Autour du château d’eau de Saint-Pée d’Oloron : première partie

Depuis de nombreuses années une marche (ou un footing, une course quoi) matinale, voire digestive, nous transporte au-dessus de la Départementale D 919, vers le château d’eau de Saint-Pée. Partant de la maison Berdot (point 0 du schéma ci-après), nous pouvons décrire plusieurs boucles, notées 12345-6 sur ce même schéma. Dans ce qui suit, du fait du nombre très important de photos proposées, nous nous contenterons du début des trajets 123, des points 0 à 9.
Les visiteurs amis que nous recevons connaissent pour la plupart, soit le parcours 1, soit le parcours 2. Ces parcours sont décrits ici dans le sens des aiguilles d’une montre même s’il nous arrive de choisir parfois l’autre sens.
Pourquoi autant de photos vous sont-elles proposées pour illustrer ces balades ?
Tout simplement parce que, égoïstement, j’imagine le jour où les jambes refuseront de me porter aussi longtemps : n’exagérons pas, la durée dépasse à peine l’heure, sauf si on croise une connaissance qui engage la conversation (c’est toujours l’autre le responsable, bien sûr). Encore plus fort, imaginons que le trajet en voiture me soit interdit. Imaginons aussi que je sois nommé Ambassadeur Culturel de Barétous au Turkistan Sud. Dans ces deux situations j’apprécierai de retrouver, grâce à l’ordinateur, sans quitter ma demeure, les lieux tant prisés par les yeux : collines, prairies, bois, animaux, montagnes au loin, clochers de Bidos et d’Oloron …
Certes, il manquera les odeurs multiples (et variables selon les saisons) ainsi que la musique des clochettes des troupeaux ou des pépiements des oiseaux. Il manquera aussi les rencontres auxquelles je faisais allusion plus haut, en particulier celle du cousin Jean revenant lui, non pas d’une balade mais d’un tour de piste auprès de ses prés et de ses vaches.

Schéma général.

Aucune échelle des distances n’est indiquée mais ces distances sont à peu près respectées. De même tous les virages ne figurent pas, sauf les tournants autour de 90°. Les croix X apparaissant correspondent à des maisons dont les noms sont cités dans le texte.

Considérons d’abord les parcours notés
1, 2, 3.

Ils passent tous les trois par les points de 0 à 9, se séparent ensuite : 1 et 2 poursuivent ensemble de 9 à 11 alors que 3 descend de 9 à 10. Puis 2 descend de 11 en 12 directement alors que 1 décrit 11, 13, 14 puis 12.
On retrouve ensemble 1 et 2 de 12 à 10 puis 1, 2, 3 ensemble de 10 à 2.
Les parcours 4, 5, 6 n’apparaitront que plus tard dans d’autres articles.

Partie commune aux parcours 1, 2 et 3 (de 0 à 9)

* De chez Berdot à la maison Caillabet (de 0 à 2)
De 0 à 1
On quitte la maison Berdot par l’Impasse du Gouloure en longeant le champ de maïs de chez Larroudé. Au bout de l’Impasse, devant la ferme Larroudé, trois premiers clichés autour de la Départementale D 919.
1. Sur la gauche, vers le pont de Titaine, direction Féas (point 15 du schéma). Dans notre jeunesse n’existait pas le ramassage des déchets des particuliers. On amenait dans une brouette certaines ordures individuelles, que l’on devait considérer bio-dégradables, et on les jetait du haut du pont de Titaine dans le ruisseau qui vagabondait en dessous avant de rejoindre le Vert qui lui-même se jette dans le Gave d’Oloron, celui-ci dans le Gave de Pau et ce dernier dans l’Adour avant de retrouver l’Océan Atlantique. Bref, certains de nos déchets atteignaient-ils peut-être la côte Est des États-Unis.
2. Vers la droite, direction Oloron, (point 1 du schéma).
Sur la droite du cliché, maison Larroudé, au fond maisons Casanave et Oscamou.
3. En face du point 0 : pré Larroudé

On se dirige maintenant vers le point 1‘ avec quelques vues prises sur le trottoir de la D 919.

4. Sur la droite de la Départementale, entre 0 et 1‘ un autre pré Larroudé et, au loin, en léger surplomb, le chemin que nous emprunterons un peu plus tard, reliant les points 3 et 4.
5. Sur la gauche de la D 919, on distingue mieux que précédemment, au fond, les maisons Casanave, Oscamou père, Oscamou fils, mais aussi Ibaroule, de l’autre côté (point 1).
6. Nous voici au point 1‘, intersection de la D 919 et du chemin des Charrois. Une croix dite de Cendrin marque ce croisement. Dans une précédente « Réparties de campagne » je rappelais l’anecdote suivante, liée au point 1‘ : Certains enfants du village organisaient pour eux-mêmes des courses de vélo contre la montre. Le parcours consistait en une boucle à travers le bourg, sur des chemins étroits, et se terminait par une portion de la Départementale. Pour accéder à celle-ci et à son trafic parfois important, il fallait s’arrêter à un Stop, où la visibilité était masquée par les deux maisons situées en coin de rue (ces deux bâtiments ont été détruits depuis). Un des concurrents ne désirait pas perdre du temps à respecter ce règlement pour adultes et pour engins motorisés. Aussi, lorsqu’il arrivait au croisement concerné il ralentissait à peine sa course pour effectuer un signe de croix qui devait le mettre à l’abri, pensait-il, de tout accident puisqu’il s’était placé sous la protection du Seigneur. Il gagnait donc du temps sur ses adversaires qui, eux, respectaient le stop.   
Le point 1 apparaît plus nettement sur cette photo.
7. Toujours du point 1‘ : photo du départ du chemin des Charrois qui se prolonge jusqu’à Saint-Pée de Bas. Demeure le panneau annonçant les « Bœuf Barbecue » de certains mercredis soirs de l’été. Le Comité des fêtes de Saint-Pée organise, à l’ancienne école du village, plusieurs mercredis soirs de juillet et août, une réception, autour de grillades, agrémentée de musique et chants. La partie « artistique » est ouverte à tous les volontaires, amateurs comme confirmés, auxquels le Comité offre estrade, micros, batterie …
On termine cette partie par des photos, prises encore de la route, des maisons qui nous sont familières, entre 1 et 1‘, donc après que je me sois retourné par rapport aux précédentes vues.
8. Ancien bistrot Estrate tenu par l’oncle Louis et la tante Madeleine, où je connus ma formation de chant et découvris bon nombre d’amis. Un papier spécial pourrait être consacré plus tard à ce lieu magique foisonnant d’anecdotes en tout genre. Dans le prolongement du café les maisons Ibaroule (ex Sansot), à gauche, et Casanave, à droite.
9. Ibaroule, Casanave et, plus loin, Larroudé.
10. Maison Oscamou père, ma génération. Jean et Claudine (successeurs de Marie et Bernard) ont osé bâtir au milieu du pré que nous appelions « sous les pommiers », lieu de rencontres homériques de rugby et, parfois, de footbal, entre jeunes de Saint-Pée, du Haut comme du Bas, dans les années … 60. J’y fais référence dans un ancien article à propos de deux confrontations de rugby entre Saint-Pée et Aramits.
11. Maison Casanave habitée maintenant par Mado après Marie-Louise et René, un personnage typique du village à l’époque.

De 1 à 2.

12. Nous voici au point 1, intersection de la D 919 et du Chemin des Barthes, photo prise entre 2‘ et  1 avec en fond la ferme Oscamou sur la Départementale. 13. Jouxtant la ferme, la Maison Oscamou fils occupée maintenant par Pierre, Marie, Esteban et Emma.
D’autres vues entre  1 et 2‘ :
14 et 16. On se rapproche de 1 .
15. Vue à droite sur la ferme Poulit en direction d’Oloron.

Au point 2le chemin part en angle droit vers le point 2. Tout à l’heure nous longerons le haut du pré pour le déplacement des points 3 à 4. Au premier plan une construction récente remplaçant une masure depuis longtemps rasée, occupée durant notre jeunesse par Poulain, une gloire locale à l’origine de nombreuses anecdotes savoureuses.
17. Arrêt en 2

18. L’angle droit  2 vu de 2 .

* De Caillabet au Château d’eau (de 2 à 5)

De 2 à 3.
Sur le cliché suivant, pris en 2, on observe la montée vers le point 3.
19. Au croisement 2 maison habitée de longues années par Mimie Caillabet-Lescaille, avec de nouveaux occupants depuis quelques années.
Entre 2 et 3  vue plongeante sur la droite et la D 919.

20. Tiens ! Une piscine à Saint-Pée !
La fin de la montée de 2 à 3.


21. On va arriver au point 3  et son virage à angle droit.
21 bis. Juste avant ce virage vue plongeante sur la droite avec au fond la Maison Berdot.
Nous voici en 3 et une première photo, prise sur la droite, sur le pré Berdot. On l’appelle « pré de la vigne » puisque le grand-père Jean-Pierre y cultivait quelques pieds. Mon frère aîné Pierre se souvient d’avoir participé aux « vendanges » en piétinant la récolte. La cabane est d’époque, mais ce n’est pas un Musée qu’on visite.
22. Si l’on en croit certain(e)s colporteurs de ragots, cette cabane aurait été utilisée de temps en temps par notre grand-père (paternel) pour des rendez-vous galants. Nous faisons fi de tels racontars.

22bis. La même cabane, prise de côté, à partir du chemin latéral, en pointillés sur le schéma général.
Toujours du point 3  une deuxième photo, prise sur la gauche, d’un pré anciennement Poulit.

23. Terrain appartenant maintenant aux propriétaires de la maison 2′ (cliché n°17)

De 3 à 4.
Plusieurs vues entre 3 et 4.

24. De 3 à 4  le chemin est pentu : on retrouve à droite le pré Berdot et à gauche le pré Poulit.
25. Une vue du pré Berdot et de l’espace en arrière.
26 et 27. Deux clichés un peu plus haut sur la gauche avec quelques toits de Saint-Pée.
28. Je me suis retourné pour observer au loin la colline au-dessus du village d’Ance que l’on aperçoit longtemps le long de la D 919.
29. Sur la gauche en approchant de 4 le cousin Jean (et son tracteur) travaillant (pléonasme) dans un champ dit de Calle.
Une vue plongeante sur la ferme Oscamou.
29 bis. Notre mère passa sa jeunesse dans cette ferme, alors Estrate, nom de son père, avant que sa sœur Marie n’épouse Bernard Oscamou l’Arettois.
Au fond, à droite de la ferme, apparaît, entre le feuillage des arbres, le clocher de l’Église du village.
Et nous voilà au point 4 avec trois nouvelles photos.

30, 31 et 32. On vise au loin la D 919 entre la sortie de Saint-Pée et Oloron-ville.
En 4 le chemin tourne de nouveau à angle droit et se dirige vers le point 5.
De 4 à 5.
De 4 vers 5 le chemin est très peu pentu, on peut souffler.
33. Le parcours débute entre un bois fourni, sur la droite, et le pré Lapeyre, anciennement Poulit, sur la gauche. La distance entre 4 et 5 étant plus importante que lors des précédents intervalles, on peut proposer plusieurs blocs de photos entre ces deux points.
− Première série entre 4 et 5 .

34. La suite du bois sur la droite, sur une distance assez longue.
35 et 36. Deux vues d’Oloron et de la D 919,sur la gauche, à travers la haie du pré Lapeyre.
− Deuxième série entre 4 et 5 .
37. Je me retourne pour montrer, sur la droite du chemin, l’entrée d’une clairière autrefois siège d’une ruche.
38. Fin du grand bosquet qui nous accompagnait depuis 4 et début d’un grand pré de Labaquère.
39. Sur la gauche cette fois, fin du pré Lapeyre qui lui aussi nous suivait depuis 4.
− Troisième série entre 4 et 5.
40. On se rapproche de 5. Au loin, ouvrez l’œil, un cycliste qui vient de me doubler.
41. Avant le dernier virage donnant sur 5, je me retourne vers 4 pour visionner la dernière ligne droite parcourue, avec une randonneuse pédestre. Si on ne la distingue pas c’est qu’elle est tombée.
42. Encore 50 m et on arrive en 5, avec le château d’eau qui se devine au fond à gauche.
− Quatrième série entre 4 et 5.
Juste avant d’arriver en 5 (château d’eau), deux photos prises vers la droite.          

43. Au fond la colline boisée derrière laquelle se trouve le Camp de César (voir précédent reportage sur Saint-Pée).
44. Le même pré avec un aperçu de la chaîne pyrénéenne.

Photos prises depuis le point 5.
45. Face au château d’eau, dont la majeure partie s’enfonce dans le sol : ce n’est pas la structure classique des châteaux hauts et cylindriques que l’on aperçoit de loin juchés sur une colline.
46. Un des côtés du château d’eau, qui alimente en partie en eau l’agglomération oloronaise.
47 et 48. L’arrière du château d’eau.
Lors d’une précédente marche j’avais déjà mitraillé l’horizon du château. Dans les 4 photos ci-dessous on retrouve donc des similitudes avec certains clichés précédents.


49 à 52. Tourné de dos au Château d’eau, balayage du relief pyrénéen avec le Pic d’Orhy au loin sur la droite.

* Du château d’eau au premier nœud de parcours (de 5 à 9)

De 5 à 7 (du château à la maison Betoueig)
Quelques vues d’abord entre les points 5 et 6.

53. Passé devant le château d’eau je me retourne pour prendre le Docteur Lacanette en train d’observer, à côté de sa voiture, une battue aux singuliers sangliers (début janvier 2018).
54. La photo suivante plonge vers le lieu de la battue. En zoomant on peut apercevoir un des chasseurs, revêtu de son gilet orange, et un de ses chiens.
55. La fin du pré qui nous suivait depuis quelque temps.
56. Au fond sur le bas on distingue la maison Estanguet devant laquelle nous passerons bientôt (point 6). Durant sa jeunesse le futur triple champion olympique de canoë kayak, Tony Estanguet, passait des vacances dans la maison de ses tante et oncle, avec son frère Patrice lui aussi médaillé de bronze une fois.
On se rapproche de 6 avec maintenant deux vues sur la gauche du chemin (au loin la route dite des crêtes) et encore une sur la droite, pré Estanguet.

57 à 59. Au bout de cette partie, le chemin se sépare en 2 : à gauche vers Oloron et son camping, à droite, vers la maison Betouig (qui nous intéresse).
60. On vient de passer 6 et on se dirige vers 7 . En se retournant on aperçoit la maison Estanguet (croisement de 6) et, en haut vers la gauche, le château d’eau.
Autres clichés à  suivre entre 6 et 7.
61. Légèrement retourné, salut lointain au château d’eau.
62. Cette fois dans le sens de la marche, vue lointaine de la maison Betouig (point 7)
63. Une dernière fois retourné pour saluer encore la maison Estanguet, au fond à gauche.
Toujours entre 6 et 7 les vaches dites béarnaises.
64 à 66. Dans le pré de gauche, les vaches de race dite béarnaise, presque disparues il y a une trentaine d’année, car moins productrices de lait que les « bretonnes » par exemple. Quelques éleveurs individuels comme l’ami Bernard Mora, ou le Lycée Agricole de Soeix, ont décidé de tout faire pour sauvegarder, dans un premier temps, puis assurer le développement de ces « béarnaises ».
Nous atteignons le point 7.
67 et 68. Portail de la maison Betouig et chemin continuant vers 8 .
◊ De 7 à 8.
Vues à venir entre les points 7 et 8.

69 à 71. Sur notre droite le pré Betouig très étendu où paissent souvent en paix d’épais chevaux et poulains.
72. Dernière partie droite avant d’atteindre le point 8 (sur la droite la fin du pré Betouig et sur la gauche le bois touffu).
Nous arrivons au point 8.
73. On voit bien que le chemin tourne à angle droit vers la droite (vers le point 9). Sur la gauche apparaît le début d’un sentier étroit qui s’enfonce dans le bois. Il mène au Camp de César, alors que la direction de celui-ci est indiqué vers le point 9, ce qui rallonge pas mal la distance (sentier numéroté 5 sur le schéma général).
74. Poteau indicateur du Camp de César (le point 9 est vers la gauche).
Toujours du point 8 vue avant la descente de 8 à 9.
75. Couleurs d’automne dans le pré sur la gauche du chemin.
De 8 à 9.
Trois approches de 9.
76. Début de l’itinéraire de 8 à 9.
77. Sur la droite, un autre côté du pré Betouig, photo prise au milieu des branchages de la haie.
78. On approche de 9.
Deux autres vues prises juste avant d’arriver en 9.
78 bis. En me retournant je retrouve la maison Betouig.
78 ter. Derrière Betouig, vue plongeante sur les bois où se déroulent des battues aux sangliers.
Arrivée au point 9.
Voici le point 9, croisement de 3 chemins comme on le voit sur le schéma général.
79. En arrière la direction de 8 , à gauche celle de 11, à droite celle de10.
Nous en terminons là pour cette première partie, parcours commun 123, de 0 à 9. La seconde concernera les parcours séparés 1, 2, 3 qui convergeront vers le point 10.

 

Barcelone 2017 : troisième partie

Barcelone : du 11 au 14 avril 2017 (partie 3).

De l’introduction proposée dans la première et la deuxième partie de « Barcelone 2017 » nous ne reproduisons que le schéma général des divers quartiers de la ville ainsi que les noms de ses principaux sites.



1
. Le camp Nou et Zona Alta
2. Quartier Gràcia et Parc Güell
3. Quartier Eixample, Sagrada Familia et la Pedrera
4. Barceloneta et Front de mer
5. Quartier la Ribera, musée Picasso, Església Santa Maria del Mar et Parc de la Ciutadella
6. Quartier Barri Gòtic, la Rambla, la Cathédrale et le Palau de la Música Catalana
7. Quartier el Raval, Marché Boqueria, Museu d’Art Contemporani (MACBA) et Centre de Cultura Contemporània (CCCB)
8. Quartier Montjuïc, fondation Joan Mirò et Musée National d’Art Catalan (MNAC)

Vendredi 14 avril.

Lever matinal car nous devons nous présenter à 9 h 15 au Palau de la Música Catalana pour une visite guidée en Français. Encore un éblouissement, devant la façade certes, nous l’avions déjà admirée les jours précédents, mais aussi pour les richesses fabuleuses contenues à l’intérieur, sans parler de l’exposé remarquable de notre guide. De la cinquantaine de photos que nous nous sommes tous les deux réparties il m’était difficile de n’en retenir que quelques unes : courage donc à nos amis lecteurs devant l’afflux de ces clichés (environ une quinzaine).
Le Palais de la Musique Catalane fut à l’origine conçu par l’architecte Lluís Domènech i Montaner pour y accueillir le fameux chœur de l’Orféó Català, fondé en 1891. Sa salle de concert mêle le sentiment nationaliste (musique catalane) et la culture internationale (Bach, Beethoven … ).

On commence par deux vues extérieures qui s’ajoutent à celles déjà inclues précédemment.

Deux vues de la façade du Palau de la Música Catalana

On retrouve la façade de briques rouges et les colonnes de mosaïques évoquées dans la deuxième partie.

On continue avec une vue du bar de l’entrée et une de la cour intérieure de l’édifice. Même dans le foyer éclatent les couleurs des divers matériaux utilisés : pierre, marbre, bois, mosaïque, verre.

Hall d’entrée du Palau de la Música Catalana


La cour intérieure du Palau de la Música Catalana

Nous découvrons maintenant la décoration luxueuse des parties intérieures, tant dans les formes que dans les couleurs, avec une prédominance des mosaïques.

La Salle de concert avec la scène, le piano et les Muses. La Salle est éclairée par la lumière naturelle grâce à la coupole renversée, composée de vitraux éblouissants polychromes. Elle est entourée de 40 anges.
A l’arrière plan de la scène se dressent 18 Muses en terre cuite, jouant de toutes sortes d’instruments de musique.


Premier aperçu de la scène, de quelques muses, de l’orgue, de quelques vitraux, d’un buste en plâtre.

Les vitraux des fenêtres de la salle laissent entrer la lumière vive du soleil ou celle plus sombre des nuages.


De nouveau deux vues plus générales.

Apparaissent clairement l’orgue, la coupole au plafond, les deux statues de part et d’autre de l’orgue, une partie des muses.

Les deux bustes dans la salle sont ceux de Clavé, représentant les compositeurs catalans, et de Beethoven, représentant la musique classique internationale.

Les tubes  : 3772 tuyaux en tout. Je ne les ai pas comptés, c’est notre guide qui nous a informés.

La Coupole décrite un peu plus haut, mise en évidence.

La Coupole centrale renversée

 
Gros plan sur un des deux bustes

Deux dernières images de ce lieu magique.


La salle de concert peut contenir 2140 places. Chaque année s’y tiennent 300 concerts et spectacles de danse : le soir même de ce jour se jouait Carmina Burana ; hélas nous repartions en Béarn dans l’après-midi et nous n’avons donc pas pu profiter de l’acoustique remarquable de la salle. Néanmoins notre guide a installé notre groupe de visiteurs dans les gradins pour une écoute de quelques morceaux enregistrés dans les conditions d’un concert réel.

En route maintenant pour le dernier site d’importance, adoré des touristes et glorifié dans de nombreux manuels : la Pedrera.
Avant de l’aborder, jetons un œil sur des rues faisant le lien entre ces deux sites.
Des noms de rues et de places qui nous sont devenus familiers.

L’autre appellation de la Pedrera (carrière de pierres) est Casa Milà, du nom du mécène qui commanda cette œuvre à Gaudí, qui l’acheva en 1910, avant de se consacrer exclusivement à sa Sagrada Familia. Cette fois encore façades et toit accaparent l’œil du visiteur et ne le lâchent plus.
Les balcons en fer forgé paraissent lancer un défi aux lois de la pesanteur. Les cheminées masquées qui trônent sur les toits se prennent pour des guerriers surveillant le Quartier de l’Eixample, assoupi à leurs pieds. Ces cheminées se surnomment espantabruixos en Catalan (épouvantails à sorcière) : nouvelle analogie catalan/occitan puisque en Béarnais « espantar » signifie effrayer  et « broisha » signifie sorcière. De plus certaines de ces cheminées sont couvertes de débris  de bouteilles de cava (équivalent espagnol du champagne) et d ‘autres de mosaïques provenant de tessons de céramique (les trencadis).
On observera aussi sur les photos qu’aucun mur n’est rectiligne, retrouvant ainsi les ondulations chères au maître.
Entrée de la Pedrera devant laquelle se pressent les visiteurs. Quelques unes des cheminées qui nous guettent.

Gros plan sur les fameux balcons aériens et façade étirée.

Quelques indications sur l’intérieur de l’édifice, que nous n’avons pas le temps de visiter cette fois ci, renseignements extraits de quelques brochures.
Un appartement bourgeois typique de l’Eixample au XIXè siècle se visite ainsi que l’Espace Gaudí et un modeste Musée consacré à l’artiste. Deux autres parties méritent le coup d’œil : la Cour intérieure et un grand escalier menant aux pièces parcourues. On peut assister à des concerts l’été, sur les terrasses, prolongeant la vue sur la ville illuminée jusqu’à la mer.
Dernière anecdote :  Gaudí construisit un garage à voitures dans l’immeuble, afin de satisfaire le « caprice » de Milà, un des touts premiers propriétaires de voiture à ce moment-là.

Et voici le moment des ultimes pas errants dans Barcelone pour nous rapprocher du métro qui nous ramène une dernière fois chez nos amis. A l’intersection de Gràcia et Diagonala un obélisque nous fait un clin d’œil et derrière lui nous apercevons au loin la Pedrera.

Puis nous traversons la Plaça de la Vila Gràcia avec sa colonne gravée surmontée d’une horloge.
Un dernier cliché du présent et de l’avenir de Barcelone


Il est temps de monter dans le métro Joanic pour rejoindre Mercedes, Juan-Manuel, Guido et Léo, autour d’une bonne table qu’ils nous ont préparée. Nous les quittons vers 15 h pour atteindre la gare de Stans vers 15 h 45, le bus pour Huesca partant à 16 h et l’arrivée en cette ville à 19 h 50. Dernier bus à Huesca pour Jaca à 20 h 15.
Nous retrouvons Jaca, vers 21 h 30, en pleine célébration de la Semaine Sainte, avec ses défilés et cortèges religieux déambulant dans la ville, suivis par une partie de la population, l’autre festoyant dans les nombreux bars et restaurants pris d’assaut.
Nous partageons successivement ces deux activités : spectateurs et consommateurs, avant de pouvoir reprendre la route pour Oloron.
Une seule photo illustrant la parenthèse de Jaca.

Fin de ce périple barcelonais ô combien stimulant et enrichissant.

Bilan de ce séjour.

En ces 4 journées barcelonaises (en réalité 2 complètes, 1 matinée et 1 après-midi) nous ne pouvions que limiter nos objectifs de visites, pour plusieurs raisons : la trop grande richesse culturelle de la ville en sites et édifices, l’abondance des visiteurs dont les queues d’attente auraient nécessité trop de temps avant d’espérer accéder au lieu, l’envie de passer des instants forts avec nos hôtes, car nous n’étions pas venus à Barcelone uniquement pour les attraits de la ville. Suit une liste des lieux visités ces quatre jours et des lieux à découvrir ou approfondir lors de notre prochain passage à Barcelone.

* Monuments et Musées visités à l’intérieur.
– Fundació Joan Miró à Montjuïc.
– Eglésia de Santa Maria del Mar.
– Palau de la Música Catalana.
– Palau Guëll.
– Universitat de Barcelona.

* Monuments et Musées observés uniquement de l’extérieur.
– Castel de Montjuïc.
– Catedral de  Barcelona.
– Museu Picasso.
– La Pedrera (Casa Milà)
– L’Arc de Triomf.
– Museu de Zoologia.
– Sagrada Familia.
– Casa Battló.
– Museu Macba.
– Centre CCCB.
– Gran Teatre del Liceu.
– Església de Betlem.
– Museu Nacional d’Art de Catalunya.
– Monastère de Sant Père.
– Estadi Olympic.
– Mercado San Antoni.

* Parcs et sites divers parcourus.
– Mercat Boquería.
– Parc de la Ciutadella.
– Plaça de Catalunya.
– La Rambla.
– Passeig de Lluis Companys.
– Plaça Urquinaona.
– Parc de Montjuïc.
– Font de Canaletes.
– Rambla de Raval (et de nombreuses autres rues ou avenues).

* Autres curiosités.
– Quais avec port de plaisance et port industriel.
Font de Canaletes.
– Rambla de Raval.
– Musée de la Moto.
– Téléphérique de Montjuíc.
– Plaça dels Angels (et de nombreuses autres places).
– Vue panoramique sur Barcelone depuis Montjuïc.
– Cafe los tres ombs.
– IEC, CNT, FCB.

* Lieux à découvrir totalement.
– Parc Guëll.
– Hospital de la Santa Creui de Sant Pau.
– Nou Camp.
– Autres casas.
Etc …

Fin de la troisième partie.

Barcelone 2017 : deuxième partie

Barcelone : du 11 au 14 avril 2017 (partie 2).

De l’introduction proposée dans la première partie de « Barcelone 2017 » nous ne reproduisons que le schéma général des divers quartiers de la ville ainsi que les noms de ses principaux sites.

1. Le camp Nou et Zona Alta
2. Quartier Gràcia et Parc Güell
3. Quartier Eixample, Sagrada Familia et la Pedrera
4. Barceloneta et Front de mer
5. Quartier la Ribera, musée Picasso, Església Santa Maria del Mar et Parc de la Ciutadella
6. Quartier Barri Gòtic, la Rambla, la Cathédrale et le Palau de la Música Catalana
7. Quartier el Raval, Marché Boqueria, Museu d’Art Contemporani (MACBA) et Centre de Cultura Contemporània (CCCB)
8. Quartier Montjuïc, fondation Joan Mirò et Musée National d’Art Catalan (MNAC)

Comme pour le précédent article, les photos choisies proviennent de notre appareil photo, de notre smartphone et quelques unes de livres touristiques sur Barcelone.

Jeudi 13 avril

Mercedes nous accompagne pour ce début de matinée : métro jusqu’à Sant Antoni, après changement à Passeig Gràcia, le but visé étant le quartier Raval, ancien quartier ouvrier, en pleine rénovation depuis une vingtaine d’années.
Très vite après la sortie du métro s’offrent au regard deux vues intéressantes : un café célèbre, els 3 ombs, et le plus ancien marché couvert de style les Halles de Paris, mercado de Sant Antoni, malheureusement en travaux et donc fermé au public.
Le célèbre compositeur/poète catalan Serrat est natif de ce quartier (j’ai commencé il y a quelque temps la traduction en béarnais d’un de ses textes)


Café els tres ombs et mercat de Sant Antoni

Nous atteignons ensuite la Rambla del Raval. Nouvelle artère importante puisque elle ne date que de quelques années avec l’objectif de la rendre de plus en plus populaire. De nouveaux magasins, bars, restaurants s’y implantent peu à peu.


Rambla del Raval : l’animation n’est pas encore celle de LA Rambla principale, l’unique, mais les Barcelonais espèrent en une prochaine prospérité. J’ai de la chance, j’y ai rencontré deux charmantes personnes, Hélène et Mercedes.

Poursuivant notre marche dans ce quartier populaire nous traversons des rues commerçantes où abondent les boutiques, boucheries hallal commerces pakistanais et indiens, d’autres vitrines comme celle de l’Institut d’Estudis Catalans ou celle de la CNT.

Devantures de l’IEC et de la CNT

Durant la guerre d’Espagne le syndicat anarchiste de la CNT joua un rôle prédominant d’opposition au régime fasciste, surtout à Barcelone. En cette ville la CNT livra un combat héroïque lors de la fameuse bataille du Central Téléphonique. C’est pourquoi je ne peux que lui rendre hommage par la modeste photo de ce local .

Deux … artères de la cité et notre guide Mercedes, notre … veine

Puis vient la visite de deux centres culturels d’extérieur par lui-même intéressant : le MACBA (Museu d’Art Contemporani de Barcelona) et le CCCB (Centro Cultural Contemporal de Barcelona).
Situé sur la Plaça dels Angels, le Musée d’Art Contemporain expose les œuvres d’artistes contemporains pour l’essentiel catalans mais aussi Dubuffet, Boltanski … dans une structure très lumineuse et aérienne. Sur les murs en mosaïque du CCCB on relève l’inscription de proverbes : le Centre se spécialise dans des expositions thématiques et des rencontres comme le festival des courts-métrages.

 

Vues du MACBA

Vues du CCCB

Mercedes nous rappelle que frère Jean-Louis tint une conférence en ces lieux privilégiés il y a quelques années.
Après la traversée de la Plaça de Castella, nous atteignons l’Universitat de Barcelona, la plus ancienne de la région, où nous quitte Mercedes. Nous parcourons avec un certain étonnement l’intérieur de l’Université, car il s’agit d’une succession de cours ombragées et feuillues, ponctuées de petites mares, dont l’aspect général se rapproche plus d’un square que d’un lieu d’études.
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Façade et intérieur de l’Universitat de Barcelona

La matinée se termine par un nouveau passage à la Plaça de la Catalunya puis la Plaça de Urquinonoa où nous dégustons le sandwich préparé le matin par Juan-Manuel.
Passant une nouvelle fois devant le Palais de la Musique (Palau de la Música Catalana) nous prenons les 2 tickets pour la visite du lendemain et nous admirons (le mot n’est pas exagéré) à sa sortie une construction de Gaudí, bariolée, pimpante, et de formes complexes : en hommage à l’ orphéo català (nous y reviendrons plus loin dans l’exposé). La façade de briques rouges nous interpelle, avec ses colonnes de mosaïques .

Se succèdent ensuite le passatge Sèrt (peintre renommé catalan), la plaça de Sant Pere et son Monastère, la plaça San Joan et son Arc de Triomphe en briques rouges, construit pour l’Exposition Universelle de 1888. Nous avons atteint là le Parc de la Citadelle, un autre joyau de la ville, avec son obélisque, sa grande tour dans le prolongement de la vaste esplanade bordée de palmiers, ses lampadaires métalliques, sa statue d’un ancien maire de Barcelone, son lac où les Barcelonais se livrent au canotage … Le Parc englobe également le Musée de Sciences Naturelles, que nous ne faisons qu’observer de loin, son zoo, le Parlament de Catalunya


Quelques éléments du Parc de la Citadelle

Nous continuons notre marche qui nous fait traverser d’autres places et découvrir quelques curiosités : la plaça de Jaime Sabartès – sculpteur et biographe de Picasso – la plaça de Joan Carli – acteur de théâtre – la plaça de la seu, la plaça nova, la plaça de Frederic Marès, le Museu de la Moto de Barcelona, la plaça de Sant Joseph Oriol, la Basilique Santa Maria, plus peuplée que la veille.
Un marché couvert, de toit original incliné et en bois, attire notre attention.

Hé oui, je marchais dans le marché !

Un petit crochet sur la Rambla et la mosaïque au sol de Miró , le théâtre deu liceu, pour poursuivre par une longue pose devant et dans le magnifique Palau Güell, dont l’élaboration fit la renommée internationale de Gaudí, ne serait-ce que par l’utilisation de structures innovantes comme celle des arcs paraboliques. Le nom de ce Palais n’est autre que celui du mécène qui voulait un édifice personnel qui le distingua de ceux de ses voisins, dans les années 1880. Gaudí y mêla différents styles : mauresque, gothique et Art Nouveau. Pour notre part, parmi les richesses du lieu, nous retiendrons deux éléments du Palais : un majestueux escalier de marbre et les 18 cheminées dressées sur la terrasse, mélanges de céramique et de pierre.    


Palau Güell : la maquette dans l’entrée, des vues de la façade, de l’intérieur et de la terrasse.
Sur un cliché on peut remarquer que le Palais est mitoyen avec des habitations dont on perçoit de la lingerie en train de sécher.

Ensuite, encore un peu de Rambla et de Plaça de Catalunya pour viser le quartier l’Eixample (l’extension, en Catalan), plus au nord, traversé de larges rues rectilignes, soit parallèles, soit perpendiculaires.
On parvient ainsi à la Casa Battló, encore un des chefs d’œuvre de Gaudí, devant laquelle se pressent les visiteurs. Nous n’admirons que l’extérieur de la Maison, avec, entre autres, sa façade recouverte de mosaïques bleutées et mauves et son toit ondulé. On surnomme la Maison la Casa del drac (la Maison du dragon) car le toit évoque Sant Jordi (Saint Georges) terrassant le dragon.

La casa Battló

Le cheminement sans but précis nous mène ensuite à rencontrer diverses structures pas toujours répertoriées dans les guides comme l' »hôtel des trois dragons » et un obélisque en plein carrefour.

 

Notre errance continue, destination la Sagrada Família où doivent nous rejoindre en soirée nos hôtes, via le Passeig Gràcia, les grandes artères Diagonala et Passeig Sant Joan, la plaça de Mossen

La Sagrada Família commence à poindre au loin

Avant de proposer d’autres clichés de cette gloire architecturale, quelques rappels, ou informations, historiques. C’est en 1883 que Gaudí se vit confier la reprise de la construction d’un Temple à la gloire de la Sainte Famille. Lui-même fervent pratiquant se consacra à cette tâche avec obstination et originalité, malgré les obstacles administratifs rencontrés. Il lui arriva même de loger dans le chantier. Mort accidentellement en 1926 (renversé par un tramway) il ne vit donc pas la longue évolution de la construction de son « enfant », d’autant qu’à nos jours elle reste inachevée, ce qui explique les travaux toujours en cours et les grues (les outils, pas les oiseaux) perchées sur les toits. Une des chapelles de la Sagrada Família abrite la tombe de Gaudí.
Quelques dates marquantes. 1882 : pose de la première pierre sous l’impulsion d’un architecte désavoué très vite par les fondateurs religieux qui le remplacent par Gaudí. 1889 : achèvement de la crypte. 1925 : achèvement de la première tour (100 m). 1936 : travaux interrompus pendant 20 ans après le début de la guerre civile, quelques parties incendiées. 1990 : achèvement, controversé, de la façade de la Passion. 2000 : achèvement de la nef. L’achèvement complet de l’église est prévu vers 2030.


Et nous voici devant LE Monument de Barcelona à l’intérieur duquel nous ne pourrons pas pénétrer cette année car notre réservation par Internet fut trop tardive, compte tenu de l’affluence due à la période de la Semaine Sainte. La présence des grues nous prouve bien que nous sommes au bon endroit.

Beaucoup de monde évidemment  devant la façade principale et tout autour de la Sagrada. Bien que nous ayant déjà imprégné de pas mal de photos du monument, nous le découvrons en « réel » avec étonnement , surpris par ses nombreuses tours et ses détails et reliefs si caractéristiques.
Nous déambulons et observons la Sagrada sous tous les angles.
Les détails architecturaux de la Sagrada Família méritent toute notre attention.

Quelques unes des nombreuses flèches entourant les grandes tours

L’entrée de la Sagrada, surmontée de ses quatre tours

Vue colorée d’une autre face de la Sagrada Família.

Nous quittons pour quelques instants la Sagrada afin de nous installer dans un café du voisinage pour consommer un en cas typique  : caña, clara et calamares. Il reste encore un peu de temps avant de retrouver nos amis, juste ce qu’il faut pour visiter un local, mini musée du FC Barcelone, où j’apprécie les panneaux de photos des équipes locales des dernières décennies. Le musée met en valeur trois gloires de l’histoire du FCB, deux anciennes et une actuelle : Kubala, Cruyff et Messi. Aucun Catalan ni même Espagnol dans cette liste puisque les pays d’origine des joueurs cités sont respectivement Hongrie, Pays Bas et Argentine.
Le repas du soir se déroule, tout proche de la Sagrada Família, en un resto de poissons et crustacés au service très original, la Paradita, très fréquenté, sans réservation, où chacun choisit son poisson ou son coquillage avant de se trouver une place assise dans le brouhaha. Quand le plat commandé est prêt la cuisine appelle au micro par un numéro préalablement fourni. Notre groupe se partage gambas, homard, moules, seiche.
La soirée de ce jeudi se clôture par la dégustation de glaces dans un café proche de chez Mercedes et Juan-Manuel. Longue journée lors de laquelle les yeux et … les jambes furent abondamment sollicités.

Fin de la deuxième partie.

Barcelone avril 2017 : première partie

Barcelone : du 11 au 14 avril 2017 (partie 1).

Du 11 avril au 14 avril 2017 Hélène et moi avons découvert Barcelone et Sitges, un village proche. Personnellement j’avais certes vécu 6 heures à Barcelone il y a quelques années, avec Jean Oscamou, le temps de regrouper les affaires de sa fille Laure qui finissait ses études en pays catalan et revenait en Béarn. Mais je ne me souvenais que de la fameuse Rambla et de la Plaça de Catalunya. Cette même Laure nous fut d’une grande aide pour ce voyage de 2017 puisqu’elle s’occupa de la délivrance des billets par Internet, nous prêta 2 livres sur la ville, d’un grand intérêt pour nous, et nous indiqua la rue où stationner gratuitement et sans risque à Jaca.
Car la voiture nous mena en effet de Saint-Pée à Jaca avant de monter dans l’autobus de la Compagnie Alossa : de Jaca à  Huesca puis de Huesca à Barcelone. Pour chacun de nous deux le tarif s’élevait à 15 € (aller-retour J-H) puis 32 € (aller-retour H-B). Deux provinces espagnoles traversées donc : Aragon et Catalogne. Durées de chaque trajet : St Pée-Jaca : 1 h 15 (attente du 1er bus de 3/4 h : on voulait surtout pas le rater ! ); Jacca- Huesca : 1 h 10 (20 min d’attente du 2ème bus); Huesca-Barcelone : 3 h 55; donc autour de 6 h 20 sur la route, 7 h 25 entre le départ de la maison et l’arrivée à la gare Sants de Barcelone, y compris quelques courts arrêts dans des villes citées plus loin.
Les différentes sources utilisées pour cet article : mes notes personnelles, écrites chaque jour sur un petit carnet, les photos prises par Hélène (smartphone) ou par moi (appareil photo classique), 2 livres sur Barcelone régulièrement consultés (un de Laure, l’autre de la Médiathèque d’Oloron), un autre composé exclusivement de photos d’artistes professionnels, et évidemment les souvenirs ou commentaires de chacun de nous deux.
Remarque initiale sur les photos de l’article : celles provenant de documents extérieurs sont bien sûr de qualité mais bordées de « blanc » après leur numérisation, ce qui les rend moins attrayantes. 
Autre remarque concernant l’orthographe des noms : parfois en Français, parfois en Castillan, parfois en Catalan.

Ci-dessous un schéma des différents quartiers de Barcelone. Durant notre périple nous en avons parcouru sept sur huit. Seul le « barrio » numéroté 1 (avec le fameux Nou Camp où joue le non moins fameux FC Barcelone) n’a pas retenu notre attention (question de temps).
Nous figurons dans chacun de ces quartiers les principaux sites que nous avons fréquentés, rapidement pour certains, plus longuement pour d’autres.

1. Le camp Nou et Zona Alta
2. Quartier Gràcia et Parc Güell
3. Quartier Eixample, Sagrada Familia et la Pedrera
4. Barceloneta et Front de mer
5. Quartier la Ribera, musée Picasso, Església Santa Maria del Mar et Parc de la Ciutadella
6. Quartier Barri Gòtic, la Rambla, la Cathédrale et le Palau de la Música Catalana
7. Quartier el Raval, Marché Boqueria, Museu d’Art Contemporani (MACBA) et Centre de Cultura Contemporània (CCCB)
8. Quartier Montjuïc, fondation Joan Mirò et Musée National d’Art Catalan (MNAC)

Voici, jour après jour, ce que nous vîmes (le passé simple s’emploie pas mal en Espagne) et ressentîmes. Pour ne pas trop alourdir la lecture je divise la description en trois parties : mardi et mercredi pour la première, jeudi pour la deuxième et vendredi pour la troisième.

Mardi 11 avril.

Départ de Saint-Pée à 6 h 30, arrivée à Barcelone à 13 h55. Temps impeccable, comme il le sera durant tout notre séjour, la veste n’étant utilisée qu’en matinée et en soirée. Entre Jacca et Huesca on note les nombreux travaux en vue d’autoroutes et de ponts. Entre Huesca et Barcelone on observe plutôt de grandes étendues de terrains cultivés (luzerne, colza … ), des fermes importantes avec des bâtiments volumineux abritant les animaux, peu vus à l’extérieur (principalement des vaches). Je relève les arrêts principaux : Barbastro, Monzon, Lerida (Lleida en Catalan).
Juan-Manuel nous accueille à la Gare Sants (il existe une autre gare routière dans Barcelone), située quartier ouest de la ville, et nous emmène dans sa voiture chez lui, rue Lorena (environ 35 min vers l’est de la ville). Nous y rejoignons Mercedes et leurs deux enfants Guido (8 ans) et Léo (6 ans) pour un premier déjeuner qui permet de se retrouver comme si on s’était quittés la veille, alors que notre dernière rencontre date de 3 ans à Saint-Pée. On parle des familles respectives, de nos projets de visites et même de … Messi, la vedette du FC Barcelone, natif lui aussi de Rosario, en Argentine, ville natale de … Juan-Manuel.

Nous partons ensuite tous les 6 dans leur grande voiture pour le quartier Montjuïc, à l’ouest de la ville. Il s’agit d’une colline s’élevant à 213 m au-dessus de la Mer Méditerranée, avec sa végétation foisonnante, ses fontaines, sa citadelle. Le lieu fut le site de l’Exposition Universelle de 1929 et des Jeux Olympiques de 1992.
Une balade à pied dans le Parc de Montjuïc nous permet de profiter de deux panoramas, dont l’un dominant le Port industriel de Barcelone, puis de quelques sculptures extérieures et enfin de la Fundaciò Joan Mirò.


Vues panoramiques sur Barcelone, à partir du Parc de Montjuïc


                                                 Entrée du Musée Mirò

Le Musée lui-même, très vaste et très lumineux, idée de Mirò (1971), œuvre de l’architecte Joseph Sert, associe harmonieusement Art et Architecture. De Mirò lui-même nous connaissions certes quelques toiles datant de sa période surréaliste mais nous découvrons là une panoplie très variée, en peinture bien sûr mais aussi en sculpture, dessin et tapisserie, l’ensemble créé sur une période de 60 années. On dénombre autour de 220 tableaux du maître, des tapisseries, 180 sculptures, 8000 dessins, mais seulement (!) 400 de ces œuvres sont exposées dans ce Musée. On distingue bien son évolution picturale entre réalisme relatif et surréalisme, caractérisé par les couleurs primaires et les formes symbolisant la lune, la femme et les oiseaux. Le personnage aussi nous intéresse, pour son engagement politique et son ouverture. Il se revendique Catalan mais refuse de s’enfermer dans une bulle nationaliste, se qualifiant lui-même de Catalan International.
Parmi les multiples créations de Mirò : Pagès Català al Cla de Lluna   et Home i Dona Davant un Munt d’Excrement

                                                                            Deux toiles de Mirò

Mirò réalise des tapisseries à partir des années 1970. Nous avons photographié une de ses plus colorées, aux dimensions imposantes.

                                                                          Tapisserie de Joan Mirò

Dans la dernière partie de sa vie l’artiste maltraite parfois la toile, allant même jusqu’à la brûler s’il faut, ou juxtaposant peinture et dessins en forme de hachures.

Quelques sculptures méritent également l’attention.
Fontaines de Calder (au-dessus) et vue panoramique de Barcelone à partir du jardin du Musée

Nous longeons ensuite le Castel de Montjuïc, ancien tour de guet sur la ville, contre les murs duquel furent fusillés bon nombre de militants, à des époques diverses : notamment,  par les Franquistes, de nombreux Républicains espagnols, dont Lluis Companys, Président de la Généralitat Catalana, exilé en France puis capturé par la Gestapo avant d’être livré aux Nationalistes.

        
Le Castel de Montjuïc

Nous observons, sans le prendre, le téléphérique qui vole au-dessus de nos têtes et reprenons la route en découvrant, sans y pénétrer, d’autres bâtiments comme l’Estadi Olimpic et le MNAC  (Palais National d’Art Catalan), qui fait partie des sites que nous projetons de connaître lors de notre prochaine visite à Barcelone car il héberge une très belle collection d’œuvres d’art roman retrouvées dans diverses églises catalanes au XIXème siècle.

A gauche : Mirador de l’alcade – A droite : le MNAC

Retour à la maison en passant par certains lieux que nous retrouverons les jours prochains, en circulant longuement le long de la Grande Via de los Corts Catalanes, voie traversant Barcelone d’ouest en est.
Le repas du soir se déroule dans l’appartement de nos hôtes, en partie en regardant le quart de finale de Coupe d’Europe de foot entre la Juventus de Turin et … le FC Barcelone. Hélas pour le jeune Guido, les Catalans s’inclinent 0-3.

Mercredi 12 avril.

En fin de matinée nous partons tous les 6 en voiture à Sitges, station balnéaire située à 40 km de Barcelone, en empruntant une route côtière pittoresque, coincée par moments entre la Mer et la petite montagne. Après une longue promenade pédestre le long de la plage et la visite des ruelles et boutiques de la cité, nous dégustons le casse-croûte, préparé auparavant, dans les jardins de Terramar.


Quelques vues de Sitges : sa plage, ses rues, ses curiosités artistiques et … nos quatre amis Mercedes, Juan-Manuel, Guido et Léo.

L’exploration de Barcelone commencera, pour Hélène et moi, vers 15 h. D’abord par la connaissance du Métro (8 lignes au total) : une seule voiture par train, plus longue que celles du métro de Paris, intérieur et extérieur très propres, un minimum de publicité, peu de bruit. Pour ce premier voyage : départ de la station Llucmajor et arrivée à la station Urquinaona (quartier La Ribera).
Nous admirons d’abord le Palau de la Musica Catalana, magnifique de l’extérieur mais que nous ne pouvons pas visiter aujourd’hui car l’horaire de la visite guidée ne nous convient pas : ce n’est que partie remise (à vendredi).
Ci-dessous une première photo sur l’intérieur du Palais (entrée).
                                Salle d’accueil du Palais de la Musique Catalane

Nos pas nous mènent ensuite à la Catedral de Barcelona, de type gothique, devant laquelle la longue queue des visiteurs nous décourage,  par rapport au programme que nous nous sommes fixés ce jour. On apprécie bien sûr la façade de la Cathédrale, avec sa flèche culminant à 70 m, son portail encadré de deux tours jumelles, ainsi que l’animation grouillante sur le parvis : nombreux touristes, musiciens, équilibristes, statues humaines, femmes revêtues de fleurs … Mais est remise à plus tard la découverte intérieure du cloître, de la nef, de son orgue, des stalles en bois du chœur central et de ses 28 chapelles.

                                                                                  La façade de la Cathédrale


                                            Animation sur le parvis de la Cathédrale

Nous poursuivons notre promenade aléatoire dans de petites rues du quartier (Barri Gòtic) pour nous arrêter, un peu plus à l’est, devant l’Església de Santa Maria del Mar, parfait exemple du style gothique austère catalan rencontré à Barcelone (Quartier La Ribera). Si l’extérieur de cette Église n’attire pas spécialement l’attention la majesté mais aussi la simplicité de son intérieur nous interpelle aussitôt : hautes colonnes parallèles jusqu’au plafond, rosace lumineuse exposée sur l’arrière, maquette de navire suspendue au milieu de l’autel, orgue placée au mitan de l’église, nombreux vitraux de grande dimension. La maquette de navire rappelle que l’église est dédiée à Sainte Marie de la Mer, patronne des marins.

On s’éloigne de la Cathédrale pour rejoindre Santa Maria del Mar

                                                       Intérieur de Santa Maria del Mar

Quelques unes de nos photos de Santa Maria del Mar, avec la maquette du navire sur l’une d’entre elles.                                                                                                                                                       Nous poursuivons notre promenade vers le Port en traversant plusieurs places avant de nous reposer pour déguster une petite collation.
 
Quelques sculptures et le Monument a Colom en évidence sur les alentours des quais

Nous nous dirigeons ensuite vers le Palau Güell. Ce jour nous nous contentons d’une photo de l’extérieur, réservant une visite guidée pour le lendemain.

Palau Güell, création de Gaudí

Et nous voici sur la fameuse Rambla que nous remontons, avec de nombreux arrêts, jusqu’à la Plaça de la Catalunya.
La Rambla, artère de 1180 m de longueur déroulée du sud au nord entre le Monument a Colom et la Plaça de Catalunya, est l’avenue piétonnière la plus fréquentée par les Barcelonais et les touristes, chaque jour et en toute saison, sous le regard de ses arbres protecteurs. À l’origine les eaux de la ville empruntaient ce chemin qui ne fut recouvert qu’au début du XVIIIè siècle : son nom provient de l’Arabe ramlas signifiant torrent sec en été.
                                                              La Rambla et le Monument a Colom au fond

                                                                                            Monument a Colom

Plusieurs arrêts sur la Rambla elle-même évidemment mais aussi sur les rues adjacentes. Après le Palau Güell cité plus haut, le regard se porte sur la plaça Reial, un des joyaux du Barri Gòtic, créé en 1848 à l’emplacement d’un ancien monastère et inspiré de la Place des Vosges de Paris. Quadrilatère bordé sur chacun de ses côtés par des arcades et orné de lampadaires dont la conception incombe à … Gaudí, dont nous aurons l’occasion de reparler plus tard. Ces lampadaires présentent un couronnement en forme de casque, par allusion au dieu du commerce, Mercure. La Place se targue d’imposants bâtiments datant du XIXè siècle, qui voisinent avec de nombreux cafés et restaurants.
                                                                   Photo d’Archives de la Plaça Reial

Après avoir longé le Gran Teatre del Liceu, qui abrite une des plus grandes salles d’opéra du monde, et qui fit connaître entre autres Montserrat Caballé, nos pas nous conduisent au renommé et très fréquenté Mercat de la Boqueria. Constitué d’une quarantaine de marchés couverts permanents, Boqueria exhibe une multitude de produits et de couleurs, dont la fraîcheur et le choix ravissent les yeux et le palais, puisque les étals de produits alimentaires côtoient les bars : fruits, légumes, crustacés, poissons, viandes, œufs … mais aussi vaisselle, vêtements …

      


Mercado de la Boqueria

Un des points favoris pour les rendez-vous festifs est le Pla de la Boqueria, en milieu de Rambla, présentant au sol une mosaïque en céramique dessinée par Joan Miró, utilisant comme bien souvent les trois couleurs primaires.
Un peu plus loin apparaît l’Eglésia de Betlem, du XVIIè siècle, dont la façade donnant sur Rambla présente deux portes de style baroque et un portail latéral orné de statues de Saints locaux.  À l’extrémité nord de Rambla, voici la Plaça de Catalunya et Font de Canaletes, lieu de rendez-vous des supporters la veille d’un match du FC Barcelone. Selon une légende, les personnes qui boivent de l’eau de cette fontaine du XIXè siècle ne peuvent que tomber amoureux de la ville et s’engagent à y revenir.

Font de Canaletes

Comme on le voit sur le cliché suivant (qui n’est pas personnel) la Plaça de Catalunya est le lieu où « tous les chemins s’ouvrent, qu’ils soient centripètes ou centrifuges, d’où tout part et tout arrive ».

                                                        Plaça Cataluyna

On ne pouvait pas vivre quelques jours à Barcelone sans goûter à ses tapas. Même si à ce sujet la ville ne possède pas la réputation d’autre cités espagnoles ou basques que nous connaissons, comme Pamplona, San Sebastian, Saragosa ou Logroño, nous prenons plaisir à nous accouder à un bar bien achalandé, le Moka, seuls clients face à la camarera, les autres touristes préférant le confort des tables et des chaises. De quoi aussi pratiquer un peu plus notre Espagnol et de retrouver des similitudes entre le Catalan et le Béarnais.
La dernière marche de la journée nous mène au métro Urquinaona pour regagner l’appartement de nos amis.

Fin de la première partie.

Arreviradas (traductions) usuelles béarno-occitanes : deuxième partie

La première partie de ces arreviradas, publiée en janvier 2017, concernait les fruits, arbres (arbrisseaux) et animaux (cétacés, reptiles). Cette deuxième partie est consacrée aux oiseaux, poissons, fruits de mer, coquillages et insectes.
Les remarques initiales du précédent article restent valables, en ce qui concerne la prononciation..
Nous reportons les volatiles de la ferme, déjà cités dans la partie précédente. De même, dans les poissons on revoit aussi des cétacés déjà notés chez les animaux.

Oiseaux (Ausèths)

Aigle : agla
Aigrette : bernat blanc
Albatros : albatros
Alouette : laudeta, calandreta
Bécasse : becada
Bergeronnette : codèita
Biset : roquet
Buse : toda
Canard : guit
Chauve-souris : soritz-cava …
Choucas : chauga, cheuca
Chouette : cavèca
Colibri : colibri
Colombe : coloma
Coq : hasan
Coquelet : hasanhet
Corbeau : corbaish
Cormoran : còrp marin
Corneille : agraula, corbaishina
Dinde, dindon : polòi
Dindonneau : pologet
Engoulevent : ausèth crapaut
Épervier : esparver
Étourneau : estornèu
Faisan : faisan
Faucon : fauquet
Geai : gaia
Goéland : malhon
Grive : trida
Gypaète : caparroi
Héron : bernat-pescaire
Hibou : gahús
Hirondelle : irongleta
Lagopède : perditz blanca, gariòla
Martinet : marteret, (ar)rasarriu
Martin-pêcheur : guardarriu
Merle : mèrlò
Mésange : parreta
Moineau : passeron
Mouette : calhòc
Oie : auca
Palombe : paloma
Paon : pau, pavon
Passereau : passeron
Perdreau : perdigalh
Perdrix : perditz
Perroquet : papagai
Perruche : parroqueta
Pie : piga
Pigeon : colom
Pinson : pinçon
Pivert : picaranh
Pintade : pintrada
Poule : pora
Poulette : poriqueta
Poussin : poriquet
Rouge-gorge : golarroi
Sarcelle : çarcela
Tourterelle : tortèra
Vautour : vutre

Poissons et fruits de mer(Peschs e l’esfrut de la mar)

Albacore : aton
Alevin (d’anguille) : pibale
Anguille : angèla
Bigorneau : bigornèu, escargòlh de mar
Brochet : brochet
Bulot : buccin
Calamar : calmar, chipiron
Clovisse : lavanhon
Colin(ot) : merluç(òt)
Coque : sordon
Coquille Saint Jacques : claca
Cornet : lansaut
Crabe : cranc(au)
Crevette : esquira
Dauphin : daufin
Écrevisse : escrevisa
Encornet : calmar
Goujon : traugen …
Hareng : harenc
Hareng salé ou fumé : sauret
Homard : li(n)gombau, lambran
Huître : ustria
Langouste : langosta
Langoustine : langostina
Maquereau : macarèu
Merlan : mandre
Merlu : merluç
Mérou : mero
Morue : morua, bacalau
Moule : coscolha, muscle
Oursin : orsin
Palourde : lavanhon
Pétoncle : petoncle
Pieuvre : lagast
Poulpe : lagast
Praire : prèire
Requin : requin
Sardine : sardina
Saumon : salmon
Squale : esquale
Thon : (a)ton, peish blu
Truite : trueita

Insectes (Insèctes)

Abeille : abelha
Araignée : aranha
Blatte : blata, cuca
Bourdon : bordon
Cafard : cuca
Cancrelat : cuca, escaravat
Cigale : cigal(h)a
Cloporte : parpauta
Cousin : becut
Criquet : criquet
Fourmi : ahromiga
Frelon : brosaion
Grillon : grith, grilhon
Guêpe : vrèspa
Hanneton : escarvalh
Libellule : damisèla
Mouche : mosca
Moucheron : mosquilhon
Moustique : mosquit
Papillon : parpalhon
Papillon de nuit : pavalhòt
Puce : puç
Puceron : pedolh, puçat
Sauterelle : sautaprat, sautarèu
Scampi : scampi
Scarabée : escarbalh, barbòu
Scorpion : escrepi, escorpion
Taon : tau
Tique : lagast
Tsé-tsé : mosca tse-tse, mosca adromidera

Arreviradas (Traductions) usuelles béarno-occitanes : 1ère partie

Devant intervenir de temps en temps dans le péri-scolaire de l’École d’Aramits je me suis proposé de leur introduire une des langues du pays : le Béarnais ou Occitan que je nomme Béarnais-Occitan (je suis en train de lire un excellent libre de Serge Javaloyes à ce sujet, qui m’éclaire pas mal sur le sujet ; j’espère avoir le courage et la capacité d’en livrer une synthèse dans un autre article du blog (1)). La chanson est bien sûr le premier support que j’utilise, mais je la complète par quelques mots usuels de vocabulaire. Ce dernier travail sur les mots étant fait pour cette occasion, pourquoi pas le développer et le proposer ici, non comme un dictionnaire miniature mais pour constituer une mini liste, pouvant éventuellement intéresser ponctuellement quelqu’un.
Ce premier catalogue comprend  animaux, fruits et arbres (et quelques arbrisseaux). Plus tard je devrais poursuivre avec l’arrevirada des oiseaux, poissons et insectes.
Les animaux (mais aussi les arbres et fruits) cités se rencontrent dans notre voisinage mais je ne peux pas m’empêcher d’y ajouter ceux qui vivent en des contrées plus exotiques. Il m’arrive même de citer des animaux ou fruits qui m’étaient jusque là inconnus. Bien entendu ces deux listes ne sont pas exhaustives : j’aurai à les compléter au gré de nouvelles découvertes.
Les définitions choisies proviennent du parler local ou sont tirées d’un dictionnaire que j’ai l’habitude d’utiliser (2).
Des points de suspension suivent un mot quand sa traduction admet plusieurs possibilités (parfois d’ailleurs j’en donne deux).

Rappel de quelques règles d’orthographe classique (dite normalisée) occitane et de prononciation.
On peut trouver l’énoncé de ces règles dans l’introduction d’un livre de notre ami Dédé Coste (3).

a final  se prononce o
On écrit « una » mais on prononce « uno« .
a dans le mot et à final  se prononcent a
On écrit « cantarà » et on prononce « cantara »
o et ó se prononcent ou
« sopa » se prononce « soupo » et « amorós » se prononce « amourous »
ò se prononce o (de pomme)
« tròç » se prononce « tros »
consonne finale (r, n) : elle ne se prononce pas
le e se prononce é
nh se prononce gn
« lenha » se prononce « légno »

Arbres, arbrisseaux et fruits ( Arbos, arbolets e fruta)

Abricotier et abricot : abricotèr e abricòt
Acacia : acacià
Airelle : avanhon
Ajonc : toja (petit), gavarra (gros)
Alisier et alise : aliguèr e aliga
Amandier et amande : ametlèr e amètla
Ananas : ananàs
Arbousier et arbouse : ledonèir, hariolèr e ledona, harriòla
Aulne : vèrn
Avocat : avocat-pera
Bambou : bambó
Bananier et banane : bananèr e banana
Baobab : baobab
Boulot : bedoth
Cactus : cactus
Cantaloup (sorte de melon) : cantalop
Cassis : cassis
Cédratier et cédrat : cedratèr e cedrat
Cerisier et cerise : cerisèr e cerisa
Châtaignier et châtaigne : castanhèr e castanha (iròla : châtaigne grillée)
Chêne et gland : casso  e gland
Citronnier et citron : citronèr e citròn
Clémentinier et clémentine : clementinèr e clementina
Cocotier et coco : cocotèr e cocòt
Cognassier et coing : codonhèr e codonh
Cyprès : ciprès
Datte et dattier : datilhèr e dàtil
Églantier : gavardèr
Érable : aseròu
Eucalyptus : eucaliptus
Figuier et figue : higuèra e higua
Fraisier et fraise : ahraguèr e ahraga
Framboisier et framboise : aligardon (même mot)
Frêne : hrèisho
Genévrier : genebrèr
Groseillier et groseille à maquereau: agressoèr (grosseiròla) e agresson (groselha)
Groseillier et groseille rouge : arrasimèra e arrasimeta
Hêtre et faine : hac e haja
If : tèish
Kaki : caqui
Kiwi : kiwi
Laurier : laurèr
Mandarinier et mandarine : mandarinèr e mandarina
Marronnier et marron : marronièr e marron (castanha amara)
Melon : melon
Mûrier et mûre : amorèr e amora
Myrtillier et myrtille : avanhoèr e avanhon
Nectarine : nectarina
Néflier et nèfle : mesplèr, garivastèr e mespla, garivasta
Nerprun : sanglumi
Noisetier et noisette : averan(h)èr e averan
Noix et noyer : noguèr (esquilhòtèr) e esquilhòt
Noix de cajou : nóga de cajó
Noix de coco : nòga de cocòt
Obier : bòla de nèu
Olivier et olive : olivèr e oliva
Oranger et orange : irangèr e irange
Orme : om
Ormeau : omet
Osier : vimèr
Palmier : palm(i)èr
Pamplemoussier et pamplemousse : pompelmossèr e pompelmós
Pêcher et pêche : persheguèr e pesca (pershec)
Peuplier : píbol
Pin et pomme de pin : pin e pinha
Platane : platana
Poirier et poire : perèr e pera
Pommier et pomme : pomièr e poma
Prunier, pruneau et prune : pruèr, prua seca, prua
Raisin : arrasim
Roseau : arrau, canavèra
Sapin : avet, sapin
Saule (pleureur) : sauç (ploraire)
Séquoia : sequòia
Sorbier : besurt
Sureau : sahuc
Thuya : tuja
Tilleul : tilh
Topinambour : tòpi, arabo
Tremble : tremóler
Troène : verdet …

Animaux, reptiles et cétacés (Animau o bèstia, reptiles e cetacèus)

Agneau et agnelle : anhet e anhèra
Aï : peresós
Âne : aso
Antilope : antilòp
Baleine : bale(i)a
Bardot : bruho
Belette : pa(n)quesa, mostèla
Bélier : marro
Béluga : béluga
Biche : cèrvia
Bique : craba
Bison : bison
Blaireau : taishon
Boa : boà
Bœuf : bueu
Bouc : crapon, boc
Bouquetin : bocau, bocardon
Bradype : peresós
Broquard (Chevreuil d’un an) : cabirolat
Brebis : aulha, oelha
Cachalot : caverat
Caméléon : camaleon
Canard : guit
Canardeau : guiton
Cariacou (Cerf de Virginie) : cèrvi
Caribou : caribó
Castor : castòr
Céraste : ceraste
Cerf : cèrvi
Chacal : chacau
Chameau, chamelle : camèu, camèla
Chamois : camòs
Chapon, poularde : capon
Chat et chatte : gat e gata
Cheval : chibau
Chèvre et chevreau : craba e crabòt
Chevreuil : cabirou
Chien, chienne, chiot : can, canha, canhót
Chimpanzé : chimpanzé
Cochon : pòrc
Couleuvre : colòbra
Coq : hasan
Crapaud : sapo
Crocodile : crocodile
Daim : dam
Dauphin : daufin
Dinde, dindon : polòr
Dindonneau : pologet
Dromadaire : dromadari
Écureuil : esquiròu
Élan : alces
Éléphant : elefant
Escargot : carcòlh
Faon : cabirolet
Fouine : hagina
Furet : huret
Genette : geneta
Girafe : girafa
Goret : biton
Gorille : gorilla
Grenouille : graulha
Grizzli : grizli
Guenon : mona
Guépard : guepard
Harle (sorte de Canard) : bèc de sarpa
Hérisson : eriçon
Hermine : (h)ermina
Hippopotame : ipopotame
Iguane : iguana
Isard : sarri
Jars : guiròt
Jument : cavala
Kangourou : cangoró
Koala : coala
Laie : troja, pòrca
Lapin : lapin, conilh
Lérot : arrat miralhèr
Lévrier : lebrèr
Lézard : lausèrt
Lièvre : lèbe
Lion : leon
Loir : dromilhèr, arrat dromilhós
Loup : lop
Loutre : loira
Lynx : linx
Mammouth : mamot
Manchot : pingoïn
Marcassin : sanglaròt
Marmotte : marmòta
Marsouin : marsopat
Marsupiaux : marsupiaus
Martre : marta
Morse : mòrsa
Mouflon : moflon
Mouton : moton
Mule : mula
Mulot : arrataboha …
Musareigne : nhargueta, boheta …
Oie : auca
Orang-outan(g) : oran gotan
Orignal : orinhau
Orque : òrca
Orvet : òrba, sèrp avugla
Otarie : otari
Ours : ors
Panda : panda
Panthère : pantèra
Paresseux : peresós
Phoque : fòca
Pingouin : pingoïn
Pintade : pintrada
Porc : pòrc
Porc épic : pòrc espin
Poulain : porin
Poule, poulet : pora, poret
Pouliche : poria
Poussin : poricòt
Puma : puma
Putois : putòish
Ragondin : arrat grondin, sesquèr
Rat : arrat
Renard : renard …
Renne : rèn
Rhinocéros : rinoceròs
Salamandre : salamandra, hissangla …
Sanglier : sanglar
Sapajou : sapajó
Serpent : sèrp
Singe : monard
Souris : soritz
Springbok : springbok
Tapir : tapir
Taupe : bohon
Taureau : taur(e)
Tétard : cabóç, capilat …
Tigre : tigre
Tortue : tortuga
Truie : troja
Vache : vaca
Veau : vetèth
Ver de terre : vermi, talòs
Vipère : quiraula, vipèra
Vison : vison
Yack : iac
Yeti : ieti
Zèbre : zèbre

(1) : Au nom de la langueAu nom de la lenga.
Sèrgi Javaloyès – Edicions reclams
(2) : Dictionnaire Français Occitan (gascon).
Editions Per Noste
(3) : Sous le ciel du midi (Tome 1 : la Belle Époque)
André Coste – Société des écrivains

 

 

Réparties de campagne : épisode 6

Cet épisode des (ré)parties de campagne succède aux 5 précédents : 1 (novembre 2013), 2 (janvier 2014), 3 (janvier 2014), 4 (aout 2014), 5 (aout 2014).
Dans la série qui suit le Curé du village intervient assez souvent, en tant qu’acteur ou que … victime (sans dommage physique).

Le Curé Etché.
En Béarn, les bistro(t)s n’ont pas le monopole des chœurs car les chants religieux donnent aussi l’occasion de libérer les voix puissantes et justes des paroissiens et paroissiennes. Ainsi, sans voir l’intéressé(e) on peut attester de sa présence en reconnaissant de loin sa voix au milieu des fidèles. Dans les années 70 le Curé Etché veillait à animer son église et ne craignait pas de démarrer en « haute » son cantique, sachant qu’il serait suivi sans problème par ses ouailles. Toutefois, ce jour-là, ou plutôt cette nuit-là (24 décembre), son démarrage très haut placé surprit quelque peu les habituels ténors de l’assistance, qui gardèrent le silence quelques instants. Mais ce silence ne dura pas longtemps car, du haut des tribunes s’éleva une voix que l’on n’avait pas l’habitude d’entendre, en ces lieux du moins, pour interpeller le curé. Il s’agissait de la voix du nommé Lacrouts, peu coutumier des offices religieux (il fréquentait plutôt des officines qui, à défaut de vin de messe, servaient du vin en masse) mais présent en cette nuit de la nativité.
« Òc ! Ven i tu si vòs ! » (Oui, vas-y toi si tu veux !) faisant ainsi comprendre au chef de la cérémonie que, en partant si haut, la voix du Curé risquait de rejoindre la voie du Seigneur.
On connaissait ce même Curé pour son art de vivre, en dehors de son Ministère. Au volant de sa voiture, il se déplaçait facilement chez les villageois(es), pour soulager l’un(e) en difficulté, pour blaguer un peu avec l’autre et boire un petit coup à l’occasion. Le déplacement en voiture n’était pas une règle générale alors chez les ecclésiastiques : bien se conduire, certes, pour respecter la loi du Seigneur, mais conduire bien son véhicule, pour respecter la loi humaine, c’était autre chose pour certains d’entre eux. Notre Etché ne refusait pas les collations qui suivaient par exemple une cérémonie (baptême, communion), et il pouvait même faire rire l’assistance par des propos parfois presque salaces. Bref, connaissant parfaitement ses paroissiens, il se permettait de temps en temps, en chaire, de nommer les familles participant au denier du culte mais de nommer aussi celles qui n’avaient pas encore versé (de mauvaises langues affirment même qu’il appuyait ses dires par des chiffres comparatifs !).
À l’écoute de l’engouement des villageois, surtout les hommes, pour le rugby local, il arriva au Curé Etché d’annoncer avec solennité, à la fin de la messe du dimanche matin : « Cet après-midi il n’y aura pas de vêpres car le FCO joue au Stade de Saint-Pée en un match primordial pour la suite du classement ». Lorsque l’importance du match était moindre Etché ne faisait qu’avancer l’horaire des vêpres.

Histoires de rugby.
Nous revenons sur le rugby oloronais cité plus haut en chaire par Etché avec deux images évoquées en décembre 2016 par l’éminent Pierre Salles lors d’une intervention à la radio France Bleue Béarn. Ce conteur est Professeur à l’Université de Pau mais aussi auteur de plusieurs chansons du répertoire des Pagalhòs (dont la Sobirana interprétée par la plupart des chorales béarnaises).


Dans les années 50 les rugbymen du FCO étaient plus connus (et reconnus) pour leur rigueur, leur vigueur et leur ardeur au combat plutôt que pour des arabesques de danseurs. En ce temps-là les équipes adverses rejoignaient en général la Capitale du Haut-Béarn par le train : ligne Pau-Oloron. Le chef de gare de la station, fervent supporter du FCO, savait accueillir les visiteurs par une annonce particulière (à défaut d’être chaleureuse) et personnelle, ce qui prouve bien que l’arrivée des « invités » ne laissait personne indifférent. Au lieu de proclamer au micro, à l’arrêt du train, le nom du terminus « Oloron Sainte-Marie » l’agent de la SNCF prononçait nettement et avec force les fatidiques « Oloron Sainte-Matraque « , en insistant bien sûr sur le dernier mot. Ce que l’on appelle une mise en condition.

On peut contester la véracité de la deuxième des anecdotes qui viennent, mais elle entretient les légendes bâties autour du rugby, celui d’Oloron encore.

À cette (lointaine) époque les enjeux financiers n’avaient pas encore phagocyté le rugby d’élite, et les joueurs, pratiquement tous natifs de la ville et des villages qui l’entourent, pratiquaient leur sport pour l’amour du maillot bleu et blanc (pour certains en espérant conquérir une belle), et sans avantage pécuniaire.Les arbitres ne ressentaient pas autant que maintenant la pression du résultat. Il n’empêche que les supporters des tribunes dites populaires les asticotaient si le score des locaux leur paraissait insuffisant, voir injuste. Ainsi s’élevaient parfois des travées l’exclamation « L’arbitre à la Mielle « , la Mielle étant le nom du ruisseau, pour ne pas dire le ru, qui longe le stade, juste derrière les tribunes. Une manière d’influencer l’arbitre qui pouvait imaginer une profondeur dangereuse pour lui de ce qu’il supposait être une rivière.
Ce n’est pas terminé pour les arbitres au Stade de Saint-Pée. Bénéficiant d’une complicité scientifique, des dirigeants du FCO se procurèrent un squelette humain qu’ils accrochèrent dans le couloir menant à la porte de l’arbitre. Comme celui-ci s’enquerrait de la raison d’une telle exhibition il s’entendit répondre, avec une certaine nonchalance, qu’il s’agissait des restes d’un arbitre rendu responsable de la dernière défaite du FCO sur ses terres il y a quelque temps déjà.

Maxime.
Un enfant du village, Maxime, se distingua très jeune par son ingéniosité à provoquer ou organiser et réaliser des situations surprenantes et en général hilarantes pour le voisinage. Dans sa propre église le Curé Lacrabe (bien avant le précédent cité Etché) fut la principale « victime » de ce garçon.

Agenouillé aux pieds de Lacrabe pour servir la messe et aidé d’un comparse il se permit un jour de déboutonner par derrière la soutane de l’officiant qui n’eut de recours que de punir les deux acolytes.
En général Lacrabe utilisait une longue trique qu’il maniait avec dextérité et précision. Mais, connaissant les risques auxquels menait son incartade Maxime avait dérobé la trique vengeresse pour la dissimuler quelque part dans la sacristie, si bien que Lacrabe n’eut pas d’autre alternative que de lancer son trousseau de clefs sur le perturbateur.
Parfois, profitant du dos tourné de Lacrabe, Maxime utilisait l’encensoir comme un avion survolant les autres enfants de chœur. Ceux-ci contenaient difficilement leur rire.
Maxime réalisa son plus bel exploit, au cours d’une messe, durant l’élévation, lorsque paroissiens et enfants de chœur « an lo cap baishat » (baissent la tête). Utilisant l’avantage d’être agenouillé à ce moment là, Maxime provoqua un feu d’artifice inattendu. Pour cela, il avait préalablement dissimulé, sous le tapis jouxtant l’autel, un fil relié à des morceaux de bambou contenant … des cartouches. Une simple allumette déclencha le spectacle pyrotechnique.
Le Curé ne fut pas le seul souffre-douleur de Maxime  qui s’illustra aussi avec l’Institutrice par des gags qui amusaient la galerie, comme cette dépose de plusieurs escargots au bas de la vitre de la fenêtre de la salle de classe. La compétition fut bien sûr interrompue par « la regenta » avant que les concurrents franchissent la ligne d’arrivée située au milieu de la vitre mais le but de détourner un instant l’attention des élèves était atteint.
Enfin, Maxime provoqua l’émoi de certaines personnes qui revenaient en vélo de la ville, à la nuit tombée, nuit bien noire en absence de lune et d’étoiles. A cette époque peu de rues étaient éclairées dans le village. Après avoir vidé une grosse citrouille il plaça à son intérieur une bougie allumée et disposa l’ensemble en haut d’un long piquet  lui-même placé au sommet d’une colline voisine. De loin on ne distinguait ni le piquet, ni le haut de la colline mais seulement cette lueur blafarde qui semblait flotter dans l’air. Cette apparition intrigua certaines personnes, en effraya d’autres, qui imaginaient un engin extra-terrestre (on dirait Ovni maintenant).

Jacquot.
Dans chaque village il existe ou a existé des personnages aux réparties pittoresques et ce, pour certains, depuis leur enfance : ainsi, dans un village proche d’Oloron, le dénommé Jacquot qui maîtrisait déjà très jeune le Béarnais et ne gardait pas longtemps sa langue dans la poche, surtout quand il voulait se moquer de quelqu’un(e).

Déjà à 5 ans Jacquot ne manquait pas d’audace (ni d’irrespect pour les adultes). Comme il secouait avec énergie un petit poirier aux fruits mûrs la propriétaire de l’arbre malmené l’interpella :

« Que vòs donc har càder totas las peras ? » (Tu veux donc faire tomber toutes les poires ?)
La réplique fusa instantanément  face à cette dame, pourtant une notabilité du village :
« Que hès ua beròja pera, tu ! » (Tu en fais une jolie poire, toi !)
Les adjectifs imagés que Jacquot utilisait mettait les rieurs de son côté. Ainsi, apercevant sa propre mère qui, en vélo, peinait sur la route menant à la ville, il lui lança un « cueishuda » (qui a de grosses cuisses) qui se voulait affectueux à défaut d’être encourageant : mais il n’aurait pas fallu que quelqu’un d’autre traite ainsi sa mère car notre ami avait la main leste quand il le fallait.
Une autre fois c’est un baigneur bien portant qui fut la cible de notre jeune impertinent. Il faisait paisiblement la planche au Pont Noir de Saint-Pée, ses formes arrondies dépassant nettement le niveau de l’eau, quand il s’entendit apostrophé d’un tonitruant « ventorut » (ventripotent) dont il ne parvint pas à déterminer la source parmi les nombreux plagistes.
Se déplaçant sur son vélo Jacquot se rapprochait d’une villageoise assez âgée, Margot, mais, surtout, très sourde. Encore à dix mètres de la dame, Jacquot lui cria un « Adiu » (Bonjour) des plus polis, bonjour resté sans réponse. Arrivé à cinq mètres de Margot notre héros renouvella un peu plus fort son « Adiu « , toujours sans réponse. Perdant patience, lorsqu’il arriva à la hauteur de la brave Margot notre Jacquot ne put s’empêcher de lui lancer :
« Òc, òc, e drin de mèrdeta, non ? » (inutile de traduire).

Personnages divers.
Nous terminons par des faits ou des répliques ne concernant plus un seul personnage particulier mais plusieurs.

À un voisin qui lui posait la question : « Perquè aqueras marcas sus las toas vacas ? » (Pourquoi des marques sur tes vaches ?) Armand répondit :  » Tà poder comptar los curios deu vilatge «  (Pour faire le compte des curieux du village).
Les abus de boisson conduisaient à des comportements inhabituels comme manger les fleurs d’un bouquet disposé sur une table de bistro ou attraper des papillons de nuit virevoltant autour d’une ampoule allumée avant de les avaler avec un peu de vin rouge pour faire passer plus facilement la substance agitée.
Pendant les fêtes du village des défis quelque peu désuets se jettent à la fin du bal et à l’extinction de la buvette. Ainsi celui de taper avec son poing dans des panneaux de la voirie afin de faire le plus de bruit possible, quitte à perturber le sommeil des riverains : interdiction de stationner, travaux, sens interdit … Ce soir-là, je devrais dire cette nuit-là, l’un des compétiteurs, Germain, arma son tir et frappa avec ardeur l’un de ces panneaux. Hélas pour lui, la cible visée … et atteinte, était incrustée dans un mur, mal éclairé. Le mur agressé ne broncha pas. Il n’émit aucun son, au contraire de Germain dont le hurlement nous fit comprendre qu’il y avait dégât sur le poignet, ce qui fut confirmé plus tard. 

Après le curé une autre institution attire l’attention pour des anecdotes plutôt gentilles : la gendarmerie. Les  trois contes qui suivent ne se termineraient pas aussi sereinement en ce jour (nous avons changé de siècle).

Interpellé par les gendarmes à la sortie du village l’ami Gaston nie ne pas avoir accroché sa ceinture de sécurité. Mais l’un des porteurs d’uniforme lui rétorque :
« Pas de chance, on vous suit depuis quelque temps et on a observé que votre ceinture traînait sur la route, bloquée par la portière ».
Le fait suivant concerne 4 fêtards rentrant paisiblement (qu’ils croyaient) à la maison lorsqu’un barrage de gendarmes les obligea à stopper. Après les vérifications d’usage on demanda aux quatre jeunes gens de descendre du véhicule et de marcher, chacun à leur tour, le long de la ligne blanche délimitant le milieu de la chaussée. Après cette épreuve les arbitres se consultèrent et s’accordèrent pour indiquer à l’un des quatre protagonistes  :
« C’est toi qui prends le volant, tu es celui qui s’est le moins écarté de la ligne « .
Un beau matin d’été, un peu avant 6 heures, le dénommé Xavier traverse en voiture un village et se voit stoppé par la maréchaussée.
« Vous roulez à 80 dans une agglomération où la vitesse est limitée à 50 « .
« Putain … Con … (Exclamation habituelle de Xavier, pas destinée aux gendarmes particulièrement)… Je n’aurais jamais pensé que vous soyez déjà là à cette heure si matinale ! « .
« Vous saurez, Monsieur, que la Gendarmerie travaille 24 heures sur 24 !  « .
Peut-être la réaction spontanée du conducteur ne fut-elle pas trop sanctionnée.
Restons sur la route mais sans gendarmes cette fois. Certains enfants du village organisaient pour eux-mêmes des courses de vélo contre la montre. Le parcours consistait en une boucle à travers le bourg, sur des chemins étroits, et se terminait par une portion de la Départementale. Pour accéder à celle-ci et à son trafic parfois important, il fallait s’arrêter à un Stop, où la visibilité était masquée par les deux maisons situées en coin de rue. Un des concurrents ne désirait pas perdre du temps à respecter ce règlement pour adultes et pour engins motorisés. Aussi, lorsqu’il arrivait  au croisement concerné il ralentissait à peine sa course pour effectuer un signe de croix qui devait le mettre à l’abri, pensait-il, de tout accident puisqu’il s’était placé sous la protection du Seigneur. 

Randonnées en Pays Basque Nord

Le cycle des randonnées/promenades effectuées ces dernières années dans les Pyrénées-Atlantiques (Basses-Pyrénées jusqu’au 10 octobre 1969) se termine dans cet article par celles qui concernent le Pays Basque, succédant au Haut-Béarn (vallées du Piémont oloronais). J’aurais pu y ajouter quelques balades dans les Hautes-Pyrénées, comme autour de Gavarnie, de Cauterets, du Petit Vignemale, atteint avec mes frères Pierre et Alain.
Après donc les récits du blog sur « marches dans les environs d’Oloron » (janvier 2014), « commentaires sur les randonnées pyrénéennes » (février 2014), « randonnées en Vallée d’Aspe » (février et mars 2014), « randonnées en Vallée d’Ossau » (février, mars et juillet 2015), « randonnées en Vallée de Barétous » (avril 2016), voici venir le Pays Basque Nord (côté France donc) avec 2 des 3 Provinces explorées : la Soule et le Labourd.

La Soule est la Province basque adossée aux Pyrénées au Sud et jouxtant le Béarn à l’Est ; sa « Capitale » est Mauléon.
Le Labourd est la Province océanique avec Hendaye, Saint-Jean-de-Luz, Bayonne, Biarritz …
Je reproduis d’abord la carte déjà utilisée dans l’article sur Barétous, où apparaissent aussi quelques sites de Soule décrits un peu plus loin (car à l’origine je pensais regrouper les escapades en Barétous et en Soule). Quelques routes reliant les divers villages sont mentionnées.

img584Un deuxième schéma précise d’autres lieux explorés en Soule, ne figurant pas tous dans la première carte. Cette fois ce sont quelques cours d’eau qui apparaissent.

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Trois parties dans ce qui suit : de Soule en Barétous ; la Soule ; le Labourd.

De Soule en Barétous.

Une route permet de joindre le village souletin de Sainte-Engrâce à la Pierre Saint-Martin, dont le Col relie la vallée de Barétous à la Navarre. Mais un chemin de randonnée (GR 10) relie également ces deux positions, séparées par un dénivelé de 1100 m. La Cabane de Sottou (voir article Barétous) constitue la ligne d’ « arrivée » de ce périple au cours duquel on croise de nombreuses pâtures et les troupeaux associés, sur chacun des deux versants, espagnol ou français.
Dans son enfance Hélène accompagna parfois père et frère quand ils venaient visiter leur cheptel passant une partie de la saison estivale dans les terres voisines de Sainte-Engrâce.
Ce village comporte deux hameaux séparés de 5 km : la Caserne (avec la mairie) et le Bourg (avec l’église et le cimetière). L’altitude varie de 200 m entre les deux quartiers. Mais entre le bas du village et les hauteurs du Cirque de Saint-Engrâce elle passe de 300 à 1881 m !

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L’église classée de Sainte-Engrâce.

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Vue du village de Sainte-Engrâce (départ de la balade)


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Le GR 10, sur la droite de la photo, longe l’enclos de traite des brebis de Sottou-Haritchabalet (arrivée de la balade).


La Soule.

* Erretzu.

On aborde la colline d’Erretzu (700 m) par un itinéraire démarrant en arrière du village de Montory, à la ferme Paillet. Le bourg de Tardets s’étale au pied de ce relief ainsi que quelques autres villages voisins. Balade effectuée avec les Manaoüt : Henri et Hélène.

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Panorama de la Haute-Soule vu du sommet d’Erretzu.

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Erretzu et la Madeleine sur le même cliché.

* la Madeleine.

Au point culminant de cette colline (795 m) une Chapelle datant du XVème siècle est le siège chaque année de deux processions, le dimanche précédent les Rameaux, ainsi que le 22 juillet pour la Sainte Madeleine. On distingue de très loin cette colline, de la Soule comme de Barétous. On atteint le sommet par une route goudronnée en partant de Barcus ou de Tardets mais on peut aussi gravir ce relief en suivant un chemin de terre ondulant au milieu des pâturages. Les marcheurs confirmés affrontent un dénivelé de 600 m à partir de Tardets. Le site attire les amateurs d’aéromodélisme et de deltaplanes utilisant avec adresse les courants d’air ascendants. Depuis 2004 une stèle commémore le 60ème anniversaire de la libération de la Soule.
Un point de vue à 360 ° permet de reconnaître les Pics du Midi (Ossau et Bigorre), le Rocher d’Arguibelle et les villages souletins au pied.
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la Madeleine observée au loin, depuis Lanne en Barétous.

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Les montagnes vues de La Chapelle de La Madeleine.

Quand la neige habille la Madeleine, on chausse les raquettes pour rejoindre son sommet.

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Ce jour là la procession se limitait à 4 personnes dont l’ami Patrice.

* le Pic d’Orhy.

Le pic d’Orhy (2017 m) est le point culminant de la Haute-Soule et du Pays basque : le pic d’Anie (2504 m) n’est pas considéré comme entièrement basque puisque certains de ses versants sont béarnais ou aragonais. Quand on part d’Oloron vers les directions d’Arette ou de Tardets, le pic d’Orhy surgit à l’horizon, dominateur. Aux premières neiges ses cimes étincelantes attirent et semblent guider l’automobiliste ou les deux roues. En dehors de la saison hivernale on peut parvenir à son sommet par un chemin balisé qui part du Port de Larrau (1573 m) situé à la frontière espagnole.

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Le Pic d’Orhy rêve dans les nuages.

* Autour de Larrau.

Sur la route départementale D 26, après Licq-Atherey, un embranchement dessert deux directions. À l’Est, vers Sainte-Engrâce, permettant l’accès aux gorges de Kakoueta, aux gorges d’Ehujarré, à la Salle de La Verna, avant de remonter vers la Pierre Saint-Martin. À l’Ouest vers le gîte de Logibar, départ pour le pont d’Holzarté puis pour Larrau, village pittoresque situé à une bonne altitude (627 m), lui-même disposé en étages. Son fameux restaurant, chez Etchemaïté, sert souvent de rendez-vous pour les fins gourmets.
En poursuivant au-delà de Larrau on peut atteindre le Port de Larrau (1573 m), situé à la frontière espagnole, point de départ du chemin de randonnée pour accéder au point culminant de la région, le Pic d’Orhy (2017 m), cité précédemment.
Depuis Larrau on peut aussi se diriger vers le Col d’Orgambideska (1284 m) et ensuite traverser la luxuriante forêt d’Iraty dont les chalets sont très convoités à la saison de la neige (ski de fond et raquettes). Cette forêt, de 17300 ha, constitue la plus grande hêtraie d’Europe. Puis la route plonge vers Saint-Jean-Pied-de-Port (et ses nombreux touristes durant l’année longue, comme on dit au Québec) et les autres villages typiques de la Basse-Navarre (province basque française coincée entre la Soule et le Labourd) : Espelette, Cambo, Saint-Étienne-de-Baïgorry …
Entre Larrau et la chaîne des Pyrénées, plusieurs Cols sont accessibles, certains d’entre eux privilégiés pour la chasse à la palombe, sans parler de leur cadre enchanteur propice aux pique-niques familiaux.

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* Etchebarre et le Chapeau du Gendarme.

Non loin de Tardets le village d’Etchebarre (Etxebar) se blottit au pied du Chapeau du Gendarme (572 m) que nous n’avons pas encore vaincu. Nous nous sommes contentés d’une boucle de 6 km autour du village, pour une durée d’environ 2 h, en partant de l’église d’Etchebarre. En ce parcours varié nous découvrons et admirons différentes plantations : mélèzes, châtaigneraies …, un gouffre à peine signalé et une vue imprenable sur les montagnes d’Ahusquy.DSC08285 - Copie Etchepar DSC08282 - Copie
Quelques vues de la balade avec le village d’Etchebarre et le Chapeau du Gendarme le dominant.

* la Verna.

La salle de La Verna (immense grotte aux dimensions géométriques données plus loin) fut découverte en 1953, dans le prolongement du plus célèbre gouffre de la Pierre Saint-Martin, le gouffre Lepineux. Les billets d’accès se prennent dans un bureau situé à Sainte-Engrâce. Ce lieu est également le point de départ du minibus qui emmène les visiteurs jusqu’à l’entrée de la grotte, dans la forêt, à un certain dénivelé que n’effraie pas les marcheurs confirmés. On se déplace à l’intérieur dans de longs couloirs humides et assez frais pour déboucher dans le site grandiose, dans un premier temps gardé en pleine obscurité. Des éclairages successifs font ensuite découvrir peu à peu l’immensité de la grotte : 245 m de diamètre, 194 m de hauteur, un volume pouvant contenir 10 Cathédrales Notre-Dame de Paris, si bien qu’en 2003 fut organisé un vol en montgolfière dans La Verna. Pour faciliter la perception de ce volume vertigineux, des mannequins de taille humaine sont disposés en divers endroits, à des distances variables, permettant effectivement de relativiser ces dimensions.
Nous continuons par un résumé de l’histoire de La Verna.

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Ce résumé chiffré  de la Verna est tiré du journal local la République des Pyrénées.

Quelques compléments : dès 1962 furent répertoriées dans la Verna 21 espèces animales ; dans le karst de la Pierre Saint-Martin, parcouru dans tous les sens, on dénombre 380 km de réseau et des centaines de gouffres.

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Quelques images impressionnantes de la grotte de la Verna : la montgolfière est à peine visible.


En avril 2016 trois spécialistes ont tenté, sans réussite finale, de battre le record du monde de highline : traverser la grotte, longue de 230 m, sur une sangle, à 100 m au-dessus de la rivière souterraine, dans la semi obscurité.

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Chacun des trois cascadeurs a glissé sur la sangle rendue humide puis chuté (mais bien sûr toujours rattachés).

* les gorges de Kakoueta.

Situées assez vite après le village de Sainte-Engrâce les gorges de Kakoueta reçoivent chaque année de très nombreux visiteurs attirés par le pittoresque du site et la relative facilité de la marche proposée pour un trajet de 2 h aller-retour et un dénivelé de 540 m. Un tunnel permet l’accès aux gorges et un sentier avec main courante longe la rivière souterraine.

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Le canyon qui longe le fil tortueux de l’eau mesure environ 2 km.

* les gorges d’Ehujarré.

Pour une visite complète du canyon d’Ehujarré, on peut effectuer une large boucle depuis Sainte-Engrâce, proposant un dénivelé de 1000 m. Notre randonnée personnelle s’avéra plus modeste mais n’en offrit pas moins, comme les photos qui suivent le montrent, des panoramas variés  avec vastes pâturages, sous-bois à la végétation luxuriante, fameuses grottes dont les parois se rapprochent avant de découvrir les falaises impressionnantes d’Ehujarré.

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Quelques pauses dans ces défilés pittoresques, ici avec l’ami Jean-Pierre..

* le pont d’Holzarté.

Depuis le village de Tardets on suit le fil du Saison puis, après Licq-Atherey, celui du Gave de Larrau jusqu’au gîte d’étape de Logibar (380 m). La passerelle d’Holzarté (580 m) peut déjà constituer un objectif simple, atteint en suivant un sentier étroit et assez abrupt. L’ouvrage mérite en effet le coup d’œil et trouble certaines personnes craignant le vertige : pont suspendu à 150 m au-dessus du vide, oscillant parfois au gré des passages.
Nous avons déjà poursuivi la randonnée qui décrit une boucle ramenant à Logibar par un chemin qui, après Holzarté, remonte des gorges, traverse un bois, franchit le pont d’Olhadubi (840 m) et le col herbeux d’Ardakhotchia (901 m). Le dénivelé total de 600 m se parcourt en un peu plus que 4 h.

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Vues sur et autour d’Holzarté.

Le Labourd.

* la Rhune.

La Rhune, dernier sommet pyrénéen en bordure de l’Océan Atlantique, culmine à 905 m. Le site se situe dans la commune de Sare à 10 km de Saint-Jean-de-Luz. Un petit train à crémaillère, avec des compartiments en bois, datant de 1924, emmène jusqu’en haut les touristes qui le désirent, sur un parcours de 4,2 km effectué en 35 min, mais divers sentiers s’offrent aux marcheurs plus aptes ou vaillants : dénivelé de 736 m pour une durée d’environ 2 h 30 (montée) puis 2 h (descente jusqu’à la gare de Saint-Ignace d’où part le train), en général en plein soleil. Quelques … cinquante ans plus tard, nous envisageons d’arpenter de nouveau ce relief avec des amis basques de Bardos et d’Anglet : on ne pourra pas se perdre avec des locaux même si le brouillard, la grêle et autres bourrasques devaient s’en mêler.
Du sommet, l’Océan et la côte découpée se distinguent au pied de cette montagne escarpée, elle même visible de très loin à l’intérieur du Labourd. Un panorama à 360 ° permet d’observer les côtes espagnole et française mais aussi bien sûr la chaîne des Pyrénées et les Landes. Tout au long du trajet on rencontre une faune variée : les Pottoks (petits poneys), les manechs (brebis locales à tête noire), les vautours fauves … Les initiés sauront reconnaître tumulis, cromlechs et dolmens.

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Un train plein d’entrain basque.

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La Rhune et sa forme caractéristique à l’horizon

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Panorama à 360 °


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La Rhune sous la neige.

* de Fontarrabie à Saint-Sébastien.

Petite incursion/excursion en Pays basque Sud : Béarn, Soule, Basse-Navarre, Labourd, Guipuscoa, voilà notre trajet du jour.
Voyage organisé d’une journée. Aller-retour en bus d’Oloron à Irun. Randonnée côtière de Fontarrabie à Saint-Sébastien : une dizaine de kilomètres en près de 4 h.  Pour une fois mon blog fournit des paysages maritimes qui changent des habituelles photos de montagne. Cheminement le long de la côte atlantique, ponctué d’alternances de montées et descentes dans une succession d’anses et de criques, en traversant des bosquets verdoyants, avec une arrivée plongeante sur la ville de Saint-Sébastien et la visite de la vieille ville.
Saint-Sébastien – en français, Donastia – en basque, San Sebastián – en castillan. Capitale de la province basque de Guipuscoa.

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La troupe a démarré de Fontarrabie.

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De Fontarrabie à Saint-Sébastien, en longeant la côte atlantique.

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Et voici Saint-Sébastien à nos pieds.

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Quelques vues de la ville de Saint-Sébastien.

* le domaine d’Abbadia.

Le domaine d’Abbadia (et son château, de style néogothique) se situe au bord de l’Océan Atlantique, au niveau de la ville d’Hendaye.
Ouvert au public sur 65 ha : parc et collections d’art dans le château.

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Joli panorama, non ?

Bénéficiant d’une journée à la découverte du mobile home de Laure, nous en avons profité pour une excursion côtière autour de ce domaine, sur un chemin par moments très glissant, cause d’une certaine hilarité collective quand l’un d’entre nous dérapait. Le parcours se caractérise par des falaises abruptes, il longe deux criques successives, il découvre deux rochers célèbres, les « Jumeaux », et il se termina en un coin de la plage d’Hendaye où les organismes fourbus et quelque peu tachetés purent se requinquer.

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Comme on le voit, la corniche voisine avec la lande, les prairies et les bosquets.

FIN (provisoire ?)

Randonnées en Barétous

Après les vallées d’Aspe (2 textes en février et mars 2014) et d’Ossau (3 textes publiés entre février et juillet 2015) j’aborde la troisième vallée montagnarde accessible depuis Oloron (Barétous). Dans un prochain article je traiterai du Pays Basque Nord (Soule, qui jouxte le Béarn et Labourd, sur la côte océanique).
Sur la carte qui suit apparaissent les principaux lieux rencontrés lors de nos randonnées en Barétous ou en Soule.

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En Barétous sont décrites certaines balades réalisées ces dernières années mais aussi quelques réunions ou manifestations culturelles ou … culinaires, associées en général à une courte marche.

 Barétous.
Sur la carte précédente, on peut diviser Barétous en trois parties, les villages côtoyant à chaque fois un gave, nommé ici Vert.
Partie basse (vers Oloron) : Féas, Ance, Aramits, le long du Vert d’Oloron.
Partie Est : Aramits, Arette, La Mouline, La Pierre Saint-Martin, le long du Vert d’Arette.
Partie Ouest : Aramits, Lanne, Barlanès, Issarbe, le long du Vert de Barlanès.

♦ Les marches de courte distance.

* de Féas à Serreuilhe.
Départ au pont de Féas. On longe la rive droite du Vert en laissant sur sa gauche un gîte et quelques fermes en hauteur. Le parcours boisé mène au pont de Serreuilhe, juste avant d’entrer dans Aramits. Un chemin court tracé depuis peu.
* les trois chênes d’Aramits.
Dans le voisinage de ces trois arbres, bien visibles depuis la route avant d’entrer dans Aramits, car situés en haut d’une colline, des tables de pique-nique attirent d’autant plus que la possibilité est offerte d’y parvenir … en véhicule.
DSC07164 DSC07167De temps en temps quelques personnages familiers vont apparaître, comme ici avec Alain, Hélène, Roger, Clara et Graciela (photo du haut) ou Séverine, Maïlis, Délia, Jean-Jacques (bas)
DSC07168* de Lanne à Aramits.
Partant du chemin du Tram à Lanne, on longe là aussi le Vert jusqu’au camping d’Aramits.
* boucle au-dessus de Lanne.
On démarre en bas de la côte de Rouy, vers le haut des collines qui dominent le village. Au loin on aperçoit les palombières de Lanne, célèbres pour leurs filets, le quartier Ayduc et au fond la ferme Foulhis d’Arette, lieu de naissance de notre Oncle Oscamou.
* en surplomb de Manaoüt.
Boucle en partant de la ferme Escrivassé permettant de dominer la ferme Manaoüt-Haritchabalet, mais aussi, selon l’endroit, les villages de Barcus, Lanne, Aramits.
detout 060 detout 062 detout 068 detout 070Sur la deuxième photo prise des crêtes du côté Escrivassé, la maison Manaoüt occupe le fond du plateau et la colline portant la Chapelle de la Madeleine chapeaute l’ensemble. Gros plan sur Manaoüt pour terminer.
* le Couchet sur la route de Gastellondo.
En partant du village vacances de Lanne (construit pour loger momentanément les sinistrés du tremblement de Terre de 1967, qui toucha Arette mais aussi Montory, Lanne … ) on monte vers le Couchet, point culminant avant de redescendre vers Montory et Barcus (route de Gastellondo). En haut du Couchet on emprunte un sentier vers la gauche qui traverse prairies et forêt, laissant apercevoir en contre bas, par instant, le village de Lanne, sur la gauche, ou la route de Gastellondo, sur la droite.
* les filets de Lanne.
Connus de la France entière puisque la télévision y a déplacé plusieurs fois ses caméras, les filets des palombières de Lanne, situés dans le chemin des pantières du quartier Ayduc, attirent chaque année en octobre de nombreux visiteurs qui ne regrettent pas la petite marche nécessaire pour les atteindre (250 m de dénivelé). Ils apprécient l’organisation des « palómaires » avec leurs rabatteurs (chatards) éloignés, et juchés en haut de postes de rabat, dont le charivari – cris et tintamarre – a pour but de diriger les palombes vers ces filets verticaux étendus dans le col, les « matous » finissant le travail : palettes peintes en blanc et imitant le vol en piqué de l’épervier. Pour les jours sans vol (donc quand les espoirs s’envolent) l’ambiance reste assurée autour des agapes sans fin et des chants montagnards qui peuvent en résulter. Naguère, quand les passages des volatiles bleus étaient des plus prolifiques, chaque habitant de la commune recevait une palombe en cadeau. En 2009 on compta environ 2000 palombes prisonnières pour un passage de … 2 millions. On est donc loin de l’extinction.
Ci-dessous la blouse utilisée par les « palómaires » (chamara) : clichés pris, non pas sur leur lieu de « travail » mais à Paris lors d’une fête dans le 6ème arrondissement, en 2011, organisée par le journaliste Jean Cormier, à l’extrême-gauche (sur la 2ème photo).

les leveurs de coude 030 les leveurs de coude 043Les palombes prisonnières du filet sont ensuite regroupées, vivantes, dans les poches situées au fond de la chamara (blouse bleue).
4a51b77fUn rabatteur avec son « matou ».
4a51b77fUn des postes d’observation pour rabattre les palombes.

* la montée impossible de La Mouline.
Sur la route de la Pierre Saint-Martin, entre le village d’Arette et le plateau de Chousse, on traverse le quartier de La Mouline : quelques maisons, un fronton, un ou deux bistros-restaurants selon l’époque. Le Vert d’Arette longe la route en cet endroit. De l’autre rive démarre le fameux raidillon donnant lieu à la Montée Impossible pour les motos de compétition. L’épreuve (c’en est une véritable et redoutable !) compte pour le championnat de France et pour la coupe d’Europe. Elle peut rassembler autour de 10 nations et, en 2009, 61 concurrents. Parmi ceux-ci figurent parfois des Américains, sous l’œil étonné de 8 à 9000 spectateurs selon l’année. Pourquoi cette dénomination de Montée Impossible ? Tout d’abord du fait de l’extrême difficulté à parcourir cette montée de 237 m de long, très abrupte et parsemée d’obstacles divers comme les ravines creusées par les eaux de pluie parfois torrentielles et aussi les gros cailloux enfouis sous les touffes d’herbes et de fougères, ceci volontairement ou non par les organisateurs. Ensuite il faut savoir que dans le final la pente s’incline de 90 °, ce qui explique que les motards sont souvent arrêtés, quand ils ne chutent pas, à 10 m du sommet. En 30 ans on ne compte que 12 participants victorieux malgré les modèles de plus en plus sophistiqués et robustes conçus par les constructeurs ingénieux.
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Qui sait si quelques mètres plus haut monture et cavalier seront encore ensemble !
Ce lieu noir de monde et super bruyant autour du 15 août, pour assister à cette course de motos, reste pour moi un endroit magique pour une toute autre raison, à une date de fin de vacances scolaires où nous avions décidé de pique-niquer sur les bords du Vert, en bas de la fameuse Montée Impossible : pas un chat (ni motards, ni spectateurs, ni journalistes), pas d’autre sonorité que la musique délivrée par le Vert. Nous n’étions que tous les quatre, avec nos deux filles très jeunes. Bercé par la chaleur du lieu, ému par ce moment de simplicité partagé avec les êtres aimés, l’inspiration m’a poussé vers une nouvelle chanson, paroles et air venant tout naturellement, ce qui est exceptionnel car en général les deux ne sont pas simultanés. Il s’agit de « mau de còr » que l’on peut retrouver dans le site de Camin Casa : camincasa.fr.

 En passant par Barlanès
.

* le rocher d’Arguibelle.
Le pied du rocher d’Arguibelle (795 m) peut-être atteint par la route à partir de Montory ou à partir du quartier Barlanès de Lanne. Puis une marche de faible dénivelé permet de s’approcher de la falaise pourvue de plusieurs chemins d’escalade, de difficultés variables. Chez nous, Aurélie et Matthieu sont familiers de l’endroit, quand le temps le permet bien sûr.
Le flanc Ouest du rocher présente une horloge solaire mégalithique qui permettait aux habitants des environs de connaître les heures de la matinée grâce à 3 gros rochers qui émergent des prairies et dont l’ombre portée de la falaise passe successivement, en été, à 9 h, 10 h, 11 h.
4a51b77fEn certains secteurs du rocher se logent les nids du percnoptère, petit vautour migrateur d’Égypte.
* Issarbe.
En continuant la route de Barlanès on rejoint la station de sports d’hiver d’Issarbe, gérée par la commune de Lanne. La voie après la station est fermée durant les chutes de neige mais permet d’atteindre la Pierre Saint-Martin les autres saisons de l’année. On y pratique luge, ski de fond et raquettes, comme le montrent les quelques photos sélectionnées qui suivent.
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Les boucles proposées par les divers parcours, de longueurs inégales, offrent un panorama splendide et très varié. Une vue porte à l’horizon sur les plaines du Béarn, une autre sur la chaîne des Pyrénées, avec comme bien souvent dans ce territoire les pics d’Arlas et d’Anie. Parfois surgit sur la piste un (ou une) skieur ou raquetteur, Etché en l’occurrence ici.
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Séverine, Claudine, Etché et, seule avec des skis, Laure.

♦ Autour de la Pierre Saint-Martin.

Beaucoup de photos mettent en valeur les divers paysages et aussi les nombreuses activités dont s’enrichit la Pierre Saint-Martin, que ce soit l’été ou l’hiver et sa neige. Malgré la sélection de ces clichés à laquelle je me suis, difficilement, résolu, les illustrations abondent, peut-être un peu trop !

* ski de fond au Braca.
Quelques kilomètres avant d’atteindre le Col de la Pierre Saint-Martin la piste de ski de fond du Braca s’étend sur la gauche de la route. C’est là que je m’initiai à ce nouveau sport de glisse … il y a quelques années, avec les copines Hélène et Maddy. Le panorama ne vaut pas celui d’Issarbe ou celui du Somport mais l’ensemble boisé mérite le détour.
* transhumance.
Chaque année nous participons au transfert pédestre des troupeaux de brebis des maisons Haritchabalet-Sottou de Lanne à la Pierre.
J’ai déjà consacré un article plus complet sur les transhumances de Lanne en octobre 2014 (où on retrouve certaines photos ci-dessous).
L’aller, effectué la nuit, autour du 15 juin, emprunte l’itinéraire Manaoüt – Lanne – Arette – La Mouline – le Pas de la Lèva (on quitte la route goudronnée pour un raccourci dans la montagne) – Suscousse – Soudet – Cabane Sottou au Col.
Le retour, autour du 15 septembre, à partir de la Cabane Sottou, passe par Soudet, Suscousse, Bénou, le bois, Barlanès, Lanne.
Je propose maintenant 3 groupes de photos liés à ces déplacements.

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Sur une photo on imagine le désarroi du troupeau de vaches cloisonné dans son pré et observant le cheminement en toute liberté des brebis. Sur d’autres ces mêmes brebis reprennent leur souffle quelques instants avant de repartir sur la route de Barlanès (retour). Les accompagnateurs ont aussi droit à une pause dégustative (je me demande pourquoi cet adjectif ne figure pas dans le dictionnaire).

Descente des brebis 24/09/2014 DSC07310 Paul et Tamar 24/09/2014 DSC07321 DSC07325
Où l’on voit que le jeune Paul se mêle au cortège dans les derniers kilomètres, soutenu par une copine à cheval.
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On reconnait Pierre, Aurélie, Inès. Toutes les générations participent.
aout à octobre 2012 117 aout à octobre 2012 131 descente des brebis 2012 jean fourcade
Tiens, voici Jean Fourcade en « aulhèr ».
*
Arlas.
Le Pic d’Arlas, déjà mentionné un peu plus haut, est à portée de main depuis la Cabane Sottou. Souvent nous emmenons les visiteurs-marcheurs sur son sommet : de la Cabane (1760 m) à Arlas (2044 m) une bonne demi-heure suffit. De là-haut s’offre un panorama à 360 °, avec le Pic d’Anie tout proche, la Station de La Pierre en contrebas ainsi que les Cabanes Sottou, Lapeyre, Escrivassé  …
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Sur une photo apparaissent des touristes venus passer la journée à la Cabane, lors des journées portes ouvertes, dont nous parlons un peu plus bas. Ils observent le troupeau en train de revenir à l’enclos en fin de journée.
L a Pierre ST Martin 030Et voici Arlas revêtu de sa parure blanche.
* Anie.
Le Pic d’Anie, le plus haut de la région (2504 m), se dresse lui aussi juste en face de la Cabane Sottou, un peu plus à droite que l’Arlas. On le voit sur pas mal de photos de cet article ou de ceux consacrés à la vallée d’Aspe. Pour y accéder, deux possibilités : à partir de Lescun et son Refuge de L’Abérouat (voir Aspe) ou en partant de notre cabane Sottou, ce que nous fîmes en une seule occasion, avec d’ailleurs le maître des lieux, Marc. Je ne peux pas m’empêcher de conter une savoureuse anecdote à propos de cette balade. Au terme de l’ascension nous avons bien sûr sorti de nos sacs les divers ingrédients qui réchauffent les corps et l’atmosphère : pastis (mais oui, il n’y a jamais de contrôle là-haut), saucisson, pâté, poulet peut-être, fromage, eau et vin rouge. Et puis nous avons entamé deux ou trois chants béarnais, avec Séverine, Jean et Angèle Fourcade. Un groupe de Basques de la Basse Navarre, qui casse-croûtaient à côté de nous, a particulièrement apprécié les chants et … le fromage que Marc leur offrait. Comme ils se demandaient comment se procurer dudit fromage, Marc leur sortit de son sac un bon morceau que les compères purent ainsi se procurer … à 2500 m d’altitude. Je regrettais alors de ne pas avoir amené notre CD de Camin Casa, j’aurais peut-être pu en écouler un ou deux dans l’euphorie du moment.
tout 111Voici les deux copains, aperçus depuis la Cabane : Arlas à gauche et Anie à droite. En bas l’esplanade où se tient la Junte de Roncal, dont nous parlons un plus loin.
tout 186 tout 201La fin du parcours menant à l’Anie est très empierrée : ce sont les arrhes de l’Anie.
L a Pierre ST Martin 006L’Anie, à son tour, a enfilé son manteau blanc.
* Soum de Lèche.
Dans le dos de la cabane Sottou, la dernière avant de plonger vers la Navarre espagnole, se dresse le Soum de Lèche. Très souvent on arpente ce relief où se mêlent  roches et verdure. En moins d’un quart d’heure on parvient au sommet d’où on découvre en vue plongeante le village de Sainte-Engrâce et son environnement. On y rencontre parfois un groupe de vautours qui, du haut, épie les nombreux troupeaux qui paissent aux alentours, tant du côté français que du côté espagnol.
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Premier malh à franchir avant de découvrir le sommet de Lèche. Paul aime bien y conduire les enfants visiteurs de sa Cabane.
DSC07139 DSC07143Au pied de Lèche, quelques participants aux journées portes ouvertes que nous détaillons un peu plus loin.
* journées portes ouvertes.
Depuis quelques années l’Office du Tourisme de la vallée organise 2 journées portes ouvertes par été dans les Cabanes de bergers qui le désirent. Dès leur arrivée sur les lieux le matin les inscrits partagent le café avec les gérants des lieux, Sylvie et Marc ici, avant de découvrir la fabrication du fromage par Marc, de formuler quelques questions et de déguster bien sûr le précieux mets. Puis le groupe écoute les explications de Sylvie sur le mode de fonctionnement de l’entreprise et sur l’historique du métier, sur l’évolution de la vie des bergers et de leurs cabanes. Ensuite la troupe des touristes accompagne les bergers et le troupeau des brebis vers les pâturages situés de l’autre côté de la route, en descendant vers l’Espagne. Le troupeau continuera plus tard seul son chemin dans la journée, passant d’un mont à un vallon, d’une prairie à un petit lac. Voici venue l’heure de l’apéritif – boissons non alcoolisés ou Jurançon local – avant de partager le menu concocté par les hôtes (en certaines cabanes on demande aux visiteurs d’apporter leur collation) : en général charcuteries du pays puis jambon piperade et fromage maison évidemment. Parfois nous proposons quelques chants du Béarn durant ce repas. Les volontaires à ces journées proviennent de plusieurs provinces de France et les échanges entre eux et nous  s’avèrent des plus enrichissants. En fin d’après-midi il reste toujours un certain nombre de personnes qui suivent Marc et son fils Paul à la rencontre du troupeau sur le chemin du retour, parfois encore bien éloigné de leur logis. La journée se termine par la traite  dans l’enclos réservé à cet effet.
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Sur la première photo les inévitables Arlas, Anie et … Séverine. Sur les autres quelques chanteurs dont l’ami Jean-Michel venu du Lot et Garonne.

DSC08321 DSC08322 DSC08323 DSC08325 DSC08326 DSC08327 DSC08334 DSC08339 DSC08341Photos 1 et 7 : Sylvie commente.
Photo 2 : annonce de la vente de fromage à la cabane, en français et en espagnol. À quand en béarnais ?
Photo 3 : menu et activités de la journée. Alléchant, non ?
Photos 4 et 5 : en matinée, les visiteurs suivent le troupeau vers les estives.
Photo 6 : le calme avant la tempête.
Photo 8 : clin d’œil à nos amis de Barcelone Mercédès et Juan-Manuel avec leurs enfants et Graciela.
Photo 9 : la traite de fin de journée.

DSC07120  DSC07137  DSC07144 DSC07146 DSC07150  DSC07158Photo 1 : explications de Sylvie un peu plus bas de la cabane, côté Navarre.
Photo 2 : Séverine est en rouge, non plus en bleu. L’inspecteur qui mène l’enquête en déduit donc qu’il s’agit d’une journée différente.
Photo 3 : on écoute, on déguste, mais on marche aussi, vers le Soum de Lèche.
Photos 4 et 5 : à la rencontre du troupeau sur le chemin du retour.
Photo 6 : toute la famille est réunie et le troupeau regroupé pour la traite. Paul, Marc, Sylvie, Inès.

* gouffre Lepineux.
En 1952 un dramatique accident coûta la vie au spéléologue Marcel Loubens, au fond d’un gouffre de la Pierre Saint-Martin,  gouffre découvert par Lepineux en 1950, quelques hectomètres plus bas que la cabane Sottou. Son corps ne put être remonté à la surface que plusieurs mois après. Haroun Tazieff fut parmi les compagnons de Loubens. L’entrée de ce gouffre est à peine visible de la route et son accès bien sûr fermé. Une plaque à la mémoire du disparu signale tout de même l’évènement.
Le prolongement du gouffre Lepineux aboutit du côté de Sainte-Engrâce, dans la grotte de La Verna (voir le futur article sur la Soule), découverte en 1953 mais ouverte au public seulement en … 2010.
DSC07123 DSC07124 DSC07125 DSC07127Comme on le constate sur une des plaques l’entrée du gouffre se situe en Espagne. Nos voisins n’ont jamais voulu exploiter ce drame comme un attrait touristique, ce qui explique la modestie du site. Aux alentours de la cabane on découvre l’entrée d’autres gouffres de moindre profondeur.
* junte de Roncal.
La Junte de Roncal, ou Tribut des trois Vaches, est célébrée chaque 13 juillet au niveau de la Borne internationale 262, qui marque la frontière entre la France (Pyrénées Atlantiques) et l’Espagne (Navarre). Cette Borne, située au Col de la Pierre-Saint-Martin (1760 m) est visible depuis la Cabane Sottou, en contre bas. Se réunissent à l’occasion 6 maires de la vallée de Barétous (Ance, Aramits, Arette, Féas, Issor et Lanne en Barétous) munis de leurs écharpes tricolores et 4 alcades de la vallée de Roncal (Garde, Isaba, Urzainqui et Ustàrroz) vêtus de leurs habits traditionnels roncalais.
Les maires de Barétous remettent à leurs homologues de Roncal 3 vaches, en vertu d’un traité datant de plus de 6 siècles, le plus ancien encore en vigueur en Europe. L’origine possible de cet accord date de 1373 quand une dispute féroce éclata entre un berger d’Arette et un berger d’Isaba, à propos d’un point d’eau situé au pied du Pic d’Arlas. La mort du berger béarnais enclencha des représailles successives et de nombreuses batailles entre les deux camps. Il fallut l’intervention des élus et des autorités religieuses des deux côtés de la frontière pour qu’un traité soit signé en 1375. Pour pouvoir accéder aux pâturages respectifs les bergers et les notables s’engagent respecter la paix de part et d’autre de la frontière. Les maires concernés superposent leurs mains sur la Borne 262 et prononcent les paroles rituelles : « Pax avant, pax avant, pax avant » (paix dorénavant). Puis le vétérinaire d’Isaba choisit 3 génisses parmi celles qui lui sont proposées, répondant à des critères bien définis.
La signature se clôture par une messe en plein air et une fête pastorale rythmée par des orchestres et chants divers.

4a51b77f indexL’incontournable Jean Lassalle trouve le moyen de se glisser parmi les intervenants du traité.
14368683323051436868331805Sur le haut rassemblement pour la cérémonie religieuse.
En contrebas de la Cabane Sottou l’animation surveillée par le Pic d’Anie à l’horizon.

* autres clichés des environs.
On termine par des scènes glanées elles aussi dans les environs de la Pierre Saint-Martin.
tout 181 tout 182 tout 188 tout 192 tout 199 tout 204Photo 1 : je ne résiste pas à l’envie d’inclure une nouvelle photo du troupeau paisible devant l’enclos de la traite.
Photo 2 : les amis Rauline, Michel et Monique, avec Marc, près de la Cabane.
Photo 3 : vue plongeante sur l’entrée du gouffre Lepineux décrit plus haut.
Photo 4 : la Cabane vue de face méritait un salut respectueux. Combien de casse-croûtes nous ont rassemblés derrière ce mur !
Photo 5 : en fin de journée, du haut des crêtes, vue sur une halte du troupeau
au bord d’un « lagòt »
.
Photo 6 : en montant en haut de l’Arlas, voici qu’apparaît la Station de La Pierre Saint- Martin, quelques kilomètres plus bas que le Col.
été 2012 037D’autres amis de Vitry, Françoise et François Alexandre, qui nous aidèrent ce jour-là à ramener une brebis égarée quelque temps.
L a Pierre ST Martin 001 L a Pierre ST Martin 009 L a Pierre ST Martin 010 L a Pierre ST Martin 012 L a Pierre ST Martin 025 L a Pierre ST Martin 029Hé oui, Séverine se distingue dans la neige, à la Pierre comme à Issarbe. Le Soudet, sur la route de Sainte-Engrâce, par où le troupeau passe en septembre sur le retour des estives.

DSC08254 DSC08258 DSC08260 DSC08278Paul et Inès reçoivent à la Cabane les Gayral et leurs grands-parents : Lilou, Maywen, Baptiste (dans les bras d’Évelyne).
Lors du passage du Tour de France le 14 juillet 2015 au plateau de Chousse (arrivée à la Station de la Pierre), les producteurs du fromage Ossau-Iraty eurent l’idée d’attirer l’attention des nombreux observateurs (spectateurs, journalistes, télévisions … ) en inscrivant, par fauchage, leur nom et leur label au milieu des fougères et des herbes de la pente. Succès assuré et filmé.

La Pierre St-Martin 002 La Pierre St-Martin 005Pour changer de nos moutons, terminons par les autres animaux présents autour de la Cabane.
Adishatz.

 

Les couvertures du Shiulet : troisième partie.

Lo Shiulet (Le Sifflet) fut, entre les années 1988 et 1994, la revue trimestrielle éditée par l’Association occitane de Paris : l’Estancada. Cette parution concerne 27 (du 0 au 26) numéros, de mars 88 à novembre 94. Sont proposées ici les couvertures de la plupart de ces parutions : celles décrites par un dessin ou une caricature. Ces illustrations émanent essentiellement du crayon de Philippe Labarère (Félipe), sous la signature F.L.
Apparaissent également quelques dessins des pages intérieures.
La traduction figure en bas de chaque gravure.
En général, on ajoute un commentaire concernant l’actualité du moment, reliant plus ou moins celle-ci au texte du dessin.
Cet ensemble prend beaucoup de place. Pour ne pas trop fatiguer le lecteur, je découpe l’étude en 3 parties. Cette troisième partie concerne 7 numéros (du n° 18 au n°26), entre novembre 92 et novembre 94.

Numéro 18.

Pas de dessin en couverture, comme pour les précédents numéros 16 et 17, mais, à l’intérieur, une bande dessinée en 2 parties, de ma composition, intitulée le banquier et les autres, dans laquelle s’opposent diverses classes sociales qui se jalousent au lieu de s’unir devant les difficultés quotidiennes … mais cela se passait en 1992, il y a 24 ans !

1ère séquence : critique de l’ouvrier par les autres.
Le paysan : Les ouvriers, quand-même, ils sont bien heureux, bon Dieu ! Pas de responsabilité au travail, aucun souci de crédit, mais bien souvent en grève. Et ils peuvent se reposer chaque fin de semaine.
Le fonctionnaire : Quelle honte ! Quand ils bloquent les usines ils n’ont pas la conscience d’emm… les autres travailleurs. Et avec leurs syndicats ils se croient très forts.
Le commerçant : Quand ils ne sont pas en congé ils font la grève et en plus ils se saoulent bien souvent. Sûr qu’en plus ils font leurs courses chez Leclerc.
2ème séquence : critique du paysan par les autres.
L’ouvrier : Et les paysans qui osent faire tout ce bruit ! Ils paient peu d’impôt, ils ne connaissent pas la notion de solidarité, ils barrent les routes et maintenant, ils polluent, le Ministre l’a dit à la télé.
Le fonctionnaire : Pourquoi grognent-ils ainsi ? Ils ont tout ce qu’ils veulent à la maison : viande, légumes, fruits, œufs …. Ils devraient être bien heureux de pouvoir casser la croûte je ne sais combien de fois chaque jour, sans payer ! Et quand ils ne sont pas contents, ils cassent tout !
Le commerçant : Vous avez vu ces grandes machines ? Ils ont quand-même pu se les payer ! Ils ne sont pas à plaindre : quand ils ne touchent pas l’impôt sécheresse, ils touchent l’impôt inondation.

3ème séquence : critique du commerçant par les autres.
Le paysan : Et voilà les commerçants qui s’y mettent eux aussi ! Comparez un peu le prix du litre de lait chez nous à la ferme et celui du magasin. Vous verrez la différence.
Le fonctionnaire : Ils n’ont jamais cotisé et ils voudraient les mêmes droits que les autres ! Et on sait bien comment ils votent ! Et quand il y a une guerre, ils s’en sortent toujours bien…
L’ouvrier : Acheter une marchandise dix euros pour la revendre cent euros, ce n’est plus faire du bénéfice, c’est voler !
4ème séquence : critique du fonctionnaire par les autres.
Le paysan : Et les fonctionnaires ? Que font-ils du matin jusqu’au soir ? Téléphoner, déjeuner, ranger des papiers. Jamais pressés pour rendre service, mais toujours pressés pour réclamer une augmentation. Et en plus ils oublient notre langue maternelle.
Le commerçant : Ces feignants ! Ils ne se fatiguent pas beaucoup au bureau , et ils font le plein de vacances ! Et ils sont quand même payés s’ils tombent malades.
L’ouvrier : Tout le monde aimerait avoir leur sécurité de l’emploi …
5ème séquence : tous face au Banquier.
Tous : Mais si personne n’est content ici, à qui profite donc notre travail ?

Numéro 19.

– Vous avez vu ? C’est le nouveau drapeau béarnais olympique … Quand-même, il ne ressemble à rien !
– Toutes ces vaches … Quel troupeau ! Maintenant il va falloir trouver un nom à tout ce bétail !
– Pour les deux premières je ne sais pas. Mais pour la dernière vache il ne faut pas chercher trop loin pour lui trouver un nom.
Le dessin fait allusion à Nelson Paillou, Président du Comité Olympique Français, habitué d’Arette, en vallée de Barétous, qui, lors d’une conférence, attribue … 3 vaches (au lieu de 2) au drapeau béarnais – et sans avoir bu un coup !

Dans les pages intérieures de ce numéro, un dessin de Gilles Gayral après la prestation du groupe Camin Casa au festival de la chanson béarnaise de Siros.

– A la fête de la chanson et de la langue béarnaise à Siros.
–  Le groupe Camin Casa fut heureux d’interpréter la chanson « Nosta Lenga » (notre langue).
–  Gilles Gayral (flûte), Philippe Labarère (chant), Alain Sibé (chant), Michel Berdot (chant, auteur-compositeur), Alain Berdot (chant, guitare).

Numéro 20.

Charte européenne des langues régionales ou minoritaires … la France n’en veut pas !
Le Conseil de l’Europe valide « la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires » – un texte loin d’être révolutionnaire, qui n’impose rien mais suggère des recommandations sur l’enseignement, la radio, la télévision, les relations avec l’Administration. Mais le gouvernement français refuse de ratifier cette Charte (qui serait contraire à la Constitution).

Numéro 21.

Enfin libéré !
– Commentaire du Shiulet après la libération de Casabonne :
6 juillet 1987 : départ en vacances pour l’Espagne – 7 juillet 1993 : … de retour !!! Les vacances ont été longues et lui ont coûté très cher !!!
– Dans le même numéro reportage sur la rencontre entre l’Estancada et le groupe vocal de Navarrenx, les Remparts.

Numéro 22.

– Plan Balladur : les salariés se serrent la ceinture.
– Je m’en fous ! Charasse m’a prêté ses bretelles !
Aucun rapport avec la couverture, mais deux faits marquants de la chanson béarnaise.
Les « Pagalhós » en vidéo : une heure de spectacle au théâtre Saint-Louis de Pau le 05 décembre 1992 pour fêter leurs 20 ans d’existence.
Le Zénith de Pau reçoit « Nadau » le 27 novembre 1992 à l’occasion de leurs 20 ans de représentations.

Numéro 23.

Non, non et non ! Ça peut être un taureau ou un éléphant, je suis né ici ! Et je peux te dire que ce ne n’est pas un chat qui me fera bouger d’ici
L’accord du GATT (accord général sur les tarifs douaniers et le commerce – ratifié par 23 pays en 1947) a été complété par 117 pays le 15 avril 1994 (Uruguay Round).
Dessin ci-dessus : j
eu de mots entre GATT et GAT (chat en Occitan).

Numéro 24.

Dans ce numéro, dialogues entre le Shiulet et 2 militants basques emprisonnés et libérés depuis peu (Casabonne et Etcheveste), commentaires sur l’aménagement du territoire (un réveil en trompe l’ œil), sur l’avenir du nucléaire … et, après le SMIC jeune proposé par le 1er Ministre Balladur, le SMIC rugby imposé par les responsables du XV de France.

Numéro 26.

– Rentrée scolaire.
– Écoute bien l’instituteur, Jean !
– Oui, et dans l’école, retire de la tête le signe ostentatoire de ta culture !
Clin d’œil au signe ostentatoire d’une religion que représente le port du foulard dans l’école publique.
Dessin de Michel Berdot.

En conclusion de cet article j’énumère les rubriques de ce dernier numéro du Shiulet :
– D’un Shiulet à l’autre – Compte-rendu de l’Assemblée Générale de l’Ostau Biarnès de Pau -Déclaration du groupe Anaram au PatacCap d’Estèra e Cap d’Esplinga – Amnesty Internacional (Alan Estrade) – Entrevista dab Bernard Aròs – Corrier de legedors – Lo bilhet de Miquèu – Èlections en Corse (Arriti) – Vu et entendu – Jan de PicheprimInstitut Culturel Occitan.
FIN de la troisième partie