selon la station donnant des informations plus générales sur le phénomène karstique.

Panneau général à l’entrée du site
.

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comme pour toute photo proposée, un agrandissement de celle-ci s’impose pour sa lecture

Station 1
.

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Station 2.

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les entrées, comme celle-ci, ne payent pas de mine car elles ne sont pas dégagées. On a du mal à imaginer le relief sous-terrain auquel elles donnent accès.

Station 3.

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Station 4.

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Station 5

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Station 6

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Station 7

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pas d’exploration sous terre pour la dernière station mais des renseignements sur la flore du bois de
Saint-Pée

Bilan.
Si on additionne les contributions de chaque station au dénivelé et à la longueur on arrive au total suivant :
dénivelé:     135 m
longueur : 1544 m

Deux derniers clichés pris dans la zone du chemin karstique : l’une montre les restes d’une ancienne palombière, l’autre la chaîne des Pyrénées avec les habituels pics d’Anie et d’Arlas.

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Saint-Pée sympa (première partie)

Depuis juillet 2011 Hélène et moi vivons à l’année longue (comme on dit au Québec) à Saint-Pée d’Oloron. Mais les souvenirs de ce village, et un certain vécu, datent pour moi de ma tendre enfance puisque mes frères et moi y passions les vacances scolaires d’été. Deux précédents articles de ce blog font déjà référence à Saint-Pée : « marches dans les environs d’Oloron », paru le 16/01/14 et « rencontres rugbystiques Aramits/Saint-Pée au siècle dernier », paru le 30/08/14, sans compter quelques histoires entendues ou vues à l’époque dans les bistros du village, histoires contées dans les cinq épisodes des « réparties de campagne » , entre le 29/11/13 et le 29/08/14.

Dans ce qui suit j’énumère les activités actuelles du village, artisanales ou agricoles, ainsi que ses sites, curiosités, bâtiments. Puis je reviens sur les activités ou sites disparus ces dernières années. Dans ce récit porté par la mémoire peuvent se glisser des oublis et imprécisions, voire des erreurs, et je souhaiterais que les uns et les autres me soient communiqués.
Avant tout je rappelle que Saint-Pée est un quartier de la ville d’Oloron-Sainte-Marie. Il y a quarante ans prairies et cultures séparaient nettement le village de la ville mais peu à peu les constructions les rapprochent- maisons d’habitation, clinique, gendarmerie … La population, majoritairement rurale dans le temps, se diversifie de plus en plus. On comptait une vingtaine de producteurs laitiers il y a 20 ans, ils ne sont plus que quatre dans le village, chiffres en accord avec ceux donnés récemment par la Chambre d’Agriculture des Pyrénées Atlantiques : entre 2004 et 2014, dans le département, les diminutions sont au nombre de 14000 vaches laitières , 45 millions de litres (lait de vache) et 800 élevages (vaches).

Saint-Pée n’a pas d’administration propre mais dépend de la mairie d’Oloron. Pour l’anecdote signalons l’existence éphémère, dans les années 60, d’une organisation qui se voulait plus humoristique que politique : le MAS (mouvement pour l’autonomie de St Pée). Les affiches accrochées au tilleul situé en face de l’église invitaient en fait les gens qui sortaient de la messe dominicale à venir assister au match de rugby programmé l’après-midi « sous les pommiers »   (voir article cité plus haut). Les votes pour les élections, réelles, se déroulent dans l’ancienne école du bourg : pour les plus récentes de mai 2014 on comptait 366 inscrits.

Dans les différents lieux et curiosités signalés de Saint-Pée pas trace des noms et emplacements des nombreuses palombières juchées dans les chênes des bois du village : cette passion mériterait plus qu’un paragraphe car les anecdotes autour de la chasse à la palombe foisonnent, des drôles et des moins comiques. Je ne cite pas non plus les endroits où fleurissent les champignons, principalement cèpes et girolles, on comprendra facilement pourquoi je garde le secret.

Pour commencer je livre la liste des noms des routes, chemins, impasses de Saint-Pée car plusieurs de ces noms ne manquent pas d’une certaine poésie. Je propose en même temps une première traduction de ces noms en Béarnais (orthographe normalisée), en attendant d’éventuels commentaires ou corrections. Chemin de la Gravette – camin de la Graveta, route de Barétous – rota de Varetons, chemin des Barthes – camin de las bartas , chemin de Bascou – camin de Basco, chemin Candau – camin de Candau, chemin des Charrois – camin deus carreis, chemin Costadarré – camin Còstadarrèr, avenue du 19 mars 1962 – avienguda deu 19 març 1962, chemin du Pont du Gouat – camin deu Pont de Goat, impasse du Gouloure – honset deu Golora , impasse Mirande – honset Miranda, chemin du Moulin – camin deu molin, chemin du Poète – camin deu Poèta, chemin du Pont Noir – camin deu Pont Negre, chemin du Saliga – camin deu Saligà, chemin du Vert – camin deu Verd, chemin des Sotous – une « arrevirada » est déjà inscrite sur la plaque : camin deths Sotous. Il me semble y voir mélangées deux phonétiques : la béarnaise (occitane) avec camins deths, et la française avec Sotous. Il me semble plus cohérent, mais je peux me tromper et j’attends la proposition de spécialistes : camin deus sòtons.

Poursuivons avec les cours d’eau sillonnant le village. Je ne ferai qu’évoquer les nombreux rus qui parsèment le bois de Saint-Pée (en citant toutefois le plus connu d’entre eux, le Bélandre : il coupe la départementale 919 non loin de la ferme Bouenou-Bédécarrax et se jette dans le Vert au niveau de la station de pompage ; ces divers éléments apparaissent dans la carte tracée plus bas) avant de nommer les deux principaux courants. Le plus important est bien sûr le Vert (qu’on pourrait surnommer en ce passage  le Gave de Saint-Pée) par rapport auquel on distingue les deux parties de Saint-Pée : Saint-Pée-de-Haut (en amont) et Saint-Pée-de-Bas (en aval). Le Vert provient de la confluence, à Aramits, du Vert de Barlanès et du Vert d’Arette. Lui-même se jette après Moumour dans le Gave d’Oloron avant de rejoindre le Gave de Pau puis l’Adour puis l’Océan. Dans notre enfance les piscines n’existaient pas encore et le Vert nous proposait ses eaux rafraîchissantes l’été, du côté du Pont Noir (voir une des cartes à venir) ou de la digue de Moumour. Si les écrevisses et les anguilles ont pratiquement disparu des rus et du Vert, ce dernier garde toujours en son sein plusieurs variétés de poissons comme la truite ou le goujon et les pêcheurs cuissardés se risquent encore dans le mitan de son lit.
La Mielle constitue le deuxième cours d’eau conséquent, entre Moumour et Saint-Pée-de-Bas et aussi en limite de séparation entre Saint-Pée-de-Haut et Oloron. Si bien qu’on utilise plutôt le pluriel, les Mielles, pour désigner l’ensemble de ces ruisseaux. La Mielle, issue du bois de Buguangue, au-dessus du village d’Ance, se scinde en deux parties principales, juste avant d’arriver au Camping Municipal. Un bras rejoint Légugnon mais devient sous-terrain à hauteur du lycée Supervielle et de la CAPA. L’autre bras (voir schéma) longe le terrain de rugby du Stade de Saint-Pée et l’ancienne ferme Jacob avant de tourner vers Saint-Pée-de-Bas pour rejoindre le Vert après le village de Moumour. Dans ce stade évolue l’équipe fanion oloronaise du FCO, et  le nom de la Mielle était bien connu des arbitres à l’époque car lorsque les spectateurs n’adhéraient pas à leurs décisions, certains leur promettaient un bain spectaculaire dans le cours d’eau pourtant paisible qui serpente derrière les tribunes : « l’arbitre à la Mielle » ponctuait les vociférations d’alors en espérant troubler l’homme au sifflet qui ne se doutait pas que le « fleuve » évoqué avait moins d’un mètre de profondeur. Plusieurs petits ruisseaux accompagnent les chemins des Mielles, servant autrefois d’irrigation pour les prairies attenantes.

La première partie exposée dans ce qui suit se réduit à la description de Saint-Pée-de-Haut, la deuxième partie sera consacrée à Saint-Pée-de-Bas.
Avant de nous intéresser aux objets, aux bâtiments, aux acteurs sociaux et producteurs (paysans, artisans …  ) parcourons les noms des Saint-Péens (du Haut d’abord) engagés en tant qu’élus ou en tant que sportifs. Le Conseil Municipal de la ville d’Oloron a souvent fait appel effectivement à des citoyens de St-Pée (toujours du Haut pour le moment) comme Jean-Pierre Fourcade, Jean Moréo ou, actuellement, Jean-Étienne Gaillat (qui fut même maire-adjoint lors de la précédente mandature). Chez les rugbymen du F.C.O. on citera Toni Pérez et à une époque plus éloignée les frères Lendres.
Sur la carte de Saint-Pée-de-Haut à suivre sont mentionnées les abréviations : F (fermes, exploitations agricoles, même quand il ne s’agit pas de la seule activité), E (entreprises, artisanat, commerce), S (sites, bâtiments, curiosités), C (chemins, routes, impasses). Remarques : seuls figurent les axes routiers (goudronnés ou carrossables), par des traits droits, donc sans tenir compte des virages ; aucune échelle n’est utilisée. Afin de ne pas surcharger de chiffres, un commentaire ou une photo peut accompagner l’intitulé du chemin ou du site .
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Chemins C .

L’Administration attribue un nom uniquement si la voie comporte une maison d’habitation.

1. Chemin du Vert : du Pont Lavigne  au Pont Noir il passe devant la ferme Bédécarrax puis traverse le Bois de Saint-Pée en longeant la rive gauche du Vert. Marche, footing, VTT, ce chemin ne manque pas de présences sportives.

2. Chemin Costadarré : toujours longeant le Vert il dessert les maisons Larré, Moulia, Soubies. En le continuant on accède au Soum de Thèse, colline surplombant Féas, dotée d’un point de vue à 360° avec les Pyrénées en face et, en contre-bas, le village d’Esquiule porte du pays basque. DSC07370 photo prise sur le chemin du Soum de Tèse : pics d’Anie et d’Arlas en fond

3. Route de Barétous : c’est la deuxième partie de la départementale D 919 traversant Saint-Pée-de-Haut. Elle donne accès à plusieurs fermes et entreprises (voir plus loin). DSC07397 photo du panneau d’entrée dans St-Pée-de-Haut en venant de Féas : les quatre panneaux annonçant l’entrée du village (un en provenance de Féas, un en provenance d’Esquiule et deux en provenance d’Oloron) sont tous différents, comme on le verra au fur et à mesure.

4. Chemin des Barthes :  une quinzaine d’habitations se disposent sur ce chemin en boucle sur la départementale. Le sillonnent de nombreux promeneurs, chercheurs de champignons, cueilleurs de châtaignes.

5. Impasse du Gouloure : un humoriste l’appelait il y a bien des années le quartier des hiboux car certains de ses occupants avaient une réputation de veilleurs de nuit … pardon, de veiller la nuit.

6. Chemin des Charrois : la plus longue artère de Saint-Pée puisqu’elle traverse tout le village, reliant les deux départementales D 919 et D 24. Les automobilistes venant d’Esquiule pour se rendre en vallée de Barétous l’empruntent, ce qui leur permet d’éviter Oloron. Quelqu’un surnomma un jour ce Chemin « Quartier Latin » de St-Pée car il donne accès à l’École et à l’Église.

7. Chemin Candau : il dessert deux habitations juste derrière l’ancienne épicerie Louhau.

8. Chemin du poète : il passe devant la maison bourgeoise où vécut en partie le poète Tristan Derème (voir S7 plus bas).

9. Impasse Mirande : la Cité Mirande, comme nous disions à l’époque, était la seule rue de Saint-Pée affectée d’un patronyme, avant que la Ville décide de nommer chaque voie du village afin de faciliter l’accès des pompiers et autres services administratifs. Dans cette Cité nous connaissions la plupart des habitants à qui nous livrions le lait de la ferme Oscamou, avec l’Oncle Louis Estrate, dans une carriole tirée par un cheval.

10. Avenue du 19 mars 1962 : c’est la première partie de la départementale D 919 en venant d’Oloron. Son prolongement sur Oloron est l’avenue du Corps-Franc-Pommiès 49ème R.I.
DSC07395 photo du panneau d’entrée de St Pée-de-Haut en venant d’Oloron, sur la 919.

Sites S.

1. Ancienne École de Saint-Pée. Ma mère et mon père la fréquentèrent. Comme la plupart des enfants de l’époque ils durent « oublier » leurs langues maternelles respectives, le Béarnais et le Basque, et se virent imposer le Français. Mon frère aîné Pierre y séjourna durant une année lors de la dernière guerre mondiale. A la fin des années 90 l’école ferma en tant qu’établissement scolaire mais elles reste utilisée pour des réunions publiques ou privées, après demande à la mairie d’Oloron. En particulier la réunion de quartier impulsée par la mairie d’Oloron se tient en ces locaux. Une collation peut être délivrée après une cérémonie d’obsèques dans l’église qui fait face. Durant la fête du village un chapiteau est dressé dans la cour de l’école et un repas villageois servi à l’intérieur le vendredi soir. DSC07375 DSC07373 DSC07374
plusieurs photos de l’École de Saint-Pée : si on voulait exagérer on dirait que cette belle pelouse verte fut parfois lieu de confrontations entre ceux du Haut et ceux du Bas, sans aucune connotation de classe sociale.

2. L’Église de Saint-Pée n’accueille pas les fidèles chaque dimanche comme cela était le cas jadis quand le village disposait de son propre curé vivant dans le presbytère non loin. Des messes y sont célébrées de temps en temps en alternance avec d’autres paroisses voisines. Les cérémonies du culte catholique s’y déroulent bien sûr, qu’il s’agisse de baptême, mariage, enterrement. DSC07377 DSC07376 l’Église de Saint-Pée et  le cimetière attenant DSC07378 en sortant du Cimetière , de l’autre côté de la rue (Chemin des Charrois) apparaît en fond l’École et devant le tilleul cité dans l’introduction de cet article.

Pour simplifier, nous dirons que la « frontière » entre St Pée-de-Haut et St Pée-de-Bas est une ligne fictive reliant École et Église.

3. Stade de Saint-Pée. Situé de l’autre côté de la Mielle, vers Oloron, nous le classons  Saint-Péen car Saint-Pée commence en fait après le carrefour de l’actuelle gendarmerie d’Oloron (ancien garage Dousse). Journaux et radios utilisent toujours cette dénomination officielle de « Stade de Saint-Pée« . Plusieurs sports y sont naturellement pratiqués mais le rugby demeure l’activité majeure avec deux pelouses distinctes et deux tribunes se faisant face sur le terrain principal. Les anciens se souviennent des gloires locales et des internationaux qui foulèrent naguère l’herbe de Saint-Pée : en fin du XXème siècle on admira les exploits des Tarascon, Chabane, Pétuya, Doumecq, Clémente, Maleig, Lees, Traille, Uthurry, Gazo, Laclau … (Oloron) et Spanghero, Vaquerin, Estève, Guilbert, Astre, Cantoni … (visiteurs). Le FCO tient maintenant une place honorable en Fédérale 1 (Amateur) et ne peut plus espérer atteindre les deux divisions supérieures (Pro D2 et Top 14) où officient les clubs professionnels à haut budget. Mais la ferveur demeure, tant chez les spectateurs que chez les joueurs qui perpétuent  les qualités légendaires d’amour du maillot et de combativité. DSC07385 inscription gravée à l’entrée de la pelouse, avec en arrière plan la Maison Du Rugby (c’est aussi beau que Club House, non ?) du F.C.O. : Football Club Oloronais, Club Omnisports. DSC07388 DSC07386 DSC07387 la pelouse « sacrée » avec ses deux poteaux et les Pyrénées en fond ; la « grande » tribune sous laquelle se tiennent les vestiaires des joueurs et des arbitres ; la « petite » tribune d’où  s’échappent les encouragements les plus populaires envers les joueurs et les vociférations les plus véhémentes après l’arbitre.
Des générations de rugbymen et de supporters se sont exprimées dans l’enceinte de ce Stade, dans ses tribunes, autour de ses buvettes. Il y a quelques décennies le Rugby (il mérite bien une majuscule) fédérait les Oloronais et les villageois des alentours, de Béarn ou de Soule (province basque voisine). Ami(e)s de cœur et de chœur se retrouvaient  après le match pour bien sûr le commenter mais aussi, pour certain(e)s, entonner des chants pyrénéens sans besoin de baguette pour les diriger. L’engouement était tel que le curé de Saint-Pée, le dimanche matin en chaire, annonça un jour avoir avancer l’heure des vêpres de l’après-midi pour permettre aux fidèles -dans les deux sens du terme- de se rendre au Stade soutenir le F.C.O. Aujourd’hui, malgré la concurrence des différents écrans (ordi, télé, ciné) et le développement du tourisme vert, avec la possibilité des randonnées ou du ski, la foule demeure présente et vivante au Stade de Saint-Pée, surtout quand les résultats restent corrects, comme c’est le cas depuis quelques années.

4. Camping municipal. Lui aussi situé après la Mielle, donc côté Oloron, l’impérialisme saint-péen se l’approprie car le chemin Bacarau sur lequel il se situe mène à la route de Barétous à St Pée. Imaginons qu’un touriste étranger à notre région cherche ce camping et qu’il ne dispose pas de GPS mais lise régulièrement ce blog, il y trouverait l’information avec soulagement.

5. Lycée professionnel Guynemer (Lycée des Métiers de l’Industrie). Localisé du bon côté de la Mielle on dira qu’il s’étend en partie sur les terres de St Pée. Comme notre village contient un stade, un camping, une clinique (voir plus loin) et que l’école communale ne fonctionne plus, pourquoi pas s’attribuer aussi un établissement scolaire à deux pas du panneau d’entrée de la localité. Comme pour le camping, la carte de ce blog peut aider des parents éplorés, dépourvus d’internet et de GPS, à la recherche désespérée de ce Lycée. Anecdote : lors de mes dernières années de service au Lycée Chérioux de Vitry-sur-Seine un de mes collègues arrivait de ce Lycée oloronais. DSC07389 le  lycée Guynemer en bord de la départementale 919, juste après le Stade

6. Plaque commémorative : durant la dernière guerre mondiale un jeune Béarnais participant à la Résistance fut tué par les Occupants nazis dans le champ que longe la route départementale. Régulièrement, tout au long de l’année, des bouquets de fleurs lui rendent hommage et une plaque (photo ci-dessous) rappelle cette tragédie. DSC07392 plaque en l’honneur de Robert Laborde, juste en face de l’entrée du Lycée Guynemer.

7. La Maison du Poète. Tristan Derème, de son vrai nom Philippe Huc, né à Marmande (13/02/1889), mort à Oloron (24/10/1941) est enterré au Cimetière de Saint-Pée. Comme l’indique l’entrefilet, inclus ci-dessous, du journal « La République » il fut mobilisé durant la première guerre mondiale. De sa dense production on ne citera que deux de ses poésies « les ironies sentimentales » et « le poème de la pipe et de l’escargot » ainsi que deux de ses écrits en prose « Patachou, petit garçon » et « l’Enlèvement sans clair de lune ». img809 img808 DSC07359 la Maison du Poète

8. Château d’eau. Sur les hauteurs du village on l’atteint à partir du Chemin des Barthes ou du Chemin La Gravette. Il n’est certes pas aussi visible que d’autres châteaux d’eau de la région, comme celui de Cuqueron, mais ses réservoirs circulaires affleurant à moins de deux mètres du sol et camouflés par la verdure lui donnent un certain charme pouvant rivaliser avec les habituelles hautes structures cylindriques. Il demeure un lieu de rencontre privilégié des jeunes et en particulier des amoureux (on peut l’ imaginer) et aussi un lieu d’observation du feu d’artifice du 14 juillet tiré du Quartier Sainte-Croix d’Oloron, lui aussi élevé au-dessus de la ville. DSC07482 DSC07477 DSC07479 le château d’eau et deux vues alentour : une sur le pic d’Orhy et une sur l’ancienne ferme Estanguet

9. Station de refoulement. A la sortie du village, juste après le Pont de Titène, elle renvoie les eaux usagées vers la station d’épuration d’Oloron/Léguignon. DSC07398 la station de refoulement de Saint-Pée

10. Station de pompage. Au bord du Vert, elle permet l’alimentation en eau domestique. Son débit est de 430 m3/heure. DSC07537 le cliché qui suit est pris à l’intersection de la 919 et du chemin menant à la station de pompage. Outre la pancarte relative à la Société de Pêche on observe la ligne à haute tension qui remonte vers la forêt de Labaig et le Camp de César. DSC07538
11 . Pont Lavigne. Un des deux ponts du village enjambant le Vert. Cela méritait bien des photos car on s’y arrête lors de chaque promenade du coin. Après le pont le chemin de droite amène à St Pée-de-Bas, celui de gauche à Féas. DSC07362 DSC07363 DSC07364
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vues vers l’amont, vers l’aval, sur la ferme Bédécarrax.

12. Château de Bouès. Légèrement surélevé par rapport à la départementale 919, il abrite la famille Dornon qui, pendant quelque temps, proposait un gîte en ce lieu, permettant  aux visiteurs de bénéficier de son cadre de verdure, de son architecture extérieure et de la majesté de ses pièces intérieures. Aurélie Samani, fille Dornon, se révèle pianiste classique confirmée et se produit souvent dans la région.
Dans son livre « le guide du Béarn », aux Éditions La Manufacture, Louis Laborde-Balen décrit ainsi le site : Perché sur son tertre jardiné, le monumental château de Bouès comprend deux pavillons flanquant une façade à huit travées d’ouvertures, et à deux niveaux plus un mansardé.
DSC07541 DSC07540de part et d’autre de la 919, le château Bouès et la ferme Tos, limites entre Saint-Pée et Féas.

13 . Camp de César. Plusieurs sentiers dans le bois mènent au Camp de César, proche de la Ligne à Haute Tension qui traverse le village. Comme on le lit sur la pancarte ci-dessous la date de construction de l’ensemble est antérieure à la période romaine. Le plateau surélevé, entouré de palissades, abritait les gens et leurs bêtes. DSC07492 pancarte à la base du plateau de César DSC07493 détails de la structure du Camp de César DSC07496 enchevêtrement de broussailles, voilà ce qu’il en reste DSC07501 ce n’est pas un descendant de César mais un descendant du Camp de César

14. Chemin karstique. Une collection de 7 grottes est dispersée dans le bois reliant St Pée à Féas. Leur exploration n’est autorisée qu’en certaines périodes, sous accompagnement de spéléologues avertis. L’abondance et l’intérêt de ce sujet expliquent qu’il fera l’objet d’un article particulier de mon blog. Ci-dessous le panneau de signalisation à l’entrée du parcours avec les premières explications et une situation géographique de l’ensemble. DSC07463 le chemin karstique entre Saint-Pée et Féas DSC07365 photo du panneau d’entrée du chemin karstique

Entreprises E.

1. ESAT (établissement et service d’aide par le travail)et Adapei (association départementale de parents et amis de personnes handicapées mentales):  jeunes et adultes en difficulté trouvent en ce centre l’occasion de s’exprimer manuellement et de proposer au public leurs œuvres, au Marché d’Oloron par exemple ou à l’occasion de journées festives comme Noël. On leur doit en particulier le Buffet de Mamie (confitures). Récemment une récupération de bouchons en plastique permettra, par leur revente, de financer l’achat de matériel à des personnes souffrant de handicap moteur. Pour Noël les chocolatiers de l’Esat ont réalisé une œuvre d’art en chocolat : une boule de Noël en chocolat noir et blanc.

2. Oloron pneus Micaëlla: dépannages

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entre le Lycée Guynemer et la Cité Mirande, entrée des deux structures Oloron-pneus (dépannages) et C.A.T.

3. Séby : matériel agricole. DSC07396établissement Séby, voisin de la Maison du Poète

4. Darget : marbrerie ayant succédé à l’ancienne scierie Lafourcade. Outre les monuments et stèles funéraires la marbrerie livre des sculptures, bornes kilométriques, ronds-points… DSC07534
5. Bouenou-Bédécarrax : à l’emplacement de l’ancienne ferme, Bruno, un des fils de la maison a implanté son entreprise de plaquiste. DSC07544
6. Hyppolite : garage de la troisième génération, Vincent et sa sœur Marina avec la présence active de leur père Claude qui livre bois et mazout comme le fit son père auparavant. DSC07542 le garage Hyppolite si accueillant et compétent pour tout dépannage (des pannes de tout âge) ou réparation. DSC07543 maison d’habitation voisine, de style pas commun

7. Bédécarrax : Christophe, le frère de Bruno, qui, en plus de tenir la ferme (voir plus bas) se mue en transporteur de diverses  récoltes ou des matériaux tels le gravier chez les particuliers.

8. Moulia : un artisan multifonctionnel (couvreur, maçon, carreleur …) qui œuvrait déjà dans notre maison à l’époque de mes parents. Il prend une grande part à la rénovation de ladite maison.

9. Iguazel : charpente, zinguerie …

Fermes F.

1. Tos : Jean-Louis partage le travail avec la famille Cardassay (neveu et beau-frère). Jadis Loulou laissait à disposition de la jeunesse saint-péenne une partie de grange, ouverte en fin de nuit jusqu’au lever du soleil. Les discussions et chansons de la nuit écoulée s’achevaient autour d’une table bien garnie. DSC07539la ferme Tos : au fond à gauche la grange où nous faisions la fête et refaisions le monde ; en arrière plan, à droite, le Soum de Tèse, terme d’une promenade classique

2. Moulia : quelques vaches, prairies, champs, complètent les occupations de notre vaillant artisan.

3. Bédécarrax :  entre autres, Christophe assure la production de veaux sous le label biologique.

4. Larroudé : notre plus proche voisin. À Joseph et sa sœur Julienne ont succédé, dans les années 60, leur neveu Jeannet et sa femme Simone avant de passer le relais à Daniel et Jacqueline. Vaches laitières et à viande se côtoient. Daniel instrumenta à son époque dans l’équipe junior du FCO.DSC07535
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deux clichés de la ferme Larroudé

5. Oscamou : notre histoire personnelle mérite quelques détours. Pierre et Angélique Estrate à l’origine de la ferme eurent trois enfants, soit, par ordre chronologique, Jeanne, Louis, Marie. Jeanne Berdot, ma maman partie vivre en région parisienne dès l’âge de 14 ans ; elle épousa plus tard  Jean Berdot, qui habitait aussi initialement Saint-Pée, en notre actuel logis ; Louis Estrate qui avec sa femme Madeleine tint un des bistros du village -voir plus bas ; Marie Oscamou qui assura la succession de la ferme avec son mari Bernard avant de laisser la place à mon cousin Jean et sa femme Claudine. Après l’élevage de brebis (et la fabrication de fromage), Bernard et Jean se lancèrent dans celui des vaches laitières.
De cette ferme familiale  mes frères et moi aurions beaucoup d’anecdotes, de vécu, d’émotions, à transmettre mais cela prendrait trop de place dans le sujet de ce jour. Enfants de la ville, nous y avons puisé des enseignements qui ne nous ont jamais quittés. Nous avons tissé des liens indéfectibles avec nos trois cousins germains (les seuls de notre famille) : Jean, Henri, Françoise. Grâce à cette dernière notre horizon s’est élargi jusqu’à …  Saint-Pée-de-Bas par l’intermédiaire de son mari Constant Bergeras, de la famille et des amis de ce dernier, comme on le détaillera dans la deuxième partie à venir. Dans notre jeunesse Fafa, seule fille au milieu de six garçons (frères et cousins), joua parfaitement le rôle de la sqaw liée au poteau et délivrée quand on y pensait. Avec Henri nous sillonnâmes en de nombreuses occasions pics et lacs de montagne, mais je me demande pourquoi j’emploie le passé simple alors que les chemins de randonnée nous accueilleront aussi dans le futur, tout simplement. En bricolage, les conseils et les coups de main de notre cousin se sont avérés maintes fois décisifs. Avec Jean nous avons aussi partagé quelques balades pyrénéennes, nous fûmes de la première prestation de Saint-Pée au festival de Siros, en 1969, avec le fameux « où vas-tu de ce pas Nicolas ? » -associés à nos amis de St-Pée-de-Bas et à notre voisin Jojo Lacanette- et le rugby nous réunit avec l’ensemble des St-Péens pour affronter le club d’Aramits en ces mêmes années 70.
plusieurs photos de notre berceau s’imposent DSC07486 DSC07487 haut : une des anciennes granges et la maison bâtie sur le stade « des pommiers » bas : autre ancienne grange et une partie de la nouvelle habitation rénovée DSC07533 vue générale de la ferme Oscamou avec à gauche l’ancienne ferme Poulit et au fond les inévitables pics d’Anie et d’Arlas

6. Poulit : ancien nom de la ferme dont les terres sont travaillées par deux exploitants, Sartolou et Lapeyre.

7. Labaquère : entre cette ferme et l’Eglise se tenait le local de Radio Mélodie, dont ne subsiste que l’antenne, que dirigeait Pierrot, le frère de l’agriculteur Thierry.
DSC07379derrière l’Église apparaissent des toits de la ferme Labaquère et l’ex antenne de la radio locale Radio Mélodie
DSC07606deuxième partie de la ferme Labaquère

8 Estanguet : la maison se situe sur le quartier Sainte-Marie mais les terres débordent sur Saint-Pée et ce sont des agriculteurs de Saint-Pée qui les entretiennent (Fourcade puis Miaramon et Bergeras). Le renommé Tony Estanguet, triple champion olympique de canoë-kayak, depuis peu membre du CIO (Comité International Olympique), et son frère Patrick, lui aussi primé au niveau national, passaient leurs vacances dans cette ferme tenue alors par leur tante et leur oncle.

Depuis notre jeunesse (avant-hier) l’aspect du village a subi bien évidemment des modifications. Pour les « anciens » je remémore quelques établissements ou sites disparus. Deux bistros très proches géographiquement égaillèrent (et éduquèrent ?) le village durant de nombreuses années. Chez Estrate, face à la ferme Oscamou, café tenu par la famille proche, un quillier regroupa, jusque dans les années 50/60 les « quilhadors » de la région pour lesquels le seul doping autorisé était le Jurançon, sec ou moelleux selon les époques. Ce bistro fut le creuset de notre apprentissage linguistique car lieu de réunion de toutes les générations où leur langue maternelle, le Béarnais (certains hélas utilisent encore le terme de patois), guidait les conversations, les chants, les parties de belote ou de manille et, parfois, les disputes ou « pelejas ». Spectateurs attentifs dès notre première enfance puis acteurs assidus quelques années plus tard, nous y forgeâmes un groupe qui s’illustra (sans se prendre pour des lustres) tant autour de la chanson qu’au rugby : voir le précédent article du 30/08/14 « rencontres rugbystiques Aramits/Saint-Pée au siècle dernier ». En écoutant les « vieux », en les enregistrant parfois à l’aide d’un magnéto à cassettes, Saint-Pée se constitua peu à peu un répertoire qu’il diffusait ensuite, au coin d’une buvette ou sur scène, comme à Siros en maintes occasions. Quand les bergers et leurs troupeaux descendaient de la montagne en septembre ils s’arrêtaient chez Estrate pour reposer les organismes et se désaltérer. Si un habitué proposait des truites ou un poulet, même dans l’après-midi, Madeleine préparait le plat et les villageois n’avaient qu’à régler les chopines de rouge ou de blanc (parfois le mélange). Il arrivait aussi que la famille d’un défunt y invite à une collation les participants de la cérémonie. Le café ferma vers 1990 et disparut avec lui tout un pan de vie sociale et culturelle. Les photos qui viennent décrivent les deux périodes que connut l’établissement Estrate car une nouvelle dépendance fut bâtie dans les années 70 : à partir de ce moment on distingua donc ces deux bâtiments par l’appellation « ancien » ou « vieux » bistro pour l’un et « nouveau » bistro pour l’autre. DSC07484 DSC07485 le « vieux » bistro : son entrée et ses deux grandes pièces puis sa cuisine, légèrement en contre-bas, qui accueillait les intimes et les habitués. DSC07483 le « nouveau » bistro, face avant : très grande pièce avec bar et toilettes. Côté famille, s’y déroula le repas de baptême de Maryline Bergeras et Vincent Berdot en 1974.

À 50 m de là, l’autre café, Caillabet, à l’intersection du Chemin des Charrois et de la Route de Barétous, faisait le plein, sans jeu de mots, principalement le dimanche, car alors un bon nombre d’hommes suivait la messe dominicale. Le téléphone public trônait chez Caillabet puisque les foyers n’en disposaient pas encore chez eux. Enfin, l’établissement servait de dépannage  pour quelques denrées alimentaires. Point de photo disponible car la maison a été détruite il y a quelque temps.

Une deuxième épicerie, Louhau, desservait le village, bien utile pour sa proximité car les courses s’effectuaient beaucoup en vélo et le quartier de la ville le plus proche, Sainte-Marie, se situait à un peu plus que 3 km. Ces dernières années, un ébéniste très apprécié, Casta, occupa les mêmes lieux avant de partir en retraite en 2014. DSC07532photo de la maison Louhau-Casta prise du chemin du Poète

Depuis quelque temps déjà plusieurs fermes ont cessé leur activité ou leurs terres sont cultivées par d’autres agriculteurs du village ; leurs noms bercèrent notre enfance. Citons Pantane, Labrucherie-Mon, Casanave, Coussau (voir Labourdette), Larré, Soubies.

Ces deux dernières années d’autres locaux d’artisans ont disparu comme ceux du plaquiste Bayautet ou déménagé comme CBA-Point P (sable, bois …) transféré dans la zone artisanale de la Route de Bayonne. Une aire de quad a également fermé ses pistes récemment.
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juste après la ferme Jacob se tenaient Point P et le quad

Une des maisons qui m’impressionnait pour sa majesté est l’ancien presbytère, habité alors par le curé de Saint-Pée (et d’Agnos), à l’angle du Chemin des Charrois et du Chemin du Poète. DSC07545DSC07557

l’ancien presbytère de Saint-Pée

Notre enfance resta marquée par les grincements, les sifflements, les chuintements (l’ensemble constituant une sorte de musique peut-être pas harmonieuse mais berceuse) de la scierie Lafourcade, juste en face de la maison de notre grand-mère, de l’autre côté de la 919. On s’autorisait à ramasser les « esters » et autres copeaux qui jonchaient le sol, ainsi que la sciure jaunâtre et poussiéreuse, qui servaient à alimenter le feu de cheminée (poêle). Nous utilisions aussi la sciure pour y tracer des pistes sur lesquelles glissaient nos voitures miniatures. Comme je le dis plus haut, la marbrerie Darget occupe maintenant l’emplacement de la scierie.

Je termine par ce qui demeura longtemps la plus « grande » exploitation agricole de Saint-Pée, Jacob, située sur la Mielle, face au stade de Saint-Pée. Dans cette ferme notre grand-père Estrate apprit le métier avant de s’installer quelques kilomètres plus loin. Avec désolation on observe maintenant un délabrement régulier de cet ancien haut-lieu du village.
photos de l’ancienne ferme Jacob, sur la 919, face au Stade de Saint-Pée, avec le ruisseau la Mielle qui la longe. 
DSC07523 DSC07524 DSC07525 DSC07527 la Mielle devant Jacob avec les deux plaques : avenue du 19 mars 1962, vers Saint-Pée, et avenue du Corps-Franc-Pommiès 49è R.I., vers Sainte-Marie

Transhumances

Dans les Pyrénées, les transhumances débutent entre la mi et la fin juin (phase aller, de la plaine vers la montagne) et s’achèvent fin septembre début octobre (phase retour, de la montagne vers la plaine). Elles concernent principalement vaches et brebis mais aussi chèvres, ânes et chevaux.
Dans notre enfance, seul le passage d’un troupeau traversant Saint-Pée en provenance de la vallée de Barétous pouvait interrompre la partie de foot ou de rugby engagée avec les amis du village et les cousins. Ces derniers arrêtaient de courir après le ballon pour partir à la rencontre des ovins : pour nous autres citadins cela paraissait extraordinaire de ne pas terminer une action de jeu ( même si l’ailier était sur le point de déborder et marquer un essai !) pour écarquiller les yeux devant ces centaines de brebis stationnant dans un enclos qui jouxtait le café dans lequel les bergers et accompagnateurs se désaltéraient quelques instants. Depuis, le déplacement vers les estives ou en provenance de celles-ci s’effectue le plus souvent dans des bétaillères, ce qui représente bien sûr un gain de temps pour les intéressés et moins de perturbation du trafic routier, mais prive les voyeurs que nous sommes de scènes pittoresques mêlées de poésie. Dans le premier CD du groupe Camin Casa, un couplet de la chanson « Nosta lenga » évoque cette nostalgie de la transhumance pédestre :
Quin plaser d’espiar passar los tropèths d’anhèras (Quel plaisir de regarder passer les troupeaux d’agnelles)
Quan baishavan de la montanha abans lo hred (Quand ils descendaient de la montagne avant le froid)
Que caminavan tranquilets e guilharets (Ils cheminaient tranquilles et guillerets)
Ara son apielats dens camions com paquets (Maintenant ils s’entassent dans des camions comme des paquets)
On peut distinguer deux aspects de la tradition pédestre, actuellement, que j’appellerais transhumance médiatique et transhumance familiale.
La transhumance médiatique.
Elle est objet de publicité dans presse et radio locales, associée à un cérémonial ciblé, tant dans les horaires que dans les manifestations organisées autour de la procession, ceci afin d’attirer les touristes mais aussi la population de la région.  On sort appareil photo, caméra … et portefeuille car ces instants sont propices à se retrouver autour d’une table ou d’une buvette. Des villages comme Laruns ou Lourdios consacrent ainsi une journée à la fin des estives où ils invitent le voisinage à partager avec eux la solennité du moment. Cette année la ville d’Oloron programmait une fête de la transhumance à laquelle j’assistais, le 04 octobre. Le troupeau de Michel Miramon (berger de Saint-Pée), constitué essentiellement de brebis, provenait  d’une estive de la vallée d’Aspe, au-dessus de Sarrance. Il chemina par Lurbe, Eysus et la Route des Cimes conduisant au quartier Sainte-Croix d’Oloron. A partir de la Crois Balma située environ à 3 km de la Place Saint-Pierre, terme du voyage, le troupeau fut suivi par de nombreux marcheurs de tout âge, en particulier des chanteurs de plusieurs groupes vocaux des environs, invités par les organisateurs. Ensemble guidé par un quintet de musiciens aux instruments traditionnels, dirigé par les frères Arrosères, alternant accompagnement musical et chant, en l’occurrence « pòts cambiar ». Tout au long du parcours les habitants appréciaient le spectacle à la fenêtre ou sortaient sur le pas de porte, rejoignant même parfois le cortège. Après l’apéritif offert sur la Place, d’où jaillirent les premiers chants collectifs à capella, un repas fut proposé par la Calandreta d’Oloron et les divers groupes purent exprimer leur talent et dérouler leur registre étendu.
La transhumance familiale.
Elle se déroule en général à l’écart des projecteurs et micros, sauf il y a un an quand TF 1 filma à la Pierre saint-Martin, le départ et les premiers kilomètres de la descente, sûrement par réaction de jalousie au reportage de France 2 sur Paul Haritchabalet (4 ans) s’occupant de ses brebis en montagne quelques mois auparavant. Pour ma part j’ai participé cet été à deux de ces transhumances familiales, dont je décris quelques aspects.
De la Pierre Saint-Martin à Lanne en Barétous.
De la cabane Sottou, au Col de la Pierre Saint-Martin, jusqu’à la ferme Manaüt située entre Lanne et Barcus, le dénivelé tourne autour de 1500 m. Cette année Hélène et moi n’étions pas en Béarn lors de la montée du mois de juin, dont le trajet diffère de celui de la descente, comme on le voit sur le schéma donné un peu plus loin. Les photos qui suivent proviennent des mêmes parcours les années précédentes, tant dans un sens que dans l’autre. Comme d’habitude, la saison estivale se termine quelques jours après le week-end consacré au Concours des chiens de berger à Aramits, cette fois le 24 septembre. Avant le départ autour de 9h du matin, il fallut regrouper le cheptel un peu éparpillé durant la nuit et écarter quelques brebis ou chèvres venues de l’extérieur, peut-être pour une fête nocturne ovine. La phase suivante vit l’installation de cloches autour du cou de certaines brebis, pas n’importe lesquelles. La préparation s’achève par un casse-croûte dans la cabane et le chargement dans la voiture-balai de quelques ustensiles à redescendre dans la vallée. Les photos ci-dessous balaient quelques vues autour de la cabane.

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De haut en bas : la cabane Sottou, le Pic d’Arlas situé en face (à une demi-heure à pied) et une vue de la descente vers l’Espagne (vallée de Roncal). Sur ce dernier cliché on distingue un affichage rouge au-dessous duquel se situe l’entrée du gouffre où le spéléologue Marcel Loubens perdit la vie en 1952. Une pancarte à sa mémoire est disposée devant cette entrée.

été 2012 033      Le  gouffre de la Pierre Saint-Martin

 

tout 111        Les Pics d’Anie (2508 m) et d’Arlas (2100 m ) vus de la cabane Sottou(1800 m)

tout 181        Le troupeau dans l’enclos avec la salle de traite en fond

Pour les connaisseurs de la région les parcours apparaissent sur le schéma : trajet (1) pour l’aller en juin et trajet (2) pour le retour en septembre. img801 Sites rencontrés successivement : station de la Pierre Saint-Martin, col du Soudet, col de Suscousse, plateau de Benou puis, après la traversée du bois, retour sur la route goudronnée vers le quartier Barlanès de Lanne et enfin le village de Lanne et la  route de Gastellondo, quartier de Barcus, pour atteindre la ferme Manaoüt de la famille Haritchabalet. La « promenade » s’effectue sous un ciel grisâtre, avec une température douce, ce qui facilite les efforts des marcheurs et des animaux, les uns et les autres moins incommodés par la chaleur et le soleil des précédentes années. Les photos qui viennent sont un mélange des deux situations (montée et descente).

detout 095 La chienne accompagne bien sûr le troupeau

detout 098 On ne se lasse pas d’entendre le « gourgoulis » du gave

detout 102 Cette fois le troupeau s’étire

La première pose réelle se tient sur le plateau herbeux de Benou, après être passés à Suscousse et avoir longé les pistes de raquettes de la station d’Isarbe, pose appréciée des brebis qui, en se retournant, peuvent apercevoir au loin le Som de Lèche, du pied duquel nous sommes partis.
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Deuxième arrêt conséquent à la sortie du bois donnant sur la route de Barlanès (Elicherry), vers 13h30. Halte habituellement consacrée au déjeuner, après avoir parqué le troupeau. Les photos qui suivent décrivent la halte déjeuner de l’aller, à la Mouline, autour de minuit, car la montée aux estives en juin se déroule entre 20 h le soir et 7 h le lendemain matin. Comme on le voit des amis participent parfois à la transhumance et à l’ambiance.

 

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Le casse-croûte des marcheurs

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Le casse-croûte des brebis au même moment

 

Pour ce qui nous concerne en ce jour, seuls se restaurent les trois accompagnateurs du départ, rejoints par Henri le porteur des victuailles. Sylvie et son fils Paul (5 ans, comme le temps passe vite !) nous attendent pour prendre le relais et continuer à mener le troupeau. Pas de souci : nous sommes mercredi après-midi et Paul n’a pas école, il peut rejoindre ses compagnes frisées de l’été. Arrêt minimum donc pour le troupeau mais, comme dit plus haut, le temps le permet et d’ailleurs, en cette journée clémente, aucune brebis  ne souffrira de cette longue marche et ne nécessitera aucun soin. La voiture-balai n’entrera pas en action. Ainsi, durant plusieurs kilomètres, le troupeau suivra docilement nos deux personnages. Nous les rattraperons plus tard en voiture et nous serons alors 5 à aider les automobilistes à se frayer un passage, voitures plus nombreuses maintenant que nous nous rapprochons de la « civilisation urbaine ». Avant de s’engager sur la grande route départementale une dernière pose est proposée au troupeau et c’est vers 17 h 30 que la ligne d’arrivée est franchie, au soulagement de quelques pieds, mollets et genoux fatigués. Encore quelques photos pour illustrer ce voyage sans radio ni télévision ni écran de toute sorte : on peut survivre sans.

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Echanges de regard

 

 

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De Magnabaigt à Gabas.
Ma deuxième participation à la transhumance, avec Jean Fourcade, concerne celle du troupeau de vaches béarnaises de Monique et Jeantet Lahitette, de leur cabane de Magnabaigt au village de Gabas (vallée d’Ossau). À partir de Gabas les 16 vaches concernées furent chargées dans une bétaillère et acheminées à la ferme de Ledeuix.
Dans notre région prédominent quatre espèces bovines : la Bretonne (robe noir et blanc, laitière), la Montbelliarde (robe marron et blanc, laitière), la Blonde d’Aquitaine (viande) et la Béarnaise. Cette dernière, avant l’introduction du tracteur, servait à l’occasion en remplacement des bœufs pour tracter des chars, du fait de sa robustesse et de sa relative docilité. Sa production en lait restait minime mais contentait l’approvisionnement de la ferme. Si bien que peu à peu l’utilisation de la Béarnaise diminua et que la conservation de l’espèce commençait à se poser. Heureusement quelques pionniers se lancèrent ces dernières années dans sa réintroduction, notre ami plombier Bernard Mora étant un des premiers à lutter contre l’extinction de la Béarnaise. L’article ci-dessous, paru dans la « République des Pyrénées » du 09 septembre dernier, rend compte de l’état actuel du cheptel.

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Entre Magnabaigt et le lac de Bious-Artigues la traversée du bois nécessita une réelle vigilance car ces dames ne sont pas aussi prévisibles que leurs cousins ovins. En effet, certaines d’entre elles prennent des initiatives de raccourci dans des terrains parfois accidentés et il faut les regrouper de temps en temps pour ne pas en perdre une. L’une d’elles veut étaler sa force et n’hésite pas à bousculer les plus jeunes : qui c’est le chef ici ? Sur la route entre Bious et Gabas la circulation automobile était bien moindre que celle que nous connaissons l’été mais il fallait rester quand même attentif à toute réaction inattendue de nos compagnes de voyage.

Fin de cette deuxième « promenade » à travers prairies, bois, chemins, villages, habitués au rythme des agnelles, brebis, génisses, vaches, bercés par la musique de leurs sonnailles. Vivement l’année prochaine pour retrouver cette ambiance sereine et rassurante dans des montagnes pour l’instant encore préservées des polluants de toutes sortes de la ville.