Barcelone avril 2017 : première partie

Barcelone : du 11 au 14 avril 2017 (partie 1).

Du 11 avril au 14 avril 2017 Hélène et moi avons découvert Barcelone et Sitges, un village proche. Personnellement j’avais certes vécu 6 heures à Barcelone il y a quelques années, avec Jean Oscamou, le temps de regrouper les affaires de sa fille Laure qui finissait ses études en pays catalan et revenait en Béarn. Mais je ne me souvenais que de la fameuse Rambla et de la Plaça de Catalunya. Cette même Laure nous fut d’une grande aide pour ce voyage de 2017 puisqu’elle s’occupa de la délivrance des billets par Internet, nous prêta 2 livres sur la ville, d’un grand intérêt pour nous, et nous indiqua la rue où stationner gratuitement et sans risque à Jaca.
Car la voiture nous mena en effet de Saint-Pée à Jaca avant de monter dans l’autobus de la Compagnie Alossa : de Jaca à  Huesca puis de Huesca à Barcelone. Pour chacun de nous deux le tarif s’élevait à 15 € (aller-retour J-H) puis 32 € (aller-retour H-B). Deux provinces espagnoles traversées donc : Aragon et Catalogne. Durées de chaque trajet : St Pée-Jaca : 1 h 15 (attente du 1er bus de 3/4 h : on voulait surtout pas le rater ! ); Jacca- Huesca : 1 h 10 (20 min d’attente du 2ème bus); Huesca-Barcelone : 3 h 55; donc autour de 6 h 20 sur la route, 7 h 25 entre le départ de la maison et l’arrivée à la gare Sants de Barcelone, y compris quelques courts arrêts dans des villes citées plus loin.
Les différentes sources utilisées pour cet article : mes notes personnelles, écrites chaque jour sur un petit carnet, les photos prises par Hélène (smartphone) ou par moi (appareil photo classique), 2 livres sur Barcelone régulièrement consultés (un de Laure, l’autre de la Médiathèque d’Oloron), un autre composé exclusivement de photos d’artistes professionnels, et évidemment les souvenirs ou commentaires de chacun de nous deux.
Remarque initiale sur les photos de l’article : celles provenant de documents extérieurs sont bien sûr de qualité mais bordées de « blanc » après leur numérisation, ce qui les rend moins attrayantes. 
Autre remarque concernant l’orthographe des noms : parfois en Français, parfois en Castillan, parfois en Catalan.

Ci-dessous un schéma des différents quartiers de Barcelone. Durant notre périple nous en avons parcouru sept sur huit. Seul le « barrio » numéroté 1 (avec le fameux Nou Camp où joue le non moins fameux FC Barcelone) n’a pas retenu notre attention (question de temps).
Nous figurons dans chacun de ces quartiers les principaux sites que nous avons fréquentés, rapidement pour certains, plus longuement pour d’autres.

1. Le camp Nou et Zona Alta
2. Quartier Gràcia et Parc Güell
3. Quartier Eixample, Sagrada Familia et la Pedrera
4. Barceloneta et Front de mer
5. Quartier la Ribera, musée Picasso, Església Santa Maria del Mar et Parc de la Ciutadella
6. Quartier Barri Gòtic, la Rambla, la Cathédrale et le Palau de la Música Catalana
7. Quartier el Raval, Marché Boqueria, Museu d’Art Contemporani (MACBA) et Centre de Cultura Contemporània (CCCB)
8. Quartier Montjuïc, fondation Joan Mirò et Musée National d’Art Catalan (MNAC)

Voici, jour après jour, ce que nous vîmes (le passé simple s’emploie pas mal en Espagne) et ressentîmes. Pour ne pas trop alourdir la lecture je divise la description en trois parties : mardi et mercredi pour la première, jeudi pour la deuxième et vendredi pour la troisième.

Mardi 11 avril.

Départ de Saint-Pée à 6 h 30, arrivée à Barcelone à 13 h55. Temps impeccable, comme il le sera durant tout notre séjour, la veste n’étant utilisée qu’en matinée et en soirée. Entre Jacca et Huesca on note les nombreux travaux en vue d’autoroutes et de ponts. Entre Huesca et Barcelone on observe plutôt de grandes étendues de terrains cultivés (luzerne, colza … ), des fermes importantes avec des bâtiments volumineux abritant les animaux, peu vus à l’extérieur (principalement des vaches). Je relève les arrêts principaux : Barbastro, Monzon, Lerida (Lleida en Catalan).
Juan-Manuel nous accueille à la Gare Sants (il existe une autre gare routière dans Barcelone), située quartier ouest de la ville, et nous emmène dans sa voiture chez lui, rue Lorena (environ 35 min vers l’est de la ville). Nous y rejoignons Mercedes et leurs deux enfants Guido (8 ans) et Léo (6 ans) pour un premier déjeuner qui permet de se retrouver comme si on s’était quittés la veille, alors que notre dernière rencontre date de 3 ans à Saint-Pée. On parle des familles respectives, de nos projets de visites et même de … Messi, la vedette du FC Barcelone, natif lui aussi de Rosario, en Argentine, ville natale de … Juan-Manuel.

Nous partons ensuite tous les 6 dans leur grande voiture pour le quartier Montjuïc, à l’ouest de la ville. Il s’agit d’une colline s’élevant à 213 m au-dessus de la Mer Méditerranée, avec sa végétation foisonnante, ses fontaines, sa citadelle. Le lieu fut le site de l’Exposition Universelle de 1929 et des Jeux Olympiques de 1992.
Une balade à pied dans le Parc de Montjuïc nous permet de profiter de deux panoramas, dont l’un dominant le Port industriel de Barcelone, puis de quelques sculptures extérieures et enfin de la Fundaciò Joan Mirò.


Vues panoramiques sur Barcelone, à partir du Parc de Montjuïc


                                                 Entrée du Musée Mirò

Le Musée lui-même, très vaste et très lumineux, idée de Mirò (1971), œuvre de l’architecte Joseph Sert, associe harmonieusement Art et Architecture. De Mirò lui-même nous connaissions certes quelques toiles datant de sa période surréaliste mais nous découvrons là une panoplie très variée, en peinture bien sûr mais aussi en sculpture, dessin et tapisserie, l’ensemble créé sur une période de 60 années. On dénombre autour de 220 tableaux du maître, des tapisseries, 180 sculptures, 8000 dessins, mais seulement (!) 400 de ces œuvres sont exposées dans ce Musée. On distingue bien son évolution picturale entre réalisme relatif et surréalisme, caractérisé par les couleurs primaires et les formes symbolisant la lune, la femme et les oiseaux. Le personnage aussi nous intéresse, pour son engagement politique et son ouverture. Il se revendique Catalan mais refuse de s’enfermer dans une bulle nationaliste, se qualifiant lui-même de Catalan International.
Parmi les multiples créations de Mirò : Pagès Català al Cla de Lluna   et Home i Dona Davant un Munt d’Excrement

                                                                            Deux toiles de Mirò

Mirò réalise des tapisseries à partir des années 1970. Nous avons photographié une de ses plus colorées, aux dimensions imposantes.

                                                                          Tapisserie de Joan Mirò

Dans la dernière partie de sa vie l’artiste maltraite parfois la toile, allant même jusqu’à la brûler s’il faut, ou juxtaposant peinture et dessins en forme de hachures.

Quelques sculptures méritent également l’attention.
Fontaines de Calder (au-dessus) et vue panoramique de Barcelone à partir du jardin du Musée

Nous longeons ensuite le Castel de Montjuïc, ancien tour de guet sur la ville, contre les murs duquel furent fusillés bon nombre de militants, à des époques diverses : notamment,  par les Franquistes, de nombreux Républicains espagnols, dont Lluis Companys, Président de la Généralitat Catalana, exilé en France puis capturé par la Gestapo avant d’être livré aux Nationalistes.

        
Le Castel de Montjuïc

Nous observons, sans le prendre, le téléphérique qui vole au-dessus de nos têtes et reprenons la route en découvrant, sans y pénétrer, d’autres bâtiments comme l’Estadi Olimpic et le MNAC  (Palais National d’Art Catalan), qui fait partie des sites que nous projetons de connaître lors de notre prochaine visite à Barcelone car il héberge une très belle collection d’œuvres d’art roman retrouvées dans diverses églises catalanes au XIXème siècle.

A gauche : Mirador de l’alcade – A droite : le MNAC

Retour à la maison en passant par certains lieux que nous retrouverons les jours prochains, en circulant longuement le long de la Grande Via de los Corts Catalanes, voie traversant Barcelone d’ouest en est.
Le repas du soir se déroule dans l’appartement de nos hôtes, en partie en regardant le quart de finale de Coupe d’Europe de foot entre la Juventus de Turin et … le FC Barcelone. Hélas pour le jeune Guido, les Catalans s’inclinent 0-3.

Mercredi 12 avril.

En fin de matinée nous partons tous les 6 en voiture à Sitges, station balnéaire située à 40 km de Barcelone, en empruntant une route côtière pittoresque, coincée par moments entre la Mer et la petite montagne. Après une longue promenade pédestre le long de la plage et la visite des ruelles et boutiques de la cité, nous dégustons le casse-croûte, préparé auparavant, dans les jardins de Terramar.


Quelques vues de Sitges : sa plage, ses rues, ses curiosités artistiques et … nos quatre amis Mercedes, Juan-Manuel, Guido et Léo.

L’exploration de Barcelone commencera, pour Hélène et moi, vers 15 h. D’abord par la connaissance du Métro (8 lignes au total) : une seule voiture par train, plus longue que celles du métro de Paris, intérieur et extérieur très propres, un minimum de publicité, peu de bruit. Pour ce premier voyage : départ de la station Llucmajor et arrivée à la station Urquinaona (quartier La Ribera).
Nous admirons d’abord le Palau de la Musica Catalana, magnifique de l’extérieur mais que nous ne pouvons pas visiter aujourd’hui car l’horaire de la visite guidée ne nous convient pas : ce n’est que partie remise (à vendredi).
Ci-dessous une première photo sur l’intérieur du Palais (entrée).
                                Salle d’accueil du Palais de la Musique Catalane

Nos pas nous mènent ensuite à la Catedral de Barcelona, de type gothique, devant laquelle la longue queue des visiteurs nous décourage,  par rapport au programme que nous nous sommes fixés ce jour. On apprécie bien sûr la façade de la Cathédrale, avec sa flèche culminant à 70 m, son portail encadré de deux tours jumelles, ainsi que l’animation grouillante sur le parvis : nombreux touristes, musiciens, équilibristes, statues humaines, femmes revêtues de fleurs … Mais est remise à plus tard la découverte intérieure du cloître, de la nef, de son orgue, des stalles en bois du chœur central et de ses 28 chapelles.

                                                                                  La façade de la Cathédrale


                                            Animation sur le parvis de la Cathédrale

Nous poursuivons notre promenade aléatoire dans de petites rues du quartier (Barri Gòtic) pour nous arrêter, un peu plus à l’est, devant l’Església de Santa Maria del Mar, parfait exemple du style gothique austère catalan rencontré à Barcelone (Quartier La Ribera). Si l’extérieur de cette Église n’attire pas spécialement l’attention la majesté mais aussi la simplicité de son intérieur nous interpelle aussitôt : hautes colonnes parallèles jusqu’au plafond, rosace lumineuse exposée sur l’arrière, maquette de navire suspendue au milieu de l’autel, orgue placée au mitan de l’église, nombreux vitraux de grande dimension. La maquette de navire rappelle que l’église est dédiée à Sainte Marie de la Mer, patronne des marins.

On s’éloigne de la Cathédrale pour rejoindre Santa Maria del Mar

                                                       Intérieur de Santa Maria del Mar

Quelques unes de nos photos de Santa Maria del Mar, avec la maquette du navire sur l’une d’entre elles.                                                                                                                                                       Nous poursuivons notre promenade vers le Port en traversant plusieurs places avant de nous reposer pour déguster une petite collation.
 
Quelques sculptures et le Monument a Colom en évidence sur les alentours des quais

Nous nous dirigeons ensuite vers le Palau Güell. Ce jour nous nous contentons d’une photo de l’extérieur, réservant une visite guidée pour le lendemain.

Palau Güell, création de Gaudí

Et nous voici sur la fameuse Rambla que nous remontons, avec de nombreux arrêts, jusqu’à la Plaça de la Catalunya.
La Rambla, artère de 1180 m de longueur déroulée du sud au nord entre le Monument a Colom et la Plaça de Catalunya, est l’avenue piétonnière la plus fréquentée par les Barcelonais et les touristes, chaque jour et en toute saison, sous le regard de ses arbres protecteurs. À l’origine les eaux de la ville empruntaient ce chemin qui ne fut recouvert qu’au début du XVIIIè siècle : son nom provient de l’Arabe ramlas signifiant torrent sec en été.
                                                              La Rambla et le Monument a Colom au fond

                                                                                            Monument a Colom

Plusieurs arrêts sur la Rambla elle-même évidemment mais aussi sur les rues adjacentes. Après le Palau Güell cité plus haut, le regard se porte sur la plaça Reial, un des joyaux du Barri Gòtic, créé en 1848 à l’emplacement d’un ancien monastère et inspiré de la Place des Vosges de Paris. Quadrilatère bordé sur chacun de ses côtés par des arcades et orné de lampadaires dont la conception incombe à … Gaudí, dont nous aurons l’occasion de reparler plus tard. Ces lampadaires présentent un couronnement en forme de casque, par allusion au dieu du commerce, Mercure. La Place se targue d’imposants bâtiments datant du XIXè siècle, qui voisinent avec de nombreux cafés et restaurants.
                                                                   Photo d’Archives de la Plaça Reial

Après avoir longé le Gran Teatre del Liceu, qui abrite une des plus grandes salles d’opéra du monde, et qui fit connaître entre autres Montserrat Caballé, nos pas nous conduisent au renommé et très fréquenté Mercat de la Boqueria. Constitué d’une quarantaine de marchés couverts permanents, Boqueria exhibe une multitude de produits et de couleurs, dont la fraîcheur et le choix ravissent les yeux et le palais, puisque les étals de produits alimentaires côtoient les bars : fruits, légumes, crustacés, poissons, viandes, œufs … mais aussi vaisselle, vêtements …

      


Mercado de la Boqueria

Un des points favoris pour les rendez-vous festifs est le Pla de la Boqueria, en milieu de Rambla, présentant au sol une mosaïque en céramique dessinée par Joan Miró, utilisant comme bien souvent les trois couleurs primaires.
Un peu plus loin apparaît l’Eglésia de Betlem, du XVIIè siècle, dont la façade donnant sur Rambla présente deux portes de style baroque et un portail latéral orné de statues de Saints locaux.  À l’extrémité nord de Rambla, voici la Plaça de Catalunya et Font de Canaletes, lieu de rendez-vous des supporters la veille d’un match du FC Barcelone. Selon une légende, les personnes qui boivent de l’eau de cette fontaine du XIXè siècle ne peuvent que tomber amoureux de la ville et s’engagent à y revenir.

Font de Canaletes

Comme on le voit sur le cliché suivant (qui n’est pas personnel) la Plaça de Catalunya est le lieu où « tous les chemins s’ouvrent, qu’ils soient centripètes ou centrifuges, d’où tout part et tout arrive ».

                                                        Plaça Cataluyna

On ne pouvait pas vivre quelques jours à Barcelone sans goûter à ses tapas. Même si à ce sujet la ville ne possède pas la réputation d’autre cités espagnoles ou basques que nous connaissons, comme Pamplona, San Sebastian, Saragosa ou Logroño, nous prenons plaisir à nous accouder à un bar bien achalandé, le Moka, seuls clients face à la camarera, les autres touristes préférant le confort des tables et des chaises. De quoi aussi pratiquer un peu plus notre Espagnol et de retrouver des similitudes entre le Catalan et le Béarnais.
La dernière marche de la journée nous mène au métro Urquinaona pour regagner l’appartement de nos amis.

Fin de la première partie.

Arreviradas (traductions) usuelles béarno-occitanes : deuxième partie

La première partie de ces arreviradas, publiée en janvier 2017, concernait les fruits, arbres (arbrisseaux) et animaux (cétacés, reptiles). Cette deuxième partie est consacrée aux oiseaux, poissons, fruits de mer, coquillages et insectes.
Les remarques initiales du précédent article restent valables, en ce qui concerne la prononciation..
Nous reportons les volatiles de la ferme, déjà cités dans la partie précédente. De même, dans les poissons on revoit aussi des cétacés déjà notés chez les animaux.

Oiseaux (Ausèths)

Aigle : agla
Aigrette : bernat blanc
Albatros : albatros
Alouette : laudeta, calandreta
Bécasse : becada
Bergeronnette : codèita
Biset : roquet
Buse : toda
Canard : guit
Chauve-souris : soritz-cava …
Choucas : chauga, cheuca
Chouette : cavèca
Colibri : colibri
Colombe : coloma
Coq : hasan
Coquelet : hasanhet
Corbeau : corbaish
Cormoran : còrp marin
Corneille : agraula, corbaishina
Dinde, dindon : polòi
Dindonneau : pologet
Engoulevent : ausèth crapaut
Épervier : esparver
Étourneau : estornèu
Faisan : faisan
Faucon : fauquet
Geai : gaia
Goéland : malhon
Grive : trida
Gypaète : caparroi
Héron : bernat-pescaire
Hibou : gahús
Hirondelle : irongleta
Lagopède : perditz blanca, gariòla
Martinet : marteret, (ar)rasarriu
Martin-pêcheur : guardarriu
Merle : mèrlò
Mésange : parreta
Moineau : passeron
Mouette : calhòc
Oie : auca
Palombe : paloma
Paon : pau, pavon
Passereau : passeron
Perdreau : perdigalh
Perdrix : perditz
Perroquet : papagai
Perruche : parroqueta
Pie : piga
Pigeon : colom
Pinson : pinçon
Pivert : picaranh
Pintade : pintrada
Poule : pora
Poulette : poriqueta
Poussin : poriquet
Rouge-gorge : golarroi
Sarcelle : çarcela
Tourterelle : tortèra
Vautour : vutre

Poissons et fruits de mer(Peschs e l’esfrut de la mar)

Albacore : aton
Alevin (d’anguille) : pibale
Anguille : angèla
Bigorneau : bigornèu, escargòlh de mar
Brochet : brochet
Bulot : buccin
Calamar : calmar, chipiron
Clovisse : lavanhon
Colin(ot) : merluç(òt)
Coque : sordon
Coquille Saint Jacques : claca
Cornet : lansaut
Crabe : cranc(au)
Crevette : esquira
Dauphin : daufin
Écrevisse : escrevisa
Encornet : calmar
Goujon : traugen …
Hareng : harenc
Hareng salé ou fumé : sauret
Homard : li(n)gombau, lambran
Huître : ustria
Langouste : langosta
Langoustine : langostina
Maquereau : macarèu
Merlan : mandre
Merlu : merluç
Mérou : mero
Morue : morua, bacalau
Moule : coscolha, muscle
Oursin : orsin
Palourde : lavanhon
Pétoncle : petoncle
Pieuvre : lagast
Poulpe : lagast
Praire : prèire
Requin : requin
Sardine : sardina
Saumon : salmon
Squale : esquale
Thon : (a)ton, peish blu
Truite : trueita

Insectes (Insèctes)

Abeille : abelha
Araignée : aranha
Blatte : blata, cuca
Bourdon : bordon
Cafard : cuca
Cancrelat : cuca, escaravat
Cigale : cigal(h)a
Cloporte : parpauta
Cousin : becut
Criquet : criquet
Fourmi : ahromiga
Frelon : brosaion
Grillon : grith, grilhon
Guêpe : vrèspa
Hanneton : escarvalh
Libellule : damisèla
Mouche : mosca
Moucheron : mosquilhon
Moustique : mosquit
Papillon : parpalhon
Papillon de nuit : pavalhòt
Puce : puç
Puceron : pedolh, puçat
Sauterelle : sautaprat, sautarèu
Scampi : scampi
Scarabée : escarbalh, barbòu
Scorpion : escrepi, escorpion
Taon : tau
Tique : lagast
Tsé-tsé : mosca tse-tse, mosca adromidera

Arreviradas (Traductions) usuelles béarno-occitanes : 1ère partie

Devant intervenir de temps en temps dans le péri-scolaire de l’École d’Aramits je me suis proposé de leur introduire une des langues du pays : le Béarnais ou Occitan que je nomme Béarnais-Occitan (je suis en train de lire un excellent libre de Serge Javaloyes à ce sujet, qui m’éclaire pas mal sur le sujet ; j’espère avoir le courage et la capacité d’en livrer une synthèse dans un autre article du blog (1)). La chanson est bien sûr le premier support que j’utilise, mais je la complète par quelques mots usuels de vocabulaire. Ce dernier travail sur les mots étant fait pour cette occasion, pourquoi pas le développer et le proposer ici, non comme un dictionnaire miniature mais pour constituer une mini liste, pouvant éventuellement intéresser ponctuellement quelqu’un.
Ce premier catalogue comprend  animaux, fruits et arbres (et quelques arbrisseaux). Plus tard je devrais poursuivre avec l’arrevirada des oiseaux, poissons et insectes.
Les animaux (mais aussi les arbres et fruits) cités se rencontrent dans notre voisinage mais je ne peux pas m’empêcher d’y ajouter ceux qui vivent en des contrées plus exotiques. Il m’arrive même de citer des animaux ou fruits qui m’étaient jusque là inconnus. Bien entendu ces deux listes ne sont pas exhaustives : j’aurai à les compléter au gré de nouvelles découvertes.
Les définitions choisies proviennent du parler local ou sont tirées d’un dictionnaire que j’ai l’habitude d’utiliser (2).
Des points de suspension suivent un mot quand sa traduction admet plusieurs possibilités (parfois d’ailleurs j’en donne deux).

Rappel de quelques règles d’orthographe classique (dite normalisée) occitane et de prononciation.
On peut trouver l’énoncé de ces règles dans l’introduction d’un livre de notre ami Dédé Coste (3).

a final  se prononce o
On écrit « una » mais on prononce « uno« .
a dans le mot et à final  se prononcent a
On écrit « cantarà » et on prononce « cantara »
o et ó se prononcent ou
« sopa » se prononce « soupo » et « amorós » se prononce « amourous »
ò se prononce o (de pomme)
« tròç » se prononce « tros »
consonne finale (r, n) : elle ne se prononce pas
le e se prononce é
nh se prononce gn
« lenha » se prononce « légno »

Arbres, arbrisseaux et fruits ( Arbos, arbolets e fruta)

Abricotier et abricot : abricotèr e abricòt
Acacia : acacià
Airelle : avanhon
Ajonc : toja (petit), gavarra (gros)
Alisier et alise : aliguèr e aliga
Amandier et amande : ametlèr e amètla
Ananas : ananàs
Arbousier et arbouse : ledonèir, hariolèr e ledona, harriòla
Aulne : vèrn
Avocat : avocat-pera
Bambou : bambó
Bananier et banane : bananèr e banana
Baobab : baobab
Boulot : bedoth
Cactus : cactus
Cantaloup (sorte de melon) : cantalop
Cassis : cassis
Cédratier et cédrat : cedratèr e cedrat
Cerisier et cerise : cerisèr e cerisa
Châtaignier et châtaigne : castanhèr e castanha (iròla : châtaigne grillée)
Chêne et gland : casso  e gland
Citronnier et citron : citronèr e citròn
Clémentinier et clémentine : clementinèr e clementina
Cocotier et coco : cocotèr e cocòt
Cognassier et coing : codonhèr e codonh
Cyprès : ciprès
Datte et dattier : datilhèr e dàtil
Églantier : gavardèr
Érable : aseròu
Eucalyptus : eucaliptus
Figuier et figue : higuèra e higua
Fraisier et fraise : ahraguèr e ahraga
Framboisier et framboise : aligardon (même mot)
Frêne : hrèisho
Genévrier : genebrèr
Groseillier et groseille à maquereau: agressoèr (grosseiròla) e agresson (groselha)
Groseillier et groseille rouge : arrasimèra e arrasimeta
Hêtre et faine : hac e haja
If : tèish
Kaki : caqui
Kiwi : kiwi
Laurier : laurèr
Mandarinier et mandarine : mandarinèr e mandarina
Marronnier et marron : marronièr e marron (castanha amara)
Melon : melon
Mûrier et mûre : amorèr e amora
Myrtillier et myrtille : avanhoèr e avanhon
Nectarine : nectarina
Néflier et nèfle : mesplèr, garivastèr e mespla, garivasta
Nerprun : sanglumi
Noisetier et noisette : averan(h)èr e averan
Noix et noyer : noguèr (esquilhòtèr) e esquilhòt
Noix de cajou : nóga de cajó
Noix de coco : nòga de cocòt
Obier : bòla de nèu
Olivier et olive : olivèr e oliva
Oranger et orange : irangèr e irange
Orme : om
Ormeau : omet
Osier : vimèr
Palmier : palm(i)èr
Pamplemoussier et pamplemousse : pompelmossèr e pompelmós
Pêcher et pêche : persheguèr e pesca (pershec)
Peuplier : píbol
Pin et pomme de pin : pin e pinha
Platane : platana
Poirier et poire : perèr e pera
Pommier et pomme : pomièr e poma
Prunier, pruneau et prune : pruèr, prua seca, prua
Raisin : arrasim
Roseau : arrau, canavèra
Sapin : avet, sapin
Saule (pleureur) : sauç (ploraire)
Séquoia : sequòia
Sorbier : besurt
Sureau : sahuc
Thuya : tuja
Tilleul : tilh
Topinambour : tòpi, arabo
Tremble : tremóler
Troène : verdet …

Animaux, reptiles et cétacés (Animau o bèstia, reptiles e cetacèus)

Agneau et agnelle : anhet e anhèra
Aï : peresós
Âne : aso
Antilope : antilòp
Baleine : bale(i)a
Bardot : bruho
Belette : pa(n)quesa, mostèla
Bélier : marro
Béluga : béluga
Biche : cèrvia
Bique : craba
Bison : bison
Blaireau : taishon
Boa : boà
Bœuf : bueu
Bouc : crapon, boc
Bouquetin : bocau, bocardon
Bradype : peresós
Broquard (Chevreuil d’un an) : cabirolat
Brebis : aulha, oelha
Cachalot : caverat
Caméléon : camaleon
Canard : guit
Canardeau : guiton
Cariacou (Cerf de Virginie) : cèrvi
Caribou : caribó
Castor : castòr
Céraste : ceraste
Cerf : cèrvi
Chacal : chacau
Chameau, chamelle : camèu, camèla
Chamois : camòs
Chapon, poularde : capon
Chat et chatte : gat e gata
Cheval : chibau
Chèvre et chevreau : craba e crabòt
Chevreuil : cabirou
Chien, chienne, chiot : can, canha, canhót
Chimpanzé : chimpanzé
Cochon : pòrc
Couleuvre : colòbra
Coq : hasan
Crapaud : sapo
Crocodile : crocodile
Daim : dam
Dauphin : daufin
Dinde, dindon : polòr
Dindonneau : pologet
Dromadaire : dromadari
Écureuil : esquiròu
Élan : alces
Éléphant : elefant
Escargot : carcòlh
Faon : cabirolet
Fouine : hagina
Furet : huret
Genette : geneta
Girafe : girafa
Goret : biton
Gorille : gorilla
Grenouille : graulha
Grizzli : grizli
Guenon : mona
Guépard : guepard
Harle (sorte de Canard) : bèc de sarpa
Hérisson : eriçon
Hermine : (h)ermina
Hippopotame : ipopotame
Iguane : iguana
Isard : sarri
Jars : guiròt
Jument : cavala
Kangourou : cangoró
Koala : coala
Laie : troja, pòrca
Lapin : lapin, conilh
Lérot : arrat miralhèr
Lévrier : lebrèr
Lézard : lausèrt
Lièvre : lèbe
Lion : leon
Loir : dromilhèr, arrat dromilhós
Loup : lop
Loutre : loira
Lynx : linx
Mammouth : mamot
Manchot : pingoïn
Marcassin : sanglaròt
Marmotte : marmòta
Marsouin : marsopat
Marsupiaux : marsupiaus
Martre : marta
Morse : mòrsa
Mouflon : moflon
Mouton : moton
Mule : mula
Mulot : arrataboha …
Musareigne : nhargueta, boheta …
Oie : auca
Orang-outan(g) : oran gotan
Orignal : orinhau
Orque : òrca
Orvet : òrba, sèrp avugla
Otarie : otari
Ours : ors
Panda : panda
Panthère : pantèra
Paresseux : peresós
Phoque : fòca
Pingouin : pingoïn
Pintade : pintrada
Porc : pòrc
Porc épic : pòrc espin
Poulain : porin
Poule, poulet : pora, poret
Pouliche : poria
Poussin : poricòt
Puma : puma
Putois : putòish
Ragondin : arrat grondin, sesquèr
Rat : arrat
Renard : renard …
Renne : rèn
Rhinocéros : rinoceròs
Salamandre : salamandra, hissangla …
Sanglier : sanglar
Sapajou : sapajó
Serpent : sèrp
Singe : monard
Souris : soritz
Springbok : springbok
Tapir : tapir
Taupe : bohon
Taureau : taur(e)
Tétard : cabóç, capilat …
Tigre : tigre
Tortue : tortuga
Truie : troja
Vache : vaca
Veau : vetèth
Ver de terre : vermi, talòs
Vipère : quiraula, vipèra
Vison : vison
Yack : iac
Yeti : ieti
Zèbre : zèbre

(1) : Au nom de la langueAu nom de la lenga.
Sèrgi Javaloyès – Edicions reclams
(2) : Dictionnaire Français Occitan (gascon).
Editions Per Noste
(3) : Sous le ciel du midi (Tome 1 : la Belle Époque)
André Coste – Société des écrivains

 

 

Réparties de campagne : épisode 6

Cet épisode des (ré)parties de campagne succède aux 5 précédents : 1 (novembre 2013), 2 (janvier 2014), 3 (janvier 2014), 4 (aout 2014), 5 (aout 2014).
Dans la série qui suit le Curé du village intervient assez souvent, en tant qu’acteur ou que … victime (sans dommage physique).

Le Curé Etché.
En Béarn, les bistro(t)s n’ont pas le monopole des chœurs car les chants religieux donnent aussi l’occasion de libérer les voix puissantes et justes des paroissiens et paroissiennes. Ainsi, sans voir l’intéressé(e) on peut attester de sa présence en reconnaissant de loin sa voix au milieu des fidèles. Dans les années 70 le Curé Etché veillait à animer son église et ne craignait pas de démarrer en « haute » son cantique, sachant qu’il serait suivi sans problème par ses ouailles. Toutefois, ce jour-là, ou plutôt cette nuit-là (24 décembre), son démarrage très haut placé surprit quelque peu les habituels ténors de l’assistance, qui gardèrent le silence quelques instants. Mais ce silence ne dura pas longtemps car, du haut des tribunes s’éleva une voix que l’on n’avait pas l’habitude d’entendre, en ces lieux du moins, pour interpeller le curé. Il s’agissait de la voix du nommé Lacrouts, peu coutumier des offices religieux (il fréquentait plutôt des officines qui, à défaut de vin de messe, servaient du vin en masse) mais présent en cette nuit de la nativité.
« Òc ! Ven i tu si vòs ! » (Oui, vas-y toi si tu veux !) faisant ainsi comprendre au chef de la cérémonie que, en partant si haut, la voix du Curé risquait de rejoindre la voie du Seigneur.
On connaissait ce même Curé pour son art de vivre, en dehors de son Ministère. Au volant de sa voiture, il se déplaçait facilement chez les villageois(es), pour soulager l’un(e) en difficulté, pour blaguer un peu avec l’autre et boire un petit coup à l’occasion. Le déplacement en voiture n’était pas une règle générale alors chez les ecclésiastiques : bien se conduire, certes, pour respecter la loi du Seigneur, mais conduire bien son véhicule, pour respecter la loi humaine, c’était autre chose pour certains d’entre eux. Notre Etché ne refusait pas les collations qui suivaient par exemple une cérémonie (baptême, communion), et il pouvait même faire rire l’assistance par des propos parfois presque salaces. Bref, connaissant parfaitement ses paroissiens, il se permettait de temps en temps, en chaire, de nommer les familles participant au denier du culte mais de nommer aussi celles qui n’avaient pas encore versé (de mauvaises langues affirment même qu’il appuyait ses dires par des chiffres comparatifs !).
À l’écoute de l’engouement des villageois, surtout les hommes, pour le rugby local, il arriva au Curé Etché d’annoncer avec solennité, à la fin de la messe du dimanche matin : « Cet après-midi il n’y aura pas de vêpres car le FCO joue au Stade de Saint-Pée en un match primordial pour la suite du classement ». Lorsque l’importance du match était moindre Etché ne faisait qu’avancer l’horaire des vêpres.

Histoires de rugby.
Nous revenons sur le rugby oloronais cité plus haut en chaire par Etché avec deux images évoquées en décembre 2016 par l’éminent Pierre Salles lors d’une intervention à la radio France Bleue Béarn. Ce conteur est Professeur à l’Université de Pau mais aussi auteur de plusieurs chansons du répertoire des Pagalhòs (dont la Sobirana interprétée par la plupart des chorales béarnaises).


Dans les années 50 les rugbymen du FCO étaient plus connus (et reconnus) pour leur rigueur, leur vigueur et leur ardeur au combat plutôt que pour des arabesques de danseurs. En ce temps-là les équipes adverses rejoignaient en général la Capitale du Haut-Béarn par le train : ligne Pau-Oloron. Le chef de gare de la station, fervent supporter du FCO, savait accueillir les visiteurs par une annonce particulière (à défaut d’être chaleureuse) et personnelle, ce qui prouve bien que l’arrivée des « invités » ne laissait personne indifférent. Au lieu de proclamer au micro, à l’arrêt du train, le nom du terminus « Oloron Sainte-Marie » l’agent de la SNCF prononçait nettement et avec force les fatidiques « Oloron Sainte-Matraque « , en insistant bien sûr sur le dernier mot. Ce que l’on appelle une mise en condition.

On peut contester la véracité de la deuxième des anecdotes qui viennent, mais elle entretient les légendes bâties autour du rugby, celui d’Oloron encore.

À cette (lointaine) époque les enjeux financiers n’avaient pas encore phagocyté le rugby d’élite, et les joueurs, pratiquement tous natifs de la ville et des villages qui l’entourent, pratiquaient leur sport pour l’amour du maillot bleu et blanc (pour certains en espérant conquérir une belle), et sans avantage pécuniaire.Les arbitres ne ressentaient pas autant que maintenant la pression du résultat. Il n’empêche que les supporters des tribunes dites populaires les asticotaient si le score des locaux leur paraissait insuffisant, voir injuste. Ainsi s’élevaient parfois des travées l’exclamation « L’arbitre à la Mielle « , la Mielle étant le nom du ruisseau, pour ne pas dire le ru, qui longe le stade, juste derrière les tribunes. Une manière d’influencer l’arbitre qui pouvait imaginer une profondeur dangereuse pour lui de ce qu’il supposait être une rivière.
Ce n’est pas terminé pour les arbitres au Stade de Saint-Pée. Bénéficiant d’une complicité scientifique, des dirigeants du FCO se procurèrent un squelette humain qu’ils accrochèrent dans le couloir menant à la porte de l’arbitre. Comme celui-ci s’enquerrait de la raison d’une telle exhibition il s’entendit répondre, avec une certaine nonchalance, qu’il s’agissait des restes d’un arbitre rendu responsable de la dernière défaite du FCO sur ses terres il y a quelque temps déjà.

Maxime.
Un enfant du village, Maxime, se distingua très jeune par son ingéniosité à provoquer ou organiser et réaliser des situations surprenantes et en général hilarantes pour le voisinage. Dans sa propre église le Curé Lacrabe (bien avant le précédent cité Etché) fut la principale « victime » de ce garçon.

Agenouillé aux pieds de Lacrabe pour servir la messe et aidé d’un comparse il se permit un jour de déboutonner par derrière la soutane de l’officiant qui n’eut de recours que de punir les deux acolytes.
En général Lacrabe utilisait une longue trique qu’il maniait avec dextérité et précision. Mais, connaissant les risques auxquels menait son incartade Maxime avait dérobé la trique vengeresse pour la dissimuler quelque part dans la sacristie, si bien que Lacrabe n’eut pas d’autre alternative que de lancer son trousseau de clefs sur le perturbateur.
Parfois, profitant du dos tourné de Lacrabe, Maxime utilisait l’encensoir comme un avion survolant les autres enfants de chœur. Ceux-ci contenaient difficilement leur rire.
Maxime réalisa son plus bel exploit, au cours d’une messe, durant l’élévation, lorsque paroissiens et enfants de chœur « an lo cap baishat » (baissent la tête). Utilisant l’avantage d’être agenouillé à ce moment là, Maxime provoqua un feu d’artifice inattendu. Pour cela, il avait préalablement dissimulé, sous le tapis jouxtant l’autel, un fil relié à des morceaux de bambou contenant … des cartouches. Une simple allumette déclencha le spectacle pyrotechnique.
Le Curé ne fut pas le seul souffre-douleur de Maxime  qui s’illustra aussi avec l’Institutrice par des gags qui amusaient la galerie, comme cette dépose de plusieurs escargots au bas de la vitre de la fenêtre de la salle de classe. La compétition fut bien sûr interrompue par « la regenta » avant que les concurrents franchissent la ligne d’arrivée située au milieu de la vitre mais le but de détourner un instant l’attention des élèves était atteint.
Enfin, Maxime provoqua l’émoi de certaines personnes qui revenaient en vélo de la ville, à la nuit tombée, nuit bien noire en absence de lune et d’étoiles. A cette époque peu de rues étaient éclairées dans le village. Après avoir vidé une grosse citrouille il plaça à son intérieur une bougie allumée et disposa l’ensemble en haut d’un long piquet  lui-même placé au sommet d’une colline voisine. De loin on ne distinguait ni le piquet, ni le haut de la colline mais seulement cette lueur blafarde qui semblait flotter dans l’air. Cette apparition intrigua certaines personnes, en effraya d’autres, qui imaginaient un engin extra-terrestre (on dirait Ovni maintenant).

Jacquot.
Dans chaque village il existe ou a existé des personnages aux réparties pittoresques et ce, pour certains, depuis leur enfance : ainsi, dans un village proche d’Oloron, le dénommé Jacquot qui maîtrisait déjà très jeune le Béarnais et ne gardait pas longtemps sa langue dans la poche, surtout quand il voulait se moquer de quelqu’un(e).

Déjà à 5 ans Jacquot ne manquait pas d’audace (ni d’irrespect pour les adultes). Comme il secouait avec énergie un petit poirier aux fruits mûrs la propriétaire de l’arbre malmené l’interpella :

« Que vòs donc har càder totas las peras ? » (Tu veux donc faire tomber toutes les poires ?)
La réplique fusa instantanément  face à cette dame, pourtant une notabilité du village :
« Que hès ua beròja pera, tu ! » (Tu en fais une jolie poire, toi !)
Les adjectifs imagés que Jacquot utilisait mettait les rieurs de son côté. Ainsi, apercevant sa propre mère qui, en vélo, peinait sur la route menant à la ville, il lui lança un « cueishuda » (qui a de grosses cuisses) qui se voulait affectueux à défaut d’être encourageant : mais il n’aurait pas fallu que quelqu’un d’autre traite ainsi sa mère car notre ami avait la main leste quand il le fallait.
Une autre fois c’est un baigneur bien portant qui fut la cible de notre jeune impertinent. Il faisait paisiblement la planche au Pont Noir de Saint-Pée, ses formes arrondies dépassant nettement le niveau de l’eau, quand il s’entendit apostrophé d’un tonitruant « ventorut » (ventripotent) dont il ne parvint pas à déterminer la source parmi les nombreux plagistes.
Se déplaçant sur son vélo Jacquot se rapprochait d’une villageoise assez âgée, Margot, mais, surtout, très sourde. Encore à dix mètres de la dame, Jacquot lui cria un « Adiu » (Bonjour) des plus polis, bonjour resté sans réponse. Arrivé à cinq mètres de Margot notre héros renouvella un peu plus fort son « Adiu « , toujours sans réponse. Perdant patience, lorsqu’il arriva à la hauteur de la brave Margot notre Jacquot ne put s’empêcher de lui lancer :
« Òc, òc, e drin de mèrdeta, non ? » (inutile de traduire).

Personnages divers.
Nous terminons par des faits ou des répliques ne concernant plus un seul personnage particulier mais plusieurs.

À un voisin qui lui posait la question : « Perquè aqueras marcas sus las toas vacas ? » (Pourquoi des marques sur tes vaches ?) Armand répondit :  » Tà poder comptar los curios deu vilatge «  (Pour faire le compte des curieux du village).
Les abus de boisson conduisaient à des comportements inhabituels comme manger les fleurs d’un bouquet disposé sur une table de bistro ou attraper des papillons de nuit virevoltant autour d’une ampoule allumée avant de les avaler avec un peu de vin rouge pour faire passer plus facilement la substance agitée.
Pendant les fêtes du village des défis quelque peu désuets se jettent à la fin du bal et à l’extinction de la buvette. Ainsi celui de taper avec son poing dans des panneaux de la voirie afin de faire le plus de bruit possible, quitte à perturber le sommeil des riverains : interdiction de stationner, travaux, sens interdit … Ce soir-là, je devrais dire cette nuit-là, l’un des compétiteurs, Germain, arma son tir et frappa avec ardeur l’un de ces panneaux. Hélas pour lui, la cible visée … et atteinte, était incrustée dans un mur, mal éclairé. Le mur agressé ne broncha pas. Il n’émit aucun son, au contraire de Germain dont le hurlement nous fit comprendre qu’il y avait dégât sur le poignet, ce qui fut confirmé plus tard. 

Après le curé une autre institution attire l’attention pour des anecdotes plutôt gentilles : la gendarmerie. Les  trois contes qui suivent ne se termineraient pas aussi sereinement en ce jour (nous avons changé de siècle).

Interpellé par les gendarmes à la sortie du village l’ami Gaston nie ne pas avoir accroché sa ceinture de sécurité. Mais l’un des porteurs d’uniforme lui rétorque :
« Pas de chance, on vous suit depuis quelque temps et on a observé que votre ceinture traînait sur la route, bloquée par la portière ».
Le fait suivant concerne 4 fêtards rentrant paisiblement (qu’ils croyaient) à la maison lorsqu’un barrage de gendarmes les obligea à stopper. Après les vérifications d’usage on demanda aux quatre jeunes gens de descendre du véhicule et de marcher, chacun à leur tour, le long de la ligne blanche délimitant le milieu de la chaussée. Après cette épreuve les arbitres se consultèrent et s’accordèrent pour indiquer à l’un des quatre protagonistes  :
« C’est toi qui prends le volant, tu es celui qui s’est le moins écarté de la ligne « .
Un beau matin d’été, un peu avant 6 heures, le dénommé Xavier traverse en voiture un village et se voit stoppé par la maréchaussée.
« Vous roulez à 80 dans une agglomération où la vitesse est limitée à 50 « .
« Putain … Con … (Exclamation habituelle de Xavier, pas destinée aux gendarmes particulièrement)… Je n’aurais jamais pensé que vous soyez déjà là à cette heure si matinale ! « .
« Vous saurez, Monsieur, que la Gendarmerie travaille 24 heures sur 24 !  « .
Peut-être la réaction spontanée du conducteur ne fut-elle pas trop sanctionnée.
Restons sur la route mais sans gendarmes cette fois. Certains enfants du village organisaient pour eux-mêmes des courses de vélo contre la montre. Le parcours consistait en une boucle à travers le bourg, sur des chemins étroits, et se terminait par une portion de la Départementale. Pour accéder à celle-ci et à son trafic parfois important, il fallait s’arrêter à un Stop, où la visibilité était masquée par les deux maisons situées en coin de rue. Un des concurrents ne désirait pas perdre du temps à respecter ce règlement pour adultes et pour engins motorisés. Aussi, lorsqu’il arrivait  au croisement concerné il ralentissait à peine sa course pour effectuer un signe de croix qui devait le mettre à l’abri, pensait-il, de tout accident puisqu’il s’était placé sous la protection du Seigneur. 

Randonnées en Pays Basque Nord

Le cycle des randonnées/promenades effectuées ces dernières années dans les Pyrénées-Atlantiques (Basses-Pyrénées jusqu’au 10 octobre 1969) se termine dans cet article par celles qui concernent le Pays Basque, succédant au Haut-Béarn (vallées du Piémont oloronais). J’aurais pu y ajouter quelques balades dans les Hautes-Pyrénées, comme autour de Gavarnie, de Cauterets, du Petit Vignemale, atteint avec mes frères Pierre et Alain.
Après donc les récits du blog sur « marches dans les environs d’Oloron » (janvier 2014), « commentaires sur les randonnées pyrénéennes » (février 2014), « randonnées en Vallée d’Aspe » (février et mars 2014), « randonnées en Vallée d’Ossau » (février, mars et juillet 2015), « randonnées en Vallée de Barétous » (avril 2016), voici venir le Pays Basque Nord (côté France donc) avec 2 des 3 Provinces explorées : la Soule et le Labourd.

La Soule est la Province basque adossée aux Pyrénées au Sud et jouxtant le Béarn à l’Est ; sa « Capitale » est Mauléon.
Le Labourd est la Province océanique avec Hendaye, Saint-Jean-de-Luz, Bayonne, Biarritz …
Je reproduis d’abord la carte déjà utilisée dans l’article sur Barétous, où apparaissent aussi quelques sites de Soule décrits un peu plus loin (car à l’origine je pensais regrouper les escapades en Barétous et en Soule). Quelques routes reliant les divers villages sont mentionnées.

img584Un deuxième schéma précise d’autres lieux explorés en Soule, ne figurant pas tous dans la première carte. Cette fois ce sont quelques cours d’eau qui apparaissent.

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Trois parties dans ce qui suit : de Soule en Barétous ; la Soule ; le Labourd.

De Soule en Barétous.

Une route permet de joindre le village souletin de Sainte-Engrâce à la Pierre Saint-Martin, dont le Col relie la vallée de Barétous à la Navarre. Mais un chemin de randonnée (GR 10) relie également ces deux positions, séparées par un dénivelé de 1100 m. La Cabane de Sottou (voir article Barétous) constitue la ligne d’ « arrivée » de ce périple au cours duquel on croise de nombreuses pâtures et les troupeaux associés, sur chacun des deux versants, espagnol ou français.
Dans son enfance Hélène accompagna parfois père et frère quand ils venaient visiter leur cheptel passant une partie de la saison estivale dans les terres voisines de Sainte-Engrâce.
Ce village comporte deux hameaux séparés de 5 km : la Caserne (avec la mairie) et le Bourg (avec l’église et le cimetière). L’altitude varie de 200 m entre les deux quartiers. Mais entre le bas du village et les hauteurs du Cirque de Saint-Engrâce elle passe de 300 à 1881 m !

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L’église classée de Sainte-Engrâce.

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Vue du village de Sainte-Engrâce (départ de la balade)


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Le GR 10, sur la droite de la photo, longe l’enclos de traite des brebis de Sottou-Haritchabalet (arrivée de la balade).


La Soule.

* Erretzu.

On aborde la colline d’Erretzu (700 m) par un itinéraire démarrant en arrière du village de Montory, à la ferme Paillet. Le bourg de Tardets s’étale au pied de ce relief ainsi que quelques autres villages voisins. Balade effectuée avec les Manaoüt : Henri et Hélène.

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Panorama de la Haute-Soule vu du sommet d’Erretzu.

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Erretzu et la Madeleine sur le même cliché.

* la Madeleine.

Au point culminant de cette colline (795 m) une Chapelle datant du XVème siècle est le siège chaque année de deux processions, le dimanche précédent les Rameaux, ainsi que le 22 juillet pour la Sainte Madeleine. On distingue de très loin cette colline, de la Soule comme de Barétous. On atteint le sommet par une route goudronnée en partant de Barcus ou de Tardets mais on peut aussi gravir ce relief en suivant un chemin de terre ondulant au milieu des pâturages. Les marcheurs confirmés affrontent un dénivelé de 600 m à partir de Tardets. Le site attire les amateurs d’aéromodélisme et de deltaplanes utilisant avec adresse les courants d’air ascendants. Depuis 2004 une stèle commémore le 60ème anniversaire de la libération de la Soule.
Un point de vue à 360 ° permet de reconnaître les Pics du Midi (Ossau et Bigorre), le Rocher d’Arguibelle et les villages souletins au pied.
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la Madeleine observée au loin, depuis Lanne en Barétous.

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Les montagnes vues de La Chapelle de La Madeleine.

Quand la neige habille la Madeleine, on chausse les raquettes pour rejoindre son sommet.

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Ce jour là la procession se limitait à 4 personnes dont l’ami Patrice.

* le Pic d’Orhy.

Le pic d’Orhy (2017 m) est le point culminant de la Haute-Soule et du Pays basque : le pic d’Anie (2504 m) n’est pas considéré comme entièrement basque puisque certains de ses versants sont béarnais ou aragonais. Quand on part d’Oloron vers les directions d’Arette ou de Tardets, le pic d’Orhy surgit à l’horizon, dominateur. Aux premières neiges ses cimes étincelantes attirent et semblent guider l’automobiliste ou les deux roues. En dehors de la saison hivernale on peut parvenir à son sommet par un chemin balisé qui part du Port de Larrau (1573 m) situé à la frontière espagnole.

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Le Pic d’Orhy rêve dans les nuages.

* Autour de Larrau.

Sur la route départementale D 26, après Licq-Atherey, un embranchement dessert deux directions. À l’Est, vers Sainte-Engrâce, permettant l’accès aux gorges de Kakoueta, aux gorges d’Ehujarré, à la Salle de La Verna, avant de remonter vers la Pierre Saint-Martin. À l’Ouest vers le gîte de Logibar, départ pour le pont d’Holzarté puis pour Larrau, village pittoresque situé à une bonne altitude (627 m), lui-même disposé en étages. Son fameux restaurant, chez Etchemaïté, sert souvent de rendez-vous pour les fins gourmets.
En poursuivant au-delà de Larrau on peut atteindre le Port de Larrau (1573 m), situé à la frontière espagnole, point de départ du chemin de randonnée pour accéder au point culminant de la région, le Pic d’Orhy (2017 m), cité précédemment.
Depuis Larrau on peut aussi se diriger vers le Col d’Orgambideska (1284 m) et ensuite traverser la luxuriante forêt d’Iraty dont les chalets sont très convoités à la saison de la neige (ski de fond et raquettes). Cette forêt, de 17300 ha, constitue la plus grande hêtraie d’Europe. Puis la route plonge vers Saint-Jean-Pied-de-Port (et ses nombreux touristes durant l’année longue, comme on dit au Québec) et les autres villages typiques de la Basse-Navarre (province basque française coincée entre la Soule et le Labourd) : Espelette, Cambo, Saint-Étienne-de-Baïgorry …
Entre Larrau et la chaîne des Pyrénées, plusieurs Cols sont accessibles, certains d’entre eux privilégiés pour la chasse à la palombe, sans parler de leur cadre enchanteur propice aux pique-niques familiaux.

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* Etchebarre et le Chapeau du Gendarme.

Non loin de Tardets le village d’Etchebarre (Etxebar) se blottit au pied du Chapeau du Gendarme (572 m) que nous n’avons pas encore vaincu. Nous nous sommes contentés d’une boucle de 6 km autour du village, pour une durée d’environ 2 h, en partant de l’église d’Etchebarre. En ce parcours varié nous découvrons et admirons différentes plantations : mélèzes, châtaigneraies …, un gouffre à peine signalé et une vue imprenable sur les montagnes d’Ahusquy.DSC08285 - Copie Etchepar DSC08282 - Copie
Quelques vues de la balade avec le village d’Etchebarre et le Chapeau du Gendarme le dominant.

* la Verna.

La salle de La Verna (immense grotte aux dimensions géométriques données plus loin) fut découverte en 1953, dans le prolongement du plus célèbre gouffre de la Pierre Saint-Martin, le gouffre Lepineux. Les billets d’accès se prennent dans un bureau situé à Sainte-Engrâce. Ce lieu est également le point de départ du minibus qui emmène les visiteurs jusqu’à l’entrée de la grotte, dans la forêt, à un certain dénivelé que n’effraie pas les marcheurs confirmés. On se déplace à l’intérieur dans de longs couloirs humides et assez frais pour déboucher dans le site grandiose, dans un premier temps gardé en pleine obscurité. Des éclairages successifs font ensuite découvrir peu à peu l’immensité de la grotte : 245 m de diamètre, 194 m de hauteur, un volume pouvant contenir 10 Cathédrales Notre-Dame de Paris, si bien qu’en 2003 fut organisé un vol en montgolfière dans La Verna. Pour faciliter la perception de ce volume vertigineux, des mannequins de taille humaine sont disposés en divers endroits, à des distances variables, permettant effectivement de relativiser ces dimensions.
Nous continuons par un résumé de l’histoire de La Verna.

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Ce résumé chiffré  de la Verna est tiré du journal local la République des Pyrénées.

Quelques compléments : dès 1962 furent répertoriées dans la Verna 21 espèces animales ; dans le karst de la Pierre Saint-Martin, parcouru dans tous les sens, on dénombre 380 km de réseau et des centaines de gouffres.

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Quelques images impressionnantes de la grotte de la Verna : la montgolfière est à peine visible.


En avril 2016 trois spécialistes ont tenté, sans réussite finale, de battre le record du monde de highline : traverser la grotte, longue de 230 m, sur une sangle, à 100 m au-dessus de la rivière souterraine, dans la semi obscurité.

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Chacun des trois cascadeurs a glissé sur la sangle rendue humide puis chuté (mais bien sûr toujours rattachés).

* les gorges de Kakoueta.

Situées assez vite après le village de Sainte-Engrâce les gorges de Kakoueta reçoivent chaque année de très nombreux visiteurs attirés par le pittoresque du site et la relative facilité de la marche proposée pour un trajet de 2 h aller-retour et un dénivelé de 540 m. Un tunnel permet l’accès aux gorges et un sentier avec main courante longe la rivière souterraine.

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Le canyon qui longe le fil tortueux de l’eau mesure environ 2 km.

* les gorges d’Ehujarré.

Pour une visite complète du canyon d’Ehujarré, on peut effectuer une large boucle depuis Sainte-Engrâce, proposant un dénivelé de 1000 m. Notre randonnée personnelle s’avéra plus modeste mais n’en offrit pas moins, comme les photos qui suivent le montrent, des panoramas variés  avec vastes pâturages, sous-bois à la végétation luxuriante, fameuses grottes dont les parois se rapprochent avant de découvrir les falaises impressionnantes d’Ehujarré.

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Quelques pauses dans ces défilés pittoresques, ici avec l’ami Jean-Pierre..

* le pont d’Holzarté.

Depuis le village de Tardets on suit le fil du Saison puis, après Licq-Atherey, celui du Gave de Larrau jusqu’au gîte d’étape de Logibar (380 m). La passerelle d’Holzarté (580 m) peut déjà constituer un objectif simple, atteint en suivant un sentier étroit et assez abrupt. L’ouvrage mérite en effet le coup d’œil et trouble certaines personnes craignant le vertige : pont suspendu à 150 m au-dessus du vide, oscillant parfois au gré des passages.
Nous avons déjà poursuivi la randonnée qui décrit une boucle ramenant à Logibar par un chemin qui, après Holzarté, remonte des gorges, traverse un bois, franchit le pont d’Olhadubi (840 m) et le col herbeux d’Ardakhotchia (901 m). Le dénivelé total de 600 m se parcourt en un peu plus que 4 h.

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Vues sur et autour d’Holzarté.

Le Labourd.

* la Rhune.

La Rhune, dernier sommet pyrénéen en bordure de l’Océan Atlantique, culmine à 905 m. Le site se situe dans la commune de Sare à 10 km de Saint-Jean-de-Luz. Un petit train à crémaillère, avec des compartiments en bois, datant de 1924, emmène jusqu’en haut les touristes qui le désirent, sur un parcours de 4,2 km effectué en 35 min, mais divers sentiers s’offrent aux marcheurs plus aptes ou vaillants : dénivelé de 736 m pour une durée d’environ 2 h 30 (montée) puis 2 h (descente jusqu’à la gare de Saint-Ignace d’où part le train), en général en plein soleil. Quelques … cinquante ans plus tard, nous envisageons d’arpenter de nouveau ce relief avec des amis basques de Bardos et d’Anglet : on ne pourra pas se perdre avec des locaux même si le brouillard, la grêle et autres bourrasques devaient s’en mêler.
Du sommet, l’Océan et la côte découpée se distinguent au pied de cette montagne escarpée, elle même visible de très loin à l’intérieur du Labourd. Un panorama à 360 ° permet d’observer les côtes espagnole et française mais aussi bien sûr la chaîne des Pyrénées et les Landes. Tout au long du trajet on rencontre une faune variée : les Pottoks (petits poneys), les manechs (brebis locales à tête noire), les vautours fauves … Les initiés sauront reconnaître tumulis, cromlechs et dolmens.

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Un train plein d’entrain basque.

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La Rhune et sa forme caractéristique à l’horizon

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Panorama à 360 °


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La Rhune sous la neige.

* de Fontarrabie à Saint-Sébastien.

Petite incursion/excursion en Pays basque Sud : Béarn, Soule, Basse-Navarre, Labourd, Guipuscoa, voilà notre trajet du jour.
Voyage organisé d’une journée. Aller-retour en bus d’Oloron à Irun. Randonnée côtière de Fontarrabie à Saint-Sébastien : une dizaine de kilomètres en près de 4 h.  Pour une fois mon blog fournit des paysages maritimes qui changent des habituelles photos de montagne. Cheminement le long de la côte atlantique, ponctué d’alternances de montées et descentes dans une succession d’anses et de criques, en traversant des bosquets verdoyants, avec une arrivée plongeante sur la ville de Saint-Sébastien et la visite de la vieille ville.
Saint-Sébastien – en français, Donastia – en basque, San Sebastián – en castillan. Capitale de la province basque de Guipuscoa.

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La troupe a démarré de Fontarrabie.

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De Fontarrabie à Saint-Sébastien, en longeant la côte atlantique.

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Et voici Saint-Sébastien à nos pieds.

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Quelques vues de la ville de Saint-Sébastien.

* le domaine d’Abbadia.

Le domaine d’Abbadia (et son château, de style néogothique) se situe au bord de l’Océan Atlantique, au niveau de la ville d’Hendaye.
Ouvert au public sur 65 ha : parc et collections d’art dans le château.

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Joli panorama, non ?

Bénéficiant d’une journée à la découverte du mobile home de Laure, nous en avons profité pour une excursion côtière autour de ce domaine, sur un chemin par moments très glissant, cause d’une certaine hilarité collective quand l’un d’entre nous dérapait. Le parcours se caractérise par des falaises abruptes, il longe deux criques successives, il découvre deux rochers célèbres, les « Jumeaux », et il se termina en un coin de la plage d’Hendaye où les organismes fourbus et quelque peu tachetés purent se requinquer.

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Comme on le voit, la corniche voisine avec la lande, les prairies et les bosquets.

FIN (provisoire ?)

Randonnées en Barétous

Après les vallées d’Aspe (2 textes en février et mars 2014) et d’Ossau (3 textes publiés entre février et juillet 2015) j’aborde la troisième vallée montagnarde accessible depuis Oloron (Barétous). Dans un prochain article je traiterai du Pays Basque Nord (Soule, qui jouxte le Béarn et Labourd, sur la côte océanique).
Sur la carte qui suit apparaissent les principaux lieux rencontrés lors de nos randonnées en Barétous ou en Soule.

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En Barétous sont décrites certaines balades réalisées ces dernières années mais aussi quelques réunions ou manifestations culturelles ou … culinaires, associées en général à une courte marche.

 Barétous.
Sur la carte précédente, on peut diviser Barétous en trois parties, les villages côtoyant à chaque fois un gave, nommé ici Vert.
Partie basse (vers Oloron) : Féas, Ance, Aramits, le long du Vert d’Oloron.
Partie Est : Aramits, Arette, La Mouline, La Pierre Saint-Martin, le long du Vert d’Arette.
Partie Ouest : Aramits, Lanne, Barlanès, Issarbe, le long du Vert de Barlanès.

♦ Les marches de courte distance.

* de Féas à Serreuilhe.
Départ au pont de Féas. On longe la rive droite du Vert en laissant sur sa gauche un gîte et quelques fermes en hauteur. Le parcours boisé mène au pont de Serreuilhe, juste avant d’entrer dans Aramits. Un chemin court tracé depuis peu.
* les trois chênes d’Aramits.
Dans le voisinage de ces trois arbres, bien visibles depuis la route avant d’entrer dans Aramits, car situés en haut d’une colline, des tables de pique-nique attirent d’autant plus que la possibilité est offerte d’y parvenir … en véhicule.
DSC07164 DSC07167De temps en temps quelques personnages familiers vont apparaître, comme ici avec Alain, Hélène, Roger, Clara et Graciela (photo du haut) ou Séverine, Maïlis, Délia, Jean-Jacques (bas)
DSC07168* de Lanne à Aramits.
Partant du chemin du Tram à Lanne, on longe là aussi le Vert jusqu’au camping d’Aramits.
* boucle au-dessus de Lanne.
On démarre en bas de la côte de Rouy, vers le haut des collines qui dominent le village. Au loin on aperçoit les palombières de Lanne, célèbres pour leurs filets, le quartier Ayduc et au fond la ferme Foulhis d’Arette, lieu de naissance de notre Oncle Oscamou.
* en surplomb de Manaoüt.
Boucle en partant de la ferme Escrivassé permettant de dominer la ferme Manaoüt-Haritchabalet, mais aussi, selon l’endroit, les villages de Barcus, Lanne, Aramits.
detout 060 detout 062 detout 068 detout 070Sur la deuxième photo prise des crêtes du côté Escrivassé, la maison Manaoüt occupe le fond du plateau et la colline portant la Chapelle de la Madeleine chapeaute l’ensemble. Gros plan sur Manaoüt pour terminer.
* le Couchet sur la route de Gastellondo.
En partant du village vacances de Lanne (construit pour loger momentanément les sinistrés du tremblement de Terre de 1967, qui toucha Arette mais aussi Montory, Lanne … ) on monte vers le Couchet, point culminant avant de redescendre vers Montory et Barcus (route de Gastellondo). En haut du Couchet on emprunte un sentier vers la gauche qui traverse prairies et forêt, laissant apercevoir en contre bas, par instant, le village de Lanne, sur la gauche, ou la route de Gastellondo, sur la droite.
* les filets de Lanne.
Connus de la France entière puisque la télévision y a déplacé plusieurs fois ses caméras, les filets des palombières de Lanne, situés dans le chemin des pantières du quartier Ayduc, attirent chaque année en octobre de nombreux visiteurs qui ne regrettent pas la petite marche nécessaire pour les atteindre (250 m de dénivelé). Ils apprécient l’organisation des « palómaires » avec leurs rabatteurs (chatards) éloignés, et juchés en haut de postes de rabat, dont le charivari – cris et tintamarre – a pour but de diriger les palombes vers ces filets verticaux étendus dans le col, les « matous » finissant le travail : palettes peintes en blanc et imitant le vol en piqué de l’épervier. Pour les jours sans vol (donc quand les espoirs s’envolent) l’ambiance reste assurée autour des agapes sans fin et des chants montagnards qui peuvent en résulter. Naguère, quand les passages des volatiles bleus étaient des plus prolifiques, chaque habitant de la commune recevait une palombe en cadeau. En 2009 on compta environ 2000 palombes prisonnières pour un passage de … 2 millions. On est donc loin de l’extinction.
Ci-dessous la blouse utilisée par les « palómaires » (chamara) : clichés pris, non pas sur leur lieu de « travail » mais à Paris lors d’une fête dans le 6ème arrondissement, en 2011, organisée par le journaliste Jean Cormier, à l’extrême-gauche (sur la 2ème photo).

les leveurs de coude 030 les leveurs de coude 043Les palombes prisonnières du filet sont ensuite regroupées, vivantes, dans les poches situées au fond de la chamara (blouse bleue).
4a51b77fUn rabatteur avec son « matou ».
4a51b77fUn des postes d’observation pour rabattre les palombes.

* la montée impossible de La Mouline.
Sur la route de la Pierre Saint-Martin, entre le village d’Arette et le plateau de Chousse, on traverse le quartier de La Mouline : quelques maisons, un fronton, un ou deux bistros-restaurants selon l’époque. Le Vert d’Arette longe la route en cet endroit. De l’autre rive démarre le fameux raidillon donnant lieu à la Montée Impossible pour les motos de compétition. L’épreuve (c’en est une véritable et redoutable !) compte pour le championnat de France et pour la coupe d’Europe. Elle peut rassembler autour de 10 nations et, en 2009, 61 concurrents. Parmi ceux-ci figurent parfois des Américains, sous l’œil étonné de 8 à 9000 spectateurs selon l’année. Pourquoi cette dénomination de Montée Impossible ? Tout d’abord du fait de l’extrême difficulté à parcourir cette montée de 237 m de long, très abrupte et parsemée d’obstacles divers comme les ravines creusées par les eaux de pluie parfois torrentielles et aussi les gros cailloux enfouis sous les touffes d’herbes et de fougères, ceci volontairement ou non par les organisateurs. Ensuite il faut savoir que dans le final la pente s’incline de 90 °, ce qui explique que les motards sont souvent arrêtés, quand ils ne chutent pas, à 10 m du sommet. En 30 ans on ne compte que 12 participants victorieux malgré les modèles de plus en plus sophistiqués et robustes conçus par les constructeurs ingénieux.
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Qui sait si quelques mètres plus haut monture et cavalier seront encore ensemble !
Ce lieu noir de monde et super bruyant autour du 15 août, pour assister à cette course de motos, reste pour moi un endroit magique pour une toute autre raison, à une date de fin de vacances scolaires où nous avions décidé de pique-niquer sur les bords du Vert, en bas de la fameuse Montée Impossible : pas un chat (ni motards, ni spectateurs, ni journalistes), pas d’autre sonorité que la musique délivrée par le Vert. Nous n’étions que tous les quatre, avec nos deux filles très jeunes. Bercé par la chaleur du lieu, ému par ce moment de simplicité partagé avec les êtres aimés, l’inspiration m’a poussé vers une nouvelle chanson, paroles et air venant tout naturellement, ce qui est exceptionnel car en général les deux ne sont pas simultanés. Il s’agit de « mau de còr » que l’on peut retrouver dans le site de Camin Casa : camincasa.fr.

 En passant par Barlanès
.

* le rocher d’Arguibelle.
Le pied du rocher d’Arguibelle (795 m) peut-être atteint par la route à partir de Montory ou à partir du quartier Barlanès de Lanne. Puis une marche de faible dénivelé permet de s’approcher de la falaise pourvue de plusieurs chemins d’escalade, de difficultés variables. Chez nous, Aurélie et Matthieu sont familiers de l’endroit, quand le temps le permet bien sûr.
Le flanc Ouest du rocher présente une horloge solaire mégalithique qui permettait aux habitants des environs de connaître les heures de la matinée grâce à 3 gros rochers qui émergent des prairies et dont l’ombre portée de la falaise passe successivement, en été, à 9 h, 10 h, 11 h.
4a51b77fEn certains secteurs du rocher se logent les nids du percnoptère, petit vautour migrateur d’Égypte.
* Issarbe.
En continuant la route de Barlanès on rejoint la station de sports d’hiver d’Issarbe, gérée par la commune de Lanne. La voie après la station est fermée durant les chutes de neige mais permet d’atteindre la Pierre Saint-Martin les autres saisons de l’année. On y pratique luge, ski de fond et raquettes, comme le montrent les quelques photos sélectionnées qui suivent.
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Les boucles proposées par les divers parcours, de longueurs inégales, offrent un panorama splendide et très varié. Une vue porte à l’horizon sur les plaines du Béarn, une autre sur la chaîne des Pyrénées, avec comme bien souvent dans ce territoire les pics d’Arlas et d’Anie. Parfois surgit sur la piste un (ou une) skieur ou raquetteur, Etché en l’occurrence ici.
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Séverine, Claudine, Etché et, seule avec des skis, Laure.

♦ Autour de la Pierre Saint-Martin.

Beaucoup de photos mettent en valeur les divers paysages et aussi les nombreuses activités dont s’enrichit la Pierre Saint-Martin, que ce soit l’été ou l’hiver et sa neige. Malgré la sélection de ces clichés à laquelle je me suis, difficilement, résolu, les illustrations abondent, peut-être un peu trop !

* ski de fond au Braca.
Quelques kilomètres avant d’atteindre le Col de la Pierre Saint-Martin la piste de ski de fond du Braca s’étend sur la gauche de la route. C’est là que je m’initiai à ce nouveau sport de glisse … il y a quelques années, avec les copines Hélène et Maddy. Le panorama ne vaut pas celui d’Issarbe ou celui du Somport mais l’ensemble boisé mérite le détour.
* transhumance.
Chaque année nous participons au transfert pédestre des troupeaux de brebis des maisons Haritchabalet-Sottou de Lanne à la Pierre.
J’ai déjà consacré un article plus complet sur les transhumances de Lanne en octobre 2014 (où on retrouve certaines photos ci-dessous).
L’aller, effectué la nuit, autour du 15 juin, emprunte l’itinéraire Manaoüt – Lanne – Arette – La Mouline – le Pas de la Lèva (on quitte la route goudronnée pour un raccourci dans la montagne) – Suscousse – Soudet – Cabane Sottou au Col.
Le retour, autour du 15 septembre, à partir de la Cabane Sottou, passe par Soudet, Suscousse, Bénou, le bois, Barlanès, Lanne.
Je propose maintenant 3 groupes de photos liés à ces déplacements.

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Sur une photo on imagine le désarroi du troupeau de vaches cloisonné dans son pré et observant le cheminement en toute liberté des brebis. Sur d’autres ces mêmes brebis reprennent leur souffle quelques instants avant de repartir sur la route de Barlanès (retour). Les accompagnateurs ont aussi droit à une pause dégustative (je me demande pourquoi cet adjectif ne figure pas dans le dictionnaire).

Descente des brebis 24/09/2014 DSC07310 Paul et Tamar 24/09/2014 DSC07321 DSC07325
Où l’on voit que le jeune Paul se mêle au cortège dans les derniers kilomètres, soutenu par une copine à cheval.
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On reconnait Pierre, Aurélie, Inès. Toutes les générations participent.
aout à octobre 2012 117 aout à octobre 2012 131 descente des brebis 2012 jean fourcade
Tiens, voici Jean Fourcade en « aulhèr ».
*
Arlas.
Le Pic d’Arlas, déjà mentionné un peu plus haut, est à portée de main depuis la Cabane Sottou. Souvent nous emmenons les visiteurs-marcheurs sur son sommet : de la Cabane (1760 m) à Arlas (2044 m) une bonne demi-heure suffit. De là-haut s’offre un panorama à 360 °, avec le Pic d’Anie tout proche, la Station de La Pierre en contrebas ainsi que les Cabanes Sottou, Lapeyre, Escrivassé  …
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Sur une photo apparaissent des touristes venus passer la journée à la Cabane, lors des journées portes ouvertes, dont nous parlons un peu plus bas. Ils observent le troupeau en train de revenir à l’enclos en fin de journée.
L a Pierre ST Martin 030Et voici Arlas revêtu de sa parure blanche.
* Anie.
Le Pic d’Anie, le plus haut de la région (2504 m), se dresse lui aussi juste en face de la Cabane Sottou, un peu plus à droite que l’Arlas. On le voit sur pas mal de photos de cet article ou de ceux consacrés à la vallée d’Aspe. Pour y accéder, deux possibilités : à partir de Lescun et son Refuge de L’Abérouat (voir Aspe) ou en partant de notre cabane Sottou, ce que nous fîmes en une seule occasion, avec d’ailleurs le maître des lieux, Marc. Je ne peux pas m’empêcher de conter une savoureuse anecdote à propos de cette balade. Au terme de l’ascension nous avons bien sûr sorti de nos sacs les divers ingrédients qui réchauffent les corps et l’atmosphère : pastis (mais oui, il n’y a jamais de contrôle là-haut), saucisson, pâté, poulet peut-être, fromage, eau et vin rouge. Et puis nous avons entamé deux ou trois chants béarnais, avec Séverine, Jean et Angèle Fourcade. Un groupe de Basques de la Basse Navarre, qui casse-croûtaient à côté de nous, a particulièrement apprécié les chants et … le fromage que Marc leur offrait. Comme ils se demandaient comment se procurer dudit fromage, Marc leur sortit de son sac un bon morceau que les compères purent ainsi se procurer … à 2500 m d’altitude. Je regrettais alors de ne pas avoir amené notre CD de Camin Casa, j’aurais peut-être pu en écouler un ou deux dans l’euphorie du moment.
tout 111Voici les deux copains, aperçus depuis la Cabane : Arlas à gauche et Anie à droite. En bas l’esplanade où se tient la Junte de Roncal, dont nous parlons un plus loin.
tout 186 tout 201La fin du parcours menant à l’Anie est très empierrée : ce sont les arrhes de l’Anie.
L a Pierre ST Martin 006L’Anie, à son tour, a enfilé son manteau blanc.
* Soum de Lèche.
Dans le dos de la cabane Sottou, la dernière avant de plonger vers la Navarre espagnole, se dresse le Soum de Lèche. Très souvent on arpente ce relief où se mêlent  roches et verdure. En moins d’un quart d’heure on parvient au sommet d’où on découvre en vue plongeante le village de Sainte-Engrâce et son environnement. On y rencontre parfois un groupe de vautours qui, du haut, épie les nombreux troupeaux qui paissent aux alentours, tant du côté français que du côté espagnol.
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Premier malh à franchir avant de découvrir le sommet de Lèche. Paul aime bien y conduire les enfants visiteurs de sa Cabane.
DSC07139 DSC07143Au pied de Lèche, quelques participants aux journées portes ouvertes que nous détaillons un peu plus loin.
* journées portes ouvertes.
Depuis quelques années l’Office du Tourisme de la vallée organise 2 journées portes ouvertes par été dans les Cabanes de bergers qui le désirent. Dès leur arrivée sur les lieux le matin les inscrits partagent le café avec les gérants des lieux, Sylvie et Marc ici, avant de découvrir la fabrication du fromage par Marc, de formuler quelques questions et de déguster bien sûr le précieux mets. Puis le groupe écoute les explications de Sylvie sur le mode de fonctionnement de l’entreprise et sur l’historique du métier, sur l’évolution de la vie des bergers et de leurs cabanes. Ensuite la troupe des touristes accompagne les bergers et le troupeau des brebis vers les pâturages situés de l’autre côté de la route, en descendant vers l’Espagne. Le troupeau continuera plus tard seul son chemin dans la journée, passant d’un mont à un vallon, d’une prairie à un petit lac. Voici venue l’heure de l’apéritif – boissons non alcoolisés ou Jurançon local – avant de partager le menu concocté par les hôtes (en certaines cabanes on demande aux visiteurs d’apporter leur collation) : en général charcuteries du pays puis jambon piperade et fromage maison évidemment. Parfois nous proposons quelques chants du Béarn durant ce repas. Les volontaires à ces journées proviennent de plusieurs provinces de France et les échanges entre eux et nous  s’avèrent des plus enrichissants. En fin d’après-midi il reste toujours un certain nombre de personnes qui suivent Marc et son fils Paul à la rencontre du troupeau sur le chemin du retour, parfois encore bien éloigné de leur logis. La journée se termine par la traite  dans l’enclos réservé à cet effet.
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Sur la première photo les inévitables Arlas, Anie et … Séverine. Sur les autres quelques chanteurs dont l’ami Jean-Michel venu du Lot et Garonne.

DSC08321 DSC08322 DSC08323 DSC08325 DSC08326 DSC08327 DSC08334 DSC08339 DSC08341Photos 1 et 7 : Sylvie commente.
Photo 2 : annonce de la vente de fromage à la cabane, en français et en espagnol. À quand en béarnais ?
Photo 3 : menu et activités de la journée. Alléchant, non ?
Photos 4 et 5 : en matinée, les visiteurs suivent le troupeau vers les estives.
Photo 6 : le calme avant la tempête.
Photo 8 : clin d’œil à nos amis de Barcelone Mercédès et Juan-Manuel avec leurs enfants et Graciela.
Photo 9 : la traite de fin de journée.

DSC07120  DSC07137  DSC07144 DSC07146 DSC07150  DSC07158Photo 1 : explications de Sylvie un peu plus bas de la cabane, côté Navarre.
Photo 2 : Séverine est en rouge, non plus en bleu. L’inspecteur qui mène l’enquête en déduit donc qu’il s’agit d’une journée différente.
Photo 3 : on écoute, on déguste, mais on marche aussi, vers le Soum de Lèche.
Photos 4 et 5 : à la rencontre du troupeau sur le chemin du retour.
Photo 6 : toute la famille est réunie et le troupeau regroupé pour la traite. Paul, Marc, Sylvie, Inès.

* gouffre Lepineux.
En 1952 un dramatique accident coûta la vie au spéléologue Marcel Loubens, au fond d’un gouffre de la Pierre Saint-Martin,  gouffre découvert par Lepineux en 1950, quelques hectomètres plus bas que la cabane Sottou. Son corps ne put être remonté à la surface que plusieurs mois après. Haroun Tazieff fut parmi les compagnons de Loubens. L’entrée de ce gouffre est à peine visible de la route et son accès bien sûr fermé. Une plaque à la mémoire du disparu signale tout de même l’évènement.
Le prolongement du gouffre Lepineux aboutit du côté de Sainte-Engrâce, dans la grotte de La Verna (voir le futur article sur la Soule), découverte en 1953 mais ouverte au public seulement en … 2010.
DSC07123 DSC07124 DSC07125 DSC07127Comme on le constate sur une des plaques l’entrée du gouffre se situe en Espagne. Nos voisins n’ont jamais voulu exploiter ce drame comme un attrait touristique, ce qui explique la modestie du site. Aux alentours de la cabane on découvre l’entrée d’autres gouffres de moindre profondeur.
* junte de Roncal.
La Junte de Roncal, ou Tribut des trois Vaches, est célébrée chaque 13 juillet au niveau de la Borne internationale 262, qui marque la frontière entre la France (Pyrénées Atlantiques) et l’Espagne (Navarre). Cette Borne, située au Col de la Pierre-Saint-Martin (1760 m) est visible depuis la Cabane Sottou, en contre bas. Se réunissent à l’occasion 6 maires de la vallée de Barétous (Ance, Aramits, Arette, Féas, Issor et Lanne en Barétous) munis de leurs écharpes tricolores et 4 alcades de la vallée de Roncal (Garde, Isaba, Urzainqui et Ustàrroz) vêtus de leurs habits traditionnels roncalais.
Les maires de Barétous remettent à leurs homologues de Roncal 3 vaches, en vertu d’un traité datant de plus de 6 siècles, le plus ancien encore en vigueur en Europe. L’origine possible de cet accord date de 1373 quand une dispute féroce éclata entre un berger d’Arette et un berger d’Isaba, à propos d’un point d’eau situé au pied du Pic d’Arlas. La mort du berger béarnais enclencha des représailles successives et de nombreuses batailles entre les deux camps. Il fallut l’intervention des élus et des autorités religieuses des deux côtés de la frontière pour qu’un traité soit signé en 1375. Pour pouvoir accéder aux pâturages respectifs les bergers et les notables s’engagent respecter la paix de part et d’autre de la frontière. Les maires concernés superposent leurs mains sur la Borne 262 et prononcent les paroles rituelles : « Pax avant, pax avant, pax avant » (paix dorénavant). Puis le vétérinaire d’Isaba choisit 3 génisses parmi celles qui lui sont proposées, répondant à des critères bien définis.
La signature se clôture par une messe en plein air et une fête pastorale rythmée par des orchestres et chants divers.

4a51b77f indexL’incontournable Jean Lassalle trouve le moyen de se glisser parmi les intervenants du traité.
14368683323051436868331805Sur le haut rassemblement pour la cérémonie religieuse.
En contrebas de la Cabane Sottou l’animation surveillée par le Pic d’Anie à l’horizon.

* autres clichés des environs.
On termine par des scènes glanées elles aussi dans les environs de la Pierre Saint-Martin.
tout 181 tout 182 tout 188 tout 192 tout 199 tout 204Photo 1 : je ne résiste pas à l’envie d’inclure une nouvelle photo du troupeau paisible devant l’enclos de la traite.
Photo 2 : les amis Rauline, Michel et Monique, avec Marc, près de la Cabane.
Photo 3 : vue plongeante sur l’entrée du gouffre Lepineux décrit plus haut.
Photo 4 : la Cabane vue de face méritait un salut respectueux. Combien de casse-croûtes nous ont rassemblés derrière ce mur !
Photo 5 : en fin de journée, du haut des crêtes, vue sur une halte du troupeau
au bord d’un « lagòt »
.
Photo 6 : en montant en haut de l’Arlas, voici qu’apparaît la Station de La Pierre Saint- Martin, quelques kilomètres plus bas que le Col.
été 2012 037D’autres amis de Vitry, Françoise et François Alexandre, qui nous aidèrent ce jour-là à ramener une brebis égarée quelque temps.
L a Pierre ST Martin 001 L a Pierre ST Martin 009 L a Pierre ST Martin 010 L a Pierre ST Martin 012 L a Pierre ST Martin 025 L a Pierre ST Martin 029Hé oui, Séverine se distingue dans la neige, à la Pierre comme à Issarbe. Le Soudet, sur la route de Sainte-Engrâce, par où le troupeau passe en septembre sur le retour des estives.

DSC08254 DSC08258 DSC08260 DSC08278Paul et Inès reçoivent à la Cabane les Gayral et leurs grands-parents : Lilou, Maywen, Baptiste (dans les bras d’Évelyne).
Lors du passage du Tour de France le 14 juillet 2015 au plateau de Chousse (arrivée à la Station de la Pierre), les producteurs du fromage Ossau-Iraty eurent l’idée d’attirer l’attention des nombreux observateurs (spectateurs, journalistes, télévisions … ) en inscrivant, par fauchage, leur nom et leur label au milieu des fougères et des herbes de la pente. Succès assuré et filmé.

La Pierre St-Martin 002 La Pierre St-Martin 005Pour changer de nos moutons, terminons par les autres animaux présents autour de la Cabane.
Adishatz.

 

Les couvertures du Shiulet : troisième partie.

Lo Shiulet (Le Sifflet) fut, entre les années 1988 et 1994, la revue trimestrielle éditée par l’Association occitane de Paris : l’Estancada. Cette parution concerne 27 (du 0 au 26) numéros, de mars 88 à novembre 94. Sont proposées ici les couvertures de la plupart de ces parutions : celles décrites par un dessin ou une caricature. Ces illustrations émanent essentiellement du crayon de Philippe Labarère (Félipe), sous la signature F.L.
Apparaissent également quelques dessins des pages intérieures.
La traduction figure en bas de chaque gravure.
En général, on ajoute un commentaire concernant l’actualité du moment, reliant plus ou moins celle-ci au texte du dessin.
Cet ensemble prend beaucoup de place. Pour ne pas trop fatiguer le lecteur, je découpe l’étude en 3 parties. Cette troisième partie concerne 7 numéros (du n° 18 au n°26), entre novembre 92 et novembre 94.

Numéro 18.

Pas de dessin en couverture, comme pour les précédents numéros 16 et 17, mais, à l’intérieur, une bande dessinée en 2 parties, de ma composition, intitulée le banquier et les autres, dans laquelle s’opposent diverses classes sociales qui se jalousent au lieu de s’unir devant les difficultés quotidiennes … mais cela se passait en 1992, il y a 24 ans !

1ère séquence : critique de l’ouvrier par les autres.
Le paysan : Les ouvriers, quand-même, ils sont bien heureux, bon Dieu ! Pas de responsabilité au travail, aucun souci de crédit, mais bien souvent en grève. Et ils peuvent se reposer chaque fin de semaine.
Le fonctionnaire : Quelle honte ! Quand ils bloquent les usines ils n’ont pas la conscience d’emm… les autres travailleurs. Et avec leurs syndicats ils se croient très forts.
Le commerçant : Quand ils ne sont pas en congé ils font la grève et en plus ils se saoulent bien souvent. Sûr qu’en plus ils font leurs courses chez Leclerc.
2ème séquence : critique du paysan par les autres.
L’ouvrier : Et les paysans qui osent faire tout ce bruit ! Ils paient peu d’impôt, ils ne connaissent pas la notion de solidarité, ils barrent les routes et maintenant, ils polluent, le Ministre l’a dit à la télé.
Le fonctionnaire : Pourquoi grognent-ils ainsi ? Ils ont tout ce qu’ils veulent à la maison : viande, légumes, fruits, œufs …. Ils devraient être bien heureux de pouvoir casser la croûte je ne sais combien de fois chaque jour, sans payer ! Et quand ils ne sont pas contents, ils cassent tout !
Le commerçant : Vous avez vu ces grandes machines ? Ils ont quand-même pu se les payer ! Ils ne sont pas à plaindre : quand ils ne touchent pas l’impôt sécheresse, ils touchent l’impôt inondation.

3ème séquence : critique du commerçant par les autres.
Le paysan : Et voilà les commerçants qui s’y mettent eux aussi ! Comparez un peu le prix du litre de lait chez nous à la ferme et celui du magasin. Vous verrez la différence.
Le fonctionnaire : Ils n’ont jamais cotisé et ils voudraient les mêmes droits que les autres ! Et on sait bien comment ils votent ! Et quand il y a une guerre, ils s’en sortent toujours bien…
L’ouvrier : Acheter une marchandise dix euros pour la revendre cent euros, ce n’est plus faire du bénéfice, c’est voler !
4ème séquence : critique du fonctionnaire par les autres.
Le paysan : Et les fonctionnaires ? Que font-ils du matin jusqu’au soir ? Téléphoner, déjeuner, ranger des papiers. Jamais pressés pour rendre service, mais toujours pressés pour réclamer une augmentation. Et en plus ils oublient notre langue maternelle.
Le commerçant : Ces feignants ! Ils ne se fatiguent pas beaucoup au bureau , et ils font le plein de vacances ! Et ils sont quand même payés s’ils tombent malades.
L’ouvrier : Tout le monde aimerait avoir leur sécurité de l’emploi …
5ème séquence : tous face au Banquier.
Tous : Mais si personne n’est content ici, à qui profite donc notre travail ?

Numéro 19.

– Vous avez vu ? C’est le nouveau drapeau béarnais olympique … Quand-même, il ne ressemble à rien !
– Toutes ces vaches … Quel troupeau ! Maintenant il va falloir trouver un nom à tout ce bétail !
– Pour les deux premières je ne sais pas. Mais pour la dernière vache il ne faut pas chercher trop loin pour lui trouver un nom.
Le dessin fait allusion à Nelson Paillou, Président du Comité Olympique Français, habitué d’Arette, en vallée de Barétous, qui, lors d’une conférence, attribue … 3 vaches (au lieu de 2) au drapeau béarnais – et sans avoir bu un coup !

Dans les pages intérieures de ce numéro, un dessin de Gilles Gayral après la prestation du groupe Camin Casa au festival de la chanson béarnaise de Siros.

– A la fête de la chanson et de la langue béarnaise à Siros.
–  Le groupe Camin Casa fut heureux d’interpréter la chanson « Nosta Lenga » (notre langue).
–  Gilles Gayral (flûte), Philippe Labarère (chant), Alain Sibé (chant), Michel Berdot (chant, auteur-compositeur), Alain Berdot (chant, guitare).

Numéro 20.

Charte européenne des langues régionales ou minoritaires … la France n’en veut pas !
Le Conseil de l’Europe valide « la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires » – un texte loin d’être révolutionnaire, qui n’impose rien mais suggère des recommandations sur l’enseignement, la radio, la télévision, les relations avec l’Administration. Mais le gouvernement français refuse de ratifier cette Charte (qui serait contraire à la Constitution).

Numéro 21.

Enfin libéré !
– Commentaire du Shiulet après la libération de Casabonne :
6 juillet 1987 : départ en vacances pour l’Espagne – 7 juillet 1993 : … de retour !!! Les vacances ont été longues et lui ont coûté très cher !!!
– Dans le même numéro reportage sur la rencontre entre l’Estancada et le groupe vocal de Navarrenx, les Remparts.

Numéro 22.

– Plan Balladur : les salariés se serrent la ceinture.
– Je m’en fous ! Charasse m’a prêté ses bretelles !
Aucun rapport avec la couverture, mais deux faits marquants de la chanson béarnaise.
Les « Pagalhós » en vidéo : une heure de spectacle au théâtre Saint-Louis de Pau le 05 décembre 1992 pour fêter leurs 20 ans d’existence.
Le Zénith de Pau reçoit « Nadau » le 27 novembre 1992 à l’occasion de leurs 20 ans de représentations.

Numéro 23.

Non, non et non ! Ça peut être un taureau ou un éléphant, je suis né ici ! Et je peux te dire que ce ne n’est pas un chat qui me fera bouger d’ici
L’accord du GATT (accord général sur les tarifs douaniers et le commerce – ratifié par 23 pays en 1947) a été complété par 117 pays le 15 avril 1994 (Uruguay Round).
Dessin ci-dessus : j
eu de mots entre GATT et GAT (chat en Occitan).

Numéro 24.

Dans ce numéro, dialogues entre le Shiulet et 2 militants basques emprisonnés et libérés depuis peu (Casabonne et Etcheveste), commentaires sur l’aménagement du territoire (un réveil en trompe l’ œil), sur l’avenir du nucléaire … et, après le SMIC jeune proposé par le 1er Ministre Balladur, le SMIC rugby imposé par les responsables du XV de France.

Numéro 26.

– Rentrée scolaire.
– Écoute bien l’instituteur, Jean !
– Oui, et dans l’école, retire de la tête le signe ostentatoire de ta culture !
Clin d’œil au signe ostentatoire d’une religion que représente le port du foulard dans l’école publique.
Dessin de Michel Berdot.

En conclusion de cet article j’énumère les rubriques de ce dernier numéro du Shiulet :
– D’un Shiulet à l’autre – Compte-rendu de l’Assemblée Générale de l’Ostau Biarnès de Pau -Déclaration du groupe Anaram au PatacCap d’Estèra e Cap d’Esplinga – Amnesty Internacional (Alan Estrade) – Entrevista dab Bernard Aròs – Corrier de legedors – Lo bilhet de Miquèu – Èlections en Corse (Arriti) – Vu et entendu – Jan de PicheprimInstitut Culturel Occitan.
FIN de la troisième partie

Les couvertures du Shiulet : deuxième partie.

Lo Shiulet (Le Sifflet) fut, entre les années 1988 et 1994, la revue trimestrielle éditée par l’Association occitane de Paris : l’Estancada. Cette parution concerne 27 (du 0 au 26) numéros, de mars 88 à novembre 94. Sont proposées ici les couvertures de la plupart de ces parutions : celles décrites par un dessin ou une caricature. Ces illustrations émanent essentiellement du crayon de Philippe Labarère (Félipe), sous la signature F.L.
Apparaissent également quelques dessins des pages intérieures.
La traduction figure en bas de chaque gravure.
En général, on ajoute un commentaire concernant l’actualité du moment, reliant plus ou moins celle-ci au texte du dessin.
Cet ensemble prend beaucoup de place. Pour ne pas trop fatiguer le lecteur, je découpe l’étude en 3 parties. Cette deuxième partie concerne 8  numéros (du n°8 au n°15), entre mai 90 et février 92.

Numéro 8.

Cheminons vers l’« Immortèla » (edelweiss) et chantons avec l’Estancada.
La couverture fête en musique les 2 ans d’existence du Shiulet et met en relief quelques paroles de la chanson du groupe Nadau, l’Immortèla, souvent jouée et chantée lors des soirées de l’Estancada.
Ce dessin provient de Jean-Pierre Preciozi.

Numéro 9.

Les démocraties (France, Espagne) se dégonflent – Solidarités entre les peuples  (Basque, Occitan) – Liberté pour Casabonne.
Dessin proposé par Gilles Gayral.

Numéro 10.

Il faut dire quand-même qu’il prend beaucoup de place.
Conflit Irak/Koweit avec intervention des armées occidentales. Dans les vallées d’Aspe et d’Ossau l’ours est au centre des discussions, analyses, frictions … entre chasseurs, bergers, élus locaux, écologistes, responsables du Parc National et … membres de l’Estancada et du Shiulet, divisés quant à l’avenir de l’ours dans nos montagnes.

Numéro 11.

– Pyrénées occitanes : les derniers ours.
– Chasseur (2 orthographes proposées).
– Le pouvoir au peuple …
L’agitation continue au sujet de l’ours et des mesures imposées à son sujet par le Ministre de l’Écologie Brice Lalonde : le Shiulet a contacté le FIEP (Fond d’Intervention Éco Pastoral), association écologiste de Pau, luttant depuis plusieurs années pour la sauvegarde des derniers ours des Pyrénées, et le Maire de Laruns, André Fabre, Président du Comité Intervallées, qui s’oppose aux mesures du Ministre. Si le FIEP promet une réponse prochaine, Fabre refuse toute discussion.
Dessin ci-dessus de S.Dey.

Numéro 12.

– La guerre est finie !
– Bof … Finalement, je ne l’ai pas trouvée aussi dure ni aussi longue que ça !
Fin de la guerre du Koweit et de l’intervention, principalement américaine, pour en repousser l’Irak. Longtemps courtisé et armé par les puissances occidentales lorsqu’il guerroyait contre l’Iran, Sadam Hussein devient un dictateur qu’il faut abattre.
Dessin de Serge Dey.

Numéro 13.

Ha ! Je l’ai jouée comme il fallait cette « Marseillaise » !!
Les parlementaires adoptent le projet de loi sur le statut territorial de Corse, avec, en article premier, une reconnaissance de la notion de peuple corse. Les débats autour de ce sujet furent des plus mouvementés.
Dessin de Serge Dey.

Dans le même numéro, un dessin de Gilles Gayral sur le groupe de chant de l’Estancada, Camin Casa (dont le nom n’est pas encore choisi à ce moment là). Le groupe démarre ses premières répétitions avant ses futures représentations, tant sur la région parisienne que sur les « emponts » du Béarn (Siros, Aramits, Orthez).

Sur les 4 poteaux on reconnaît les attachés/attachants, de gauche à droite : Alain Sibé, Alain Berdot, Philippe Labarère, Gilles Gayral.
Tournant autour d’eux le sorcier Michel Berdot.
A.S. : Vous ne pensez pas que notre homme est un peu fatigué ?
A.B. : Oui, je crois !
P.L. :
Mais peut-être cherche-t-il l’inspiration ?
G.G. : Ou alors, c’est une dernière version des sauts béarnais !
M.B. : Je chante, je chante toujours bien, et si toi tu chantes mal je vais t’étrangler.

Numéro 14.

Retour de Philippe Labarère aux commandes du crayon.
– Tu as vu ? Ils parlent de l’Europe de demain …
– Oui !
La physionomie de l’Europe change avec la désintégration du bloc communiste des pays de l’Est. Peuples et Nations retrouvent les notions d’indépendance et de souveraineté.

Numéro 15.

 

En couverture, pas de dessin mais un ensemble de titres ou de parties d’articles de la Presse nationale concernant identités et langues minoritaires.

                                                                                     FIN de la deuxième partie

Les couvertures du Shiulet : première partie.

Lo Shiulet (Le Sifflet) fut, entre les années 1988 et 1994, la revue trimestrielle éditée par l’Association occitane de Paris : l’Estancada. Cette parution concerne 27 (du 0 au 26) numéros, de mars 88 à novembre 94. Sont proposées ici les couvertures de la plupart de ces parutions : celles décrites par un dessin ou une caricature. Ces illustrations émanent essentiellement du crayon de Philippe Labarère (Félipe), sous la signature F.L.
Apparaissent également quelques dessins des pages intérieures.
La traduction figure en bas de chaque gravure.
En général, on ajoute un commentaire concernant l’actualité du moment, reliant plus ou moins celle-ci au texte du dessin.
Cet ensemble prend beaucoup de place. Pour ne pas trop fatiguer le lecteur, je découpe l’étude en 3 parties. Cette première partie concerne 8  numéros (du n° 0 au n°7), entre mars 88 et février 90.

Numéro 0.

En-tête de la Revue : Réunion des Occitans Exilés.
Pas encore de dessin de couverture dans ce numéro 0 mais quelques affiches éclairant sur les motivations des membres du Comité de Rédaction de la Revue, constitué, au départ, par Francine Denarnaud, Nathalie Fournier, Philippe Labarère, Alain et Caty Sibé, rejoints peu à peu par Yves Salanave, Jean-Claude Arrieux, Pierre Cassagne, Alain Estrade, Gilles Gayral, Michel Berdot …
Rappel : Calandreta (alouette) est le nom de l’École Privée (totalement à cette époque) Laïque enseignant la langue occitane.
Pour donner une idée, voici les thèmes développés dans ce premier numéro (30 pages) : tirar en davant (éditorial d’Alan Sibé annonçant les objectifs de la Revue – présentation du Shiulet au sein de l’Estancada – informations culturelles et sociales en Occitanie – quels mythes pour quelles réalités : économie et société en Occitanie, par Yves Salanave – Pourrat : mémoire de la terre d’Auvergne par Nathalie Fournier – ethnie, peuple, nation par Alan Sibé – document : texte de résolution de la Communauté européenne sur langues et cultures des minorités régionales et ethniques – publicités pour quelques livres et revues occitanes – la lettre de La Cléda, alias Philippe Labarère – espace blanc pour le futur courrier des lecteurs.

Numéro 2.
Licence d’Occitan … Rencontre Calandreta-Ministère de l’Éducation Nationale … rentrée difficile !!!
Durant l’été 88 les représentants des Calandretas sont reçus au Ministère de l’Éducation Nationale (Lionel Jospin). Ils ne retirent aucun engagement quant à l’enseignement de l’Occitan dans le Service Public. De plus, le Ministère s’oppose à la délivrance d’une licence d’Occitan à l’Université de Montpellier.

Dans le même numéro : un autre dessin de Philippe Labarère (La Cléda pour les intimes)
Introduction à la traduction qui vient : il n’est pas question de traduire en Français les trois jurons (ou expressions) béarnais qui suivent (Diu vivant-Perdiu-Hilh de puta)
Grande nouvelle – Stop – Émetteur sur le Pic du Midi d’Ossau – Stop – 10 départements d’Occitanie peuvent aussi recevoir la 5 et la 6 – Stop.
– Tu en as de la chance d’avoir tant de chaînes ! Et bientôt tu vas être câblé ! Diu vivant ! Maintenant le monde va être bien éclairé !!!
– Oui ! Je sais ! Mais perdiu ! J’ai oublié où se trouve cet hilh de puta de bouton des actualités régionales !!!

Numéro 3.
– Mais, hilh de puta, comment as-tu attrapé le virus d’être Français ?!?!
– Oh ! Macareu ! D’abord une démangeaison … Et puis la diarrhée… Méfie-toi de ne pas l’attraper !!!
Référendum le 06 novembre 88 en Nouvelle Calédonie, soulevant la question de l’autodétermination, après les rencontres de l’été entre Mrs Jacques Lafleur (leader caldoche) et Jean-Marie Tjibaou (leader kanake assassiné quelque temps après, en mai 89).

Numéro 4.

– Un Casabonne emprisonné, c’est un TGV de gagné !
– Patou ! Viens ici ! Grand hilh de puta !
Jean-Philippe Casabonne, jeune Béarnais en vacances en Espagne,  a été arrêté, le 06 juillet 1987, par la police espagnole, et accusé de collaboration avec l’ETA. Il vient d’être condamné à 6 ans de prison.

Numéro 5.

Autre dessin des pages intérieures de ce numéro :

Principaux points développés dans le numéro : commentaires sur le double assassinat des leaders kanakes Tjibaou et Ieoné, analyse des enjeux de l’exploitation du Complexe de Lacq.

Numéro 6.

– Té, ça, c’est bien dit !
– Pauvre naïf ! ! Et les Calandretas, et Casabonne, et le travail au pays !? …
Quelques nouvelles propositions du Ministère à Serge Javaloyès, Président de la Calandreta de Pau : les personnels enseignants existants  vont être contractualisés, les nouvelles créations seront réglées au sein d’une commission paritaire.

Numéro 7.

– Calliope : le cadeau de Noël – une caisse de saloperie !!
– J’ai trouvé un cèpe !!
Sévères critiques de l’organisation SEPANSO Béarn contre une installation de l’usine Calliope à Noguères (près de Lacq). La SEPANSO souligne le danger de fabrication par cette entreprise d’un produit dangereux nommé DBCP et dénonce le silence du PDG de Calliope au sujet des matières traitées en Béarn.

                                                                           FIN de la première partie

L’extérieur vu de l’intérieur

Les nombreux clichés qui suivent risquent de n’intéresser (?) que les familiers de notre habitation saint-péenne. Je pense bien sûr plus particulièrement à mes trois frères et leurs familles ainsi qu’à nos deux filles. Tous vivent en région parisienne mais notre maison reste pour eux (et restera j’espère pour les générations suivantes) un lieu de rencontres et de souvenirs, un havre de paix et de repos (on dirait que je travaille pour l’ONU !).
L’idée de photographier l’extérieur des 3 bâtiments (maison et deux granges) à partir des ouvertures que proposent fenêtres, finestrons, portes, portails, provient de deux expositions parcourues récemment. La première concerne un photographe, dont j’ai malheureusement oublié le nom pour l’instant, qui présenta son œuvre il y a quelques années dans une enceinte du Jardin des Tuileries : il photographiait ce qu’il apercevait de sa fenêtre, parfois en plan large, parfois sous un petit angle, avec des profondeurs de champ variables, la même scène pouvant être filmée à des saisons ou à des heures différentes. La seconde exposition date de ce dernier mois de septembre, dans la Maison de Retraite d’Osse-en-Aspe ( Automne-en-Aspe) : les photographies proviennent de la plasticienne Marie Labat, invitée par l’association « les Phonies Bergères« , domiciliée à Accous. Par la fenêtre de la chambre de chaque résident l’artiste propose un cliché qui nous montre l’aperçu quotidien de ce résident.
L’appareil que j’utilise ne dispose que d’une seule focale et ma démarche est bien plus simple que celle des deux photographes de référence puisque pour chaque photo je place cet appareil proche du centre de l’ouverture concernée, en le maintenant droit, donc sous le même angle de prise, avec la même profondeur de champ. Certaines des ouvertures étant très proches (une porte et une fenêtre par exemple) une seule photo aurait pu être proposée parfois mais finalement je ne fais pas de sélection. tant pis pour l’aspect répétitif. Au total je compte 32 « ouvertures » mais certaines, difficilement accessibles, ne seront pas utilisées : il s’agit de deux lucarnes placées trop en hauteur sur les toits de la grange nommée G1 ci-après. Un autre emplacement n’est pas utilisé car il donne sur la paroi pierreuse de la cheminée de la maison.
Comme j’aime les schémas (n’est-ce pas les filles ?) je vais encore en abuser pour situer les divers points de prise de vue de chaque pièce, ce qui m’oblige aussi à mesurer les différentes longueurs de ces pièces, pour respecter un tant soit peu la bonne échelle de chacune.
Quelques commentaires sur les utilisations ancienne et actuelle de cet ensemble complètent le panorama, ainsi qu’un certain nombre de dates importantes dans la restauration de l’habitation, d’intérêt uniquement familial.

Cet article a été publié le 25 novembre 2015. Mais, en 2017 un piratage a saboté mon blog. Grâce à la dextérité de Matthieu les textes (54 articles) ont été rétablis mais tous les schémas et photos ont disparu. Mes archives m’en ont restitué quelques un(e)s mais certain(e)s restent évaporé(e)s. En septembre 2017 j’ai donc repris une bonne part de ces clichés absents.

Le premier schéma représente l’ensemble des 3 espaces vu de dessus.


M : maison d’habitation.
G1 : grange n°1 côté Larroudé.
G2 : grange n°2 côté Chabanne.
P : poulailler.

Trois paragraphes se succèdent : vues prises du rez-de-chaussée de chacune des trois parties de ce qui fut une ferme du temps des grands-parents, puis vues du premier étage de ces mêmes parties et enfin vues du grenier de la maison.

Rez-de-chaussée.

On reprend le précédent schéma d’ensemble avec les ouvertures d’où ont été prises les photos qui viennent ensuite.

Grange G1.

P1 et P2 sont deux portails donnant, l’un sur la cour de devant, l’autre sur le verger.
On utilise parfois cette pièce pour certaines réceptions ou fêtes, quand la saison le permet. Le local peut aussi servir de garage pour une voiture. On y entrepose un peu de mobilier et aux murs sont accrochés des photos variées (montagne, équipe de rugby de Saint-Pée des années 70, groupe Camin Casa), affiches diverses, anciens instruments ou outils (joug, fourches, …), objets de toutes sortes (glace, pendule, …).
Dans notre enfance l’intérieur de la grange était muni d’une balançoire, proche du portail P1, accrochée aux poutres. Au fond de la grange, côté verger, trônait un tas de sciure et de stères, provenant de la scierie Lafourcade, située de l’autre côté de la départementale. Sciure à double emploi : alimenter le poêle en combustible et servir de circuit automobile pour nos modèles miniatures. Cette grange servait aussi de rampe de lancement du javelot (un aiguillon de chez Oscamouagulhada en Béarnais, bâton muni d’une pointe pour piquer les bœufs) : on devait lâcher le projectile avant une ligne tracée en P1 et essayer de le rapprocher de la grille au fond de la cour. Il arriva que des adultes passant par là rencontrent malencontreusement la trajectoire du dit projectile. Le sol, à cette époque en terre battue, fut bétonné en 1992 grâce à l’aide de nos cousins Oscamou. Double projet pour cette grange G1 : carreler ce sol et créer un passage entre les 2 granges actuellement séparées par un mur.

Photo prise en P1 :
Hé oui, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, le ravalement de la maison est récent, ainsi que la restauration des volets. Les gravillons apparurent en 2012 (Bédécarrax). Exceptionnellement cette année le champ derrière la grille n’est pas une plantation de maïs qui, habituellement, masque les maisons du fond.
Les deux tas de sable recouverts d’une toile enlaidissent la photo (qui ne sera donc jamais primée) ; on les a retirés depuis.
La photo qui suit est prise, du même point, en septembre 2017.
Le prunus sur la droite a disparu (on l’a aidé). Cette année le champ du fond avait retrouvé le maïs mais quelques jours avant cette photo Daniel Larroudé a fait venir la machine à ensiler.

Photo prise en P2 :

Admirable (!) cliché qui fait apparaître divers éléments de notre univers : des réserves de bois de chauffage, le jardin où on distingue à peine les dernières tomates de la saison, du linge séchant au soleil d’octobre, une haie de ronces qui cette année nous permit une récolte abondante en mûres, en fond le noyer assez prolixe lui aussi et la partie du verger où nous avions installé le chapiteau lors de notre dernière fête début août et, en arrière-fond, une partie du bois de Saint-Pée.

Grange G2.

P3 et P4 sont aussi de larges portails. Ils autorisaient le passage d’un char tiré par deux bœufs traversant la cour de derrière pour accéder au verger, permettant la fenaison réalisée par notre oncle Jean Espel. Cette grange constituait l’étable pour les quelques vaches dont nos grands-parents disposaient. La première partie de G2 fut cimentée en 1995 (Oscamou), la seconde en 2007 (Moulia). On y stocke du bois de chauffage et on y range les outils de bricolage, les conserves, confitures …

Photo prise en P3 :

Au premier plan la barrière utilisée pour clôturer le pré quand y paissent des béliers. Sur le haut du verger le tulipier planté il y a 20 ans pour la naissance du neveu Nicolas, offert par Etché. Sur la partie basse du verger on peut imaginer le ru qui sépare notre propriété du bois de Saint-Pée.

Photo prise en P4 :

Façade, mur, banc et poulailler récemment rénovés (Pablo, Roger et Hélène). En haut à droite la vigne qui n’a pas donné cette année de raisin. On ne va pas se mettre en colère pour autant.

F1 est un finestron donnant sur le verger (entre P2 et P3) et F2 une meurtrière ouverte sur le mur mitoyen de la propriété Larroudé.

Photo prise en F1 :

Des barreaux et une protection en plastique : la vue n’est pas très nette mais le linge oui. Nous sommes en face du tulipier.

Photo prise en F2 :
Le tas de bois qui cachait l’ouverture m’empêchant de cadrer l’appareil au milieu de celle-ci l’angle de vue s’en trouve réduit. On ne parvient pas à distinguer les objets disposés dans la voiture du voisin.

Maison.

P5 et P6 sont les deux portes d’entrée.

Photo prise en P5 :
La porte double P5, en bois Sipho d’Afrique, a été entièrement refaite, à l’authentique, avec son heurtoir en particulier, dans la teinte rouge (presque) basque, par Pierre Halçaren, en 2010. Face à cette porte un prunus bien utile à une époque l’été car il nous protégeait du soleil. Devant lui un reste de sable fin, datant des travaux du printemps, enlevé depuis. Plusieurs arbustes en décoration.
Nouvelle photo en 2017 sans le prunus.
Nous avons gardé la partie basse de chaque grosse branche sur laquelle siègent maintenant des pots de fleurs.

Photo prise en P6 :

La porte-fenêtre P6 donnant sur l’arrière fut réalisée par Jeannot Moulia en 2011 et Halçaren plaça les volets en 2012. Depuis cette époque de nombreux repas sont servis dehors. Maçonnerie de Pablo au printemps 2015. Derrière le mur toit de l’ex maison d’habitation Chabanne.

F3F4F6 et F8 sont des fenêtresF5 et F7 des finestrons.

Photo prise en F3 :
Au coin des murs cour et grange G1 des lilas remplacent l’ancien poirier de notre jeunesse.

Photo prise en F4 :
F4 proche de P5 : on retrouve les mêmes éléments sous un angle légèrement différent.
Sans le prunus, voici le mur nous séparant des Larroudé.
Photo prise en F5 :
Depuis ce finestron mémé pouvait apercevoir, de sa place au coin du feu, les nombreux (?) passants de l’impasse (sans nom à l’époque). Au premier plan le barreau anti-intrusion et un morceau de sarment de vigne. Au fond de la cour la grille d’entrée, élargie et restaurée par Roger et Moulia en 2013.

Photo prise en F6 :
Elle est pas belle notre vigne vierge ? Au premier plan, le bout de la queue de notre chat, Maxu.

Photo prise en F7 :
Par F7, finestron pivotant des WC, on admire le poulailler (haut) et la porcherie (bas-on s’en doutait !) restaurés, servant maintenant d’entrepôt de petit bois et de local à déchetterie. F7 sert d’entrée pour notre chat Iwak qui enjambe le barreau, pousse le finestron et s’appuie sur la cuvette pour rejoindre la porte des WC et la pousser elle aussi. Pas mal, non ?

Photo prise en F8 :
On perçoit mieux les parties haute (Hélène en 2014) et basse (Roger en 2012).

Premier étage.

Schéma avec les diverses ouvertures.

Grange G1.

En 1997 plancher posé par Lerdou et installation de l’escalier permettant l’accès depuis le bas de G1.
Repli nocturne pour les ados qui s’isolent des adultes avec leurs propres musiques. Lieu de certaines répétitions pour notre groupe Camin Casa avant les prestations sur les scènes de Siros, d’Aramits, de Monein ou avant l’enregistrement du deuxième CD en 2008.

F9 et F10 sont deux fenêtres hautes.

Photo prise en F9 :

On retrouve la scène prise du portail P2 mais avec une vue de dessus, donc une autre mise en valeur du jardin et du compost attenant.

Photo prise en F10 :

Le prunus encore feuillu (qui disparaitra en 2017) cache le panorama mais apparaît la cheminée de la maison, si utilisée quand l’âtre fonctionne (chauffage de la cuisine mais aussi quelques grillades et les châtaignes à la sartane). Juste derrière la cheminée se dessine une partie de la tabatière installée en 2015.
Nouvelle photo de 2017, sans prunus.
Grange G2.
Plancher posé par Lerdou en 1998, toit refait en tuiles d’Espagne par Moulia après la tempête de grêle qui avait détruit ce toit en 2003.

F11, F12 et F13 sont des velux installés en 2000 (Lerdou), F14 une ancienne lucarne.

Photo prise en F11 :

Toujours ce linge qui n’en finit pas de sécher ! Deux pommiers en haut de la pente. Au fond, sur le Chemin des Barthes, une construction récente.

Photo prise en F12 :

Le tulipier se situe dans un plan avant la lignée des 4 arbres fruitiers. Sur la droite un enclos avec d’autres plantations.

Photo prise en F13 :

Pas grand chose de nouveau, si ce n’est le laurier adossé au mur de la grange, dont une partie fut cassée par le poids de la neige en 2011.

Photo prise en F14 :

En contre-bas la maison de Jacqueline et Daniel Larroudé, à la lisière du bois. Au milieu de la haie départ d’un sentier du bois qui rejoint le Chemin des Barthes. On l’emprunte de temps en temps, je ne dirai pas pourquoi.

Maison.

Photo prise en F15 :

Au fond une grange Larroudé, à droite l’extrémité de notre grange G1 masquant un frêne très élevé où se logea, avant d’être détruit par l’ami Casaurang, un volumineux nid de frelons asiatiques en 2011.

Photo prise en F16 :

Le prunus et la végétation voisine nous cachent la ferme Larroudé de l’autre côté du mur (2015).
Et nous voici en 2017 avec un toit Laroudé en fond.

Photo prise en F17 :

Les deux fenêtres F16 et F17 étant très rapprochées, leurs points de vue sont donc semblables.
Nouveaux clichés en F17 en septembre 2017, avec une vue plongeante, pour une fois.
Photo prise en F18 :

Les trois maisons Labourdette-Lagarde, la marbrerie Darget sur la droite, un fil de téléphone sur lequel j’aurais bien aimé qu’une palombe se pose.

Photo prise en F19 :

Toits des habitations Larroudé et ex Chabanne.

Photo prise en F20 :

De gauche à droite : toit de notre grange G2, toit du poulailler, toit Larroudé. Et un peu plus de densité de la forêt.

Deuxième étage de la maison (grenier).

Toit reconstruit en tuiles d’Espagne par Moulia en 2003, après la tempête de grêle.

Schéma des différentes ouvertures.

 

F23 et F24 sont deux velux (Lerdou en 2000)F22 un chien assis d’origine et F21 une tabatière face en arrière du haut de la cheminée, depuis 2015, par Claverie.

Photo prise en F21 :

Pas de photo car le faîte de la cheminée qui fait face à ce mini velux n’a aucun intérêt : mais la fonction cette tabatière garde son importance au cas de détérioration du conduit (fuite par exemple due à une infiltration d’eau de pluie).

Photo prise en F22 :

Nous voici plus en hauteur avec vue plus large de la ferme Larroudé.
Avec vue plongeante sur le parterre de fleurs et une portion de toit. :

Photo prise en F23 :

On retrouve le panorama de F19 avec un peu plus de surface boisée.

Photo prise en F24 :

Même remarque si on compare à F20, avec un peu plus de verdure.