Camin Casa : commentaires sur CD 1 (première partie)

Le premier CD édité par le groupe occitan Camin Casa date de mai 1996. Dans ce qui suit j’apporte quelques commentaires sur les textes et les musiques (quand ils sont personnels), pour chaque composition : date et lieu du début de création  (de mémoire ou à partir de document retrouvé), parfois motivation d’écriture, retour sur l’interprétation en public …  Pour étayer cela  j’ai retrouvé dans notre grange de nombreux documents en décembre 2018.
Je décompose cette étude en deux parties, pour alléger chacune d’elles. La première partie contient les chansons numérotées de 1 à 8, la seconde de 9 à 15.
L’enchaînement des chansons ne respecte pas la chronologie des créations ou des représentations mais l’ordre dans lequel elles apparaissent dans le CD. Je compléterai cette étude au fur et à mesure des documents retrouvés. Ce travail sur CD 1 pourra plus tard se renouveler avec CD 2.
Outre le thème on retrouvera le refrain quand il y en a un et le lieu des représentations ainsi que les circonstances de la représentation.
 Douze personnes sont à la base de CD enregistré et mixé dans le studio Arbus de Pontacq. Six voix de membres de l’Estancada, domiciliés en région parisienne à l’époque : Alain, Graciela et Michel Berdot, Philippe Labarère, Joëlle Peyriller et Alain Sibé. Quatre voix du village de Saint-Pée d’Oloron, intervenant sur cinq des quinze chansons du disque : Constant et Eloi Bergeras, Angèle et Jean Fourcade. Deux musiciens s’ajoutant à la guitare d’Alain Berdot et au piano de Graciela : Gilles Gayral pour la flûte à bec et Servais Severien pour les percussions (avec l’aide de notre preneur de son Jeannot Arbus pour une chanson).

1.Tostemps seguir (toujours suivre).

Date et lieu : C’est en avril 1991 que s’ébauchèrent le refrain et quelques têtes de paragraphes, à Lanne en Barétous, chez Manaoüt, en marchant, seul, sur le chemin descendant vers Mendiondo, pour le tout début. L’essentiel fut élaboré en septembre 91 ; le 14 de ce mois deux couplets prirent naissance dans le métro parisien (mais oui), ceux concernant le curé et le Président.
Thème : Enfant, ado, adulte, on est dirigé, conditionné, par des individus ou des institutions. Obéir d’abord avant de se lancer dans toute initiative.
Refrain : Que cau tostemps seguir / Quauqu’un o quauqu’arren / Que cau tostemps seguir / Carratz e demorar darrèr.
Il faut toujours suivre / Quelqu’un ou quelque chose / Il faut toujours suivre / Se taire et rester derrière.
Résumé : Il faut suivre le père, la mère, le curé, l’instituteur, le Président, le général, un parti, l’Amérique. Mais un jour je serai devant quand les amis me suivront jusqu’à un trou dans la terre.
Représentations : Camin Casa a interprété « tostemps seguir » sur scène en une seule occasion, le 02 novembre 1989, pour une fête de l’Estancada (Association Occitane de Paris), dans le foyer PTT de la rue de Nantes à Paris.
Commentaire : Chanson préférée d’un copain du rugby de Saint-Denis, Patrick Gosselin, ça change ds chansons paillardes classiques.

2. Ací l’amor t’apèra (ici l’amour t’appelle).

Date et lieu : Naissance de la chanson (pour l’idée générale du moins) le 15 mars 1991, dans le métro parisien (je n’ai pas relevé dans quelles stations). Elle se termina le 05 avril 1991.
Thème : La séparation de deux amants à cause du travail (ou du manque de travail au pays) oblige l’un(e) d’eux à en chercher ailleurs.
Refrain : Ací l’amor t’apèra / Tà la vita sancèra.
Ici l’amour t’appelle / Pour toute la vie.
Résumé : Promesses d’argent, promesses de vent, tu as trop rêvé à un ailleurs doré. Chez toi tu as perdu ton travail et tu as cru en retrouver un plus loin.
Représentations : Camin casa a interprété « ací l’amor t’apèra » sur scène en quatre occasions. Le 27 mars 1993 pour le cinquième anniversaire de la Revue « lo Shiulet » et le 29 mai 1993 lors d’un Concert commun avec « los deus remparts » de Navarrenx, les deux fois rue de Nantes à Paris. Le 14 septembre 1996 à Prunay-sur-Essonne pour une fête familiale chez les Gayral et le 19 septembre 1998 lors du repas des 7èmes rencontres vocales pyrénéennes d’Aramits (18ème année du Concours des chiens de berger).
Commentaire : Dans un premier temps les paroles s’appuyaient sur la musique de … Lili Marlène. Facile à vérifier, les dites paroles s’accordent très bien avec cet air. Nos quatre amis de Saint-Pée participent à ce chant.

3. Mon país qu’ei la montanha (mon pays c’est la montagne).

Date et lieu : La lecture des brouillons disponibles donne à penser que les deux premiers paragraphes de la version béarnaise (voir plus loin) datent du 08 juillet 1990. Pour les deux suivants il fallut attendre mars 1992.
Aucune indication relevée sur le lieu d’origine.
Thème : inspiré de la chanson du Québécois Gilles Vigneault (mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver). C’est grâce à cet auteur-compositeur, ainsi qu’à son compatriote Félix Leclerc, que je tombai amoureux du Québec, au point d’y vivre 18 mois dans les années 1972-73. A cette époque je composai alors par mimétisme « mon pays c’est la montagne » avant de l’adapter en Béarnais presque 20 ans plus tard.
Résumé
Mon pays c’est la montagne et ses sommets majestueux, sentinelle de l’Espagne, siège de torrents, senteurs et pâturages, de bergers à fière allure et d’animaux multiples en liberté comme les brebis, les isards, les marmottes, les vautours, l’ours et le labrit.
Représentations : « mon país qu’ei la montanha » a été chanté en huit occasions. sur scène. Le 14 septembre 1996 à Prunay-sur-Essonne pour une fête de famille chez les Gayral. Le 28 septembre 1996 à Siros lors du 30ème festival de la chanson béarnaise. Le 19 septembre 1998 à Aramits, pour les 7èmes rencontres vocales pyrénéennes. Le 06 novembre 2002 à Neuilly-sur-Marne, dans le cadre d’un club de voile local. Le 27 mars 2005 à Pomponne pour les 50 ans de l’ami Jean-Claude Arrieux. Le 23 juin 2006 dans la Maison des Pyrénées Atlantiques  (avenue de l’Opéra à Paris) pour la fête de fin de saison de l’Estancada. Le 27 décembre 2008 à l’Eglise du Départ d’Orthez, au profit de la Calandreta. Le 14 mai 2009 dans la Maison des Pyrénées Atlantiques (avenue de l’Opéra à Paris) pour la soirée promotion de notre CD 2.
En plus de ces représentations de « mon país qu’ei la montanha » avec Camin Casa cette chanson fit partie du répertoire des Saint-Péens, que j’accompagnais, le 11 décembre 2010, à la maison de retraite du Parc Pommé d’Oloron. Elle fut également chantée sur la Péniche « le Mistral« , sur le Canal de Saint-Denis, jouxtant le Stade de France, après une finale du Championnat de France de rugby, par les copains de Camin Casa et du SDUS (club de St Denis), le 06 juin 2009. 
Commentaire : Cette chanson est la seule qui figure sur les deux CD de Camin Casa : 1996 et 2008. Par rapport à 1996 un couplet supplémentaire a été ajouté en 2008, apparaissant en dernière position. Sa création débuta le 21 septembre 1996 … encore dans le métro. « Mon país qu’ei la montanha » garde la préférence de nos amis de Saint-Pée Jean et Angèle qui l’ont entamé en plusieurs occasions dans des soirées animées, tout comme Laurent Pedelaborde. 

4. Melina (Mélina).

Date et lieu : Le 18 août 1993 , dans la voiture nous ramenant d’Oloron à Vitry-sur-Seine, en présence de nos deux filles Aurélie et Séverine, je fredonnais l’air du futur refrain et une ébauche de ses paroles. La chanson fut pratiquement achevée, après plusieurs étapes, en septembre 1993.
Thème : La conquête de l’être aimé (ou espéré) peut parfois se réaliser grâce à  l’aide de l’alcool.
Refrain : Melina, au còrn de ton còr guarda ua plaça, Melina, que vam vàder vielhs amassa.
Mélina, garde-moi une place dans le coin de ton cœur, Mélina, nous allons vieillir ensemble.
Résumé : L’histoire de chaque couple reste gravée dans la mémoire. On ne peut pas leur voler. Pour nous c’est une boisson autorisée, mais dont il ne faut pas abuser dit-on, qui permit de franchir une barrière paraissant jusque là infranchissable. 
Représentations : En deux occasions le groupe a interprété « Melina » devant un public. Le 29 janvier 1994, au Foyer PTT rue de Nantes, pour une fête de l’Estancada lors de laquelle était organisée un débat sur le Tunnel de la Vallée d’Aspe. Le 14 septembre 1996 à Prunay-sur-Essonne pour une fête de famille chez les Gayral.
« Melina » fut également interprété par les Saint-Péens à la Maison de Retraite du Parc Pommé d’Oloron le 11 décembre 2010 ainsi que le 06 juin 2009 sur la péniche « le Mistral » aux abords du Stade de France, par Camin Casa et quelques copains de l’équipe de rugby de Saint-Denis.

Commentaires
: Au départ on apprécie une musique créée par un copain africain qui se joignait à nous lors de certaines soirées de l’Estancada. J’ai ensuite adapté le refrain et modifié la mélodie des couplets. Le choix du prénom Mélina ne fut pas immédiat : les brouillons font apparaître Agata, Alicia, Elisa, Cristina, Irena ….
Finalement je gardai Mélina, prénom d’une nièce argentine de Graciela, qui devait avoir autour de 5 ans à l’époque. Des amis proches ne comprirent pas que je négligeai les prénoms de ma propre famille : Hélène, Aurélie, Séverine.
Les quatre Saint-Péens interviennent dans cette chanson, chanson qu’en plusieurs occasions Angèle et Jean Fourcade entamèrent au milieu des textes de Nadau ou Pagalhós – merci !

5. Mau de còr (mal de cœur).

Date et lieu : Débuts de cette chanson (mélodie et au moins le premier couplet) le mercredi 28 août 1991 à la Mouline, au pied de la Montée Impossible à Arette. Fin des vacances scolaires, à la veille de remontée sur Paris, personne au bord du Vert d’Arette, les vacanciers et touristes ont déjà quitté la région. Nous sommes tous les quatre seuls à bénéficier de cet après-midi ensoleillé : Hélène et moi avec nos deux filles Aurélie (8 ans) et Séverine (5 ans). De suite me vient l’envie de chanter le bonheur de se trouver ainsi en famille dans ce cadre idyllique, au bord de l’eau, en pleine montagne. Joie intérieure, extase, et pourtant chanson plutôt … mélancolique, d’où son titre.
Thème : Encore un hymne à la montagne, capable de transformer une peine en espoir de retrouver la joie de vivre. 
Résumé : Si lo còr que hè tròp de mau/Ua musica me jumpa/L’arridèr d’ua mainada/O lo gorgolh deu gave (premier couplet).
Quand le cœur a trop mal/Une musique me berce/Le rire d’une enfant/Ou le « glouglou » du gave.
Pour la traduction du « gorgolha » du gave on pourrait trouver mieux que « glouglou ».
Représentations : Pas moins de dix représentations en public pour « mau de còr ». Le 09 novembre 1991 pour une fête de l’Estancada rue de Nantes à Paris, au Foyer PTT. Le 29 février 1992 à Saint-Denis (Bourse du Travail)  dans le cadre des Elections Régionales, en soutien à la liste Entau  Païs, menée par David Grosclaude. Le 28 mars 1992 pour le 4ème anniversaire de la revue de l’Estancada lo Shiulet au Foyer PTT de la rue de Nantes. Le 27 mars 1993 pour le 5ème anniversaire du Shiulet au Foyer PTT rue de Nantes. Le 29 mai 1993 lors de la réception du groupe de Navarrenx los remparts, au Foyer PTT. Le 29 janvier 1994 pour la fête de l’Estancada et le débat sur le Tunnel de la Vallée d’Aspe, au Foyer PTT. Le 26 novembre 1994 à l’issue de l’Assemblée Générale de l’Estancada, rue de Nantes. Le 25 mars 1995 à Noisy-le-Grand (Maison pour tous) dans le cadre de la journée occitane de l’IEO. Le 27 mai 1995 pour les 10 ans de l’Estancada, rue de Nantes. Le 18 novembre 1995, rue de Nantes, pour une soirée cabaret organisée par l’Estancada.
Commentaire : chanson préférée de Jean-Claude Larco, un professionnel de la chanson française, dans le show-biz quoi, de quoi flatter mon ego.

6. Atau qu’ei la vita (ainsi est la vie).

Date et lieu : En juillet 1982, à Avignon, naquit « atau qu’ei la vita ». Musique traditionnelle du Chili, rapportée par mon frère Alain après ses séjours en Amérique latine. Refrain de suite bâti ainsi que  les têtes des paragraphes – montagne, gave, plaine, animaux de ferme. Pour le moment les couplets sont complétés par lalalalala, avec en plus dans chaque cas l’opposition entre le positif et le négatif. Les autres étapes de la chanson datent de l’été 1984 et une ultime version en juin 1990.
Thème : La vie est faite de hauts et de bas (rapports amoureux, aléas financiers … ) à l’image des soubresauts de la nature.
Refrain : Atau son mas amoretas/Pleas de navèras suspresas/Atau qu’ei la vita/Un còp haut un còp baish/Qu’ei com ua dança /Pè dret e pè gauche.
Ainsi sont mes amours/Pleines de nouvelles surprises/Ainsi est la vie/Une fois vers le haut, une fois vers le bas/C’est comme un pas de danse/Pied droit puis pied gauche.
Résumé : La montagne passe du sommeil au grondement, le gave du cours calme au torrent, la plaine de la lumière à la misère …
Représentations : En quatorze occasions (record) Camin Casa a interprété « atau qu’ei la vita » devant le public. Le 29 juin 1991 pour l’Assemblée Générale de l’Estancada, au Foyer PTT des Lilas rue de Nantes à Paris. Le 09 novembre 1991 pour une fête de reprise de l’Estancada rue de Nantes. Le 29 février 1992 à la Bourse du Travail de Saint-Denis en soutien de la liste Entau Païs de David Grosclaude aux Elections Régionales. Le 28 mars 1992 pour le 4ème anniversaire du Shiulet rue de Nantes. Le 18 avril 1992 au Palais des Sports de Saint-Denis à l’occasion d’une journée internationale de basket. Le 26 mai 1992 au restaurant Les Muses de la rue Saint-Honoré à Paris, sur invitation du Lion’s Club du 9ème arrondissement (vous avez bien lu). Le 27 juin 1992 à la fête de l’Ecole Diderot de Vitry (Aurélie et Séverine élèves). Le 27 mars 1993 pour le 5ème anniversaire du Shiulet, rue de Nantes. Le 29 janvier 1994 pour la fête de l’Estancada et son débat sur la Vallée d’Aspe, au Foyer PTT. Le 07 mai 1994 à l’occasion d’une brocante Place Saint-Louis à Choisy-le-Roi. Le 26 novembre 1994 pour l’A.G. de l’Estancada rue de Nantes. Le 25 mars 1995 à la Maison pour Tous de Noisy-le-Grand (journée occitane de l’I.E.O.). Le 27 mai 1995 pour célébrer les 10 ans de l’Estancada rue de Nantes. Le 18 novembre 1995 pour une soirée cabaret de l’Estancada rue de Nantes.
À l’occasion d’une finale de Championnat de rugby on a chanté (Camin Casa et les copains de l’équipe de Saint-Denis) « atau qu’ei la vita » sur une Péniche du Canall de St Denis le 06 juin 2009.
Commentaire : Il arrive que l’expression « atau qu’ei la vita » soit employée dans la conversation de tous les jours. Chanson préférée d’une copine de l’Estancada, Hélène Manaud.

7. Paísans de noste (paysans de chez nous).
Pour le moment (février 2019) aucune trace de brouillon indiquant l’origine (date et lieu) de la chanson mais je sais que c’est certainement un de mes plus anciens textes écrits, entre 1965 et 1968.
Origine de la musique : traditionnel Limousin. Les deux sœurs Rosina et Peirina (j’ai oublié leur nom de famille) ont bâti une chanson sur cette musique. Je leur ai demandé l’autorisation (obtenue) de conserver l’air mais mes paroles n’ont aucun rapport avec les leurs.
Thème : Dans les années 70 politiquement agitées, voici une des chansons dites « engagées » qui voulait sortir des thèmes traditionnels du berger et de la bergère. À l’écoute du milieu paysan dans lequel je baignais durant mes séjours en Béarn, principalement évidemment sur Saint-Pée d’Oloron, je résumai les problèmes de l’époque du monde agricole, en les schématisant quelque peu pour apparaître plus percutant. La situation a-t-elle vraiment changé ?
Résumé : Alors que moutons et veaux, toujours aussi forts, sont payés moitié prix, dans nos villes le prix de la viande a doublé. Hier nous faisions du maïs, aujourd’hui du lait, demain un peu de tout, jamais ce que nous voulons, toujours ce que nous devons, maintenant ça suffit !
Représentations : Pour « paísans de noste » je relève cinq représentations en public. Le 09 novembre 1991 pour une fête de l’Estancada au foyer PTT des Lilas. Le 29 février 1992  à la Bourse du Travail de Saint-Denis lors d’un meeting sur les Élections Régionales (liste Entau País). Le 28 mars 1992 pour le 4ème anniversaire du Shiulet rue de Nantes. Le 18 avril 1992 au Palais des Sports de Saint-Denis pour une journée internationale de basket. Le 27 mars 1993 pour le 5ème anniversaire du Shiulet, rue de Nantes.
Commentaire : Dans les années 70, avec Marti dans le Sud-Est et los de Nadau (leur nom à l’époque) en Gascogne – mais d’autres groupes sévissaient comme los Pagalhós ou los de Larvath en Béarn – fleurissait la chanson engagée avec comme thèmes  la langue occitane ou l’économie, sacrifiées en Occitanie. Los de Nadau se produisirent à Aramits par une douce soirée estivale. À l’issue de leur concert nous les retrouvâmes dehors et, avec les Saint-Péens présents et mon frère Alain, nous leur avons chanté « paísans de noste ». Johan Nadau apprécia et nous encouragea à continuer, trouvant le texte un peu « fort ». Même si à ce moment là le groupe n’avait pas encore la notoriété qu’il allait acquérir, en Occitanie mais aussi dans d’autre contrées de France, nous étions fiers de recevoir leur compliment.

8. La cançon de Guilhem (la chanson de Guilhem).

Une des deux chansons du groupe Nadau. J’avais préalablement demandé l’autorisation de l’inclure dans notre CD à Johan Nadau. Pour une fois nous ne nous sommes pas contentés des deux traditionnelles voix – la haute et la basse – mais Graciela nous arrangea une troisième voix qui nous obligea à sortir du train train habituel.
Thème : Le « simplet » du village mérite le respect car c’est un poète.
Représentattions : En onze occasions nous avons interprété « lo Guilhem ». Le 27 mars 1993 pour le 5ème anniversaire du Shiulet au Foyer PTT rue de Nantes. Le 29 mai 1993 lors d’un concert commun avec le groupe « los deus remparts » de Navarrenx, rue de Nantes. Le Le 29 janvier 1994 à propos d’une fête de l’Estancada précédée d’un débat sur le Tunnel du Somport de la Vallée d’Aspe, au Foyer PTT. Le 07 mai 1994, place Saint-Louis à Choisy-le-Roi à l’occasion d’une brocante. Le 05 juin 1994 au restaurant « le contre-poids » de Choisy-le-Roi,pour la journée musicale de l’Esquisse. Le 26 novembre 1994 pour l’A.G. de l’Estancada rue de Nantes. Le 25 mars 1995 à la Maison pour Tous de Noisy-le-Grand dans le cadre de la journée occitane de l’IEO. Le 27 mai 1995 pour les 10 ans de l’Estancada, rue de Nantes. Le 18 novembre 1995 pour une soirée cabaret de l’Estancada rue de Nantes. Le 14 septembre 1996 à Prunay-sur-Essonne pour un anniversaire dans la famille Gayral. Le 06 novembre 2002 à Neuilly-sur-Marne à l’occasion d’une fête du Club de Voile local.

 

Images des années 60

Images des années 60 est le titre d’une exposition que j’ai parcourue le 09  janvier 2019 à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, avenue des Gobelins, Paris 13.
Deux parties séparées : l’une présentant du matériel ancien du début du cinéma, l’autre de grandes affiches à la gloire de Pathé  ou en présentation de films très connus des années 60.

Quelques vues d’appareils datant des premières années du cinémascope.


Seul à parcourir cette pièce où sont exposés des appareils du début du cinéma je  savoure la présence de ces objets antiques grâce auxquels prirent naissance une infinité de films et je me laisse bercer par leurs noms évocateurs, relevés dans la liste qui suit :
phonographes, caméras variées, projecteurs, visionneuses, appareil à tirer les positifs, métreuses, enrouleuses, chronos, boîtes de films, générateur d’électricité, lanterne de projection, moto-caméra, valise filmathèque, tireuse, matériels et produits de développement, poste de projection …

Tout d’abord des affiches publicitaires épatantes sur … Pathé.

Affiches des films des années 60.

Pour chaque film je rappelle la date de sortie, les noms du réalisateur et  de quelques acteurs.

Zazie dans le métro

1960Louis Malle (d’après le roman de Raymond Queneau) – Catherine Demongeot, Philippe Noiret …


La femme et le pantin

1959Julien Duvivier – Brigitte Bardot, Antonio Vilar, Daniel Ivernel, Dario Moreno …


Le guépard

1963Luchino Visconti – Claudia Cardinale, Burt Lancaster, Alain Delon, Terence Hill …


Le déjeuner sur l’herbe

1959Jean Renoir – Paul Meurisse, Charles Blavette, André Brunot …


Les sorcières de Salem

1957Raymon Rouleau – Simone Signoret, Yves Montand, Mylène Demongeot …


Il gattopardo (le guépard)

Voir plus haut.

La dolce vita (la douceur de vivre)

1960Federico Fellini – Marcelo Mastoianni, Anita Ekberg, Anouk Aimée, Alain Cuny, Magali Noël …

Gaspésie : été 1981.

Entre le 16 et le 21 juillet 1981, Alain, Hélène et moi avons parcouru la Gaspésie, cette Province au nord du Québec, le long du fleuve Saint-Laurent. Alain, vivant à cette époque au Mexique nous avait rejoint dans un premier temps à Montréal, où nous accueillaient les nombreux amis québécois, connus en 1972-73 lors de mon séjour montréalais : Anne-Marie et Jean-Pierre Bourdouxhe, Christiane et Jean-Pierre Bourdouxhe, Hildège Dupuis, Carle Delaroche Vernet, Céline Brunel …. De là nous avions répondu ensuite à l’invitation de Louise Brunel et Yvan Simard en cette si belle ville de Québec. Le couple nous prêta sa voiture pour le voyage exotique en Gaspésie.
Ce 31 janvier 2019 je viens de retrouver dans un coin de notre grange le carnet personnel des années 1980 que que je recherchais depuis longtemps. Dans ce carnet, pêle-mêle je redécouvre diverses adresses, l’ébauche d’un texte d’une chanson béarnaise élaborée en juillet 1977 (canta beròja – chante la belle), divers itinéraires routiers, le compte-rendu d’un match de rugby Yerres contre Saint-Denis (j’étais à ce moment là correspondant du club de Saint-Denis au Midi Olympique), un poème écrit dans le train datant de juin 1978, des réflexions sur le club de rugby d’Oloron, le FCO, (il m’arriva d’envoyer des textes/statistiques au journal local, la République des Pyrénées) … etc… et le compte rendu quotidien de ce voyage en Gaspésie.
Ce même jour je commence à recopier aussitôt la description de notre itinéraire, sans presque rien modifier. Hélas je ne dispose pas des photos et films réalisés durant cet été 81 (mais peut-être retrouverai-je quelques traces un peu plus tard).

Avant de passer au texte voici deux schémas de la Gaspésie.
Carte notée
1.
Schéma général situant la Gaspésie par rapport aux États-Unis et au Québec, entre autres par rapport aux villes de Montréal et de Québec.
Carte notée 2.
Carte un peu plus détaillée de la Gaspésie où figurent quelques uns des sites cités en suivant. Les numéros figurant sur cette carte sont associés aux villes nommées dans le texte.

  1. Jeudi 16 juillet 1981 : de QUÉBEC à MATANE.

Départ de la ville de Québec (plus exactement tout à côté, à Sainte-Foy où habitent nos hôtes) à 9 h du matin par la rive Sud du Saint-Laurent, par le pont Pierre Laporte. Début du parcours par l’autoroute avant de circuler sur la route nationale à partir de Montmagny. Traversée de Saint-Jean Port Joli, sans s’arrêter, et de Kamouraska. On peut déjà apprécier la poésie de ces noms de villages qui, au retour, feront peut-être l’objet d’une halte, on l’espère. Repas du midi pris à RIVIÈRE du LOUP (1). Dans l’après-midi, passage intéressé et intéressant à Trois Pistoles (2), face à un ensemble d’îles dont l’Île aux Basques (hé oui on se croit chez nous). Il fut un instant question de passer la nuit à Le Bic (3) mais l’objectif principal restant la « Basse Gaspésie » il fut décidé de rouler pas mal durant cette première journée.
Entre Québec et Matane, à main gauche le Saint-Laurent et à main droite quelques forêts et surtout de grandes plaines cultivées et des champs fauchés récemment : « qu’ei hè o arredalh ? » (c’est du foin ou du regain ?)
Le fleuve s’élargit de plus en plus et le chemin longeant le Saint-Laurent offre de pittoresques points de vue, comme la côte entourant Rimouski (4) ou la baie de Grand Métis. Vers 16 h nous arrivons au camping de MATANE (5), sur les hauteurs de la ville, dans une forêt de feuillus et de conifères, au bord de la rivière Matane. Au petit matin un écureuil nous rend visite cependant qu’égrène ses notes familières l’oiseau célébré par le poète québécois Raoul Duguay, l’engoulevent. Beaucoup de pêcheurs de saumon devant le parc aménagé du centre ville, au milieu des mouettes et canards. Au restaurant « les Délices« , plat de crevettes avec une salade chinoise … sans beaucoup de crevettes. Alain a râlé. Puis nous rencontrons quelques difficultés à monter notre tente.

2. Vendredi 17 juillet : de MATANE à CAP-de-GAPSÉ.

Départ de Matane autour de 10 h. Le fleuve continue de s’élargir et la montagne de se rapprocher. Succession d’anses et de baies, multitude de caps dès quittée Grosses-Roches (6). Peu à peu disparaît la rive Nord. La route suit de très près la rive Sud. Nous traversons de petits villages coincés entre la mer et la montagne, peuplés surtout de pêcheurs, principalement après Anse-Pleureuse. Voici le liste de nos arrêts pour cette deuxième journée : Cap-Chat (7), pour observer de loin le rocher ; Saint-Anne-des-Monts (8) avec sa visite du Manoir, perché sur un cap, garni de meubles anciens et d’ambiance apaisante ; MARSOUI où nous dégustons un très bon déjeuner à la pension « Cookerie » (pâté de saumon et morue) et où nous tentons vainement de visiter un moulin à scie, en arrêt momentanément hélas ; Rivière Madeleine et ses pêcheurs vidant, décapitant et découpant en filets la morue pêchée le matin même. Ce travail « artistique » pour nous autres citadins, ainsi que le ballet aérien des mouettes tournoyant au-dessus des déchets de viande jetés dans le port, furent l’objet du 2ème film de la semaine, après celui sur les îlots de Matane, tachetés de blanc par les mouettes. Avant-dernier arrêt à l’Anse-à-Valleau (9) où le port abonde de pêcheurs effectuent le même travail que précédemment. On quitte la Nationale 132 à Cap-des-Rosiers (10) pour atteindre, vers 17 h, le camping du-Havre, en bord de mer, adossé à la montagne recouverte de forêts. Cadre idyllique. Tout au long de cette journée l’image classique pour nous du Québec s’est déroulée sous nos yeux, avec ses vastes étendues d’eau, ses forêts à perte de vue, sa faible population rurale. Le soir, après une course du côté de Cap aux Os, sur la Route de Gapsé, puis du côté de CAP GAPSÉ (11) (vers l’extrémité du Cap), nous prenons notre premier repas dans le camping, face à la mer, autour d’un feu difficile à entretenir. Le coucher se fait tôt, en fonction de ce qui nous attend le lendemain : lever prévu vers 6 h. Mais …

3. Samedi 18 juillet : CAP-de-GAPSÉ.

Mais … De 22 h à 3 h du matin, tempête tonitruante (mais oui) avec un vent très violent et, par moments, des trombes d’eau suivies d’éclairs et de tonnerre. Difficile nuit donc mais lever matinal sans trop de problèmes. De 7 h à 9 h, croisière guidée tout au long du Cap-de-Gapsé. Temps magnifique qui permet de distinguer nettement toutes sortes d’oiseaux virevoltant autour des hautes falaises striées : mouettes, goélands, cormorans, aux cris caractéristiques, canards et autres « guns » à la queue rouge. Mais aussi des phoques , groupés à marée basse sur des rochers où ils se reposent en famille, cependant que quelques oiseaux du voisinage étirent leurs ailes afin de les faire sécher.
Après cette croisière un peu de repos fait de lecture et écriture sur la plage de sable grossier. C’est si bon ! Dans l’après midi un orage nous bloque au camp et nous en profitons pour récupérer de la fatigue des déplacements des deux jours précédents. Courte balade à la-Grande-Grève surplombant les anses et cheminant parmi des maisons de pêcheurs. Resto à CAP-des-ROSIERS (10), très valable, avec une bouillabaisse, darne de flétan, filet de sole. On en sort repus à cause des sauces. Une promenade digestive s’impose le long de la plage.

4. Dimanche 19 juillet : de CAP-de-GAPSÉ à PASPÉBIAC.

Départ à 9 h sous un soleil déjà chaud qui ne nous quittera pas de la journée. La baie de Gaspé est contournée durant de longs kilomètres. Elle est d’abord définie par le Parc de Forillon (12), aménagé en aire de repos et pourvu de randonnées, la route demeurant au niveau de la mer, face au Cap-de-Gapsé. La baie se termine par un ensemble de villages aux noms anglais, aux bâtisses imposantes, légèrement reculées, intégrées dans la verdure. L’ensemble constitue une suite d’anses arrondies qui méritent l’attention. Par contre, déception avec la ville de Gapsé, construite en étages, mais sans pittoresque apparent. Puis la route demeure sinueuse et vallonnée, longeant de nouveau la mer, vierge de tout bâtiment. Tout à coup surgit le Rocher-Percé de PERCÉ (13) qui se profile au loin, et on atteint la ville par le haut.
Site historique par excellence, Percé attire le touriste par son cadre et sa … cuisine. On en profite bien sûr. Mais le flot ininterrompu desdits touristes (dont nous sommes) nous effraie et on se contente d’une promenade pédestre le long de la plage, sans aller jusqu’au Rocher lui-même. Du Port on assiste à l’arrivée de plusieurs bateaux déversant les pêcheurs occasionnels qui repartent ensuite avec le poisson qu’ils ont eux-mêmes pêché et que quelques professionnels leur ont préparé, sous l’œil intéressé d’une multitude de mouettes se battant presque pour attraper les déchets jetés à l’eau (il nous vient la comparaison avec les colonies de vautours se disputant une carcasse de cheval en montagne). Pas de croisière autour de l’île de Bonaventure (16) où abondent toutes sortes d’oiseaux. Nous quittons cette « station balnéaire » vers 15 h, alors qu’une file imposante de voitures tente d’y pénétrer.
Deux arrêts ensuite, à l’-Anse-à-Beaufils et à Sainte-Thérèse-de-Gaspé, afin de filmer les vigneaux où se dessèchent au soleil les morues. Se suivent encore une fois de petites anses où s’ancrent soit des plages de sable soit des ports de pêche. L’œil poursuit sa cure de ravissement. Nous arrivons vers 16 h à Sainte-Adélaïde-de-Paros où un garçonnet en vélo nous indique la maison de Roméo Dupuis (« en face du dépanneur »), le cousin d’Hildège. Roméo nous accueille avec chaleur, ainsi que sa femme (dont je n’ai pas retenu le prénom) et leur « bébé », beau gaillard hockeyeur (le hockey sur glace est certainement le sport le plus populaire du Canada), le dernier des 5 enfants du couple, dispersés à Terre-Neuve, au New-Brunswick, à Montréal … Autour de quelques bières on parcourt un album de photos et l’arbre généalogique de la famille Dupuis. Roméo s’avère être un « personnage » de la contrée, avec qui on sympathise rapidement. Lui et sa femme, très intentionnée et ne manquant pas d’humour, regrettent leur invitation de la soirée, sans quoi ils nous auraient eux-mêmes invités à souper.
Vers 17 h on reprend la route pour une quarantaine de bornes qui nous mènent, après avoir traversé la ville industrielle de Chandler (14), à PASPÉBIAC (15), où un autre garçonnet nous conduit chez Jean-Luc et Géraldine Heyvang, des amis d’Hildège, connus par lui à Paris. Lui est architecte, elle optométriste. Les présentations faites ils nous proposent de camper derrière leur belle maison qui les loge depuis 2 ans. Là aussi l’accueil est très chaleureux. On y apprend l’histoire de ce village, un peu à part en Gaspésie, les efforts de rénovation des édifices de la Compagnie Robin, l’espoir d’y faire renaître une vie culturelle et artisanale, bâtie sur le passé mais tournée vers l’avenir. Jean-Luc nous fait visiter ce qui reste du Banc de Paspébiac, brûlé en 1964, en particulier un magnifique bâtiment, ancienne usine de poissons à 5 étages, aux énormes poutres entrecroisées, en train d’être restauré.
Encore un couple très sympathique qu’on espère revoir un jour, tout comme Roméo et sa femme.

5. Lundi 20 juillet : de PASPÉBIAC à SAYABEC.

Avant de quitter Paspébiac nous visitons le centre culturel aménagé dans un ancien hangar de la Compagnie puis nous partons vers Bonaventure (16), pour un court arrêt, avant de stationner sur une plage peuplée d’oiseaux non encore aperçus jusqu’alors : hérons et bécasseaux. La route continue de creuser son sillon au ras de l’eau. Quel régal, une nouvelle fois ! On apprécie, entre autres, la baie où se succèdent New-Richmond (17), Maria, dont on visite l’église en forme de tipi indien, Carleton (18). En cette dernière ville on achète du poisson sous diverse formes (soupe, pâté de saumon, filet de turbot) et on s’en va déjeuner en haut du MONT-JOSEPH, dans les 550 m d’altitude d’où on domine la mer devant nous, avec l’État du Nouveau-Brunswick au loin et, derrière nous les habituelles forêts à perte de vue. Après ce remarquable site touristique on s’écarte de la N 132 pour viser Miquasha et son Musée d’Histoire Naturelle (poissons et fossiles) puis Restigouche pour franchir un pont qui nous mène à Campbellton (19) au New-Brunswick.
Cheminant une vingtaine de kilomètres sur une route plus creusée que celles du Québec, on parvient à Matapédia (20) et on retrouve notre Province du Québec. Puis vient la longue vallée de la Matapédia, coincée entre deux montagnes recouvertes de forêts. La route longe la rivière en contre-bas. On avance harmonieusement. On s’arrête à deux scieries où on se fait expliquer le fonctionnement. Presque chaque village possède son moulin à scie que domine le brûloir. Outre le bois on note l’intense activité autour des champs. Après Sainte-Florence et Causapscal (21), petit détour par Lac-au-Saumon (22). Le camping d’Amqui (23) étant surchargé et celui de Val-Brillant introuvable, on se rabat sur SAYABEC (24), au bord du lac Malcom. Il faut endurer 4 kms de terrain poussiéreux mais le cadre est attrayant et le calme requis, vue la faible densité de population. Une fois de plus l' »oiseau de Dugay » nous a accompagnés durant toute la journée (bruant à gorge blanche).

6. Mardi 21 juillet : de SAYABEC à QUÉBEC.

Journée ô combien homérique ! La pluie nous réveille vers 6 h. « Ça va passer » dit l’un de nous. Mais ça a duré. Deux heures plus tard chacun s’arme de courage pour affronter l’ennemi tombant du ciel et démonter la tente en 3 minutes. Tous crottés, on pense amener la voiture près des douches, afin de s’y nettoyer avant le départ pour l’ultime étape. Mais point de réponse de l’auto, une Rabit. On a beau la pousser au milieu des flaques d’eau elle refuse ce petit service. On décide d’appeler un mécano, à 4 kms de là. Longue est l’attente. Transis, on accepte un petit déjeuner au bar du camping. Ce n’est que vers 9 h 30 / 10 h que se pointe le mécanicien, qui décide vite un remorquage. Étrange garage où le patron ne fait guère d’efforts de compréhension et où six ou sept gars conversent, s’asseyent, se relèvent, changent de pièce, conversent de nouveau etc … Seul un mécanicien, le mécanicien du « boute » cherche une solution … jusqu’à l’heure du déjeuner, 11 h 30. C’est de nouveau l’attente, jusqu’à 13 h, mais on a pris le soin de changer de vêtements. Il est alors question de … changer la pompe, rien que ça ! Hors, divers coups de téléphone laissent à croire que seule la ville de Québec dispose de la dite pompe. Compte tenu de la grève des Bus de la Compagnie « Voyageurs« , cette pompe ne serait ici que le lendemain ! Charmante perspective. Le village est à 3 kms, on serait bloqués dans ce … trou durant 2 jours ! On commence à paniquer. Heureusement, le mécanicien, plus finaud, et qui pourtant ne connaît pas les moteurs à injection, trouve, à force de patience, d’intuition et de chance, qu’il ne s’agit que d’un fil électrique qui a pris l’humidité et qui réduisait la pression à un endroit du circuit. Vers 14 h 30 on quitte notre … prison. Tout le monde nous salue, bien gentil et compatissant. Dommage que notre énervement nous ait limité dans notre désir de conversation. Après le bûcheron du moulin de la veille, le patron du garage est la deuxième personne qui nous ait vraiment donné du mal à comprendre. Mais il paraît que dans cette vallée bon nombre de Montréalais eux-mêmes connaissent ces mêmes difficultés de compréhension.
La pluie ne cessant pas de tomber on file dorénavant droit sur Québec, d’autant qu’une loupiote rouge s’allume parfois sur le cadran de bord et qu’elle alimente notre anxiété. On s’arrête à RIMOUSKI (4) pour déjeuner puis on enfile l’autoroute. Le brouillard cache par moments le Saint-Laurent et on ne regrette pas de rouler. Nous arrivons à Sainte-Foy autour de 19 h 30 où nous attend une collation appréciée avant d’effectuer une virée nocturne  à Québec, retrouvant dans deux boîtes à chansons un couple, ami de Louise.
Fin du voyage. Un bin beau voyage.

Candido de Faria

En juillet 2018 je découvrais à Paris l’exposition « Cândido de Faria : un Brésilien à Paris ». Elle se tenait à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, au 73 Avenue des Gobelins.
Cândido de Faria est le principal créateur d’affiches cinématographiques pour la Maison Pathé, affiches de plusieurs mètres en général. Je photographie rapidement (car cela circule pas mal autour de moi) uniquement  les affiches disposées verticalement, sur les murs et les panneaux.
En sous-sol j’assiste au début de la projection d’un documentaire assez remarquable sur 2 personnalités à l’origine du cinéma : Pathé et Gaumont, dont je n’ai malheureusement pas retenu les prénoms. Je découvre qu’ils vécurent à la même époque, par moments rivaux. Dans le documentaire apparaissent les noms et visages d’autres précurseurs bien connus du cinéma comme Méliès et les frères Lumière, ainsi que plusieurs films ou séquences à l’origine du septième art.
Suivent les clichés d’affiches annoncés plus haut, parfois tronqués du fait des conditions difficiles d’accès à la photographie.

Lot-Dordogne 2018.

Du 25 avril au 02 mai 2018 nous programmons un séjour à Avon, chez Matthieu et Aurélie (et Artús). Pour couper ce long trajet nous décidons de nous arrêter dans la région du Lot et de la Dordogne, avec un intérêt double : touristique, à la rencontre de quelques sites touristiques bien connus, relationnel puisque nous passerons deux nuits chez des amis à Coux, non loin de Belvès et Sarlat.
Quatre sites retiennent notre attention : Cahors et Rocamadour, dans le département du Lot, Padirac et les Eyzies dans celui de la Dordogne.

Ville de Cahors
.
Nous restons un peu moins de deux heures dans le chef lieu du Lot, trop peu pour en découvrir toutes les richesses. Commune de 20000 habitants Cahors doit sa célébrité à deux édifices : le Pont Valentré, qui enjambe la rivière le Lot, et la Cathédrale Saint-Étienne.
À ces deux noms j’ajouterai ceux de deux rugbymen renommés dans les années 60 : Alfred Roques, surnommé le Pépé du Quercy, et Bernard Momméjat. Ils appartenaient à la fameuse, pour ne pas dire fabuleuse, équipe de Lucien Mias et François Moncla, vainqueurs pour la première fois en Afrique du Sud (1958) et vainqueurs, pour la première fois également, du Tournoi des Cinq Nations (1959).
Quelques précisions sur le Pont Valentré tout d’abord, que nous n’avons hélas pas côtoyé mais seulement visionné sur quelques photos. Pont médiéval en arc, datant du XIVème siècle, orné d’un diable auquel on attribue une légende, il appartient au Patrimoine mondial de l’Unesco : il est un passage très fréquenté des Pèlerins de Compostelle. Frustré de ne pas l’avoir photographié, je me suis permis un dessin le représentant en partie (il comporte en fait trois tours carrées).
Le Pont Valentré
Notre arrivée sur Cahors s’effectua sur un autre Pont : le Pont Louis-Philippe.
Nous commençâmes par un casse-croûte sur la berge du Lot, à proximité du Pont, bercés par le flot reposant du fleuve.
Sur l’autre rive, de paisibles demeures
Promenade bucolique en bateau sur le Lot (on regarde passer).
Après la collation nous remontons vers le Pont.

Le Pont Louis-Philippe et ses arcs.
Des jeunes s’initient à la pêche.
Pénétrons maintenant dans la ville, au hasard, sans plan ni documentation. Nous déambulons et rencontrons quelques lieux pittoresques.
Des rues caractéristiques avec balconnet et arches.

Un duo de photographes filmait ce quartier de la ville.
Une place
intéressante où se côtoient :
– la statue de Gambetta, homme politique local, qui s’opposa à Napoléon III.
Gambetta (1838-1882), un des fondateurs de la IIIème République.
la Fontaine de la Paix, au pied de la statue de Gambetta.
Fontaine de la Paix, où la Paix est célébrée en 6 langues différentes.
l’Office du Tourisme, face à la statue de Gambetta.
Office du Tourisme et ses arches caractéristiques.
d’autres constructions dominant les autres bâtiments de la ville.
Aqueduc Romain de la Vallée du Vers (dernier cliché).
Terminons par le deuxième joyau de la Ville de Cahors : sa Cathédrale Saint-Étienne.
L’extérieur de la Cathédrale.

Bâtie au XIIéme siècle (les auto-débiles, pardon-mobiles, ne gâchaient pas la vue du parvis), on observe de l’extérieur les deux coupoles de la nef que renferme son intérieur.
L’intérieur de la Cathédrale.
Quelques vues de l’intérieur avec une des deux coupoles et ses pendentifs et tableaux.

Rocamadour.
Entre Coux où nous longeons et Rocamadour nous faisons une halte devant un champ d’asperges, légume très cultivé dans la région. Pleine saison qui nous permet d’en déguster chez nos hôtes et de repartir de chez eux avec une bonne cargaison.
Plantation d’asperges en Dordogne.

Rocamadour, cité sacrée incrustée dans la roche, comporte plusieurs « étages » aperçus à des kilomètres, se détachant nettement à l’œil nu : le Château, édifice le plus élevé, la Basilique Saint-Sauveur, la crypte Saint-Amadour, plusieurs Églises et Chapelles et, au plus bas niveau (en altitude bien sûr) la Cité médiévale. L’ensemble figure au Patrimoine Mondial de l’Unesco et demeure un passage très fréquenté des Pèlerins sur le Chemin de Compostelle, pour qui Rocamadour constitue une étape indispensable, de part son passé religieux reconnu, depuis les XIIème  et XIIIème siècles (entre autres avec le passage de saint Louis).

Le parking que nous choisissons se trouve à la hauteur du Château, à une certaine distance, comme le montre la photo suivante.
Vue lointaine de Rocamadour et de ses différents dénivelés.
Une marche de 10 minutes environ nous mène à proximité du Château. En nous retournant nous observons ce paysage où se côtoient rochers et arbustes.
Entre le premier parking proposé et le Château.
En arrivant au Château un panneau nous livre le Plan général de Rocamadour.
Rocamadour accueille en rappelant son Patrimoine protégé.
Et nous voici à l’entrée du Château.
Le Château de Rocamadour ouvre ses portes.
En réalité, l’accès intérieur n’était pas possible à l’heure de notre visite. Nous n’avons pu que déambuler sur les remparts.
Deux points de vue à partir du chemin de ronde du Château.
Du Château on peut rejoindre les bâtiments inférieurs (toujours en altitude) par un ascenseur ou, ce qui est notre option, par un chemin de croix en lacets. Ce parcours est le siège, en chacun de ses virages, d’une Station du Christ devant laquelle se regroupent souvent des touristes comme nous ou des pèlerins ou des élèves d’une école religieuse prenant des notes.
Quelques clichés du Chemin de Croix avec parfois nos amis Lucia et Francis.
Cheminons maintenant vers la crypte.
Avant d’atteindre une des attractions de Rocamadour, la renommée Vierge Noire.
La Vierge Noire de la Crypte de Rocamadour.
Datant  du XIIème siècle, la Vierge noire fait partie des 300 Vierges noires revendiquées en Occident, dont 150 en France. Sculptée dans un tronc de noyer, sur une hauteur de 68 cm, elle est assise sur un siège appelé « le trône de la sagesse ». Elle tient l’enfant Jésus sur un de ses genoux, parée d’un collier d’or.
 Certains spécialistes pensent que la fumée dégagée par les nombreux cierges brûlant au pied de la statue a noirci le bois du noyer dont est constituée la statue. Selon une des hypothèses émise par les historiens la Vierge noire se serait substituée à une déesse préhistorique. 

Avant de poursuivre notre route, quelques panneaux qui ont pu retenir notre attention, certains historiques, d’autres religieux.
Jacques Cartier, Saint-Louis, parmi les personnages cités.
Suite de divers arrêts, dans le désordre.
Deux clichés du parvis des églises.
Petit coup d’œil plongeant vers l’extérieur.
L’escalier menant à la Chapelle et à la Vierge Noire.
Le tombeau de Saint-Amadour.
L’entrée de la Chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour.
L’intérieur de la Chapelle avec son orgue.
La Porte Sainte du Sanctuaire.
Vue éloignée de cette entrée du Sanctuaire.
Détail ornemental sur le Chemin de Ronde.
Francis, un deuxième détail ornemental sur le Chemin de Ronde.
La descente se termine au plus bas de Rocamadour avec sa cité médiévale, siège de boutiques à souvenirs et de restaurants.
Deux vues de la Cité Médiévale de Rocamadour.
La visite se termine. Il ne reste plus qu’à remonter par un ascenseur puis le Chemin du Calvaire et retrouver le parking. La voiture va maintenant nous mener en un autre département : du Lot nous passons en Dordogne, avec  le Gouffre de Padirac.

Padirac.
La visite du Gouffre de Padirac ne sera illustrée que de deux photos puisque l’essentiel du parcours s’effectue sous terre. La brochure disponible à l’entrée permet de nous « éclairer » sur ce site.
En 1889 le spéléologue Edouard Martel est le premier à pénétrer dans ce gouffre qui deviendra vite une référence en la matière et accueillera ses premiers visiteurs dès l’an 1898.
La descente dans le gouffre s’effectue à pied ou par l’intermédiaire de deux ascenseurs successifs. Les 2 photos qui suivent furent prises lors de cette descente à 75 m de profondeur. C’est donc par le dessous qu’on observe l’ouverture de cette cavité naturelle de 33 m de diamètre (photo 1). La photo 2 dévoile un écrin de verdure constitué d’une sculpture naturelle intitulée « tout simplement ».
Photo 1

Photo 2

Après cette descente à 103 m sous terre, la visite commence par un cheminement à pied dans des galeries souterraines menant à un embarcadère. Une barque y attend les visiteurs  (en l’occurrence exclusivement nos deux couples), dirigée par une hôtesse commentant les différents passages et les salles traversées. La promenade au fil de la rivière débouche sur le Lac de la Pluie au dessus duquel apparaît une stalactite de 60 m de long, la Grande Pendeloque. On atteint un débarcadère où on accoste pour poursuivre par une marche jusqu’au Lac des Gours et la remarquable Salle du grand Dôme dont la voûte s’élève à 94 m de hauteur. Bien sûr, le parcours est jalonné d’une multitude de merveilles géologiques naturelles. Le retour s’effectue par les mêmes lieux aperçus à l’aller.

Les Eyzies.

Nous restons en Dordogne avec la visite du Musée des Eyzies. Il s’agit du Musée PIP de la Préhistoire  (Pôle International de la Préhistoire).

Vue de l’extérieur du Musée.

Vue de l’intérieur du Musée.

Quelques uns des panneaux de lecture à l’intérieur du Musée.

Nous n’avons consacré que 1 h 30 à ce Musée passionnant pour ses tableaux divers et explications, tant historiques que techniques. On fera mieux la prochaine fois.

Phonies Bergères 2018


Tous les deux ans depuis 2006 se déroulent à Jouers, un quartier du village aspois Accous, les Phonies Bergères : Festival Arts et Nature. L’édition 2018 est donc la 7ème. Sur le Sentier Artistique on découvre les œuvres de 5 plasticiens en résidence en Vallée d’Aspe durant 10 jours. Cette année le thème choisi s’intitule  « Chemins de Travers  » (des chemins qui ne mènent pas à Rome mais … aux hommes). Comme lors des précédentes éditions les compositions des artistes restent sur le Sentier après leur départ et peuvent donc être appréciées  dans un laps de temps plus ou moins long.
La grande majorité des photos qui suivent sont personnelles. D’autres proviennent du flyer des organisateurs et d’autres d’Odile Isern, journaliste de notre journal local la République des Pyrénées.

Affiche annonçant la 7ème édition des Phonies Bergères.

Illustration de Prunelle Giordano.

Plan général de la Place de Jouers (Accous) et du Chemin artistique.

Les paragraphes à venir : * Quelques vues du Sentier Artistique * Les 5 artistes invités et leurs œuvres * Les autres œuvres visibles sur le Chemin * Les panneaux et affiches rencontrés * Retour sur les expositions de 2014 et 2016 * Les lieux utilisés durant ces 3 jours *  Les spectacles et interventions.
 
Le Chemin Artistique et les œuvres exposées.
Le Chemin Artistique 2018.
Avant de présenter les cinq artistes « sélectionnés » et leurs œuvres, découvrons quelques parties du Sentier Artistique, sans décorum.

On vient de quitter la Place : des écriteaux indiquent la démarche à suivre.

Un peu plus loin on s’élance sur le Chemin.

Quelques vues plus éloignées du départ de la marche.

Les cinq artistes invités.
Parmi les clichés proposés par la République des Pyrénées (Odile Isern) voici celui où apparaissent trois des cinq artistes plasticiens et deux « chevilles ouvrières » importantes des Phonies Bergères.
De gauche à droite : Francine et Cécile Martin, Jean-Paul Rahard, Alain Cébria, Caroline Benz (Présidente) et Françoise Gracia (Trésorière).
Sur le premier cliché le haut du visage de Jean-Paul a disparu mais il réapparaît un peu plus bas.
Les chiffres qui suivent correspondent aux numéros figurant sur le plan général précédent.
1. Alain Cébria.
Alain Cébria, un voisin puisque Landais, séduit par l’accueil et l’organisation des Phonies, aimerait participer en tant que bénévole, à la 8ème édition.

2. Cécile Martin-Guirkinger.

Cécile Martin-Guirkinger, native de Savoie, aidée par Francine Violle, intitule sa composition : Cœur Reprisé. Sur les premières photos on découvre l’œuvre, en se rapprochant d’elle, et au-dessus d’elle. Puis on la pénètre par l’entrée du bas.
Cécile nous confie que le parcours qu’elle a imaginé peut représenter celui de migrants, avec des étapes contrastées. La partie de laine rougeâtre symbolise les difficultés et les embûches rencontrées. Un peu plus loin une hutte plus accueillante propose divers aliments et boissons. Déception d’un côté, réception de l’autre.  

3. Orélien.
Orélien est venu du Québec, accompagné de sa famille. On admire l’équilibre de ces pierres posées les unes sur les autres pour construire un chemin accueillant.
La femme d’Orélien participa aussi, lors de l’échange sur les langues, dont nous parlons un peu plus loin.

4. Jean-Paul Rahard.
Jean-Paul vient du Gard, le bois utilisé … aussi. Il peaufine son travail à quelques heures de la réception des visiteurs.
5. Rumen Dimitrov.
Rumen, originaire de Bulgarie, était déjà présent en 2016, comme on le verra un peu plus loin. On le voit ici affiner son travail la veille de l’ouverture du Festival Arts et Nature.

Les autres œuvres visibles sur le parcours.
Outre les compositions des 5 artistes conviés, d’autres travaux artistiques effectués par des bénévoles locaux jalonnent le Circuit. En voici quelques uns.
Exposition des élèves de la Vallée d’Aspe et de ses environs : « le Chemin de Fer ».

Deux œuvres de Françoise Gracia.
La première composition, métallique, s’intitule « Repoussoir« . La seconde, en osier, s’intitule « Accueillir« .

Autres décorations sur le Sentier Artistique.

Sur le premier cliché des bénévoles installent quelques composition de l’Atelier vannerie.

Les panneaux et affiches rencontrés sur le Chemin.
En plus des diverses créations déjà décrites le Chemin Artistique s’enrichit de montages peints ou dessinés ou photographiés.
Une centaine de mètres après le départ du Sentier (voir le premier embranchement signalé sur le plan du début) la légère montée côtoie 10  panneaux personnalisés (photo et texte).
Ga
Gandhi, Pasteur, Coco Chanel, Hugo, Rosa Parks, Coluche, Luna, Nelson Mandela, Picasso, Bach Maï.
Autres dessins ou affiches.

Retour sur les expositions 2014 et 2016.
Quelques structures des années précédentes ont résisté aux outrages du temps.
Les oiseaux de Éléonore (2016)
Les mêmes oiseaux collaborent avec … les portes de Jean-Paul.

Sur le Chemin de Compostelle, de Fred Boiron (2014).

Les feuilles, de Fred Boiron (2016).

Les oiseaux, de Rumen Dimitrov (2016).

Les lieux utilisés durant ces trois journées, en dehors du sentier artistique.
Quelques vues de la Place de Jouers et des chapiteaux voisins.
Autour de la Place de Jouers.
Abri de l’accueil jouxtant l’abreuvoir de la Place.
Photos parfois floues sur lesquelles apparaissent toutefois quelques « personnalités » : artistes (en italique) ou organisateurs.
1. Sur la gauche Annie et Monica, parmi les membres fondatrices des Phonies, à l’extrême droite Orélien.
2. À gauche Orélien et Alain cruche en main, à droite Christophe et André, deux parmi les nombreux bénévoles.
3. Au premier plan Jean-Paul et Alain.
4. Christophe et André encadrent Alain.
5. Alain et Cécile.
Apéritif devant l’abreuvoir. Sur le premier cliché Orélien et sa famille. Sur le second on reconnaît Annie, Patrick, Orélien, Florient notre cuisinier, Rumen, Alain, Jean-Paul, André, Monica, Christophe.
La buvette tenue à ce moment là par Mylène et Hélène.
Affichage de photos des précédentes Phonies.

Les chapiteaux.
Montage du chapiteau « blanc » où se dérouleront des spectacles ou rencontres à partir du lendemain.
Et voilà. Que le spectacle commence !
Montage du deuxième chapiteau qui abritera les visiteurs pour se restaurer, non loin du traiteur Olivier Maurin, en cas de pluie (ce sera en partie utile).
Le chapiteau blanc aperçu depuis le Sentier Artistique et surveillé par un sommet de la Vallée d’Aspe.
Débuts d’installation des gradins dans l’Étable aimablement prêtée (tout comme le pré des chapiteaux) par la famille Bordenave.
On reconnaît les « forçats » Christophe, André et Gilles.
En ce lieu se produiront Yannick Jaulin et Alain Larribet.

Les spectacles et interventions.
Durant ces trois journées, en plus des créateurs plasticiens, d’autres artistes et quelques intervenants bénévoles s’exprimèrent devant un public conquis d’avance. Je ne propose ici que quelques unes de ces manifestations, le site des Phonies décrivant largement le reste.
Rencontre citoyenne « Lang’Art », animée par Francis Cha. Le rapport à chacun aux langues : français, étrangère, « minoritaire », gestuelle, espéranto … Locuteurs et apprenants divers.
Fleuves/AlgeRita : duo harpe/guitare et la poésie de Mahmoud Darwich. Spectateurs à l’écoute sous le chapiteau blanc.
La fanfare itinérante « la Java des Voisins ».
Maya initie le jeune public à la langue tactile utilisée pour les non voyants et muets.
On termine par quelques portraits d’intervenants.

De haut en bas : Wallace Trio (chanson-swing-rock, avec la participation de la classe CE1-CM2 d’Etsaut), Ajnab (le moissonneur de sons), Fleuves/AlgeRita (conte et musique), Yannick Jaulin (« ma langue maternelle va mourir et j’ai du mal à vous parler d’amour » : le maître conteur Yannick Jaulin accompagné du maître chanteur et multiinstrumentaliste Alain Larribet).
On citera enfin les participations de l’association Le Pied dans l’Oreille (Rendez-vous contes !), Camille Case (atelier d’écriture et scène slam ouverte), Vath d’Aspa (apéritif en musique), Tribal poursuite (sextet de Jazz africain), le Duo presque classique (qui surprit-agréablement- bon nombre de personnes).

Autour du château d’eau de Saint-Pée : quatrième partie.

Nous revenons sur le schéma principal utilisé dans les deux premières parties.
Le nouveau parcours décrit ici, que nous pourrions numéroter 1 bis, part du point 14, se dirige vers le point 15, en laissant sur le côté le parcours 6 marqué en pointillés, puis rejoint le point 0 le long de la départementale D 919, dite Route de Barétous.
Entre 14 et 15.
Les premiers clichés concernent donc les alentours du point 14.

190. Nous venons de quitter 14 vers la Maison Lapuyade, marquée d’une croix X sur le schéma.
Devant la Maison Lapuyade, avant de nous diriger vers le point 15 , on jette un œil sur le sentier s’enfonçant dans la forêt, parcours noté 6 sur le schéma, en pointillés.
191. Si on suit ce sentier on parvient sous une ligne électrique à haute tension. Cette HT, vers la droite, traverse la D 919 et, sur la gauche, mène au Camp de César. En poursuivant le parcours après la HT on rejoint un chemin goudronné qui ramène vers la D 919, en face de la ferme Bedecarrax.
Revenons au départ de la ligne droite qui va nous mener au point 15.
192. Au bout de cette ligne droite, cernée par la forêt, la D 919. Je suis encore suivi par mon ombre, mais je photographie plus vite qu’elle.
Encore un cliché avant d’arriver en 15.
193. À mi-chemin entre la Maison Lapuyade et le point 15. Sur les deux côtés la haie d’honneur dressée par le Bois de Saint-Pée. On peut y ramasser des girolles mais rarement des cèpes. Même si on en trouvait je ne le dirais pas, c’est la tradition ici, chacun pour soi (je ne parle évidemment que de la collecte des champignons). De part et d’autre du chemin, selon la saison, le chœur des oiseaux nous accompagne : pépiements, gazouillis, trilles, sifflements …
Arrivée au point 15.
194. Point 15 à l’intersection du Chemin des Barthes et de la D 919. À gauche direction Féas, à droite direction Oloron ville (Rappel : Saint-Pée est un Quartier d’Oloron).
Entre 15 et 0.
Pour commencer, trois vues à partir du point 15.
195. La D 919 vers Féas.
196. Prairie en face du point 15 de l’autre côté de la route. Au fond un bâtiment blanc en bord du Vert (le gave passant à Saint-Pée).
197. La D 919 vers Oloron.
Nous empruntons maintenant cette dernière direction.
Photos prises entre 15 et le Pont de Titène situé à l’entrée du village.
196. À main gauche une vaste prairie, vide des bovins habituels qui s’y ébatent selon la période de l’année.
197. Juste avant d’arriver au Pont, à main droite cette fois, un bloc de EDF (je n’ai pas encore réactualisé le nouveau nom de l’Entreprise qui cherche à nous vendre ses nouveaux compteurs Linky).
198. Panneau de signalisation d’entrée dans Saint-Pée, le Pont vient juste après.
199. On revient sur la gauche, juste après le Pont, avec 3 maisons appartenant à la famille Labourdette.
Sous le Pont de Titène que nous atteignons s’écoule le Ru (peut-être le Gouloure).
200. Vue plongeante sur le ruisseau. Il y a 60 ans de cela l’endroit servait de dépotoir, ordures ménagères principalement, car les déchetteries n’existaient bien sûr pas et la conscience citoyenne peu développée.
Deux dernières vues entre Titène et le point 0.
201. Juste après le virage de Titène, une photo d’un pré Larroudé avec en fond la Maison Berdot, au bout de l’Impasse du Gouloure.
202. Sur la gauche de la Départementale cette fois, une des Maison Labourdette et, au bout du chemin, la Marbrerie Darget. Durant notre enfance les lieux étaient occupés par la Scierie Lafourcade avant de se transformer en Marbrerie. Celle-ci va se déplacer quelques hectomètres plus loin, face au Lycée Professionnel Guynemer en fin 2018.
Arrivée au point 0.
203. Le point 0, terminus de ce parcours 1 bis, fut le départ des parcours 123 décrits dans les précédentes parties. On reconnaît l’entrée de la ferme Larroudé et le départ de l’Impasse du Gouloure. Dans le fond les Maisons Casanave et Oscamou.

FIN DE LA QUATRIÈME PARTIE.

Autour du Château d’eau de Saint-Pée : troisième partie

Les deux premières parties de ce thème, éditées en novembre 2017 et en janvier 2018, concernaient les parcours notés 1,2,3 sur le schéma (dit général par la suite) ci-après.

Cette troisième partie, numérotée 4 sur ce même schéma, démarre au point 6 (en haut à gauche). Le parcours est donné ci-dessous.

Nous le prenons dans le sens trigonométrique (ça me rajeunit, ce langage mathématique) 12′2345616 … La portion entre 1 et 6 a déjà été décrite dans la première partie. J’y reviens quand même avec une photo complémentaire.
Entre les points 5 et 6.
On vient de quitter le château d’eau 5 et on descend vers la Maison Estanguet 6.
153. Sur notre gauche, au lointain apparaissent quelques habitations d’Oloron et en particulier le haut du quartier Sainte-Croix. Plus près un troupeau de vaches paisibles qui ne nous regardent même pas passer. Laissez-vous bercer par le tintement de leurs clochettes (réel). Au fond du pré, sur la droite, on distingue la portion qui sera empruntée dans quelques instants de 6 à 16.
Du point 6 trois prises de vue.
154. En direction de la Route des Crêtes menant au village de Lurbe, route parallèle à notre chemin .
155. Nous allons quitter 6 pour nous diriger vers 16. La première partie est pratiquement horizontale. A gauche, le pré précédent et un peu plus loin la Maison notée M sur le deuxième plan général.
Je rajoute une vue à l’angle du pré déjà cité.
155 bis. Trois ânes paisibles, un seul affronte la caméra du regard.
Entre 6 et 16.
Juste avant d’arriver à la hauteur de la Maison M.
156. Je me retourne vers la gauche et retrouve le troupeau de tout à l’heure, un peu plus en altitude car le chemin commence à descendre légèrement. Augmentez le son afin que la musique des sonnailles continue d’enchanter vos oreilles. Sur la partie supérieure de la photo se profile le chemin que nous venons de quitter, reliant 5 à 6.
Nous voici devant M.
157. Depuis le point M la route plonge par une belle pente vers le carrefour 16.

On approche de ce carrefour 16.
158. On devine les 4 routes qui se croisent en 16.
On continue de s’approcher de 16.
158 bis. À l’horizon le Collège Tristan Derême et le Lycée Jules Supervielle d’Oloron.
Dernière vue avant d’atteindre 16.
159. Dans le pré du haut se côtoient chevaux, vaches, aigrettes (pique-bœufs). Les deux pâturages visibles sont séparés par la route notée (1) sur le schéma précédent.
Photos prises au point 16 .
En utilisant les symboles du schéma général.
160. Chemin (1) de Baccarau menant au village d’Agnos.
161. Chemin (2) conduisant au Camping d’Oloron puis au Quartier Sainte-Marie d’Oloron.
162. Sur la droite, chemin (3) vers lequel nous allons nous diriger.
163. Chemin (4) que nous venons de quitter.

Entre 16 et 17
.

Longue ligne droite empruntée de 16 à 17 par les automobilistes car elle constitue un raccourci entre le « boulevard périphérique » venant de la Vallée d’Aspe et la D 919 menant à la Vallée de Barétous. Sur cette même portion on rencontre souvent des promeneurs/randonneurs à pied ou en vélo.
164. Nous voici donc en début du parcours noté (3) sur le schéma pour nous diriger vers le point 17 qui donne accès à la D 919.
A venir, deux petits virages qui nous font éviter la somnolence.
165. Premier virage précédé d’un bois sur la gauche et de prairies sur la droite.
166. A l’amorce du deuxième virage l’ombre d’un individu photographiant dans mon dos.
Et maintenant on approche du troisième virage.
167. Mon suiveur et moi remarquons que le maïs n’a pas encore été ramassé, en ce premier novembre 2017.
Pour le prochain cliché je me suis retourné, non pas pour surprendre ledit suiveur, mais pour montrer un des récents travaux de la voirie oloronaise.
168. L’ouvrage annoncé n’a rien de remarquable au point de vue architectural mais amène à une remarque à venir. C’est un petit parapet en pierre qui signale l’étroitesse de la chaussée en cet endroit. En effet, plusieurs voitures s’embourbèrent dans le fossé par le passé lors de croisements périlleux. À l’aide de son tracteur Jean Oscamou les a souvent tirées de ce guêpier.
Revenons au sens de parcours initial en côtoyant diverses végétations et cultures.
169. Sur notre gauche, une plantation de conifères à laquelle participa Roland Labaigt, un copain de Bernard Bersans, coéquipier de plusieurs randonnées montagnardes.
170. Sur notre droite cette fois l’entrée d’un pré appartenant à l’époque à René Casenave et exploité par Bernard Oscamou.
On poursuit entre les deux fossés toujours menaçants de part et d’autre.
171. Une bonne ligne droite encadrée de bois à gauche et de prés à droite.
Et maintenant une de ces prairies, et qui plus est, boisée.
172. En cet endroit verdâtre, souvent paît en paix un troupeau de vaches, qui aurait pu faire l’effort de pauser pour la photo.
Question : quel peut-être l’intérêt de la prochaine photo ? Ce qui laisse entendre que toutes les précédentes sont intéressantes.
  173. Réponse : aucun. Ou alors envisager la possibilité d’une sculpture sur bois sur une des souches présentes.
Derniers clichés avant l’arrivée au point 17 .

174. Au loin apparaît la D 919, terme de cette portion de route.
175. Avant dernière ligne droite avec un espace forestier important sur la gauche.
176. Sur notre droite, au fond, la Cité (appelée Impasse maintenant) Mirande, parallèle à notre chemin (dit des Candaus). Du temps de notre jeunesse il nous arriva de livrer le lait de la ferme Oscamou à plusieurs habitations de la Cité, en tant qu’accompagnateur de l’Oncle Louis Estrate, les bidons étant placés dans la charrette que tirait le cheval Bijou.
177. Et voici le début de la dernière ligne droite au bout de laquelle on distingue un toit.
178. À quelques encâblures du point 17, entouré de quatre habitations plus ou moins visibles en fond.
Vue encore plus proche du point 17.
179. Les 4 demeures en question se détachent.
Arrivée en 17.
180. Le Chemin des Candaus vient de rejoindre la D 919 (qui s’appelait Route du 19 mars 1962 depuis le Stade de Saint-Pée, et qui prend à partir de ce croisement le nom de Route de Barétous). Sur la droite, absentes sur la photo, la Maison Lendres et 3 autres logis. Sur la gauche habitait Mlle Tuca, institutrice retraitée  qui venait chaque jour, à pied, chercher sa bouteille de lait chez Oscamou. En face démarre le Chemin du Poète, en l’honneur de Tristan Deresme qui habita dans un Manoir tout proche.
Entre 17 et 1.

On quitte les chemins pierreux pour la Départementale 919, vers le point 1 en direction de Féas et des villages de la Vallée de Barétous (Ance, Aramits, Lanne, Arette …).
181. On laisse donc derrière nous la direction d’Oloron et, sur notre droite, le Chemin du Poète que l’on voit contourner un pré Oscamou.
Une vue de la ligne droite conduisant à 1.
182. Au fond à droite la ferme Oscamou. Avant elle, à droite également le pré cité dans la photo précédente. À l’horizon la chaîne pyrénéenne (quel beau pays que le nôtre !). Sur la gauche le pré Calle et la l’ancienne ferme Poulit.
Je traverse la route pour illustrer la suite.
183. L’ancienne épicerie Louhau – dans les années 60. Quand on ne voulait pas pousser jusqu’à Oloron on y venait à vélo pour quelques courses de dépannage. L’Impasse qui la jouxte mène aux maisons Coarraze et Pantane.
184. Plus de détails sur l’Impasse citée plus haut.
La prochaine photo est prise du même endroit que les deux dernières.
185. Du même côté que Louhau, le pré Calle, entretenu par Oscamou et l’ancienne ferme Poulit. En grossissant l’image on peut apercevoir à l’horizon, au ras des feuillages, le Pic d’Arlas.
On se rapproche du point 1.
186. À gauche Poulit et à droite Oscamou. En face d’Oscamou, de l’autre côté de la D 919, l’ancien bistrot Estrate dont j’ai déjà parlé dans d’autres articles, bistro (volontairement j’élude le t final car les deux orthographes sont autorisées) ô combien formateur pour notre itinéraire de chanteur béarnais (entre autres).
Je me tourne perpendiculairement à la route pour un cliché de l’autre côté du pré Oscamou.
187. Quelques maisons disposées le long du Chemin du Poète. Et encore ce personnage qui me suit comme mon ombre.
Dernier cliché avant de conclure ce parcours 4 au point 1.
188. À droite une partie du toit Poulit. Sur la hauteur le point 4  du schéma général.
Le point 1.

189. Ce point  1 est à l’intersection de la D 919 et du Chemin des Barthes d’où est prise la photo. Sur la Départementale on retrouve des granges et le réservoir à maïs de la ferme Oscamou. Je l’ai sûrement déjà dit dans un précédent texte : le mur blanc sur la gauche de la photo nous servait de « fronton » sur lequel nous envoyions nos balles (pelotes) à l’aide de « chisteras » confectionnées à partir de journaux. La circulation était bien sûr peu développée à cette époque là. Et on connaissait l’heure de passage de l’autobus reliant Oloron à Mauléon via Tardets.

FIN de la troisième partie

 

Autour du château d’eau de Saint-Pée d’Oloron : deuxième partie

Le schéma général proposé dans la première partie de ce reportage, publiée le 30/11/2017, permet de suivre de nouveaux parcours. L’introduction précédente, expliquant le pourquoi très personnel de toutes ces photos, reste valable bien entendu.

Rappel : la première partie concernait le cheminement du point 0 au point 9 dans le sens des aiguilles d’une montre (ça existe encore ?), donc en passant par 1‘-12‘-2345678.
Dans ce qui suit on démarre du point 9 pour 3 trajets successifs. Tout d’abord 12 vers 11 et la séparation en deux : 2 (vers 12) ou 1 (vers 14). Puis 3 vers 10. Il restera ensuite à remonter le Chemin des Barthes, de 14 à 2 en passant par 12 et 10.
D’où les 5 parties à venir :
Parcours 12 de 9 à 11.
Parcours 1 de 11 à 12 en passant par 13 et 14.
Parcours 2 direct de 11 à 12.
Parcours 3 direct de 9 à 10.
Parcours de 12 à 2.

Parcours 12 de 9 à 11.
Reprenons d’abord la dernière photo émise dans la première partie.
79. Nous sommes en 9, arrivant de 8. Au fond, à droite, le chemin se dirige vers 10. Au fond à gauche il se dirige vers 11.
On démarre à présent de 9 vers11.
80. Départ de la partie 12 commune après avoir laissé filer le parcours 3 vers la droite, vers le point 10 .
On se rapproche du point 11 comme l’indiquent les deux vues suivantes.
81. Sur la gauche du chemin se succèdent la haie, le pré, le bois, ce qui n’a rien d’original dans ces environs, alors que sur la droite les arbres dominent.
82. Dernière ligne droite qui aboutit au point 11.
Arrivée en 11.
83. Nouveau croisement en 11. Derrière nous le parcours 12 provenant de 9. À droite le parcours 2 qui plonge vers le point 12. Tout droit le parcours 1 prolongeant vers 13 et 14.

Parcours 1 de 11 à 12 en passant par 13 et 14.

* De 11 à 13.
Le parcours 1 nous conduit donc de l’embranchement 11 au point 13 .
84. Le départ de 11 début par une courbe.
L’arrivée sur 13 s’effectue après une légère montée.
85 et 86. De part et d’autre, en majorité des parties boisées avec un gibier d’importance dissimulé bien entendu. Dans tous ces environs les battues (au sanglier entre autres, mais aussi au renard ou au chevreuil)) sont organisées de temps en temps. Les batteurs – pourquoi pas les nommer ainsi – préviennent le quidam promeneur par des panneaux visibles (heureusement !).
87. Sur cette photo d’arrivée au point 13 apparaît nettement le virage vers la droite, à angle droit, en partance pour le point 14. Tout droit on pourrait s’enfoncer dans le bois par un sentier très étroit et parfois embourbé, et rejoindre la ligne à haute tension qui traverse la D 919. A gauche entrée du pré signalé dans le cliché suivant.
88. C’est souvent dans ce pré que Papi Berdot (c’est vrai qu’on le devient tous peu à peu, papi, alors précisons qu’il s’agit de Jean) débutait ses escapades à la recherche de champignons quand il venait s’oxygéner à Saint-Pée autour de la Toussaint. À peine descendu du train il enfilait sa salopette bleue dont la poche se gonflait vite de girolles et de cèpes surtout.
89. Retourné vers 11 j’observe le trajet qui vient de s’effectuer avant de tourner vers 14.
* De 13 à 14.
Ce chemin est appelé Barrat Gran.
En 13 on se remet dans le sens de la marche, vers 14.
90. La longue descente vers 14 commence.
Toujours encadrés de bois et de prés nous cheminons en empruntant la route finement empierrée qui descend régulièrement.
91 à 93. La longueur conséquente de cette piste mérite qu’on lui associe plusieurs plans. Si vous observez une grande similitude entre lesdits plans, vous avez parfaitement raison. Et ce n’est pas fini !
94 et 95. Toujours dans le sens de la descente vers 14 nous longeons à présent deux prairies entourées de bosquets et de châtaigniers où nous découvrons parfois quelques champignons dociles (pas question bien sûr de dévoiler ici la longitude et la latitude de ce riche lieu, point cardinal connu). À défaut de cèpes, pas de déception du côté des châtaignes à la saison adéquate.
Dernières vues entre 13 et 14 le long d’une descente de pente importante dont la photo ne rend pas tout à fait compte.

96 et 97. Derniers hectomètres de la descente.
98. Plat de la dernière ligne droite avec la maison Lapuyade au bout. Encore une  fois les vaches posent.
Et nous atteignons enfin le point 14.
99. Le point d’embranchement 14 : en arrière le parcours 1 venant de 13, vers la gauche l’ouverture, en passant devant la maison Lapuyade, vers la D 919 et le point 15, et éventuellement le parcours 6, vers la droite la suite du parcours 1 menant au point 12.

Avant de parcourir la distance de 14 à 12, observons la portion de chemin entre 14 et le départ, dans le bois, du parcours 6

100. Face au véhicule stationné devant la maison Lapuyade démarre, à angle droit par rapport au parcours 1, l’autre portion de route permettant de rejoindre la D 919 au point 15.
* De 14 à 12.
C’est parti : on quitte 14 pour le prochain croisement 12.
101. La route reste pratiquement plane entre ces les deux points nommés précédemment.
Après franchissement d’un petit pont surplombant un ru on découvre quelques maisons en bordure du chemin (marquées d’une croix sur le schéma général).
102. Le « pondiquet » et, au fond, la maison Garcia.
103. Nous arrivons devant la maison Garcia.
104. Le point 12 apparaît au bout de ce passage, encadré par les maisons Lahitte et Sagaspe.
Petit arrêt au point 12.
105. Au point 12 , intersection des deux parcours 1 (Chemin des Barthes) et 2, deux pancartes signalant les directions du Camp de César et du Bois de Bugangue.
Restant en 12, et avant de continuer le Chemin des Barthes, je me tourne vers le haut du parcours 2, c’est à dire vers 11.
106. La photo montre donc l’arrivée du parcours 2, en provenance de 11, parcours décrit dans le paragraphe suivant. À gauche la maison Sagaspe, à  droite la maison Lahitte.

Parcours 2 direct de 11 à 12.
Ce chemin familièrement appelée Côte de Grégoire (nom d’une ancienne maison rasée située au point 12) est nommé Chemin dit de Lasserre sur le cadastre.


Nous revenons donc en arrière, en 11.
107. Le long trajet vers 12 commence, au début sur terrain plat.
108. De temps en temps on croise le panneau : « interdiction de chasser le faisan commun ».
109. Long trajet rectiligne au milieu des bois, tant à droite qu’à gauche.
110. À partir de maintenant on plonge vers le point 12 suivant une pente assez importante.
111. Dernier pré sur la droite en bas de descente avant la maison Sagaspe : un troupeau de vaches nous salue, espérant paraître dans la République des Pyrénées. »Paître et paraître » n’a jamais été dit par Sully.
112. Dans le fond sur la droite la trop grande luminosité de la photo empêche de distinguer le toit de la maison Sagaspe qui borde le point 12.
Le parcours 2 nous permet donc de rejoindre à présent le point 12, déjà aperçu précédemment en venant du parcours 1.
113. Les maisons Lahitte (gauche) et Sagaspe (droite) encadrent le point 12. En bas à droite le Chemin des Barthes conduisant au point 10 de notre schéma général. En bas à gauche le Chemin des Barthes se dirigeant vers le point 14 de ce même schéma.
Sur la photo une ombre : encore celle d’un photographe concurrent !
De nouveau nous remontons au point 9 pour suivre le parcours 3 de 9 à 10.

Parcours 3 de 9 à 10.
Ce chemin est nommé Tres Arrecs (trois ruisseaux). Sur le cadastre : Chemin Lagravette.

Au point 9 nous laissons le parcours 12 vers 11 pour « descendre » directement vers 10 par le parcours 3.


114 et 115. Les premiers mètres de ce parcours débouchent vite sur un virage vers la gauche et indiquent qu’il ne s’agit plus d’une piste ni goudronnée ni en gravier mais d’une succession de gros cailloux, trous, racines d’arbres, grosses touffes herbeuses. Comme on peut le constater, les photos ci-dessus ont été prises en deux saisons différentes, pratiquement du même point.
116. Après le virage se présente une une petite descente accidentée, et boueuse ce jour là. Sur la droite, au fond, on distingue la maison Betouig et la grande prairie attenante.

117. Vue d’une longue ligne droite (200 m) entourée au début de prés puis de bois avec des châtaigniers.
118. Une descente de pente plus importante bordée toujours de châtaigniers principalement.
119. En bas de cette descente périlleuse et boueuse on tombe, en restant debout, sur un croisement de 4 chemins. Notre périple concerne celui de gauche.
120. Je me retourne : le chemin d’où nous venons se situe donc vers le haut à droite.
121. Poursuivons notre balade avec une légère descente, toujours à travers bois. Sur la gauche on peut distinguer une épave de voiture peu distinguée.
122. La voie devient plus carrossable. Au loin une ouverture verdoyante devant laquelle nous allons nous arrêter dans quelques instants.
123. Retour à la civilisation puisqu’une bâtisse se détache au loin sur la droite.
124. Sur notre gauche le pré aperçu au loin précédemment, où Daniel Larroudé vient parfois faire paître son troupeau de bovins.
125. En face du pré Larroudé un autre havre de verdure qui nous rafraîchit après cet assez long cheminement au milieu de la forêt.
126. Avant-dernière ligne droite du parcours du jour. Un cabanon en bois se perçoit au loin.
127. Dernière ligne droite avant d’arriver au point 10 avec 4 demeures visibles dont les 2 citées un peu plus haut.
Nous atteignons le point 10.

128. En contrebas le point 10, sur le Chemin des Barthes. Au fond la maison Lapeyre-Navarret. Avant elle, sur la droite également, une nouvelle structure en bois constituée de deux entités : une habitation et une cabane, déjà apparue au loin précédemment. Celle-ci est réservée aux enfants accueillis au sein de La Capucine (Assistance Maternelle Agréée).
129. Cliché pris du Chemin des Barthes  vers le haut du parcours 3 que nous venons de sillonner.
Maison et grange Lapeyre-Navarret sur la gauche (ancienne ferme jusqu’aux années 60). Sur la droite démarre le parcours 3 de notre itinéraire menant au point 9.

Parcours de  12 à 2 en passant par 10.

* Chemin entre 12 et 10.
Nous étions arrivés en 12 par deux trajets différents : directement de 11 (parcours 2) ou en passant par 13 et 14 (parcours 1).
Partant de ce point 12 nous continuons maintenant le chemin commun aux parcours 1 et 2, entre les points 12 et 10.

130. Le Chemin des Barthes va longer plusieurs demeures sur la droite, dont je ne connais pas le nom, comme celle qui apparaît sur ce cliché.
131. Sur la gauche s’épanouit le Bois de Saint-Pée. En coupant à travers ce Bois  (pour voir si le loup y est) on peut rejoindre la maison Berdot située près du point 0 du schéma général.
Quelques vues d’approche du point 10.

132 et 133. Deux des maisons bordant le Chemin.
Une légère descente s’amorce, amenant au point 10.

134. La maison Lapeyre-Navarret (10) se découvre au bas de cette petite descente.
On se trouve à présent tout près de ladite maison Lapeyre-Navarret.
135. Au fond la maison Lapeyre à l’intersection de deux chemins.
136. Juste avant de rejoindre le point 10 une demeure en hauteur par rapport à la route.

Et nous voici arrivés au point 10 (déjà présenté dans le paragraphe précédent).
137. Maison et grange Lapeyre-Navarret sur la gauche (ancienne ferme jusqu’aux années 60). Sur la droite démarre le parcours 3 de notre itinéraire menant au point 9.
* Chemin entre 10 et 2.
On continue le Chemin des Barthes entre 10 et 2, partie commune aux 3 parcours 123.
138. Le chemin franchit un petit pont au-dessus du ru, au ras de la maison Lapeyre, ru qui ensuite longe notre verger, à la frontière du bois.
Photo suivante prise juste en face, sur le côté gauche du chemin donc.
139. Le sentier démarrant ici rejoint un pré de Larroudé séparé par une clôture de notre verger, dont l’extrémité se situe à 10 m de cet endroit. Les vaches et les génisses empruntent ce sentier, traversent le Chemin des Barthes et remontent le parcours 3 qui mène à 9, mais s’arrêtent avant dans une autre parcelle de Larroudé.
Une légère montée du Chemin des Barthes se présente maintenant qui nous fait découvrir d’autres habitations.
140. On vient de passer le pont : la route monte légèrement.
141. Sur la droite du chemin une maison jaune surélevée, bâtie assez récemment, visible depuis notre pré.
142. En fin de montée, sur la gauche, apparaissent notre maison Berdot et la ferme Larroudé. On distingue bien la clôture de séparation des deux prés.
143. Un peu plus tard en fin d’été le tulipier au milieu de notre verger se détache avec éclat.
On poursuit le cheminement entre 10 et 2 qui nous permet d’observer d’autres demeures.
144. La ferme Larroudé, en bordure de la Départementale 919.
145. Un peu plus loin, d’autres maisons sur la D 919, dont celle de Mado Casanave, parallèle (je parle de la Départementale, pas de Mado) au Chemin des Barthes en ces lieux.
146. Le point 2 se rapproche de nous, à moins que ce soit l’inverse. Au fond une des habitations située entre les points 2 et 1.
Encore quelques vues à proximité de 2.
147 à 150. Clichés pris sur la gauche du chemin avec des maisons soit sur la Départementale, soit sur le Chemin des Barthes entre 2′ et 1.
Apparaît enfin la maison Caillabet à droite, en bas du parcours 3.
Et nous atteignons le point 2.
151. Extrémité de la maison Caillabet à droite, avec le départ du chemin de 2 à 3. Au fond le point 2‘ du schéma général.
152. De face le début du chemin reliant les points 2 et 3.

La deuxième partie de notre périple s’achève en 2.
Une troisième partie suivra dans quelque temps.


Elle concernera le parcours 4 (voir haut du schéma général) qui démarre du point 6. Le trajet suivi apparaît dans le deuxième schéma ci-dessous : 61617-D 919- 1.

Une quatrième paetie se déroulera sur la portion de la D 919 non encore décrite jusqu’alors : des points 14 à 15  (sur la droite du schéma général) pour revenir au point de départ initial  0.

Ponts et passerelles de Paris Centre.

Ponts et passerelles de Paris Centre

Les articles et photos sur les ponts de Paris abondent, concernant leur architecture et leur histoire. Dans ce qui suit il n’est pas question pour moi  de vouloir rivaliser avec ces nombreux travaux de spécialistes. Mais, comme de tout temps ces constructions m’ont toujours attiré, voire intrigué, je prends plaisir, depuis que nous avons quitté la région parisienne, à les photographier, lors de nos passages à Paris. Avec mon simple appareil Doro, je ne réalise que deux clichés par pont, l’un côté amont (nommé côté est) et l’autre côté aval (nommé côté ouest). Rien d’artistique dans cette démarche vagabonde qui s’apparente plutôt à un répertoire. De temps en temps j’intercale une scène entre deux ponts consécutifs. En majorité je photographie à partir d’un quai de Seine, donc sous le pont concerné. Compte tenu du nombre important de ces ponts, je me contente dans un premier temps de ceux de « Paris Centre », c’est-à-dire ceux rattachés à l’Île de la Cité et à l’Île Saint-Louis. Plus tard devraient suivre les ponts situés à l’est et à l’ouest des deux îles. Des clichés de professionnels de la photo abondent dans de nombreux livres ou revues, parfois à l’aide de vues aériennes. Pas question bien sûr de s’y comparer dans ce qui suit.
L’ensemble contient 56 photos ou tableaux dont 48 documents personnels.
Dans chaque cas de figure je complète les photos par quelques brefs commentaires sur des caractéristiques de l’ouvrage (constitution, géométrie, origine …) et, parfois, par des anecdotes plus personnelles.
En général je définis l’axe de ces ponts, c’est-à-dire les rues (exceptionnellement les places ou squares) sur lesquelles ils débouchent, tant sur l’île concernée que sur le « continent ». Je précise aussi les noms des quais qui leur sont perpendiculaires.
La Seine  traverse Paris sur 13 km et 37 ponts ou passerelles l’enjambent. Parmi eux relevons 5 passages pour piétons uniquement, 2 ponts ferroviaires et 2 avec étage.
La principale chanson où interviennent les ponts de Paris s’intitule « sous les ponts de Paris ». Écrite par Jean Rodor en 1913 et mise en musique par Vincent Scotto, elle eut de nombreux interprètes  dont Georgel le premier dès 1913 puis Albert Préjean en 1930, Lucienne Delyle, Michel Legrand dans une version jazz.
Deux ponts gardent le même nom sur deux bras de Seine : le Pont-Sully et le Pont-Neuf. Je les distinguerai par les dénominations Nord et Sud (voir ci-dessous).

Schéma général des Ponts de Paris Centre.

Les numéros correspondent aux ponts de la liste ci-dessous.
Avant le pont Sully : le pont d’Austerlitz. Après le pont Neuf : le pont des Arts.

Notre parcours débute au Pont-Sully Nord (1), descend la Rive droite de la Seine jusqu’au Pont-Neuf Nord (7) puis remonte la Rive gauche du Pont-Neuf Sud (8) au Pont-Sully Sud (15).
Successivement, nous rencontrons donc : 1/ Pont Sully Nord  2/ Pont Marie 3/ Pont Louis-Philippe 4/ Pont d’Arcole 5/ Pont Notre-Dame 6/ Pont-au-Change 7/ Pont-Neuf Nord 8/ Pont-Neuf Sud 9/ Pont Saint-Michel 10/ Petit Pont 11/ Pont-au-Double 12/ Pont de l’Archevêché 13/ Pont Saint-Louis 14/ Pont de la Tournelle 15/ Pont de Sully Sud.
Remarque : le Pont Saint-Louis (n° 13) n’est relié à aucune des deux berges de la Seine mais permet le passage direct entre les deux îles.

PONTS DE LA RIVE DROITE. (de l’Est vers l’Ouest, donc en descendant le fleuve)
 
Ponts reliant la rive droite à l’Ile Saint-Louis.
(Pont Sully Nord, Pont Marie, Pont Louis-Philippe)

1/ Pont de Sully Nord (petit bras).

Photo du Pont (de) Sully Nord prise en amont (Est).

Bien sûr, on se souvient que Sully (1560-1641), de son vrai nom Maximilien de Béthune, Ministre  d’Henri IV, fut l’auteur de la fameuse déclaration (abrégée ici) : « Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France ».
Construit entre 1873 et 1876 à l’époque du baron Haussmann, le Pont de Sully (parfois appelé Pont Sully) se partage en deux parties, traversant la pointe de l’ Île Saint-Louis qui se termine par le Square Barye : le « petit bras » pour sa partie « nord » et le « grand bras » pour sa partie « sud » (voir schéma). Ces deux ponts Sully permettent de relier le Boulevard Henri IV (4ème) et le Boulevard Saint-Germain (5ème).

Le Square Barye vu entre le Pont Sully Nord et le Pont d’Austerlitz.
Sur le deuxième cliché on aperçoit une partie du Pont Sully Sud.

Le Pont de Sully Nord est constitué d’une arche en fonte de 42 m encadrée par deux arches en maçonnerie de 15 m, ce qui mène à une longueur totale de 93 m. (voir photos). Il relie la voie Georges Pompidou, dans le 4ème arrondissement au Quai  d’Anjou de l’Ile Saint- Louis, également dans le 4ème arrondissement. De part et d’autre, dans l’axe, on retrouve le Boulevard Henri IV.

Photo du Pont Sully Nord prise en aval (Ouest).

Nous avons très souvent traversé le Pont Sully à pied, ne serait-ce qu’en nous rendant de l’appartement d’un frère à celui d’un autre frère : du Boulevard Saint-Germain à la rue Saint-Paul, où vécut quelque temps notre fille Séverine. Pour la même raison (proximité de Saint-Paul et de la Place des Vosges entre autres) nous avons souvent  utilisé la station de métro Sully-Morland, sur laquelle débouche le Pont Sully Nord.

2/ Pont-Marie.

Ce pont porte le nom de l’ingénieur-entrepreneur Christophe Marie à l’origine de sa construction, entre les années 1614 et 1635, ce qui en fait un des plus vieux ponts de Paris. Dans sa longue histoire ce pont, en grande partie en bois initialement, portait des maisons d’habitation et il faillit être emporté par les flots de la Seine.
Pour une largeur de 22 m et sur une longueur de 92 m, il comporte 5 arches différentes en pierre sur lesquelles on observe des niches vides de toute statue. Dans l’axe il dessert la rue des Deux Ponts et la rue des Nonnains d’Hyères. Il traverse l’Île Saint-Louis en son milieu, reliant les Quais de Bourbon et d’Anjou (côté de l’Ile) au Quai des Célestins (côté Hôtel de Ville), lui aussi dans le 4ème arrondissement.

Photo du Pont Marie Est
.
Nous avons souvent parcouru ce pont au bout duquel se trouve la station de métro Pont Marie menant à l’Hôtel de Sens. Comme le Pont Sully précédent, il permettait aussi de relier les appartements de mes deux frères.

Photos du Pont Marie Ouest.

3/ Pont Louis-Philippe.
Louis-Philippe (1773-1850) devint roi de France en 1830 et posa la première pierre de ce pont en 1833. Fait de métal et de pierre ce pont mesure 100 m de longueur pour une largeur de 15,20 m. Dans son axe : rue du pont Louis-Philippe menant à la rue de Rivoli et, côté île Saint-Louis, rue Joachim du Bellay donnant accès à l’extrémité de l’île, la discrète et reposante Place Louis Aragon. Les voies parallèles à la Seine desservies par ce pont sont le Quai de l’Hôtel de Ville et le Quai des Célestins (4ème arrondissement) d’un côté, le Quai de Bourbon du côté de l’île.
Photo du Pont Louis-Philippe Est.
Au fond sur la gauche dépasse la flèche de la Cathédrale Notre-Dame de Paris.

Photo du Pont Louis-Philippe Ouest
.


Chacune des trois arches en anse a une portée de 30 m. Chaque pile, de 4 m de large dans la Seine, est ornée d’une couronne de feuillage en pierre qui entoure une rose métallique.
La pointe de l’Île Saint-Louis (Place Louis Aragon) vue entre le Pont Louis-Philippe et le Pont d’Arcole. 
De gauche à droite : Pont Louis-Philippe Ouest, île Saint-Louis, Pont Saint-Louis reliant les 2 îles, dominé au loin par la Tour Zamanski de la Faculté des Sciences de Jussieu, île de la Cité.
Le pont fut détruit puis reconstruit entre 1860 et 1862.

Ponts reliant la rive droite à l’Île de la Cité.
(Pont d’Arcole, Pont Notre-Dame, Pont au Change, Pont Neuf Nord)

4/ Pont d’Arcole.
La dénomination de ce pont provient d’une bataille napoléonienne face aux Autrichiens, en 1796, en la bourgade italienne d’Arcole.
J’ai lu une autre hypothèse assez romanesque que je ne saurais garder pour moi. Arcole serait le nom d’un jeune homme qui brava les balles de la Garde Royale lors de la Révolution de 1830 pour planter un drapeau tricolore sur le pont.
Photo du Pont d’Arcole Est.

Le Pont d’Arcole est constitué d’une anche unique de 80 m de portée sur une largeur de 20 m entre 2 culées en pierre de taille. Sa construction date de 1828 et fut réservé dans un premier temps aux seuls piétons. L’ouvrage mécanique date de 1854.
Photo du Pont d’Arcole Ouest.
En arrière-plan on retrouve une partie du Pont Louis-Philippe  et de la pointe de l’île Saint-Louis.
Dans l’axe du pont : Place de l’Hôtel de Ville et, sur l’île, rue d’Arcole. Cette rue d’Arcole mérite deux remarques. Elle mène au parvis de Notre-Dame de Paris et elle longe l’Hôtel Dieu, un des plus anciens hôpitaux de Paris et dans la maternité de laquelle naquirent nos deux filles, Aurélie en 1983 et Séverine en 1986. Aucune plaque ne l’indique mais c’est la vérité.
Les voies parallèles à la Seine de part et d’autre du pont sont Quai de Guesvres et Quai de l’Hôtel de Ville (4ème arrondissement), Quai de la Corse et Quai aux Fleurs sur l’île.

Photo entre le Pont Saint-Louis et le Pont d’Arcole.
Un parcours d’escalade inédit sur les quais de Seine.
Un peu d’histoire enfin : c’est par le Pont d’Arcole qu’entra dans Paris, en août 1944, la 2ème division blindée du général Leclerc, avec en tête les guerilleros espagnols rescapés de la guerre d’Espagne.

5/ Pont Notre-Dame.
Il relie le Quai de Guesvres (4ème) au Quai de la Corse dans l’île de la Cité (1er). Du temps de Lutèce il faisait le lien entre l’île et Paris Nord. Dans l’axe il présente, d’une part la rue Saint-Martin (au nord) menant à la Tour Saint-Jacques et plus loin au Centre Pompidou (Beaubourg) et d’autre part à la rue de la Cité (sur l’île) encadrée de la Préfecture de Police et de l’Hôtel Dieu.
Photo du Pont Notre-dame Est.

Réaménagé du temps du Baron Haussmann en 1853 le Pont, qui s’étire sur 106 m pour une largeur de 20 m, est maintenant constitué de 3 arches dont une centrale métallique de 60 m.
Photo du Pont Notre-Dame Ouest.
Apparaissent, en fond le Pont d’Arcole, sur la droite les Tours de Notre-Dame de Paris et des bâtiments de l’Hôtel Dieu, au premier plan le Quai de Guesvres.
Anecdote : dans les Misérables, l’inspecteur Javert se suicide en sautant du Pont Notre-Dame. Victor Hugo voyait les choses en grand !

6/
Pont au Change.
Il relie l’île de la Cité (1er) à la place du Châtelet (4ème). A l’origine de Lutèce la liaison entre l’île et les 2 rives de la Seine était assurée par ce pont, alors appelé le Grand Pont car il traversait le grand bras de la Seine. L’autre, le Petit Pont, allait devenir le Pont Saint-Michel (voir plus loin).
Photo du Pont au Change Est.
A gauche la Conciergerie, au fond le Pont-Neuf.
Les mensurations de ce pont en arc, tout en maçonnerie, sont : 103 m (longueur) et 30 m (largeur).
L’origine de son nom provient des changeurs (courtiers de change) de monnaie établis sur le pont sous Louis VII en même temps que les joaillers et les orfèvres. Souvent endommagé et même détruit (en 1621) il fut plusieurs fois reconstruit, la dernière mouture datant de 1858.
Photo du Pont au Change Ouest.

Dans l’axe du Pont au Change voici la Place du Châtelet (avec le Théâtre de la Ville et le Théâtre du Châtelet) et le Boulevard du Palais qui longe, d’un côté, la Conciergerie et sa Sainte Chapelle, très prisée des touristes, ainsi que le Palais de Justice, et de l’autre côté la Préfecture de Police et le Marché aux Fleurs.
Les Quais desservis : Quai de l’Horloge et Quai de la Corse, sur l’île,
Quai de la Mégisserie et Quai de Guesvres de l’autre côté.
Après le Châtelet on remonte vers la Gare du Nord par le Boulevard Sébastopol. Trajet très souvent suivi dans les années 80 quand nous habitions dans le 5ème arrondissement, pour nous rendre dans la maison familiale d’Épinay. Parcours également souvent utilisé pour nous rendre au Gayon, un bar/restaurant tenu par les frères Pagueguy d’Hasparren (Azté et Édouard). Avec les amis de l’Estancada nous y passâmes certaines soirées animées … par le chant (qu’alliez vous croire d’autre ?).
Bref, nous eûmes très souvent l’occasion de franchir le Pont au Change.

7/ Pont-Neuf Nord.
Certaines remarques qui suivent concernent à la fois le Pont-Neuf Nord (n° 7) et le Pont-Neuf Sud (n°8).
Le Pont-Neuf, en pierres, est le plus ancien pont de Paris, datant du XVI ème siècle, bâti sous Henri III et Henri IV. L’ensemble des deux ponts, revêtu de 385 mascarons, se présente sous 12 arches et, ce nombre correspondant à celui des pays de la zone Euro en 2002, le Pont-Neuf fut choisi cette année là comme symbole européen lors de la cérémonie de passage à l’Euro.
Classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991, il fut l’objet de plusieurs films.
Photo du Pont-Neuf Nord en amont (Est).

Il enjambe le « grand bras » de Seine avec 7 arches sur 154 m. Il dessert dans l’axe  la rue de la Monnaie, qui donne sur la rue de Rivoli en longeant le Grand Magasin qu’est la Samaritaine, encore en pleine reconstruction en 2017. Il débouche entre le Quai du Louvre et le Quai de la Mégisserie. La station de Métro Pont-Neuf se tient en cet endroit. La statue équestre de Henri IV se dresse aussi en ce lieu.
Photo du Pont-Neuf Nord en aval (Ouest)
.

Le Pont-Neuf Nord mérite une attention particulière et très personnelle puisque son prolongement conduit à deux petites rues : rue de la Monnaie puis rue du Roule. Au croisement de cette dernière et de la rue Saint-Honoré on entre dans un établissement rare, coloré, typique … l’Express, tenu par Édouard Pagueguy, dont je parle assez longuement dans un précédent article, paru en septembre 2013 : adresses festives du Sud-Ouest à Paris.

Nous passons maintenant sur la rive gauche de la Seine.

PONTS DE LA RIVE GAUCHE (de l’Ouest vers l’Est donc en remontant le fleuve)

Ponts reliant la rive gauche à l’île de la Cité
(Pont-Neuf Sud, Pont Saint-Michel, Petit-Pont, Pont-au-Double, Pont de l’Archevêché)

8/
Pont-Neuf Sud
.
Voir certains commentaires, sur le Pont-Neuf Nord, valables aussi ici.

Photos du Pont-Neuf Sud en aval (Ouest).

Sur le dernier cliché apparaît le Square du Vert Galant, extrémité Ouest de l’île de la Cité (photo prise entre le Pont-Neuf Sud et le Pont des Arts).

Photo du Pont-Neuf Sud en amont (Est). 

Il enjambe le « petit bras » de la Seine et ne comporte que 5 arches sur une longueur de 78 m. Dans l’axe se trouve la rue Dauphine (6ème). Il s’arrête entre le Quai Conti et le Quai des Grands Augustins.
Le Musée Carnavalet renferme de nombreux tableaux honorant le Pont-Neuf : Pissaro, Renoir …
Photos des peintures du Pont-Neuf par Pissaro et Renoir.
Tableaux de Pissaro (haut) et Renoir (bas)

Nous terminons par un retour en septembre 1985 où l’artiste Cristo revêtit entièrement le Pont-Neuf d’un tissu, comme on le voit sur certaines des photos que nous avions réalisées à l’époque, en compagnie d’Aurélie (2 ans et demi).
Même les lampadaires ont été habillés, Aurélie et son castor y ont tout juste échappé.

Photo avec les « deux » Pont-Neuf (Nord et Sud)
Il s’agit, en premier plan, du Pont des Arts Ouest (que nous retrouverons dans la partie « ponts de Paris Ouest ») avec en fond le Pont-Neuf Nord à gauche et le Pont-Neuf Sud à droite.

9/ Pont Saint-Michel.

La dénomination du Pont Saint-Michel provient du nom de l’ancienne chapelle de l’église du Palais des Rois, qui était située à proximité, de l’autre côté de la Seine.
Plusieurs constructions jalonnent l’histoire de ce pont, parfois en bois (1408, 1547), parfois en pierres (1378, 1616). La dernière mouture, en pierre, date de 1837 ; elle s’étend en 3 arches sur 62 m de long, pour une largeur de 30 m.
Photo du Pont Saint-Michel Ouest. 


Mais quel est ce monument qui aime dominer au fond ?
Photos du Pont Saint-Michel Est
.
Comme la 1ère photo le montre, chaque pile est ornée de la lettre N, entourée de gerbes, en hommage à Napoléon III.

L’axe du Pont Saint-Michel reste un endroit des plus fréquentés : boulevard du Palais, sur l’île de la Cité et Place Saint-Michel de l’autre côté. Beaucoup de monde emprunte le boulevard du Palais car il dessert Conciergerie, Palais de Justice, Préfecture de Police, Tribunal de Commerce. Quant à la Place Saint-Michel sa célèbre fontaine demeure un lieu de rendez-vous familier, tant pour les Parisiens que pour les touristes. Elle se poursuit par le célèbre Boulevard Saint-Michel (le Boul’mich) qui mène rapidement à la Sorbonne, aux cinémas et aux librairies du Quartier Latin, sans parler des nombreux restaurants de toutes sortes qui se serrent dans les petites rues adjacentes.
Durant mes études universitaires, à partir de l’année 1964 (ou 65 ?), je suivis quelques cours à la Sorbonne car alors les matières scientifiques se dispensaient en plusieurs endroits de Paris, avant d’être concentrées sur Jussieu puis dans d’autres sites. Quelques (!) années plus tard notre fille Séverine fréquenta elle aussi la Sorbonne pour des études musicales.
Les Quais desservis par le Pont sont le Quai des Orfèvres et le Quai du Marché Neuf, côté île (1er), le Quai des Grands Augustins et le Quai Saint-Michel au sud (5ème).
Le Quartier Latin, siège de l’enseignement, de l’amusement, de la culture … fut malheureusement le théâtre de scènes dramatiques, le 17 octobre 1961. La guerre d’Algérie (les « évènements » d’Algérie affirmaient certaines autorités de l’époque) sévissait également en métropole. Une manifestation (interdite) dirigée contre le couvre-feux imposé à la communauté nord-africaine se termina par une répression féroce des forces de l’ordre, le terme « massacre » étant même employé par une certaine presse. Le Pont Saint-Michel lui-même vit de très nombreux Algériens (pour l’essentiel) précipités dans la Seine, parfois de leur propre initiative pour échapper à la bastonnade, mais le plus souvent contre leur volonté. Le Préfet de Police s’appelait … Maurice Papon, qui sera condamné de longues années plus tard  pour sa participation, durant la dernière guerre, à l’arrestation et donc la future extermination de la population juive.

10/ Petit-Pont (Cardinal Lustiger).
Ce pont de pierre en arc est le plus petit de tous les ponts de Paris : 32 m x 20 m. Lustiger fut archevêque de Paris entre 1981 et 2005. Comme de nombreux ponts de Paris il fut plusieurs fois détruit et reconstruit : par exemple, en 1718 le pont alors en bois prit feu, heurté par un bateau contenant du foin, lui-même enflammé par un … cierge.

Photo du Petit-Pont Ouest
Deux « perles » de Paris sur ce cliché avec la majestueuse Cathédrale en fond et l’inévitable bateau-mouche sur la Seine (il fallait bien que je vous en délivre un !)
Axe : vers le sud (5ème) rue du Petit-Pont puis rue Saint-Jacques, qui conduit au Panthéon, et, sur l’île de la Cité, rue de la Cité, encadrée par la Préfecture de Police et l’Hôtel-Dieu.
Quais : Quai Saint-Michel et Quai de Montebello au sud, Quai du Marché Neuf et Parvis de NDP sur l’île.
Photo du Petit-Pont Est. 
La Préfecture de Police surveille les Quais. Tenez-vous bien.

11/ Pont-au-Double.
Origine du nom : à une certaine époque le franchissement de ce pont nécessitait le paiement d’un péage à l’aide d’un double denier. Comme d’autres ponts de Paris il fut plusieurs fois reconstruit : la dernière fois en 1860, constitué d’une seule arche en fonte, de dimensions 45 m x 20 m.
Photo du Pont-au-Double Ouest. 
Départ de navette fluviale sous l’œil bienveillant de NDP à gauche.
Axe : Square Viviani au sud et rue d’Arcole sur l’île de la Cité.
Quais aux extrémités du pont : Quai de Montebello au sud et Parvis de Notre-Dame et Square Jean XXIII sur l’île.

Photos du Pont-au-Double Est.
Détails de l’arche métallique.

12/ Pont de l’Archevêché.
C’est un des ponts les plus étroits de Paris, réservé aux piétons, aux cyclistes, aux amoureux, aux contemplateurs de LA Cathédrale. Construit en 1828, de dimensions 67 m x 11 m, il comporte 3 arches en maçonnerie de 15 m, surmontées d’une balustrade métallique, avec des piliers à becs circulaires.
Photo du Pont de l’Archevêché Ouest
.
Tout au long de la balustrade on observait, durant plusieurs années, des cadenas d’amour et des rubans accrochés par les visiteurs du jour. Le poids de ces cadenas devenant préoccupant pour la solidité de l’édifice, ils durent être enlevés (janvier 2016).

Photo des cadenas du Pont de l’Archevêché.
Des cadenas furent aussi attachés au Pont des Arts et à la Passerelle Léopold Senghor.

Dans l’axe du Pont de l’Archevêché : le Quai de l’Archevêché, sur l’île, et la rue des Bernardins.
Celle-ci mène au Palais de la Mutualité et à la Place Maubert où nous fréquentions son Marché populaire dans les années 80 quand nous habitions rue du Sommerard. Non loin de là, la rue De Bièvre où logeait François Mitterrand avant de devenir Président et où il revenait de temps en temps quand il s’échappait de l’Élysée. Il nous arriva de le croiser dans ces rues ou sur le quai voisin de la Tournelle avant que les gardes du corps ne l’isolent de la population. Il n’eut donc jamais l’occasion de me proposer un poste ministériel.
Quais desservis par le pont : Quai de la Tournelle (5ème) et, à l’autre extrémité, le Square Jean XXIII et le Square de l’Île de France. 

Photo de l’omniprésente cathédrale NDP entre le Pont-au-Double Est et le Pont de l’Archevêché Ouest.

Photo du Pont de l’Archevêché Est. 
Notre-Dame de Paris, coincée entre le Pont-au-Double et le Pont de l’Archevêché.
Un dramatique accident se produisit sur le Pont de l’Archevêché le 27 septembre 1911 quand un autobus parisien fracassa la balustrade pour plonger dans la Seine : 11 personnes périrent dans cet accident, dont le chauffeur et le contrôleur.
Photo de l’accident de 1911.

Terminons par une note plus joyeuse avec deux tableaux du Pont de l’Archevêché peints par Raffaëlli et Lebourg.
Tableaux de Lebourg (haut) et Rafaëlli (bas)

13/ Pont Saint-Louis.
Comme signalé dans l’introduction ce Pont relie directement l’île de la Cité et l’île Saint-Louis. Je garde l’appellation Ouest/Est malgré l’inclinaison différente de ce pont. Pont en poutre d’acier de 67 m x 16 m. Il s’agit du 7ème pont reliant les deux îles depuis 1634, avec plusieurs accidents et différents matériaux jalonnant son histoire. Sa dernière inauguration est très récente : 1970.
Photo du Pont Saint-Louis Ouest.
Au-dessus du Pont on aperçoit la Statue de Sainte-Geneviève, Patronne de Paris (voir plus loin) et la Tour de la Faculté Jussieu (voir plus loin aussi).
Quais desservis : Quai aux Fleurs et Quai de l’Archevêché sur l’île de la Cité, Quai d’Orléans sur l’île Saint-Louis.
Photo du Pont Saint-Louis Est. 
A gauche Square de l’Ile de France (extrémité de l’île de la Cité) et au fond l’Hôtel de Ville de Paris.
Ce pont, réservé aux piétons et aux cyclistes, est le théâtre de nombreuses manifestations artistiques qui attirent les touristes gravitant autour de Notre-Dame : musiciens, acrobates, prestidigitateurs … Il apparaît également dans de nombreux films où sa structure métallique convient aux réalisateurs.

14/ Pont de la Tournelle.
Origine de l’appellation la Tournelle : nom d’une ancienne tourelle solidaire d’une enceinte sous Philippe Auguste. Après avoir subi plusieurs transformations, le Pont de la Tournelle se présente comme sous sa forme actuelle depuis 1930. Pont en béton armé avec une grande arche entourée de deux plus petites, l’ensemble mesurant 120 m sur une largeur de 23 m.

Photo du Pont de la Tournelle Ouest.  
Sous l’arche du pont, un couple de mariés asiatiques se fait photographier derrière la statue de Sainte-Geneviève. 
La statue de Sainte-Geneviève, patronne de Paris, fut érigée par le sculpteur Paul Landowski, qui aurait voulu qu’elle soit dirigée vers Notre-Dame de Paris, donc vers l’Ouest. Mais les autorités de la ville décidèrent de la voir regarder vers l’Est, la direction de la provenance d’Atila et des Huns. En conséquence Landowski boycotta l’inauguration de son œuvre, le 27 août 1928.

Photo du Pont de la Tournelle Est.
Dans l’axe du Pont on trouve la rue des deux ponts, sur l’île (4ème), et la rue du Cardinal Lemoine de l’autre côté (5ème).
Quais desservis par ce Pont : Quai d’Orléans et Quai de Béthune sur l’île, Quai de la Tournelle au sud.
Le Pont de la Tournelle est utilisé pour mesurer le niveau des eaux de la Seine.

Photo prise entre le Pont de la Tournelle et le Pont de l’Archevêché

De gauche à droite : Pont de l’Archevêché Est, NDP, Square de l’Ile de France, Pont Saint-Louis Est.

15/ Pont de Sully Sud.
Certains commentaires donnés pour le Pont Sully Nord (voir n° 1), le « petit bras »,  restent valables pour le Pont Sully Sud, le « grand bras ».
Si le premier ne mesurait que 93 m de long, les dimensions du second, également en fonte, sont 163 m x 20 m.

Photo du Pont de Sully Sud, en aval (Ouest).
Axe du pont : rue des Fossés Saint-Bernard, côté Paris 5ème, qui longe l’Institut du Monde Arabe et la Faculté des Sciences, et, sur l’île Saint-Louis, le Boulevard Henri IV.
Photos du Pont Sully Sud, en amont (Est).
Deux angles de prise différents : NDP en fond pour le premier, exposition de maillots de bain sur la rive opposée pour le second.
Quais donnant sur le pont : Quai de la Tournelle et Quai Saint-Bernard côté Sud, Quai de Béthune sur l’île.
Photos prises depuis le Pont Sully Sud. 

Exceptionnellement nous avons quitté la berge pour marcher sur le Pont Sully Sud.
Sur le premier cliché, de gauche à droite : Statue Sainte-Geneviève, Tour Eiffel au loin, Pont de la Tournelle, NDP.
Sur la deuxième photo : Institut du Monde Arabe et Faculté des Sciences de Cuvier-Jussieu. Souvenir, souvenir … Mes années estudiantines s’y déroulèrent en partie (ni parties de cartes ni parties de plaisir, quoi que …).
On ne va pas se quitter comme ça ! Une toute dernière, une dernière de celle qui nous a accompagnés plusieurs fois lors de ce périple ilien : NDP.
Il y a du beau monde sur son parvis.