Les couvertures du Shiulet : deuxième partie.

Lo Shiulet (Le Sifflet) fut, entre les années 1988 et 1994, la revue trimestrielle éditée par l’Association occitane de Paris : l’Estancada. Cette parution concerne 27 (du 0 au 26) numéros, de mars 88 à novembre 94. Sont proposées ici les couvertures de la plupart de ces parutions : celles décrites par un dessin ou une caricature. Ces illustrations émanent essentiellement du crayon de Philippe Labarère (Félipe), sous la signature F.L.
Apparaissent également quelques dessins des pages intérieures.
La traduction figure en bas de chaque gravure.
En général, on ajoute un commentaire concernant l’actualité du moment, reliant plus ou moins celle-ci au texte du dessin.
Cet ensemble prend beaucoup de place. Pour ne pas trop fatiguer le lecteur, je découpe l’étude en 3 parties. Cette deuxième partie concerne 8  numéros (du n°8 au n°15), entre mai 90 et février 92.

Numéro 8.

Cheminons vers l’« Immortèla » (edelweiss) et chantons avec l’Estancada.
La couverture fête en musique les 2 ans d’existence du Shiulet et met en relief quelques paroles de la chanson du groupe Nadau, l’Immortèla, souvent jouée et chantée lors des soirées de l’Estancada.
Ce dessin provient de Jean-Pierre Preciozi.

Numéro 9.

Les démocraties (France, Espagne) se dégonflent – Solidarités entre les peuples  (Basque, Occitan) – Liberté pour Casabonne.
Dessin proposé par Gilles Gayral.

Numéro 10.

Il faut dire quand-même qu’il prend beaucoup de place.
Conflit Irak/Koweit avec intervention des armées occidentales. Dans les vallées d’Aspe et d’Ossau l’ours est au centre des discussions, analyses, frictions … entre chasseurs, bergers, élus locaux, écologistes, responsables du Parc National et … membres de l’Estancada et du Shiulet, divisés quant à l’avenir de l’ours dans nos montagnes.

Numéro 11.

– Pyrénées occitanes : les derniers ours.
– Chasseur (2 orthographes proposées).
– Le pouvoir au peuple …
L’agitation continue au sujet de l’ours et des mesures imposées à son sujet par le Ministre de l’Écologie Brice Lalonde : le Shiulet a contacté le FIEP (Fond d’Intervention Éco Pastoral), association écologiste de Pau, luttant depuis plusieurs années pour la sauvegarde des derniers ours des Pyrénées, et le Maire de Laruns, André Fabre, Président du Comité Intervallées, qui s’oppose aux mesures du Ministre. Si le FIEP promet une réponse prochaine, Fabre refuse toute discussion.
Dessin ci-dessus de S.Dey.

Numéro 12.

– La guerre est finie !
– Bof … Finalement, je ne l’ai pas trouvée aussi dure ni aussi longue que ça !
Fin de la guerre du Koweit et de l’intervention, principalement américaine, pour en repousser l’Irak. Longtemps courtisé et armé par les puissances occidentales lorsqu’il guerroyait contre l’Iran, Sadam Hussein devient un dictateur qu’il faut abattre.
Dessin de Serge Dey.

Numéro 13.

Ha ! Je l’ai jouée comme il fallait cette « Marseillaise » !!
Les parlementaires adoptent le projet de loi sur le statut territorial de Corse, avec, en article premier, une reconnaissance de la notion de peuple corse. Les débats autour de ce sujet furent des plus mouvementés.
Dessin de Serge Dey.

Dans le même numéro, un dessin de Gilles Gayral sur le groupe de chant de l’Estancada, Camin Casa (dont le nom n’est pas encore choisi à ce moment là). Le groupe démarre ses premières répétitions avant ses futures représentations, tant sur la région parisienne que sur les « emponts » du Béarn (Siros, Aramits, Orthez).

Sur les 4 poteaux on reconnaît les attachés/attachants, de gauche à droite : Alain Sibé, Alain Berdot, Philippe Labarère, Gilles Gayral.
Tournant autour d’eux le sorcier Michel Berdot.
A.S. : Vous ne pensez pas que notre homme est un peu fatigué ?
A.B. : Oui, je crois !
P.L. :
Mais peut-être cherche-t-il l’inspiration ?
G.G. : Ou alors, c’est une dernière version des sauts béarnais !
M.B. : Je chante, je chante toujours bien, et si toi tu chantes mal je vais t’étrangler.

Numéro 14.

Retour de Philippe Labarère aux commandes du crayon.
– Tu as vu ? Ils parlent de l’Europe de demain …
– Oui !
La physionomie de l’Europe change avec la désintégration du bloc communiste des pays de l’Est. Peuples et Nations retrouvent les notions d’indépendance et de souveraineté.

Numéro 15.

 

En couverture, pas de dessin mais un ensemble de titres ou de parties d’articles de la Presse nationale concernant identités et langues minoritaires.

                                                                                     FIN de la deuxième partie

Les couvertures du Shiulet : première partie.

Lo Shiulet (Le Sifflet) fut, entre les années 1988 et 1994, la revue trimestrielle éditée par l’Association occitane de Paris : l’Estancada. Cette parution concerne 27 (du 0 au 26) numéros, de mars 88 à novembre 94. Sont proposées ici les couvertures de la plupart de ces parutions : celles décrites par un dessin ou une caricature. Ces illustrations émanent essentiellement du crayon de Philippe Labarère (Félipe), sous la signature F.L.
Apparaissent également quelques dessins des pages intérieures.
La traduction figure en bas de chaque gravure.
En général, on ajoute un commentaire concernant l’actualité du moment, reliant plus ou moins celle-ci au texte du dessin.
Cet ensemble prend beaucoup de place. Pour ne pas trop fatiguer le lecteur, je découpe l’étude en 3 parties. Cette première partie concerne 8  numéros (du n° 0 au n°7), entre mars 88 et février 90.

Numéro 0.

En-tête de la Revue : Réunion des Occitans Exilés.
Pas encore de dessin de couverture dans ce numéro 0 mais quelques affiches éclairant sur les motivations des membres du Comité de Rédaction de la Revue, constitué, au départ, par Francine Denarnaud, Nathalie Fournier, Philippe Labarère, Alain et Caty Sibé, rejoints peu à peu par Yves Salanave, Jean-Claude Arrieux, Pierre Cassagne, Alain Estrade, Gilles Gayral, Michel Berdot …
Rappel : Calandreta (alouette) est le nom de l’École Privée (totalement à cette époque) Laïque enseignant la langue occitane.
Pour donner une idée, voici les thèmes développés dans ce premier numéro (30 pages) : tirar en davant (éditorial d’Alan Sibé annonçant les objectifs de la Revue – présentation du Shiulet au sein de l’Estancada – informations culturelles et sociales en Occitanie – quels mythes pour quelles réalités : économie et société en Occitanie, par Yves Salanave – Pourrat : mémoire de la terre d’Auvergne par Nathalie Fournier – ethnie, peuple, nation par Alan Sibé – document : texte de résolution de la Communauté européenne sur langues et cultures des minorités régionales et ethniques – publicités pour quelques livres et revues occitanes – la lettre de La Cléda, alias Philippe Labarère – espace blanc pour le futur courrier des lecteurs.

Numéro 2.
Licence d’Occitan … Rencontre Calandreta-Ministère de l’Éducation Nationale … rentrée difficile !!!
Durant l’été 88 les représentants des Calandretas sont reçus au Ministère de l’Éducation Nationale (Lionel Jospin). Ils ne retirent aucun engagement quant à l’enseignement de l’Occitan dans le Service Public. De plus, le Ministère s’oppose à la délivrance d’une licence d’Occitan à l’Université de Montpellier.

Dans le même numéro : un autre dessin de Philippe Labarère (La Cléda pour les intimes)
Introduction à la traduction qui vient : il n’est pas question de traduire en Français les trois jurons (ou expressions) béarnais qui suivent (Diu vivant-Perdiu-Hilh de puta)
Grande nouvelle – Stop – Émetteur sur le Pic du Midi d’Ossau – Stop – 10 départements d’Occitanie peuvent aussi recevoir la 5 et la 6 – Stop.
– Tu en as de la chance d’avoir tant de chaînes ! Et bientôt tu vas être câblé ! Diu vivant ! Maintenant le monde va être bien éclairé !!!
– Oui ! Je sais ! Mais perdiu ! J’ai oublié où se trouve cet hilh de puta de bouton des actualités régionales !!!

Numéro 3.
– Mais, hilh de puta, comment as-tu attrapé le virus d’être Français ?!?!
– Oh ! Macareu ! D’abord une démangeaison … Et puis la diarrhée… Méfie-toi de ne pas l’attraper !!!
Référendum le 06 novembre 88 en Nouvelle Calédonie, soulevant la question de l’autodétermination, après les rencontres de l’été entre Mrs Jacques Lafleur (leader caldoche) et Jean-Marie Tjibaou (leader kanake assassiné quelque temps après, en mai 89).

Numéro 4.

– Un Casabonne emprisonné, c’est un TGV de gagné !
– Patou ! Viens ici ! Grand hilh de puta !
Jean-Philippe Casabonne, jeune Béarnais en vacances en Espagne,  a été arrêté, le 06 juillet 1987, par la police espagnole, et accusé de collaboration avec l’ETA. Il vient d’être condamné à 6 ans de prison.

Numéro 5.

Autre dessin des pages intérieures de ce numéro :

Principaux points développés dans le numéro : commentaires sur le double assassinat des leaders kanakes Tjibaou et Ieoné, analyse des enjeux de l’exploitation du Complexe de Lacq.

Numéro 6.

– Té, ça, c’est bien dit !
– Pauvre naïf ! ! Et les Calandretas, et Casabonne, et le travail au pays !? …
Quelques nouvelles propositions du Ministère à Serge Javaloyès, Président de la Calandreta de Pau : les personnels enseignants existants  vont être contractualisés, les nouvelles créations seront réglées au sein d’une commission paritaire.

Numéro 7.

– Calliope : le cadeau de Noël – une caisse de saloperie !!
– J’ai trouvé un cèpe !!
Sévères critiques de l’organisation SEPANSO Béarn contre une installation de l’usine Calliope à Noguères (près de Lacq). La SEPANSO souligne le danger de fabrication par cette entreprise d’un produit dangereux nommé DBCP et dénonce le silence du PDG de Calliope au sujet des matières traitées en Béarn.

                                                                           FIN de la première partie

L’extérieur vu de l’intérieur

Les nombreux clichés qui suivent risquent de n’intéresser (?) que les familiers de notre habitation saint-péenne. Je pense bien sûr plus particulièrement à mes trois frères et leurs familles ainsi qu’à nos deux filles. Tous vivent en région parisienne mais notre maison reste pour eux (et restera j’espère pour les générations suivantes) un lieu de rencontres et de souvenirs, un havre de paix et de repos (on dirait que je travaille pour l’ONU !).
L’idée de photographier l’extérieur des 3 bâtiments (maison et deux granges) à partir des ouvertures que proposent fenêtres, finestrons, portes, portails, provient de deux expositions parcourues récemment. La première concerne un photographe, dont j’ai malheureusement oublié le nom pour l’instant, qui présenta son œuvre il y a quelques années dans une enceinte du Jardin des Tuileries : il photographiait ce qu’il apercevait de sa fenêtre, parfois en plan large, parfois sous un petit angle, avec des profondeurs de champ variables, la même scène pouvant être filmée à des saisons ou à des heures différentes. La seconde exposition date de ce dernier mois de septembre, dans la Maison de Retraite d’Osse-en-Aspe ( Automne-en-Aspe) : les photographies proviennent de la plasticienne Marie Labat, invitée par l’association « les Phonies Bergères« , domiciliée à Accous. Par la fenêtre de la chambre de chaque résident l’artiste propose un cliché qui nous montre l’aperçu quotidien de ce résident.
L’appareil que j’utilise ne dispose que d’une seule focale et ma démarche est bien plus simple que celle des deux photographes de référence puisque pour chaque photo je place cet appareil proche du centre de l’ouverture concernée, en le maintenant droit, donc sous le même angle de prise, avec la même profondeur de champ. Certaines des ouvertures étant très proches (une porte et une fenêtre par exemple) une seule photo aurait pu être proposée parfois mais finalement je ne fais pas de sélection. tant pis pour l’aspect répétitif. Au total je compte 32 « ouvertures » mais certaines, difficilement accessibles, ne seront pas utilisées : il s’agit de deux lucarnes placées trop en hauteur sur les toits de la grange nommée G1 ci-après. Un autre emplacement n’est pas utilisé car il donne sur la paroi pierreuse de la cheminée de la maison.
Comme j’aime les schémas (n’est-ce pas les filles ?) je vais encore en abuser pour situer les divers points de prise de vue de chaque pièce, ce qui m’oblige aussi à mesurer les différentes longueurs de ces pièces, pour respecter un tant soit peu la bonne échelle de chacune.
Quelques commentaires sur les utilisations ancienne et actuelle de cet ensemble complètent le panorama, ainsi qu’un certain nombre de dates importantes dans la restauration de l’habitation, d’intérêt uniquement familial.

Cet article a été publié le 25 novembre 2015. Mais, en 2017 un piratage a saboté mon blog. Grâce à la dextérité de Matthieu les textes (54 articles) ont été rétablis mais tous les schémas et photos ont disparu. Mes archives m’en ont restitué quelques un(e)s mais certain(e)s restent évaporé(e)s. En septembre 2017 j’ai donc repris une bonne part de ces clichés absents.

Le premier schéma représente l’ensemble des 3 espaces vu de dessus.


M : maison d’habitation.
G1 : grange n°1 côté Larroudé.
G2 : grange n°2 côté Chabanne.
P : poulailler.

Trois paragraphes se succèdent : vues prises du rez-de-chaussée de chacune des trois parties de ce qui fut une ferme du temps des grands-parents, puis vues du premier étage de ces mêmes parties et enfin vues du grenier de la maison.

Rez-de-chaussée.

On reprend le précédent schéma d’ensemble avec les ouvertures d’où ont été prises les photos qui viennent ensuite.

Grange G1.

P1 et P2 sont deux portails donnant, l’un sur la cour de devant, l’autre sur le verger.
On utilise parfois cette pièce pour certaines réceptions ou fêtes, quand la saison le permet. Le local peut aussi servir de garage pour une voiture. On y entrepose un peu de mobilier et aux murs sont accrochés des photos variées (montagne, équipe de rugby de Saint-Pée des années 70, groupe Camin Casa), affiches diverses, anciens instruments ou outils (joug, fourches, …), objets de toutes sortes (glace, pendule, …).
Dans notre enfance l’intérieur de la grange était muni d’une balançoire, proche du portail P1, accrochée aux poutres. Au fond de la grange, côté verger, trônait un tas de sciure et de stères, provenant de la scierie Lafourcade, située de l’autre côté de la départementale. Sciure à double emploi : alimenter le poêle en combustible et servir de circuit automobile pour nos modèles miniatures. Cette grange servait aussi de rampe de lancement du javelot (un aiguillon de chez Oscamouagulhada en Béarnais, bâton muni d’une pointe pour piquer les bœufs) : on devait lâcher le projectile avant une ligne tracée en P1 et essayer de le rapprocher de la grille au fond de la cour. Il arriva que des adultes passant par là rencontrent malencontreusement la trajectoire du dit projectile. Le sol, à cette époque en terre battue, fut bétonné en 1992 grâce à l’aide de nos cousins Oscamou. Double projet pour cette grange G1 : carreler ce sol et créer un passage entre les 2 granges actuellement séparées par un mur.

Photo prise en P1 :
Hé oui, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, le ravalement de la maison est récent, ainsi que la restauration des volets. Les gravillons apparurent en 2012 (Bédécarrax). Exceptionnellement cette année le champ derrière la grille n’est pas une plantation de maïs qui, habituellement, masque les maisons du fond.
Les deux tas de sable recouverts d’une toile enlaidissent la photo (qui ne sera donc jamais primée) ; on les a retirés depuis.
La photo qui suit est prise, du même point, en septembre 2017.
Le prunus sur la droite a disparu (on l’a aidé). Cette année le champ du fond avait retrouvé le maïs mais quelques jours avant cette photo Daniel Larroudé a fait venir la machine à ensiler.

Photo prise en P2 :

Admirable (!) cliché qui fait apparaître divers éléments de notre univers : des réserves de bois de chauffage, le jardin où on distingue à peine les dernières tomates de la saison, du linge séchant au soleil d’octobre, une haie de ronces qui cette année nous permit une récolte abondante en mûres, en fond le noyer assez prolixe lui aussi et la partie du verger où nous avions installé le chapiteau lors de notre dernière fête début août et, en arrière-fond, une partie du bois de Saint-Pée.

Grange G2.

P3 et P4 sont aussi de larges portails. Ils autorisaient le passage d’un char tiré par deux bœufs traversant la cour de derrière pour accéder au verger, permettant la fenaison réalisée par notre oncle Jean Espel. Cette grange constituait l’étable pour les quelques vaches dont nos grands-parents disposaient. La première partie de G2 fut cimentée en 1995 (Oscamou), la seconde en 2007 (Moulia). On y stocke du bois de chauffage et on y range les outils de bricolage, les conserves, confitures …

Photo prise en P3 :

Au premier plan la barrière utilisée pour clôturer le pré quand y paissent des béliers. Sur le haut du verger le tulipier planté il y a 20 ans pour la naissance du neveu Nicolas, offert par Etché. Sur la partie basse du verger on peut imaginer le ru qui sépare notre propriété du bois de Saint-Pée.

Photo prise en P4 :

Façade, mur, banc et poulailler récemment rénovés (Pablo, Roger et Hélène). En haut à droite la vigne qui n’a pas donné cette année de raisin. On ne va pas se mettre en colère pour autant.

F1 est un finestron donnant sur le verger (entre P2 et P3) et F2 une meurtrière ouverte sur le mur mitoyen de la propriété Larroudé.

Photo prise en F1 :

Des barreaux et une protection en plastique : la vue n’est pas très nette mais le linge oui. Nous sommes en face du tulipier.

Photo prise en F2 :
Le tas de bois qui cachait l’ouverture m’empêchant de cadrer l’appareil au milieu de celle-ci l’angle de vue s’en trouve réduit. On ne parvient pas à distinguer les objets disposés dans la voiture du voisin.

Maison.

P5 et P6 sont les deux portes d’entrée.

Photo prise en P5 :
La porte double P5, en bois Sipho d’Afrique, a été entièrement refaite, à l’authentique, avec son heurtoir en particulier, dans la teinte rouge (presque) basque, par Pierre Halçaren, en 2010. Face à cette porte un prunus bien utile à une époque l’été car il nous protégeait du soleil. Devant lui un reste de sable fin, datant des travaux du printemps, enlevé depuis. Plusieurs arbustes en décoration.
Nouvelle photo en 2017 sans le prunus.
Nous avons gardé la partie basse de chaque grosse branche sur laquelle siègent maintenant des pots de fleurs.

Photo prise en P6 :

La porte-fenêtre P6 donnant sur l’arrière fut réalisée par Jeannot Moulia en 2011 et Halçaren plaça les volets en 2012. Depuis cette époque de nombreux repas sont servis dehors. Maçonnerie de Pablo au printemps 2015. Derrière le mur toit de l’ex maison d’habitation Chabanne.

F3F4F6 et F8 sont des fenêtresF5 et F7 des finestrons.

Photo prise en F3 :
Au coin des murs cour et grange G1 des lilas remplacent l’ancien poirier de notre jeunesse.

Photo prise en F4 :
F4 proche de P5 : on retrouve les mêmes éléments sous un angle légèrement différent.
Sans le prunus, voici le mur nous séparant des Larroudé.
Photo prise en F5 :
Depuis ce finestron mémé pouvait apercevoir, de sa place au coin du feu, les nombreux (?) passants de l’impasse (sans nom à l’époque). Au premier plan le barreau anti-intrusion et un morceau de sarment de vigne. Au fond de la cour la grille d’entrée, élargie et restaurée par Roger et Moulia en 2013.

Photo prise en F6 :
Elle est pas belle notre vigne vierge ? Au premier plan, le bout de la queue de notre chat, Maxu.

Photo prise en F7 :
Par F7, finestron pivotant des WC, on admire le poulailler (haut) et la porcherie (bas-on s’en doutait !) restaurés, servant maintenant d’entrepôt de petit bois et de local à déchetterie. F7 sert d’entrée pour notre chat Iwak qui enjambe le barreau, pousse le finestron et s’appuie sur la cuvette pour rejoindre la porte des WC et la pousser elle aussi. Pas mal, non ?

Photo prise en F8 :
On perçoit mieux les parties haute (Hélène en 2014) et basse (Roger en 2012).

Premier étage.

Schéma avec les diverses ouvertures.

Grange G1.

En 1997 plancher posé par Lerdou et installation de l’escalier permettant l’accès depuis le bas de G1.
Repli nocturne pour les ados qui s’isolent des adultes avec leurs propres musiques. Lieu de certaines répétitions pour notre groupe Camin Casa avant les prestations sur les scènes de Siros, d’Aramits, de Monein ou avant l’enregistrement du deuxième CD en 2008.

F9 et F10 sont deux fenêtres hautes.

Photo prise en F9 :

On retrouve la scène prise du portail P2 mais avec une vue de dessus, donc une autre mise en valeur du jardin et du compost attenant.

Photo prise en F10 :

Le prunus encore feuillu (qui disparaitra en 2017) cache le panorama mais apparaît la cheminée de la maison, si utilisée quand l’âtre fonctionne (chauffage de la cuisine mais aussi quelques grillades et les châtaignes à la sartane). Juste derrière la cheminée se dessine une partie de la tabatière installée en 2015.
Nouvelle photo de 2017, sans prunus.
Grange G2.
Plancher posé par Lerdou en 1998, toit refait en tuiles d’Espagne par Moulia après la tempête de grêle qui avait détruit ce toit en 2003.

F11, F12 et F13 sont des velux installés en 2000 (Lerdou), F14 une ancienne lucarne.

Photo prise en F11 :

Toujours ce linge qui n’en finit pas de sécher ! Deux pommiers en haut de la pente. Au fond, sur le Chemin des Barthes, une construction récente.

Photo prise en F12 :

Le tulipier se situe dans un plan avant la lignée des 4 arbres fruitiers. Sur la droite un enclos avec d’autres plantations.

Photo prise en F13 :

Pas grand chose de nouveau, si ce n’est le laurier adossé au mur de la grange, dont une partie fut cassée par le poids de la neige en 2011.

Photo prise en F14 :

En contre-bas la maison de Jacqueline et Daniel Larroudé, à la lisière du bois. Au milieu de la haie départ d’un sentier du bois qui rejoint le Chemin des Barthes. On l’emprunte de temps en temps, je ne dirai pas pourquoi.

Maison.

Photo prise en F15 :

Au fond une grange Larroudé, à droite l’extrémité de notre grange G1 masquant un frêne très élevé où se logea, avant d’être détruit par l’ami Casaurang, un volumineux nid de frelons asiatiques en 2011.

Photo prise en F16 :

Le prunus et la végétation voisine nous cachent la ferme Larroudé de l’autre côté du mur (2015).
Et nous voici en 2017 avec un toit Laroudé en fond.

Photo prise en F17 :

Les deux fenêtres F16 et F17 étant très rapprochées, leurs points de vue sont donc semblables.
Nouveaux clichés en F17 en septembre 2017, avec une vue plongeante, pour une fois.
Photo prise en F18 :

Les trois maisons Labourdette-Lagarde, la marbrerie Darget sur la droite, un fil de téléphone sur lequel j’aurais bien aimé qu’une palombe se pose.

Photo prise en F19 :

Toits des habitations Larroudé et ex Chabanne.

Photo prise en F20 :

De gauche à droite : toit de notre grange G2, toit du poulailler, toit Larroudé. Et un peu plus de densité de la forêt.

Deuxième étage de la maison (grenier).

Toit reconstruit en tuiles d’Espagne par Moulia en 2003, après la tempête de grêle.

Schéma des différentes ouvertures.

 

F23 et F24 sont deux velux (Lerdou en 2000)F22 un chien assis d’origine et F21 une tabatière face en arrière du haut de la cheminée, depuis 2015, par Claverie.

Photo prise en F21 :

Pas de photo car le faîte de la cheminée qui fait face à ce mini velux n’a aucun intérêt : mais la fonction cette tabatière garde son importance au cas de détérioration du conduit (fuite par exemple due à une infiltration d’eau de pluie).

Photo prise en F22 :

Nous voici plus en hauteur avec vue plus large de la ferme Larroudé.
Avec vue plongeante sur le parterre de fleurs et une portion de toit. :

Photo prise en F23 :

On retrouve le panorama de F19 avec un peu plus de surface boisée.

Photo prise en F24 :

Même remarque si on compare à F20, avec un peu plus de verdure.

Randonnées en vallée d’Ossau : troisième partie

Nous renouvelons ici le début de l’introduction des deux premières parties, en y incorporant une seule carte de présentation, celle de l’ensemble de la vallée d’Ossau qui nous intéresse.
Comme dans les articles « randonnées en vallée d’Aspe « , publiés en février et mars 2014, j’énumère dans ce qui suit la plupart de nos randonnées, en vallée d’Ossau cette fois, durant ces dernières années. Les tours de la vallée de Barétous et de la Soule  viendront un peu  plus tard. Certaines des balades à venir sont un peu plus détaillées, complétées par plusieurs photos.
La carte proposée maintenant concerne la vallée d’Ossau dans son ensemble : y apparaissent quelques uns des lacs (symbolisés par un petit rond) et pics (symbolisés par un petit triangle) décrits en suivant.

 

img023

vallée d’Ossau

La carte ci-dessus donne une idée des quatre groupes de randonnées décrites dans les trois parties de l’article :
* environs de Laruns  ** entre Laruns et Gabas *** entre Gabas et le lac de Bious-Artigues  * ** * entre Gabas et le col du Pourtalet (avec le prolongement des excursions côté espagnol).
La première partie concernait les deux premiers groupes définis ci-dessus : autour de Laruns et Gabas. La deuxième partie se consacrait au troisième groupe : entre Gabas et Bious-Artigues . La troisième partie qui vient s’intéresse au dernier groupe : entre Gabas et le Pourtalet.


Randonnées entre
Gabas et le Pourtalet.

 

img018
détails entre Gabas et le Pourtalet
.
(dans cette dernière partie sur « Ossau » je propose un plus grand nombre de portraits de famille ou d’amis nous ayant accompagnés dans nos randonnées)

Pic de Chérue.
À Gabas (1008 m) on prend la direction du Col du Pourtalet (1778 m) pour déboucher rapidement en bas du barrage du lac de Fabrèges, impressionnant par sa taille et sur lequel sont gravées des empreintes d’ours. À hauteur du lac (1240 m) démarre sur la droite le sentier menant à Chérue. Randonnée traditionnelle avec successivement la traversée habituelle, assez pentue, d’un bois, puis d’un plateau herbeux au bout duquel s’impose une première halte, devant la cabane toujours ouverte au visiteur, sur une table de laquelle trône un cahier qui recueille les impressions et commentaires du dit visiteur. Un jeu de mots des plus douteux ponctue une de mes inscriptions : Chérue je t’aime, Chérue je t’adore. Puis vient l’ascension jusqu’au Col de Lavigne (1945 m). Magnifique point de vue sur 360 °. Sur la droite il nous arriva d’escalader le Pic Lavigne (2018 m). En bas apparaissent la Cabane de Magnabaigt (1690 m) et le chemin menant au Col de Suzon, emprunté lors du Tour du Pic d’Ossau que l’on distingue juste en face. On continue ensuite sur la ligne de crête dite Lavigne-Chérue pour atteindre le Pic Chérue (2195 m) puis le Pic Saoubiste (2261 m) après avoir franchi les Cols de Magnabaigt (2072 m) et de Saoubiste (2145 m). Un autre itinéraire de descente permet de rejoindre le bois traversé lors de la montée. Outre les « difficultés » variées du parcours (succession de creux et de bosses : après lo malh un aute malh nous dit Nadau dans une chanson) on apprécie les courses d’isards, en des endroits différents selon l’heure de la journée.


img044isard aérien du côté de Chérue

Le Lurien.
De l’autre côté du lac de Fabrèges deux possibilités s’offrent au promeneur.
Il peut emprunter les œufs qui l’amène au petit train du lac d’Artouste (1997 m). Il s’agit d’un parcours touristique très fréquenté, ne nécessitant pas de grande marche. Entre les années 1924 et 1927 la construction de l’ensemble demanda ingéniosité et gros labeur : il fallut utiliser un périphérique pour atteindre l’emplacement des rails à poser, dominant la vallée du Soussouéou.
En longeant le lac de Fabrèges on monte dans la forêt pour atteindre un vallon dont on longe le torrent qui le traverse jusqu’à la prise d’eau du Lurien. Puis on passe devant une cabane en tôles toujours ouverte pour arriver au lac de Lurien (2200 m), au pied du Pic éponyme (2826 m). De l’autre côté se situe le lac d’Artouste.
pic Lurien lac Lurienpic et lac de Lurien

Soussouéou et Cézy.
En plusieurs occasions nous avons parcouru la vallée du Soussouéou, en partant de la rive droite du gave. Le petit train d’Artouste se détache sur les hauteurs. Pendant l’été 1982, quelques mois avant de mettre au monde Aurélie, Hélène entreprit une marche assez harassante en ces endroits escarpés. Durant la même période elle monta à l’assaut du lac d’Arlet (vallée d’Aspe). Qui sait si l’attirance d’Aurélie pour l’escalade ne naquit pas dès ce moment, dans le ventre de sa mère !
Les photos qui suivent datent de 2009 où Hélène et moi étions accompagnés de Bernard et Henri avec une rencontre enrichissante à la cabane de Cézy.
049 052 059 060vallée du Soussouéou et pics autour d’Artouste

053 056la cabane de Cézy avec le couple de bergers Géraut de Laruns

Soques.
En remontant la vallée on atteint les cailloux de Soques (1392 m), sur la rive gauche du torrent. Cadre idéal pour pique niquer au bord de l’eau et pour s’initier ou se perfectionner à l’escalade. Durant l’été 2013 Aurélie et Matthieu s’y exercèrent avec d’autres amis grimpeurs qui découvraient la région par la même occasion.
En arrivant de la vallée, à partir de Soques, un sentier mène au refuge de Pombie (sur la droite) et un autre au refuge d’Arrémoulit (sur la gauche).

1283792583_683075229caillou et cabane de Soques

Arrémoulit.
Le sentier menant au refuge d’Arremoulit démarre face au Caillou de Soques, de l’autre côté de la route. Balade qui peut s’avérer éprouvante car le dénivelé approche les 1000 m. Sur la fin on passe près du col d’Arrious (2250 m) et du lac d’Arrious (2285 m) puis on plonge vers le lac et le refuge d’Arremoulit (2305 m). Pour cette fin d’itinéraire deux possibilités s’offrent au promeneur. Le premier parcours, sur la gauche, consiste en un chemin de pente régulière, sans réelle difficulté, qui rallonge la distance effectuée mais qui donne le privilège d’observer au loin le lac d’Artouste. Le deuxième parcours, sur la droite, propose le fameux passage d’Orteig (pyrénéiste renommé) qui, sur quelques dizaines de mètres surplombe un à-pic assez impressionnant. Une main courante facilite la traversée de ce passage périlleux, que je commente par deux remarques personnelles. En premier lieu, notre première rencontre avec le passage d’Orteig coïncide avec l’installation de la main courante : si bien que celle-ci n’était pas encore utilisable. Notre jeunesse et notre intrépidité nous aidèrent à repousser la peur d’une mauvaise manœuvre. Autre épisode pas banal quelques années plus tard lors du trajet  retour, après un repas  des plus animés près du refuge ponctué de boissons dont la sagesse populaire dit qu’il ne faudrait pas en abuser … surtout en montagne ! C’est en chantant que quelques uns d’entre nous franchîmes le passage pas si sages. Outre cet endroit potentiellement dangereux je garde en mémoire l’environnement majestueux avec par exemple le pic du Palas (2974 m), le plus haut sommet des Pyrénées Atlantiques et le pic d’Ariel (2824 m).

 indexArrémoulitpassage d’Orteig, refuge et lac d’Arrémoulit au pied du Palas

img209été 1995 : Hélène Haritcha et Michou Etché arrivent à bon port

Peyrelue.
Légèrement plus bas que le col du Pourtalet (1778 m) s’élance sur la gauche le sentier de Peyrelue (1570 m), pentu au départ puis moins abrupt en arrivant à la cabane de Peyrelue (1790 m) des bergers d’Ossau. En cette cabane je fis l’acquisition, été 1968, d’un petit chien de berger, un labrit, qui commençait son apprentissage au sein d’un troupeau de brebis appartenant à mon oncle Bernard. Nous étions quelques uns à accompagner l’oncle pour cette rencontre avec le troupeau et le berger qui le gardait. Moujik (ce n’est pas le nom du berger mais celui du labrit  enlevé à ses montagnes) né en mai 1968 (fait réel) ne se doutait pas qu’il partirait quelques semaines plus tard pour la Capitale et qu’il traverserait le boulevard Saint-Michel démuni de ses pavés. Mais durant la dizaine d’années qui suivit sa naissance nous ne manquions pas de le ramener dans ses Pyrénées natales pour nous accompagner lors de nos randonnées.
Nous avons parfois poursuivi jusqu’à la cabane dous Bouès de Peyrelue (1880 m) mais jamais atteint, pour le moment, le pic de Peyrelue (2441 m) à partir duquel le pic d’Ossau se dévoile sous un angle inhabituel.
Depuis l’été 2013 sont organisées, dans les 3 vallées (Aspe, Barétous, Ossau), des journées « portes ouvertes » dans les cabanes de bergers et pâtres. Exemple en Barétous à la cabane Sottou tenue par Sylvie et Marc Haritchabalet, nous y reviendrons dans un prochain écrit. En Ossau, outre Monique Lahitette à Magnabaigt, la cabane de Peyrelue dévoile aux touristes l’organisation d’une journée auprès des brebis, la fabrication du fromage et du greuil par le berger Laurent Loustau. Entre le départ du pont de Peyrelue et la cabane les promeneurs découvrent aussi quelques éléments de la flore pyrénéenne comme myrtille, serpolet, réglisse …

randonnee-pic-de-peyrelue_005la cabane de Peyrelue

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photos de Moujik (il fallait bien qu’il apparaisse une fois dans mon blog !) dont une avec l’ami René Casanave à la foire de Garits près de Saint-Palais

Anéou.
Le cirque d’Anéou (1751 m), sur la droite en arrivant au Pourtalet, offre un magnifique point de vue sur la vallée d’Ossau et sur le versant espagnol. De là on peut remonter jusqu’au refuge de Pombie, situé 300 m plus haut.

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me voici avec Odile et Michel Cailleau, Sarah et Pierre-Jean : près du refuge de Pombie on se réfugie dans la pitance

DSC04238 DSC04239ce même jour on se régale encore et encore du « géant de pierres » et des pics environnants

On peut aussi, en demeurant sur la crête, s’élever jusqu’aux pics d’Anéou (2364 m) et de Canaourouye (2347 m) avant de revenir sur le col du Pourtalet.

 aout septembre 2010 024 aout septembre 2010 027 aout septembre 2010 038 aout septembre 2010 045
vues de la crête d’Anèou avec parfois le Pic du Midi d’Ossau

aout septembre 2010 039
un groupe de randonneurs : je suis entouré d’Henri et de Jeannette avec Séverine en fond

aout septembre 2010 035
aout septembre 2010 048

nos habituelles supportrices fleuries

Randonnées en Espagne, après le Pourtalet.

Anayet.
Une fois franchi le col du Pourtalet, la route descend bien sûr vers l’Espagne et après environ 3 km on atteint la station espagnole de Formigal. On emprunte en début une piste (1635 m) puis on suit assez régulièrement un ruisseau pour atteindre, après un peu plus de 2 h de marche , le plateau d’Anayet (2230 m) enrichi d’un lac et à partir duquel on distingue au loin l’inévitable pic d’Ossau.
En été 2015 nous fûmes témoins d’une scène inhabituelle. Durant la montée vers le plateau d’Anayet le corps d’un poulain mort depuis très peu de temps nous apparut sur la gauche, à quelques mètres du sentier. La jument mère tournait autour de lui, très inquiète, et pour cause, car des vautours en bande tournoyaient au-dessus du cadavre frais, toutefois gênés par notre présence. Dans notre groupe figuraient deux jeunes enfants, si bien que nous poursuivîmes la balade pour ne pas les choquer à la vue du dépeçage imminent et inéluctable. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, ce qui restait du pauvre poulain, les os du squelette, gisait de l’autre côté du sentier : lorsque les vautours se partagent (se disputent ? ) une dépouille ils la déchiquète en arrachant puis tirant les morceaux pour les manger en périphérie.

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images de la montée sur Anayet : une yourte et Emmanuelle et Bernard avec leurs petites-filles. (17/07/15).

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pique-nique au bord du lac et … les deux dents du Pic d’Ossau en fond.

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restes du poulain (autre repas) et quelques fleurs pour réconforter.

Respoumessa.
Quelques kilomètres après le col du Pourtalet on rejoint la ville de Salent de Gallego, lovée au bord d’un lac bleuté et étiré que l’on découvre brusquement à la sortie d’un lacet, en contre-bas. En cette ville se tient chaque année en juillet un festival musical populaire que nous avons pu côtoyer naguère. Le trajet se poursuit durant un quart d’heure sur une route secondaire avant d’entamer la marche vers le refuge de Respoumossa. Encore une fois des panoramas grandioses, la découverte de cascades, falaises, bois, fleurs et chapelle.

commençons par les lacs et montagnes.
tout 210 tout 218 tout 222 tout 233 tout 245
continuons par les compagnons de cordée cheminant et posant devant la chapelle.
tout 231photo d’août 2008 avec :   Hélène, Jean, Bernard, Michel.
terminons par les fleurs d’Espagne.
tout 225 tout 252

Orosia.
Dans les Pyrénées, le Vème siècle verra apparaître les premiers sanctuaires rupestres où moines et ermites se réfugiaient, à la recherche du silence et de l’absolu.L’ermitage de Santa Orosia (en l’honneur du martyre subi par sainte Orosia, de la ,part des Sarrasins) fut érigé en 1072, au pied d’une fabuleuse cascade. Pour atteindre ce sanctuaire la voiture, après le col du Pourtalet, rejoint la ville de Sabinanigo puis emprunte une route de la sierra de Cancias menant au village de Yeba de Basa, départ de la randonnée (altitude 884 m). On traverse de larges falaises dans un décor aride mais grandiose.Le sentier s’élèvera d’environ 620 m. Voici un aperçu des 57 photos de notre film où apparaissent quelques ermitages et leurs accès parfois périlleux parmi les murs de pierres.

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st pée juin 2009 075

premier groupe de photos : quelques falaises et cascades rencontrées.

st pée juin 2009 030 st pée juin 2009 045 st pée juin 2009 046 st pée juin 2009 050 st pée juin 2009 051 st pée juin 2009 062 st pée juin 2009 066 st pée juin 2009 076 st pée juin 2009 080 st pée juin 2009 082

deuxième groupe : quelques ermitages ou leurs annonces.

Lac d’Ariel.
Il s’agit en fait de plusieurs lacs d’altitude maximale 2440 m situés au pied du pic d’Ariel ( 2824 m) pouvant être atteints à partir des refuges de Respoumossa ou d’Arrémoulit déjà cités. Pour notre part nous étions partis du caillou de Soques (1392 m). Voici un schéma de l’ensemble des pics environnants.

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Notre « expédition » était composée, de gauche à droite, de Jean-Pierre Loustalet, Bernard Bersans, Jean-Jacques Latournerie et Roland Labay.

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Ponts et passerelles sur les gaves d’Oloron

Deux gaves, issus de deux vallées pyrénéennes, traversent Oloron Sainte-Marie : le Gave d’Aspe et le Gave d’Ossau. Leur confluence, dans la ville, crée le Gave d’Oloron. Le relief quelque peu tourmenté de la ville, la variété de ses quartiers, l’abondance de ses cours d’eau et le rôle important de l’eau dans l’industrie locale (usines textiles et hydro-électriques) impressionnent toujours autant les visiteurs : « Oloron est la Venise du Sud-Ouest » nous a souvent dit l’ami québécois Hildège, qui avait pourtant bien bourlingué dans le monde. Dans l’histoire de la Cité les ponts s’avérèrent points de passages mais aussi d’échanges entre habitants des quartiers anciennement séparés.

Deux possibilités s’offrent pour enjamber les trois Gaves : 5 ponts routiers et 4 passages piétonniers répartis en cinq passages sur le gave d’Aspe, deux sur le gave d’Ossau et deux sur le gave d’Oloron. Les neuf structures concernées apparaissent dans le schéma ci-dessous.
1. Pont du Farbaig / 2. Pont d’Aspe (dit Pont Sainte-Marie) / 3. Passage Carmen Bazan / 4. Pont Sainte-Claire / 5. Passerelle d’Aspe / 6. Pont d’Ossau / 7. Passerelle d’Ossau / 8. Pont Henri-Laclau / 9. Pont du Chemin de Fer (réservé aux piétons et aux trains).

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La description de ces « œuvres d’art » s’appuie sur deux supports : des photos personnelles – sauf deux d’entre elles – prises sur le pont (ou la passerelle) même ou par dessous quand l’accès le permettait et quelques commentaires sommaires, dont des informations puisées dans l’ouvrage référence de Anne et Pierre-Louis Giannerini ( « le guide d’Oloron Sainte-Marie » ).

1 . Pont de Farbaig.

La rue Bernard d’Aureilhe démarre de la rue Adoue, longe la rive gauche du Gave d’Aspe en la remontant, pour se terminer par le Pont de Farbaig (orthographié parfois Forbaig). Une simple passerelle enjambait le Gave d’Aspe en cet endroit jusqu’en 1880 où fut construit le pont de pierre au charme discret. Deux automobiles de notre ère ne peuvent pas s’y croiser, ce qui encourage toute promenade champêtre, qui peut se prolonger par le franchissement d’escaliers menant sur les quais du gave.
 

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photos du Pont de Farbeig (Forbèth en Occitan) prises du milieu puis du bout de la rue d’Aureilhe (vers l’amont du Gave d’Aspe)
DSC07934 DSC07933photo du haut : pont de Farbeig pris de la rive droite, vers l’aval, avec des maisons bordant la rue Adoue.
photo du bas : sur la rive gauche, vers l’aval également, en contre-bas du parking rue Adoue des camping-cars.

2. Pont d’Aspe (Pont Sainte-Marie).

Le Pont d’Aspe relie la Place de Jaca aux rues Louis Barthou et Labarraque. Nommé également Pont Sainte-Marie sur certaines cartes puisque le Quartier Sainte-Marie se situe au-delà de la Place de Jaca (anciennement Place Thiers). À l’origine ce pont prolongeait la rue Labarraque, initialement sous forme de pont-levis puis déplacé plus en aval au 18ème siècle, remplacé par une double arche de pierre capable de supporter le flot croissant des charrois. De nombreuses améliorations s’imposèrent lorsque les deux villes d’Oloron et de Sainte-Marie fusionnèrent en 1858 : Oloron siège de la vicomté et Sainte-Marie, cité épiscopale.
Remarque : entre les Ponts de Forbaig et d’Aspe on rencontre barrages et centrales électriques.

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DSC07877premiers aperçus du Pont d’Aspe vu au loin.
la photo du haut est prise au croisement de la rue Adoue et de la rue Bernard d’Aureilhe, au-dessus d’une des nombreuse usines hydro-électriques campant sur les gaves de la région.

DSC07883le Pont d’Aspe vu de la rue basse des Sablières

DSC07882dans cette même rue des Sablières, stèle en l’honneur de Louis Barthou, l’enfant du pays.

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DSC07884les fontaines du Pont d’Aspe (photo du haut) et le Pont vu du bas de la rue Labarraque, avec le départ de l’escalier menant aux fontaines (photo du bas)

DSC07888dernière vue du Pont, à partir de la Place de Jaca

DSC07886le Gave d’Aspe passe sous le Pont du même nom (vue vers l’amont)

3. Passage Carmen Bazan.

Cette Passerelle est un passage, depuis le début des années 2000, entre la rue Louis Barthou et l’espace consacré à la Sous-Préfecture des Pyrénées Atlantiques, la Poste, la Maison Bourdeu (Office du Tourisme) et l’Espace Jéliote (lieu de conférences et de représentations artistiques de tout genre). Elle porte depuis peu, sous l’initiative de l’Association Terre de mémoire(s) et de luttes, le nom de Carmen Bazan, figure locale des Résistances successives au régime franquiste d’Espagne puis à l’invasion nazie.

DSC07879plaque en hommage à Carmen Bazan

DSC07878la Passerelle Carmen Bazan amène vers la partie haute de la rue Louis Barthou

 

DSC07875les dessous du Passage

DSC07881dernier cliché pris du jardin longeant la rive gauche du Gave d’Aspe

4. Pont Sainte-Claire.

Le Pont Sainte-Claire relie la Place du Tribunal, située au bout de la rue Barthou (anciennement rue Chanzy), juste après le Pont d’Ossau, au Jardin Public et à la Gare. On le surnomme aussi Pont Eiffel, du nom de l’ingénieur bien connu qui le conçut, vers les années 1880, en envisageant cette longue portée harmonieuse. Quand le trafic, et les vibrations qui vont avec, devint important il fallut consolider le pont, initialement en fonte, par du béton.

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borne à l’intention des touristes oloronais

DSC07876 DSC07880photo du haut : Pont Sainte-Claire pris d’un jardin oloronais
photo du bas : Pont Sainte-Claire pris de la Passerelle Carmen Bazan.

DSC07871 DSC07870les deux extrémités du Pont Sainte-Claire

DSC07874 DSC07873photo du haut : échelle à saumons du Pont Sainte-Claire
photo du bas : fresque murale sur un des piliers du Pont.

5. Pont d’Ossau.

Le Pont d’Ossau, le plus ancien des ponts oloronais, construit en pierre, remplace dès le 13ème siècle un ancien passage à gué. Après quelques avatars il fut reconstruit en 1829 et favorisa l’implantation des habitants vers la rive droite du Gave d’Ossau.

DSC07866dans le prolongement du Pont d’Ossau, vers l’aval du Gave d’Ossau, on aperçoit la Passerelle d’Ossau et une partie de la Médiathèque des Gaves.

DSC07867le Pont d’Ossau entouré de bâtisses anciennes et surveillé par une Tour de Notre-Dame.

DSC07868en arrivant du quartier Notre-Dame vers le Centre Ville.

DSC07869en allant vers Notre-Dame.

6. Passerelle d’Aspe.

Construite pour permettre l’accès à la Médiathèque des Gaves à partir de la rue Rocgrand, la Passerelle d’Aspe mesure 48 m de longueur.
La Médiathèque des Gaves fut impulsée sous le mandat du maire Lucbéreilh (2002-2008), réalisée sous celui d’Uthurry (2008-2014), achevée en 2010. Conçue par l’architecte Pascale Guédot, elle souleva l’enthousiasme pour l’endroit stratégique choisi, sa grâce aérienne et sa fonctionnalité. Madame Guénot se vit pour cela décerner l’Équerre d’Argent, plus haute récompense chez les architectes, le 31 janvier 2011. La Médiathèque est bâtie à la place de l’ancienne usine textile Çarçabal, à la Confluence des Gaves d’Aspe et d’Ossau, et les concepteurs surent utiliser ce site privilégié pour façonner le bâtiment en forme de proue de bateau.
De la Passerelle d’Aspe, outre le coup d’œil sur la Médiathèque, on peut admirer le Pont d’Aspe et les inévitables Pyrénées en fond.

DSC07938stèle hommage à Richard Vibert juste avant d’arriver sur la Passerelle d’Aspe

DSC07946 DSC07935photo du haut : du haut du chemin de terre descendant à la Médiathèque des Gaves, on découvre l’extrémité aval de cette Médiathèque et le point de confluence des Gaves d’Aspe et d’Ossau. La Médiathèque épouse la forme d’une proue de navire.
photo du bas : dans la continuité de ce sentier apparaissent la Passerelle d’Aspe et, en arrière plan, le Pont Sainte-Claire et le Quartier Sainte-Croix.

DSC07936passerelle d’Aspe et ancienne usine Bedat de textile, actuellement restaurée dans l’optique d’une Maison du Patrimoine de la Communauté de Communes du Piémont Oloronais

DSC07937la Passerelle d’Aspe mène à la Médiathèque.

DSC07939du milieu de la Passerelle d’Aspe on perçoit le Pont Sainte-Claire en amont et le Quartier Sainte-Croix sur la hauteur

DSC07940la Médiathèque des Gaves et son parvis

img056la Médiathèque et les deux Passerelles d’Aspe et d’Ossau n’ont pas encore été construites. A la Confluence bâtiments de l’ancienne usine Çarçabal. Apparaissent le Pont d’Ossau à gauche et le Pont Sainte-Claire à droite (photo parue dans le livre des Giannerini cité dans l’introduction).

7. Passerelle d ‘Ossau.

La Passerelle d’Ossau, qui mesure elle aussi 48 m, permet de joindre la Médiathèque à la rue Palassou, en traversant le parking Barraban, du nom de l’ancienne usine textile qui occupait ce terrain auparavant. Le parking a conservé une partie des charpentes métalliques de l’usine. Puis on atteint le Marché hebdomadaire du vendredi dispersé autour de la Mairie. La Passerelle offre deux magnifiques points de vue : vers l’aval du gave d’Ossau la Médiathèque et la Confluence des deux gaves, vers l’amont une partie de la chaîne des Pyrénées et le quartier Sainte-Croix sur la hauteur de la ville.

DSC07941extrémité de la Médiathèque et Passerelle d’Ossau avec en fond le parking Barraban.

DSC07942milieu de la Passerelle d’Ossau avec l’usine hydro-électrique sur la droite et le Pont d’Ossau en fond vers l’amont.

DSC07943du milieu de la Passerelle d’Ossau on distingue clairement la confluence des deux gaves, juste après la Médiathèque, Ossau en premier plan et Aspe en fond.

DSC07944 DSC07945l’ancienne usine Bedat, la Passerelle d’Ossau et l’usine hydro-électrique

8. Pont Henri-Laclau.

Pont le plus récent de la ville, le Pont Henri-Laclau fut conçu pour faciliter le contournement de celle-ci (Henri Laclau fut maire d’Oloron : de 1977 à 1983). La « rocade » d’Oloron emprunte donc ce pont, le plus large et le plus élevé de tous, lui permettant de bénéficier de plus d’un point de vue magnifique : le clocher du Quartier Notre-Dame à gauche, les hauteurs du Quartier Sainte-Croix en face, les tours de la Cathédrale Sainte-Marie à droite, et bien sûr au loin, un large éventail de la chaîne pyrénéenne (photo à venir).

DSC07905en contre-bas du Pont Laclau

streetviewsur le Pont Laclau d’Oloron
on n’y danse pas tous en rond

DSC07906passage sous le Pont Laclau pour rejoindre le Pont du Chemin de Fer

DSC07907de l’autre côté du Pont Laclau

9. Pont du Chemin de Fer.

En fait il s’agit d’un pont, pour la voie ferrée qui enjambe le gave d’Oloron, et d’une passerelle étroite pour les piétons, parallèle aux rails. Ce pont de pierre s’étend sur 90 m au-dessus du gave d’Oloron. La voie ferrée, construite dès 1883, est empruntée par le TER assurant la liaison Pau-Oloron, dont le prolongement jusqu’à Bedous en vallée d’Aspe est programmé pour fin 2016 – les travaux de restauration de l’ancienne ligne sont déjà bien entamés – en attendant peut-être sa continuité jusqu’à Canfranc en Aragon, via le Tunnel ferroviaire du Somport. Le Pont du Chemin de Fer d’Oloron est tristement surnommé « Pont des Suicidés » car plusieurs personnes y mirent fin à leur vie en se jetant dans le Gave situé 30 m pus bas, à partir du passage piétonnier qui longe les rails.

DSC07908arrivée proche du Pont du Chemin de Fer : passage piétonnier et ensuite voie ferrée.

DSC07910sous le Pont circule le Gave d’Oloron, de la droite vers la gauche.

DSC07909chemin piétonnier, voie ferrée et une contemplatrice bien connue du panorama

DSC07911nous restons sur le passage piétonnier du Pont, côté aval du Gave, avec en fond le château Dupeyroux sur les terres d’Estos.
DSC07912du même point sur le passage, vue en amont du Pont Henri Laclau et de la chaîne des Pyrénées.

DSC07913 DSC07916en s’éloignant du Pont du Chemin de Fer on traverse un petit pont à la confluence d’une rivière venant d’Estos et du Gave d’Oloron puis on passe devant l’entrée du Parc du château Dupeyroux.

Démons et merveilles.
Des monts et mères veillent.
Des ponts et des passerelles sur Oloron.
Des raisonnables et des pas sages sur des passages qui volent sur l’eau en susurrant des voyages poético-utopiques.

Randonnées en vallée d’Ossau : deuxième partie

Pour cette deuxième partie en Ossau nous renouvelons ici le début de l’introduction de la première partie, en y incorporant une seule carte de présentation, celle de l’ensemble de la vallée d’Ossau qui nous intéresse.
Comme dans les articles « randonnées en vallée d’Aspe« , publiés en février et mars 2014, j’énumère dans ce qui suit la plupart de nos randonnées, en vallée d’Ossau cette fois, durant ces dernières années. Les tours de la vallée de Barétous et de la Soule  viendront un peu  plus tard. Certaines des balades à venir sont un peu plus détaillées, complétées par plusieurs photos.
La carte proposée maintenant concerne la vallée d’Ossau dans son ensemble : y apparaissent quelques uns des lacs (symbolisés par un petit rond) et pics (symbolisés par un petit triangle) décrits en suivant.

img023                                                                                                                  vallée d’Ossau

La carte ci-dessus donne une idée des quatre groupes de randonnées décrites dans les trois parties de l’article « randonnées en vallée d’Ossau » :
* environs de Laruns  ** entre Laruns et Gabas *** entre Gabas et le lac de Bious-Artigues  * ** * entre Gabas et le col du Pourtalet (avec le prolongement des excursions côté espagnol).
La première partie concernait les deux premiers groupes définis ci-dessus : autour de Laruns et Gabas. La deuxième partie qui vient touche le troisième groupe : entre Gabas et Bious-Artigues . La troisième partie s’intéressera au dernier groupe : entre Gabas et le Pourtalet.

Randonnées entre Gabas et Bious-Artigues.

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                                                 détails entre Gabas et Bious-Artigues.

Ce troisième paragraphe domine la tête de notre palmarès car il concerne les deux randonnées les plus fréquentées par nous (mais aussi par pas mal de connaissances) durant ces trente dernières années : les Lacs d’Ayous et le Tour du Pic du Midi d’Ossau. Avant de détailler ces deux « monuments » je parle des autres lacs ou pâturages visités aux alentours.
Un peu plus bas que le lac de Bious-Artigues, un vaste espace, mi-herbeux, mi-pierreux, retient à lui les voitures trop nombreuses en été, dès les premières heures de la journée, les empêchant ainsi d’accéder au parking qui jouxte le lac. Il s’agit du parking de Bious-Oumettes. Face à cette aire de stationnement s’élève, sur la droite, le sentier qui conduit au lac d’Aule (pour un dénivelé d’environ 700 m). Très belle balade avec le Pic d’Ossau qui apparaît si on se retourne, en fin de parcours. On passe près de la cabane d’Aule avant de retrouver très souvent des troupeaux en bord du lac. Comme très souvent dans les Pyrénées (et dans les massifs montagneux en général) plusieurs variétés de fleurs éclairent les prairies et les flancs des versants, comme l’attestent ces deux photos de marguerites et d’iris.
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Le Lac de Bious-Artigues lui-même peut constituer un but de promenade, ne nécessitant aucun matériel particulier. On rencontre de nombreuses familles (de tous les âges) effectuant le Tour du Lac ou bien, après la traversée guère pentue du Bois de Bious-Artigues, s’arrêtant sur le grand plateau herbeux qui fait la joie des enfants (entre autres !) : jeux aquatiques dans le Gave de Bious, approche des troupeaux libres de chevaux ou de vaches.
029 034 039 042outre le Lac de Bious-Artigues apparaissent le Pic du Midi d’Ossau et le Pont enjambant le Gave de Bious avant la montée dans le bois

Au-dessus du parking du lac de Bious-Artigues part, à travers la forêt, le sentier qui contournera le Pic du Midi d’Ossau. Après une heure de marche ce sentier jaillit dans les estives et on peut apercevoir, en contre-bas sur la gauche, la Cabane de Magnabaigt, tenue par Monique Lahitette (Penen) et sa sœur. Le cheptel est complet : brebis, chèvres (dont le fromage est vendu tous les vendredis au marché d’Oloron), vaches béarnaises, porc noir. Il arriva que la Cabane fut le terme du voyage (voir photo) quand le temps nous manquait pour atteindre le Refuge de Pombie. En septembre dernier Jean Fourcade et moi rejoignîmes Jeantet Lahitette qui descendait son troupeau de vaches béarnaises de Magnabaigt à Gabas avant qu’un camion prenne le relais jusqu’à Ledeuix.

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Magnabaigt, sa patronne et ses visiteurs

DSC07044vue de la Cabane de Magnabaigt à partir du sentier menant au Refuge de Pombie

De Magnabaigt étant on observe donc, du côté droit et en hauteur le Chemin du Pic d’Ossau, et du côté gauche la ligne des crêtes reliant les Pics Lavigne, Chérue, Saoubiste (voir dernier paragraphe à venir, dans la troisième partie sur Ossau).

Le Tour des Lacs d’Ayous.

Avec le Lac d’Estaëns en vallée d’Aspe, le Tour des Lacs d’Ayous s’inscrit en haut de l’affiche des randonnées que nous proposons aux amis visiteurs qui découvrent la région et aiment marcher en montagne. Chaque été ainsi nous entreprenons au moins une fois ce circuit, le nombre de participants pouvant varier de deux à une dizaine, voire plus. Plusieurs possibilités s’offrent dans le choix du parcours. En tout premier le sens de ce parcours : presque toujours maintenant nous sollicitons le sens trigonométrique, dit positif pour les mathématiciens (un peu de nostalgie encore parfois), sens inverse des aiguilles d’une montre, mais comme la montre est absente peu à peu des poignets, puisque le portable indique l’heure, et que de plus disparaissent les aiguilles des montres encore utilisées, la référence trigonométrique s’impose d’autant.
Si le temps (durée) manque ou si le temps (météo) devient incertain, le Refuge d’Ayous (1980 m) peut constituer un terminus de la balade, avec un dénivelé de près de 520 m par rapport au Lac de Bious-Artigues (1435 m). On traverse d’abord le Bois de Bious-Artigues pour déboucher sur un large plateau très allongé, siège d’une vie pastorale animée qui enchante les visiteurs. Succède à cette courte halte pour admirer la grandeur du site une nouvelle montée un peu plus abrupte dans un autre Bois, se terminant par une zone de pâturage au milieu de laquelle une cabane de berger attire l’attention, la cabane du Col Long d’Ayous (1685 m).
Puis se succèdent les lacs Roumassat (1845 m), du Miey (1914 m), Gentau (1947 m) et la remontée d’une cascade pour atteindre le refuge (1960 m). Paysage magique, sans difficulté majeure. Autour du Lac Gentau, devant lequel trône le Refuge d’Ayous, paissent des troupeaux de brebis et de chevaux. Et, sublime image, le Pic d’Ossau se reflète à la surface du lac. Dans ce cadre idyllique s’impose un arrêt conséquent où la méditation succède au pique-nique, à moins que ce soit l’inverse.
Au-dessus de nos têtes dominent le Col d’Ayous (2185 m ) au nord-ouest et, vers le sud, la suite de la balade vers les autres lacs. Ce Col d’Ayous mérite un effort supplémentaire, pendant que certain(e)s digèrent et somnolent, car il donne accès, de l’autre côté, à la vallée d’Aspe, via le Refuge du Larry et, plus loin, le Chemin de la Mâture.

 

setp2013 030le Pic du Midi d’Ossau et le Lac Gentau.

Pour certains, après la collation à Gentau, le retour s’effectuera par le même chemin que celui de l’aller.
Pour les marcheurs plus confirmés l’ascension se poursuit vers les lacs Bersau (2073 m) et Castérau (1943 m) puis ce sera la longue descente vers le grand plateau herbeux qui s’étale autour du Gave de Bious, refuge de nombreux troupeaux de toutes sortes : brebis, vaches, ânes, chevaux. La passerelle terminale qui enjambe le Gave, le pont d’Ayous, permet de retrouver le Bois puis le Lac de Bious-Artigues. Selon le rythme de marche adopté et les temps de repos le Tour complet de ces lacs d’Ayous nécessite de 6 à 7 heures.

img048      me voici sur le Pont d’Ayous avec Bernard, Pierre et Alain. Hélène, la photographe, en général présente dans les balades décrites, apparaîtra dans la troisième partie consacrée à Ossau, en particulier sur Chérue.

DSC07077intersection des deux chemins menant aux lacs d’Ayous et au Pic du Midi.

DSC07089 DSC07088grand plateau herbeux emprunté sur la fin des deux itinéraires (Ayous et Pic d’Ossau) : des randonneurs sur une photo (nous) et, sur l’autre, des animaux en rang d’honneur.

DSC07082Matthieu, Séverine, Aurélie, retour dans le Bois de Bious-Artigues : la balade se termine.

Le Tour du Pic du Midi d’Ossau.

Le « personnage » de la vallée d’Ossau, avec ses deux dents aux hauteurs inégales, domine la vallée, du fait de son altitude élevée (2805 m) et de son relatif isolement. Lors de chaque balade décrite précédemment il apparaît toujours à un moment ou un autre. A ses pieds le Refuge de Pombie peut s’atteindre par deux chemins principaux : soit à partir du lac de Bious-Artigues, soit à partir du plateau d’Anéou, proche du Col du Pourtalet. L’origine de son surnom bien connu, Jean-Pierre, porte à discussion. Je propose deux hypothèses. Tout d’abord, en Béarn on attribue parfois ce prénom de Jean-Pierre à un personnage ou une entité remarquable. Ainsi, quand les grondements du tonnerre crépitent le dicton populaire affirme : « Escota, Jan-Peire que pèta ! » (Écoute Jean-Pierre qui pète). En-haut d’un pré de la ferme Manaoüt trônait depuis plusieurs générations un chêne que l’on pouvait apercevoir au loin depuis la route de Gastellondo reliant Lanne et Barcus. Pour tout le monde alentour, famille comme voisins, ce majestueux enraciné était appelé Jean-Pierre. La deuxième proposition de ce patronyme tient plus d’une légende datant de plusieurs millénaires quand ce qui devait devenir le Pic d’Ossau était encore un immense volcan qui jaillit du sol en projetant des multitudes de projectiles. Baptisé pour l’occasion « le géant de pierres » son nom fut vite simplifié en Jean-Pierre.
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il mérite bien encore un portrait, notre géant, vu en arrière du lac de Bious-Artigues

Atteindre le sommet du Pic est possible, par deux chemins. Soit l’escalade de la face Nord, en partant du Refuge de Pombie, réservée aux professionnels, nécessitant un bivouac en pleine nuit, soit l’ascension par un chemin balisé à partir du Col de Suzon. Mes frères et plusieurs ami(e)s y sont parvenus, terminant le parcours par une cheminée, durant laquelle il faut maintenant s’encorder, du moins lors de la descente de cette cheminée.
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l’Ossau domine Suzon

Le Tour du Pic.
Le contournement du Pic, réalisé tant de fois, avec des partenaires de Saint-Pée obligés mais aussi avec des amis touristes de passage sur nos terres, demande des efforts en tout genre, comme on va le voir, durant environ sept heures, en tenant compte d’un arrêt buffet conséquent. Cette balade regorge d’anecdotes que je propose de partager. Les premières temps nous effectuions le tour dans le sens inverse de rotation des aiguilles d’une montre mais comme cela correspondait à une montée vers Peyreget en plein soleil nous choisissons depuis quelques années le sens des aiguilles d’une montre. On peut suivre les différentes étapes de ce périple sur la carte proposée en début d’article.
Abandonnant la voiture au parking situé en contre-bas du lac de Bious-Artigues, la première partie du trajet consiste à rejoindre ce lac (1435 m) par un chemin en lacets. On quitte alors le chemin de randonnée qui mène aux lacs d’Ayous et on part sur celui qui s’élève, vers la gauche, dans un bois riche en essences variées, deuxième partie du Bois de Bious-Artigues, débouchant sur un espace herbeux qui offre le premier panorama fastueux de la journée et débouche sur le Col Long de Magnabaigt.

DSC07043à la sortie du bois, en se retournant, on aperçoit les nuages en fond de vallée

Un peu plus loin, à nos pieds apparaît la cabane de Magnabaigt (1793 m) déjà décrite précédemment et, dans le prolongement de celle-ci, la ligne de crête des pics de Chérue et Saoubiste (dont nous reparlerons dans la troisième partie).
Un peu plus haut de notre sentier on devine, si le brouillard n’est pas de la partie, le Col de Suzon (2127 m). C’est dans cette portion du trajet que des isards daignent se faire parfois admirer (voir plus bas).

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entre Magnabaigt et Suzon, en regardant vers le bas puis vers le haut

Un arrêt à Suzon est en général programmé, pour plusieurs raisons. D’une part bien sûr pour souffler un peu et se ravitailler en eau et céréales après ce dénivelé de 700 m environ déjà effectué. D’autre part pour prendre le temps d’observer un point de vue à 360 ° offert en ce lieu. Derrière nous le bois traversé quelques instants auparavant, sur la droite le sentier emprunté par les randonneurs qui visent l’ascension du Pic, juste au-dessus de nous, donc, et en face, légèrement plus bas, le Refuge de Pombie (2031 m).

DSC07048on arrive au Col de Suzon

Entre Suzon et Pombie il faut traverser de nombreux rocs et éboulis, surveiller le placement des pieds tout en suivant le bon chemin pas toujours indiqué en ces endroits abrupts. C’est la Grande Raillère de Pombie.

DSC07053vous ne distinguez pas la marmotte ? moi non plus ! pourtant, c’est dans ce terrain caillouteux que retentit parfois son cri strident et qu’on l’observe dressée sur ses pattes de derrière

Au Refuge de Pombie une longue halte nous attend, faite de récupération et de collation. On cherche d’abord à la jumelle d’éventuels intrépides gravissant le Pic puis on installe le pique-nique libérateur. Plus d’une fois l’euphorie due à l’altitude et à des boissons pourtant dégustées avec modération nous incita à entonner quelques chants béarnais, à l’étonnement des randonneurs du voisinage qui n’avaient ni feuille ni stylo pour s’enquérir d’un autographe de ce choeur inédit pour l’endroit : il faut dire qu’avec Jean et Angèle Fourcade aux commandes du groupe vocal les auditeurs étaient comblés.

DSC07066l’arrivée au Refuge de Pombie
img046la face Nord du Pic du Midi d’Ossau, telle qu’elle apparaît du Refuge de Pombie

DSC07063un dernier regard sur le lac du refuge de Pombie

Après le refuge deux possibilités s’offrent à nous pour continuer le voyage. Le chemin le plus direct passe par le Col de Peyreget (2208 m) nécessitant donc une nouvelle grimpette de 200 m, pas évidente en début car elle succède au repas en général conséquent, avant de redescendre vers un petit lac, lac de Peyreget, que rejoint également le deuxième itinéraire partant du refuge. Cette option prend plus de temps que la première car elle consiste en un contournement de Peyreget, mais elle présente deux avantages. Ce parcours s’effectue sans dénivelé important ni difficulté véritable. De plus le spectacle proposé varie tout au long de la marche : rencontre de plusieurs troupeaux de brebis, découverte des cabanes de bergers éparpillées dans les replats herbeux, panorama classique des sommets pyrénéens, vue sur le Col du Pourtalet et la frontière avec l’Espagne au loin, en contre-bas. On retrouve le lac de Peyreget que domine le Col de Peyreget et ses rochers environnants où on admira un jour les isards bondissants (pourtant pas Basques).

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un isard pris par hasard en photo ? Comme c’est bizarre !

DSC07076 DSC07069sur le chemin du retour

On continue par une longue descente par moments accidentée dans le Bois des Arazures, à la végétation dense, jusqu’aux prairies du grand plateau, où on rejoint le parcours provenant des Lacs d’Ayous. On laisse les cabanes de Cap de Pount et de Peyreget, et, en suivant le Gave de Bious, on atteint le Pont d’Ayous puis le bois de Bious-Artigues avant de longer le Lac éponyme et son parking.

DSC07083on sort du Bois des Arazures pour rejoindre le plateau pastoral décrit plus haut

DSC07086on atteint le Gave de Bious et la dernière longue ligne droite du parcours jusqu’au Pont d’Ayous

Dernière « aventure plus personnelle ». Il m’arriva en une occasion de me lancer seul dans ce parcours relativement long, sans le vouloir vraiment au départ. Pour tester de nouvelles chaussures de montagne je m’étais fixé le but de rejoindre la cabane de Magnabaigt soit pour une durée d’une petite heure. Mais une fois arrivé à l’embranchement qui surplombe ladite cabane, comme j’hésitais à me laisser glisser vers elle, il me sembla que le Col de Suzon, un peu plus haut, me narguait, l’air de dire : « voyons si tu es capable de m’atteindre ». Comme les nouvelles chaussures me convenaient je poursuivis donc la balade jusqu’à Suzon. La suite est facile à deviner : de Suzon j’aperçus le refuge de Pombie qui m’attira à son tour, puis ce fut Peyreget et l’enchainement des étapes décrites plus haut car à chacune d’elles le test des chaussures s’avérait positif et il n’était plus question de faire demi-tour, comme envisagé initialement.

Randonnées en vallée d’Ossau : première partie

Comme dans les articles « randonnées en vallée d’Aspe » , publiés en février et mars 2014, j’énumère dans ce qui suit la plupart de nos randonnées, en vallée d’Ossau cette fois, durant ces dernières années. Les tours de la vallée de Barétous et de la Soule  viendront un peu  plus tard. Certaines des balades citées sont un peu plus détaillées, des photos pouvant même les compléter. Sur quelques photos « s’incrustent », plus souvent que d’habitude, les personnages familiers ou amicaux qui partagèrent avec moi ces envolées vers les sommets.
Du fait de mon intérêt bien connu pour les cartes géographiques, j’en propose deux d’entrée. La première représente les trois chemins partant d’Oloron pour atteindre l’Espagne (Aspe, Barétous, Ossau). La seconde concerne la vallée d’Ossau, où apparaissent quelques uns des lacs (symbolisés par un petit rond) et pics (symbolisés par un petit triangle) décrits en suivant.

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                                                                                            d’Oloron en Espagne

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                                                                                                      vallée d’Ossau

La carte ci-dessus donne une idée des quatre groupes de randonnées décrites dans les trois parties de l’article :
* environs de Laruns  ** entre Laruns et Gabas *** entre Gabas et le lac de Bious-Artigues   * ** * entre Gabas et le col du Pourtalet (avec le prolongement des excursions côté espagnol).
La première partie concerne les deux premiers groupes définis ci-dessus : autour de Laruns et Gabas. La deuxième partie à venir touchera le troisième groupe : entre Gabas et Bious-Artigues. La troisième partie s’intéressera  au dernier groupe : entre Gabas et le Pourtalet.
Par ordre d’apparition dans le texte et, parfois, à l’image : Castet, Rébenacq, Aas, Jaüt, Port d’Aste, Aran, Massibé, Escurrets, Anglas, Uzious, Bitet, Liet, Isabe, Iseye, Er.

Randonnées dans les environs de Laruns.

Pour chacun des quatre paragraphes définis au-dessus, je propose un autre schéma à peine un peu plus détaillé, avec les altitudes des lacs et pics rencontrés, sans tenir compte des distances réelles entre les divers points cités ni de la courbure des chemins ou routes.

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détails autour de Laruns
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Avertissement :
– Je n’ai pour l’instant pas encore retrouvé des photos de certaines randos, je les ajouterai plus tard (Jaüt, Escurrets, Soussouéou).
– De plus, quelques photos « papier » ont été incorporées directement sans avoir été numérisées, ce qui crée des espaces vides pas très jolis entre cliché et légende. J’espère pouvoir utiliser un logiciel adéquat qui me permettra de corriger ces insuffisances.

Le village de Castet (altitude 440 m).
Un peu à l’écart de la D934 reliant Arudy à Laruns, le village de Castet charme ses visiteurs, grâce à ses rues escarpées, comme souvent en Ossau comme en Aspe, son Lac, son Église sur les hauteurs : donjon du 13ème siècle, église édifiée à partir de la fin du 11ème siècle. Le Lac en particulier propose plusieurs activités aquatiques, qui ravissent les enfants et les familles, et offre aussi plusieurs itinéraires pour de courtes promenades le long de ses rives. Il y a quelques années se déroula la Pastorale Ossaloise (Pastorala Aussaulesa en Occitan) , en nocturne, sur l’eau comme sur la berge. Les Pastorales béarnaises ou souletines relatent en général l’histoire d’un personnage local. Les acteurs, danseurs, conteurs, chanteurs sont tous des bénévoles amateurs issus du village concerné, ou de ses environs. À Castet, les 20-21-22 juillet 2012 la Pastorale traitait de la vie du berger botaniste Pierrine Gaston-Sacaze. Lumières, chants, danses, bénéficièrent du cadre enchanteur du lac. Après le spectacle, comme lors de toute Pastorale, les chœurs d’acteurs et de spectateurs mêlés s’unirent spontanément et émurent, sans nul doute, les fées et lutins qui habitent ces lieux magiques.
aout septembre 2010 109 aout septembre 2010 111 aout septembre 2010 115                                                                          vues du village ossalois Castet

Boucle Haut-de-Gan, Rébenacq, Bescat.
Sur la RN134 relient Oloron et Pau, on laisse la voiture à Bélair pour s’élancer sur un chemin balisé en partie. On s’approche de Rébénacq et on traverse le village typique de Bescat tout en observant le fond de la vallée d’Ossau et la chaîne des Pyrénées.
img035sur les hauteurs de Haut-de-Gan

Montagne verte d’Aas.
Laissant la voiture devant le lavoir d’Aas, on parcourt une boucle de 3h15 (je ne compte jamais les temps de déjeuner) pour un dénivelé de 600 m. Après s’être élevés au-dessus des Eaux-Bonnes, entre Laruns et Gourette, on parcourt de vastes prairies séparées par des murets de pierres aux contours irréguliers qui accentuent le charme de ce plateau herbeux peu fréquenté. On termine la descente du retour par la traversée de Bagès, un quartier de Béost, avant de remonter sur Aas.

DSC_0012 DSC_0013 DSC_0018 DSC_0024 DSC_0029 DSC_0037 DSC_0038Tiens ! Séverine et Hélène m’accompagnaient !

Col et Moulle de Jaüt.
La voiture nous mène un peu plus haut que le Port de Castet. A pied on passe devant la cabane l’Escala et on atteint en 1 h 20 les abords du Col de Jaüt (1506 m). Mais on s’arrête avant le sommet, le Moulle de Jaüt (2050 m), car le brouillard s’épaissit et nous oblige à casser la croûte, avant de revenir par le même chemin. Dommage car le point de vue en haut eut été remarquable par temps clair : au loin l’Océan, paraît-il, sûrement Atlantique. Après Jaüt, si le soleil avait eu la bonne idée de chasser le brouillard, on aurait poursuivi vers le col de Lallène ( 1840 m) pour finir la boucle envisagée. Ce sera pour la prochaine fois.

Port d’Aste.
Le départ s’effectue au-dessus du village d’Aste où on aborde une longue grimpée sur un chemin dallé. L’arrivée surprend, avec un ensemble de granges regroupées donnant l’impression de former un village à part : c’est le Port d’Aste. Les beaux pâturages traversés prouvent l’existence d’une vie pastorale encore existante. Curiosité : on passe tout près d’une toilette bien entretenue, en pleine montagne, comme le montre une des photos ci-dessous.
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Surplombant la D934 le Port d’Aste met en valeur ses pâturages, ses champs d’iris, ses tracteurs, ses vaches, ses granges … et ses toilettes à l’air libre

Aran et Massibé.
Notre première expédition en ces lieux restera dans les annales (été 2005). Pour tous les participants à cette randonnée, il s’agissait d’une découverte, puisque aucun d’entre nous n’avait jamais abordé la difficulté : Bernard B, Jean F, Angèle F, Henri O, Hélène H, Michel B. C’est proche d’une carrière située après le Col de Marie-Blanque (Col permettant le passage de la vallée d’Aspe à la vallée d’Ossau) que nous avions stationné nos voitures (1000 m). Pas de problème en début de course, ce nouveau site nous émerveillant pour ses vues lointaines (on put ainsi observer les deux Pics magiques d’Ossau et d’Anie – pas du même endroit bien sûr), ses crevasses (au fond de l’une d’entre elles un cadavre de cheval gisait), un troupeau de vaches béarnaises (appartenant à Bernard Mora, l’un des éleveurs de la région intéressé à la sauvegarde de cette race de vaches en voie de disparition il y a une dizaine d’années). Le brouillard commençant à monter vers nous alors que l’apéritif conséquent que nous nous octroyions rendait très joyeuse l’atmosphère, un sage du groupe nous conseilla de remettre à plus tard le repas et de commencer la descente, sans avoir atteint le but de la balade. Après hésitation et vote à main levée on se rendit à sa proposition et on entama donc le retour dans la brume qui s’épaississait de plus en plus. Plus on avançait, plus la vision du chemin devenait floue, si bien qu’à un certain moment nous perdîmes de vue ce chemin pour nous retrouver dans un bois de plus en plus pentu et de plus en plus touffus. À l’époque point de portable ni de GPS : on devait se débrouiller seuls. Quelques fausses alertes plus tard, comme un aboiement lointain qui laissait croire qu’on se rapprochait d’une bergerie, quelques faux pas plus tard mais le groupe restait compact et rattrapait le ou la maladroit(e), quelques espoirs de retrouver un sentier, mais il débouchait sur une ébauche d’à-pic, bref après une paire d’heures de marche à l’aveuglette (mais avec quand-même une sensation de se diriger vers le bas) et avant que l’angoisse nous prenne, nous avons retrouvé un chemin pastoral qui nous menait jusqu’à la route. Certes nous rejoignîmes celle-ci en un point assez éloigné du parking mais l’essentiel était d’avoir vaincu le brouillard. Avant de retrouver nos véhicules la cueillette de champignons remonta le moral des troupes et compléta le repas du soir vécu dans l’allégresse après ces moments d’inquiétude.
Un an plus tard (été 2006) la troupe de six se renforça de plusieurs éléments : Jeannette et Éloi B, Alain B, Justine et Mickaëla F. Le beau temps, de la partie cette fois, nous aida à atteindre le Col d’Aran (1654 m) puis le plateau calcaire qui suivait (1820 m) et à nous rapprocher du Mailh Massibé (1973 m). Mais des contraintes professionnelles nous obligèrent à abréger la randonnée, le plus physique et le plus attractif ayant été assurés toutefois.
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          la montée sur Aran (on n’a pas l’air de chanter) puis le casse-croûte (on paraît plus enchantés)

Les Escurrets.
Du Col de Marie-Blanque on s’élève aussi vers le Nord pour approcher le Pic des Escurrets sur la crête duquel on admire deux points de vue : d’un côté des éléments de la chaîne des Pyrénées avec Aran et Massibé tout proches, de l’autre côté la plaine d’Ogeu et la route reliant Oloron et Pau.

Lacs d’Anglas et Uzious.
Il s’agit d’une randonnée très prisée, faite et refaite avec des partenaires souvent différents. Elle démarre d’un parking de Gourette, entre Laruns et l’Aubisque (1450 m). Après avoir surplombé le Plaa de Batch (1573 m) on laisse en contre-bas la Cabane de Coste Goua et on monte en lacets jusqu’au lac d’Anglas (2068 m). Puis on s’élève de nouveau en longeant d’anciennes mines de fer qui mènent au Lac d’Uzious (2250 m) : lac aux couleurs et reflets qui nous émerveillent en chaque occasion.
Plusieurs anecdotes émaillent ces marches variées  à l’assaut de ces lacs aux teintes toujours surprenantes.
Une fois il nous arriva de ne pas atteindre l’objectif à cause d’un orage que nous n’attendions pas de si tôt. Redescente sur Gourette au pas de course, avec quelques arrêts pour s’abriter sous des rochers conséquents quand les trombes d’eau nous y obligeaient. On croise un couple en pleine dispute car l’un voulait poursuivre vers le haut, en espérant que l’orage cesserait, et l’autre s’y opposait. « Quel c … ! » entendit-on au passage du duo.
Une autre fois, un coup de vent violent emporta la casquette de l’ami Bernard G et la déposa soigneusement sur le rivage d’un des deux lacs. Hélas les rides provoquées par le souffle du vent éloignèrent peu à peu le couvre-chef du bord si bien que nous dûmes contourner le  lac en espérant récupérer l’objet cher à l’autre extrémité du dit lac. Effectivement, durant le casse-croûte – qui nous tint en haleine car nous observions en même temps le cheminement de la casquette sur l’onde – celle-ci se rapprocha peu à peu de notre groupe et Bernard récupéra son bien avec avidité.
Je ne fais que sélectionner quelques photos parmi la grande quantité dont je dispose sur ce circuit : successivement les étés 2003, 2012, 2013.

Nous n’oublierons jamais non plus la dernière grande balade d’Angèle en septembre 2012, vers ces mêmes lacs d’Anglas et d’Uzious (elle avait déjà participé à toutes les précédentes expéditions en ces lieux). Quand nos deux couples attaquèrent la montée, elle sortait quelques jours auparavant d’une séance de Chimio, mais sa volonté était la plus forte : il fallait qu’on arrive au terme de ce voyage , malgré un brouillard de plus en plus épais qui, comme s’il avait voulu la saluer, disparut quand nous atteignîmes le premier lac. Quelques clichés sélectionnés de cette balade.

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Une année plus tard enfin, petite frayeur en parcourant la boucle du retour qui longe à un certain moment une conduite d’eau presque verticale qui sert de guide. Nos filles Aurélie et Séverine, accompagnées de Matthieu, prirent un raccourci des plus abrupts dans les rochers. Tout se passa bien mais j’en tremblais rétroactivement ensuite.
été 2013 076 été 2013 au Lac D'Anglas
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Une vue de chaque lac et l’équipe de l’été 2013 : Michel, Matthieu, Aurélie, Séverine. Par rapport aux photos précédentes le brouillard a disparu. Une fois de plus Hélène est absente du cliché puisque faisant office d’opératrice.

Randonnées entre Laruns et Gabas.

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détails entre Laruns et Gabas.

 La RD 934 relie Laruns, Les Eaux-Chaudes et Gabas. Peu après les Eaux-Chaudes on laisse sur la droite le village typique de Goust, sur les hauteurs, que nous n’avons pas encore visité. Puis, sur la gauche on longe le lac de Miégebat et sa centrale électrique. Encore plus haut vers la droite partent les gorges du Bitet. On abandonne la voiture assez vite pour rejoindre la prise d’eau de Sesques. Cet endroit fut le point de départ de plusieurs randonnées.
La montagne de Liet accueillait à l’époque les troupeaux de la ferme Maunas-Mirande : prétexte d’une marche montagnarde associée à une fête familiale. Un de ces épisodes reste marquant pour moi, durant l’été 85. Sortant quelque temps auparavant d’une longue période (3 mois) d’immobilisation j’entrepris, avec la copine-collègue d’Hélène, Caroline, l’ « ascension » de Liet, sans savoir jusqu’où mes jambes me porteraient. Finalement les forces ne m’abandonnant pas, nous atteignîmes la cabane désirée et le repas collectif fut encore plus apprécié que d’habitude puisque j’avais vaincu l’appréhension initiale. Mais cela se corsa pour la descente car peu à peu le brouillard nous enveloppa jusqu’à disparition du chemin – par moments on traversait des pentes herbeuses, sans réel repère, et si, par temps clair, on retrouve toujours une bonne piste, ce n’est plus vrai quand le temps est bouché. Parfois on pensait retrouver une trace bien visible sur le moment mais ce n’était en fait qu’un sentier provisoire de brebis qui s’arrête brutalement. On n’en menait pas large jusqu’au moment de retrouver enfin un panorama visible et connu qui nous permit de revenir sur la prise d’eau de Sesques.

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chargement des ânes avant de monter à la montagne de Liet : mon frère Alain négocie
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la montagne de Liet et le campement initial

Le même point de départ (prise d’eau), en s’écartant vers la gauche, nous mena aussi deux fois au lac d’Isabe, que domine le pic éponyme.
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la Cascade du Col d’Isabe

De la prise d’eau de Sesques  on peut aussi viser la cabane d’Iseye que l’on atteint également à partir du Col d’Iseye, au-dessus d’Accous en vallée d’Aspe.

 

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 cabane de Cazaux au Col d’Iseye avec l’arrivée du troupeau

On continue de remonter la D 934 et on parvient, toujours avant Gabas, sur la gauche, la vallée du Soussouéou. Une bonne marche mène à la cabane de Cézy et on aperçoit sur les sommets le petit train d’Artouste.

Enfin, sur la droite avant Gabas on suit quelques instants  le cours de l’Ayguebère avant de s’élancer vers le lac d’Er, au pied du pic éponyme. Arrivée intéressante sur le cirque enserrant le lac mais la montée reste trop monotone avec un paysage en forêt peu varié, sauf une petite clairière ensoleillée.
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Sans avoir l’air comment empêcher ce pêcheur de pêcher au lac d’Er ?

 

 


 

 

Répertoire des chants pyrénéens en Français : deuxième partie

Avant de poursuivre par cette deuxième partie, je réitère l’introduction de la première partie, publiée fin janvier 2015.

Les chants polyphoniques pyrénéens (du moins ceux de ma connaissance, interprétés en Béarn) s’expriment soit en Français, soit en Béarnais-Gascon-Occitan (ces nuances devraient faire l’objet d’un article ultérieur).
Plusieurs facteurs peuvent expliquer leur transmission et aussi leur développement depuis quelques décennies. Dans les années 60, pour notre part, la connaissance de ces chants puis leur pratique régulière résulte des échanges constants avec les générations plus âgées, au café du village principalement, mais aussi lors de cérémonies ou de fêtes familiales, sans compter les réunions autour des buvettes lors d’un marché, d’une foire, d’un match de rugby. Ces générations précédentes avaient elles aussi appris de leurs parents et grands-parents et reçu en plus l’apport de textes extérieurs à la région, ramenés en Béarn au retour de déplacements, professionnels ou non, dans l’hexagone : conscription, guerre, hivernage, estivage, migration des chevriers vers Paris, migration des châtreurs de cochons vers le Sud de la France (et même vers l’Espagne et le Portugal). Dans la période moderne interviennent deux éléments favorisant la propagation de ces chansons, anciennes ou nouvelles. Tout d’abord le développement des techniques d’enregistrement : cassettes et disques vinyle puis CD puis DVD puis Internet. Ensuite le foisonnement de festivals, concerts et diverses représentations, allant de pair avec la multiplication des groupes de chant et l’introduction d’instruments musicaux.

Pour mettre un peu d’ordre dans mes feuilles et cahiers de chants, je me lance dans une classification de ces chants, mais en me contentant des textes en Français car il existe déjà de nombreux livrets de chansons en Occitan. Les listes à venir proviennent du répertoire du groupe de Saint-Pée : parfois des chants interprétés régulièrement dans notre jeunesse, parfois de façon plus éphémère.
J’exclus les chansons de variété, qu’il nous arrivait de pratiquer, car leurs textes se retrouvent facilement ailleurs (Brassens, Ferré, Vian, Leclerc … )
Je me restreints aux titres des chansons et au premier couplet pour chacune d’elles, ainsi qu’au refrain s’il existe. Ne figurent que des textes dont je connais l’air musical. Les paroles complètes sont bien sûr à la disposition de toute demande.
Je dégage trois catégories notées 1) 2) 3) dans ce qui suit :
1) chants traditionnels de rencontres, d’amours (ça se termine mal bien souvent !), de berger et de bergère.
2) chants de chasse, de guerre (époque napoléonienne en général), d’engagement.
3) chants festifs : chansons à boire, paillardes (on eut notre époque), rugbystiques.
Du fait du nombre élevé de contributions, je regroupe l’ensemble en deux parties, de 36 puis 35 titres respectivement.

Classement alphabétique et catégoriel des 35 derniers textes.

I/ il y a sept ans (2) -(l’) Internationale (2)
J/ j’ai tant aimé une beauté (1) – je m’en vais joyeux (1) – je me suis engagé (2) – (la) jeune fille du métro
(3) – je viens d’entendre une chanson (1)
L/ là-haut sur la montagne (1) larirète (3)
M/ mon Dieu que j’en suis à mon aise (1) – montagnes Pyrénées (1)
.
N/ nous les gars du FCO (3).
O/ où vas-tu de ce pas Nicolas ? (1).
P/ par un lundi (1) – pom, pom, qui frappe à ma porte ? (1) – Prospère (1).
Q/ quand je suis né (3).
R/ (le) refuge (1) – rester célibataire (1) – riche paysan (1) – (la) rose et la lune (1) – rue Gay-Lussac (2).
S/ silence ! la nuit pas un bruit ! (1) – sous le beau ciel des belles Pyrénées (1) – sur la montagne le vrai bonheur (1) – sur la pente d’une colline (1) – sur le pont d’Avignon (1) – sur l’pont de l’Isle (2).
T/ tout en passant à l’entour du moulin (1) – trois jeunes filles (1).
U/ un beau soir au clair de lune (1) – une fillette de quinze ans (1).
V/ (le) vieux moulin (1) – vive la rose et le lilas (1).
Y/ y’a rien d’aussi charmant (1).

Détails : titre, premier couplet, (refrain).

Il y a sept ans.
Il y a sept ans que je suis dans l’armée, sans espérer de prendre mon congé.
L’Anglais m’a pris, pour déserteur de France, sur mon chemin est venu m’arrêter.

Internationale (l’).
(dans les premières années 70 des rencontres festives dérivaient parfois, pour quelques instants, sur des révolution-airs).
Debout les damnés de la terre ! Debout les forçats de la faim !
La raison tonne en son cratère, c’est l’éruption de la faim.
Du passé faisons table rase, foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base, nous ne sommes rien, soyons tout !
R : C’est la lutte finale, groupons-nous et demain,
      L’Internationale sera le genre humain.

J’ai tant aimé une beauté.
J’ai tant aimé une beauté mais à la fin elle devint farouche.
Je lui ai dit d’une voix douce belle, aimez-moi.
Faisant semblent de l’embrasser, sitôt la belle me repousse.

Je m’en vais joyeux.
Je m’en vais joyeux sur le chemin de pierre.
Je chante au ciel bleu la chanson du pays.
Fleur à mon chapeau, fleur à la boutonnière,
Je suis du hameau le vagabond fleuri.
R : Tralala … Chante mon cœur. Tralala … J’aime les fleurs.

Je me suis engagé.
Je me suis engagé pour l’amour d’une belle.
C’est pas pour un baiser qu’elle m’a refusé,
Mais pour l’anneau d’or qu’elle me refuse encore.

Jeune fille du métro (la).
C’était une jeune fille simple et bonne, qui ne demandait rien à personne.
Un jour dans l’métro y avait presse, presse, presse, presse.
Un jeune homme osa je l’confesse, fesse, fesse, fesse
Lui passer la main dans les … ch’veux.
Comme elle avait bon cœur elle s’approcha un peu.
Tagadagada pom pom pom (bis)

Je viens d’entendre une chanson.
Je viens d’entendre une chanson, d’une fillette et d ‘un garçon
Qui a trompé une fille.
Il l’amena dedans les bois faire des fantaisies

Là-haut sur la montagne.
Là-haut sur la montagne j’entends quelqu’un pleurer.
Semble la voix de ma maîtresse, ô oui j’irai la consoler.

Larirète.
Jeaneton prend sa faucille, larirète, lalirète,
Jeaneton prend sa faucille pour aller couper des joncs.

Mon Dieu que j’en suis à mon aise.
(ce chant n’appartenait pas à notre répertoire mais comme j’en apprécie texte et mélodie je l’inclus dans ce recueil : il est issu du « carnet de chansons » édité par Joan de Nadau).
Mon Dieu que j’en suis à mon aise, quand ma mie est auprès de moi.
Tout doucement je la regarde, et je lui dis : « embrasse-moi » (bis).

Montagnes Pyrénées.
Montagnes Pyrénées, vous êtes mes amours. Cabanes fortunées, vous me plairez toujours.
Rien n’est si beau que ma patrie, rien ne plaît tant qu’à mon amie.
Ô ! Montagnards ! (bis) Chantez en cœur (bis)
De mon pays (bis) La paix et le bonheur.
Tralalala …
R : Halte-là (ter) Les montagnards (bis)
     Halte-là (ter) Les montagnards sont là
     Les montagnards (bis) Les montagnards sont là.

Nous les gars du FCO.
Nous les gars du FCO, nous ne sommes pas très costauds.
Dès que l’on voit un ballon, nous sommes comme des lions.
R : Et l’on joue sans complexes, comme des Béarnais.

Où vas-tu de ce pas Nicolas ?.
Où vas-tu de ce pas Nicolas ? Où vas-tu de ce pas ?
Tu fais la triste mine, tu sembles un pénitent.
As-tu quelque maladie ? Quelque languissement ?

Par un lundi.
Par un lundi, dans la matinée, la belle s’en va dans son pré.
Elle lui dit : « amant trompeur, d’où reviens-tu ?
La promesse que je t’ai faite, je m’en démets« .

Pom, pom, qui frappe à ma porte ?.
Pom, pom, qui frappe à ma porte ? (bis)
Ouvrez, ouvrez, la belle ouvrez !
C’est votre amant vient vous parler.

Prospère.
Un jeune amant de 21 ans est parti pour l’armée.
Est parti pour l’armée, à l’âge de raison.
Quittant la plus belle des filles, qui reste dans Lyon.

Quand je suis né.
Quand je suis né je suis né en automne, père Bacchus me l’avait toujours dit,
Me baptisant au jus de la treille, il me donna le nom de sans souci.

Refuge (le).
Je sais, dans la montagne, un refuge perdu,
Qui se mire à l’eau claire, des lacs verts d’Orgélu.
Ouvert, aux quatre vents, aux montagnards perdus,
Dans la brume et la neige, comme un port de salut.
R : Qu’il fait bon, s’endormir, au refuge le soir,
     Près du feu, qui s’éteint, au pays des isards.

Rester célibataire.
Être marié c’est avoir une jambe cassée,
C’est être condamné à perpétuité.
Une femme qui crie, qui dépense votre argent,
Et qui vous trompe au moins dix fois par an.
R : Je suis, mon cher, célibataire, j’ai pas de beau-père,
      J’ai pas de belle-mère, j’ai pas à m’en faire.
Si je vous dis, bonheur sur terre,
      C’est de rester célibataire.

Riche paysan.
J’ai un amant devant ma porte (bis)
Qui vient une heure après minuit,
Frappe à la fenêtre près de mon lit.

Rose et la lune (la).
Un soir tout en me promenant tout le long de la rivière,
Me promenant à l’ombrage, craignant l’ardeur du soleil,
Sur mon chemin j’ai rencontré ma douce amie du temps passé.

Rue Gay-Lussac.
(encore une chanson qui put nous entraîner quelque temps, issue du mai 68 parisien)
Aux barricades de Gay-Lussac, les Enragés en tête,
Nous avons déclenché l’attaque, ah ! foutre-dieu, quelle fête !
On jouissait dans les pavés, en voyant le vieux monde flamber.
R : Tout ça a prouvé Carmela, qu’la Commune n’est pas morte (bis).

Silence ! La nuit pas un bruit !
Dans notre village grâce à leurs parents,
Les filles sont sages jusqu’à quatorze ans.
R : Silence ! Silence ! La nuit pas un bruit,
      Le jour s’avance, la nuit s’enfuit.

Sous le beau ciel des belles Pyrénées.
Vois là-haut ce pic rose plein d’audace, on dirait qu’il perce le firmament.
Le soleil ne peut y fondre la glace, la neige est là, blanche éternellement.
Viens, fuyons, sous les ailes du tourisme, grisons-nous des beautés du col d’Aspin.
Viens donc voir toutes les couleurs du prisme, du Tourmalet, enchantement sans fin.
R : Sous le beau ciel des belles Pyrénées, laissons nos cœurs vibrer à l’unisson.
      Faisons tous deux de belles randonnées, ivres d’amour et de chansons.
      Par leur splendeur, notre âme illuminée, s’extasiera devant tant de beauté.
      Sous le beau ciel des belles Pyrénées, chantons l’amour, chantons la volupté.

Sur la montagne le vrai bonheur.
Toi qui ne peux plus faire un pas, vois-tu là-bas cette chaumière,
Oui je vois la chaumière.
Allons, frère, pressons le pas.
R : Vois-tu cette chaumière ? Oui, je vois la chaumière,
      Qu’on aperçoit, là-bas.
      Là-haut, là-bas, (bis)
      Là-haut, là-bas sur la montagne,
     Sur la montagne c’est le vrai bonheur,
     Là-haut, là-bas sur la montagne,
     Sur la montagne c’est le bonheur.

Sur la pente d’une colline.
(même remarque que celle signalée pour « mon Dieu que j’en suis à mon aise »)
Sur la pente d’une colline, où je la voyais chaque jour,
Tout doucement je m’achemine, espérant toujours la revoir.
Moi, le cœur rempli de tristesse, j’erre à travers les buissons.
Oiseaux, suspendez vos chansons, car, moi, j’ai perdu mon amie.
R : Hélas, mon cœur, hélas ma joie, sans elle, ici bas tout pour moi
      Ne serait que soucis et peines.
      Oiseaux des bois, répondez-moi (bis)
      N’auriez-vous point vu (bis) Madeleine ?

Sur le pont d’Avignon.
Sur le pont d’Avignon, trois filles s’y promènent (bis).
La plus jeune des trois, plus belle que le jour,
Trois jeunes capitaines, qui lui faisaient la cour.

Sur l’pont de l’Isle.
Sur l’pont de l’Isle, y’avait une sentinelle,
Qui pendant la nuit, montait sa faction (bis).

Tout en passant à l’entour du moulin.
Tout en passant à l’entour du moulin, j’aperçois la meunière,
Astre du jour, soir et matin, la rose printanière.
Voudriez-vous, la belle en passant, m’entretenir un petit moment (bis).

Trois jeunes filles.
Trois jeunes filles sous un, pom, pom, oui sous un, lon, la, oui sous un pommier,
Trois jeunes filles sous un pommier, ohé.

Un beau soir au clair de lune.
Un beau soir au clair de lune, j’ai rencontré mes amours.
Mes amours, mes amourettes.
Je lui dis d’un air si doux, ma mignonne où allez-vous ?

Une fillette de quinze ans.
Une fillette de quinze ans, mon Dieu qu’elle est tant amoureuse,
Un jour s’en va dire à sa mère, ma mère il me faut un amant.
Car j’en serai la bienheureuse, je prierai dieu à tout moment.

Le vieux moulin.
(même remarque que « sur la pente d’une colline »)
C’est presque l’automne, les enfants moissonnent, et j’ai déjà rentré mon bois.
Ici, en uniforme, avec d’autres hommes, tu es parti, si loin d’ici, toi qui chantais.

Vive la rose et le lilas.
Mon amant me délaisse, oh ! Gai, vive la rose ! (bis)
Je ne sais pas pourquoi, vive la rose et le lilas (bis).

Y’a rien d’aussi charmant.
Y’a rien d’aussi charmant que la bergère aux champs.
Quand elle voit la pluie, désire le beau temps,
Afin que la bergère, puisse passer le temps.

 

 

 

Répertoire des chants pyrénéens en Français : première partie

Les chants polyphoniques pyrénéens (du moins ceux de ma connaissance, interprétés en Béarn) s’expriment soit en Français, soit en Béarnais-Gascon-Occitan (ces nuances devraient faire l’objet d’un article ultérieur).
Plusieurs facteurs peuvent expliquer leur transmission et aussi leur développement depuis quelques décennies. Dans les années 60, pour notre part, la connaissance de ces chants puis leur pratique régulière résulte des échanges constants avec les générations plus âgées, au café du village principalement, mais aussi lors de cérémonies ou de fêtes familiales, sans compter les réunions autour des buvettes lors d’un marché, d’une foire, d’un match de rugby. Ces générations précédentes avaient elles aussi appris de leurs parents et grands-parents et reçu en plus l’apport de textes extérieurs à la région, ramenés en Béarn au retour de déplacements, professionnels ou non, dans l’hexagone : conscription, guerre, hivernage, estivage, migration des chevriers vers Paris, migration des châtreurs de cochons vers le Sud de la France (et même vers l’Espagne et le Portugal). Dans la période moderne interviennent deux éléments favorisant la propagation de ces chansons, anciennes ou nouvelles. Tout d’abord le développement des techniques d’enregistrement : cassettes et disques vinyle puis CD puis DVD puis Internet. Ensuite le foisonnement de festivals, concerts et diverses représentations, allant de pair avec la multiplication des groupes de chant et l’introduction d’instruments musicaux.

Pour mettre un peu d’ordre dans mes feuilles et cahiers de chants, je me lance dans une classification de ces chants, mais en me contentant des textes en Français car il existe déjà de nombreux livrets de chansons en Occitan. Les listes à venir proviennent du répertoire du groupe de Saint-Pée : parfois des chants interprétés régulièrement dans notre jeunesse, parfois de façon plus éphémère.
J’exclus les chansons de variété, qu’il nous arrivait de pratiquer, car leurs textes se retrouvent facilement ailleurs (Brassens, Ferré, Vian, Leclerc … )
Je me restreints aux titres des chansons et au premier couplet pour chacune d’elles, ainsi qu’au refrain s’il existe. Ne figurent que des textes dont je connais l’air musical. Les paroles complètes sont bien sûr à la disposition de toute demande.
Je dégage trois catégories notées 1) 2) 3) dans ce qui suit :
1) chants traditionnels de rencontres, d’amours (ça se termine mal bien souvent !), de berger et de bergère.
2) chants de chasse, de guerre (époque napoléonienne en général), d’engagement.
3) chants festifs : chansons à boire, paillardes (on eut notre époque), rugbystiques.
Du fait du nombre élevé de contributions, je regroupe l’ensemble en deux parties, de 36 puis 35 titres respectivement.

Classement alphabétique et catégoriel des 36 premiers textes.

A/ adieu, ville de Perpignan (1) – ah ! que l’amour est agréable ! (1) – ah ! si j’avais des diamants et couronnes ! (2) – à la claire fontaine (1) – à l’Orient je vois briller l’aurore (2) – (l’) amour qui nous mène (3) – Appolonie (1) – au début de ma vie (1) – auprès d’une fontaine (1) – autrefois le trône de France (2) – aux marches du palais (1).
B/ (la) belle s’en va au jardin d’amour (1) – Blanche la batelière (1).
C/ c’est un de mes amis (1) – chanson d’un jeune amant (1) – chantons la gloire et le bonheur (2) – chevaliers de la table ronde (3) – (les) chiens sont sur la piste (2) – (les) cloches du hameau (1) – comme les autres (3).
D/ (la) Dacquoise aux yeux noirs (1) – de bon matin je me suis levé (1) – dedans Paris il y a (1) – derrière chez moi (1) – divertissons-nous (3).
E/ en passant par la frontière (2) – (l’) épinette (3) – (l’) équipe oloronaise (3) – et le grand vicaire (3) – étoile des neiges (1) – Eugénie (1).
F/ Fanchon (3) – (les) fêtes de Mauléon (3) – fleur d’épine, fleur de rose (1).
H/ (l’) heure du rendez-vous (1).
I/ il y a cinq ans au mois d’avril (1).

Détails : titre, premier couplet, (refrain).

Adieu, ville de Perpignan.
Adieu, ville de Perpignan, adieu, la fleur de ma jeunesse.
C’est à présent qu’il faut partir, sans dire adieu à ma maîtresse.

Ah ! Que l’amour est agréable !

Ah ! Que l’amour est agréable, quand on sait bien le ménager.
J’aime l’amour et la tendresse, j’aime la joie.
J’aime les yeux de ma maîtresse, quand je la vois.

Ah ! Si j’avais des diamants et couronnes !
Ah ! Si j’avais des diamants et couronnes, je les mettrais à tes pieds pour avoir
Un doux regard trop aimable personne. C’est-il du feu que lance ton œil noir ? (version 1)
Un doux baiser sur tes lèvres mignonnes, un doux baiser me refuseras-tu ? (version 2)
R : Oh ! Toi que j’aime, d’amour extrême, daigne accepter et ma main et mon cœur.
      Dans cette vie, ma douce amie, toi seule qui peut me donner le bonheur.
     N’entends-tu pas là-bas la biche dans les bois.
     Le chasseur la chasse mais ne la tue pas.
     N’entends-tu pas dans ces vallons, le chasseur sonner du clairon :
    « Sonnez à perdre haleine, sonnez, vaillants et piqueurs.
     Que l’écho de la plaine répète nos chants joyeux et clameurs »
Tralalala …

À la claire fontaine.
À la claire fontaine, m’en allant promener,
J’ai trouvé l’eau si claire, que je m’y suis baigné (bis).
R : Je suis le roi d’Espagne, j’aime les filles, aux yeux noirs.
      Là-haut, sur la montagne, nous irons danser le soir,
     Tous les soirs, digue digue don on, digue digue don, tous les soirs nous dansons.(version 1)
R : Il y a longtemps que je t’aime, jamais je ne t’oublierai. (version 2)

À l’Orient je vois briller l’aurore.
À l’Orient je vois briller l’aurore, debout chasseur il est temps de partir.
Déjà j’entends une trompe sonore, au fond des bois tout au loin retentir.
Et la nature (bis), au doux murmure (bis), paraît en fête ce matin.
Les alouettes et les fauvettes lancent au ciel des roulades sans fin.
Dans les prés verts, sur l’herbette, là-bas, le lièvre encore se livre à ses ébats.
Allons debout ! (bis) Gais compagnons ! (bis) Venez-tous, trinquons et partons.
Vous, chiens à perdre haleine, fouillez avec grand soin,
Des bois et de la plaine, le plus petit recoin.
Tralalala …(bis)

Amour qui nous mène (l’).
Quand il m’en prend l’envie, oui d’aller voir ma belle,
Je prends mon cheval blanc, ma bride et ma selle.
R : Don-daine, l’amour qui nous mène, don-don.

Appolonie.
Point de plaisir, point de bonheur, je viens de perdre Polonie,
Elle m’avait promis, de me donner son cœur, de me chérir toute sa vie.

Au début de ma vie.
Au début de ma vie, lorsque j’avais vingt ans,
Dans mon âme ravie, et mon cœur palpitant,
Comme un doux son de lyre, qu’un ange fait vibrer,
Tout pour moi semblait dire : « Enfant, il faut aimer ».
Les oiseaux chantaient, pour moi douce chose,
Les grands bois parlaient, les blés frémissaient.
Pour moi soupiraient, les lys et les roses,
C’est beau le printemps, quand on a vingt ans.

Auprès d’une fontaine.
Auprès d’une fontaine, la belle soupirait.
Là-bas sur cette plaine, il y avait un berger,
Ne faisait que chanter :
« Oh ! Qu’il est doux ! Que d’être aimé de vous »(version 1)

Au bord d’une fontaine, la belle s’y reposait.
Un berger de la plaine, près d’elle s’en allait,
Qui chantait, qui disait :
« Oh ! Qu’il est doux ! Que d’être aimé de vous »

Autrefois le trône de France.
Autrefois le trône de France, faisait trembler tout l’univers.
Depuis Paris jusqu’à Lisbonne, on n’y voyait que pavillon français.

Aux marches du palais.
Aux marches du palais (bis)
Y’a une tant belle fille – lon la – y’a une tant belle fille.

Belle s’en va au jardin d’amour (la).
La belle s’en va au jardin d’amour, pour y passer quelques semaines,
Son père va, cherchant partout, et son amant qui est en peine.

Blanche la batelière.
Blanche la batelière, laisse là ton bateau.
Préfère la chaumière, aux honneurs du château.
Y viendras-tu dans la vallée, par les champs et les bois ?
Ne reste pas seule isolée, Blanche, viens avec moi.
Non, j’aime mieux mon bateau, tralalala …
Ma chaloupe au bord de l’eau, tralalala …

C’est un de mes amis.
C’est un de mes amis qui vient de m’avertir
Que ma maîtresse avait changé d’avis.
Et de ce pas, moi je m’en suis allé
Dans sa maison pour savoir ses pensées.

Chanson d’un jeune amant.
Chanson d’un jeune amant, et d’une jolie fille,
Qui gardait son troupeau tout le long du ruisseau.

Chantons la gloire et le bonheur.
Chantons la gloire et le bonheur, d’une fillette qui a bon cœur.
Son amant s’en va à l’armée, dans les dragons s’est engagé.
Il abandonne sa maîtresse :
Oh ! Grands dieux ! Quelle cruauté !

Chevaliers de la table ronde.
Chevaliers de la table ronde, goûtons voir si le vin est bon.
Goûtons voir, oui, oui, oui,
Goûtons voir, non, non, non,
Goûtons voir si le vin est bon.

Chiens sont sur la piste (les).
Les chiens sont sur la piste (bis).
Dans les bois, dans les bois, courrons vite (bis)
Le chevreuil, le chevreuil est lancé, à travers la futaie.
R : Franchissons les montagnes, à travers les sentiers, à travers les montagnes …
      Ces forêts sont à nous … , y’a du plaisir chez nous … (bis).
      Chasseur, voici l’aurore, déjà l’écho va retentir,
      Vois ! L’horizon se colore, amis il faut partir.
      Déjà, déjà, le soleil dore.
      Du haut des vallons … amis nous irons … (bis)
      Du haut des vallons …
      Allons mes amis, partez, partons (bis).
      Tralalala …

Cloches du hameau (les).
Voici le jour qui fuit, qui fuit dans la montagne,
Et l’ombre de la nuit, s’étend dans nos campagnes.
Voici l’heure du jour où la jeune bergère,
Du ruisseau suit le cours sautant de pierre en pierre (v.o. : en faisant sa prière).
R : L’on entend (bis), les bergers (bis), chanter dans la prairie
     Ce refrain doux et léger qui charme son amie.
Tralalala …

Comme les autres.
Oh ! Ma mère, ma pauvre mère, je voudrais bien me marier,
Comme les autres,
Avoir des filles et des garçons,
Comme les autres font.

Dacquoise à l’œil  noir (la).
Ah ! Grands Dieux qu’elle est belle ! La Dacquoise à l’œil noir.
Quand sa vive prunelle étincelle le soir.
Lorsque son doux sourire sur ses lèvres avives
Comme léger zéphyr baisant les prés fleuris.
R : Ô rondes fugitives de l’Adour, vous qui passez plaintives sans retour,
      Gardez sur vos rives mes amours, gardez mes amours, toujours, toujours.

De bon matin je me suis levé.
De bon matin je me suis levé, plus de matin qu’à l’ordinaire,
Dedans un bois je m’en suis allé, pour aller chasser.
Quand j’ai entendu une jolie voix qui m’a tant charmé.

Dedans Paris il y a.
Dedans Paris il y a (bis), une jolie couturière,
Qui, toute la journée (bis), brodait pour le vicaire.
À chaque point qu’elle faisait, son cher amant la regardait,
Tout en la regardant, l’embrassait tendrement.

Derrière chez moi.
Derrière chez moi il y a une montagne, moi, mon amant nous la montions souvent.
Moi, mon amant, moi, mon amant nous la montions souvent.

Divertissons-nous.
Buvons, trinquons, divertissons-nous, la loi nous ordonne de faire la cour,
A une jolie fille, de l’âge de quinze ans.

En passant par la frontière.
En passant par la frontière un coup de feu partit.
Une balle meurtrière, me mit hors de combat.

Épinette (l’).
Dans notre ville est venu (bis), un fameux joueur de luth (bis).
Il a mis sur sa boutique, pour attirer la pratique :
« À l’auberge de l’écu, on apprend à jouer de l’épinette,
À l’auberge de l’écu, on apprend à jouer du …  »
Troulala, troulala , … (bis)

Équipe oloronaise (l’).
Sous le ciel d’Oloron, l’air est si pur, si bon
Que chaque fils du gave, a l’étoffe d’un champion.
Tout sport a ses amis, les grands et les petits,
Les plus fous, les plus sages, sont piqués du rugby.
Et face aux Pyrénées, le stade de Saint-Pée,
Est le cadre rêvé de luttes acharnées.
R : C’est nous, l’équipe oloronaise, qui descend des Pyrénées, pour conquérir des trophées.
      Avec la fougue béarnaise, c’est toujours sportivement qu’on se défend.
      Nous sommes les fils de la montagne, au cœur solide, aux bras nerveux,
     Car toujours qu’on perde ou que l’on gagne,
      On peut se vanter bien haut d’appartenir au F.C.O.

Étoile des neiges.
Dans un coin perdu de montagne, un tout petit Savoyard,
Chantait son amour dans le calme du soir,
Près de sa bergère au doux regard.
R : Étoile des neiges, mon cœur amoureux,
      S’est pris au piège de tes grands yeux.
     Je te donne en gage, cette croix d’argent,
     Et de t’aimer toute ma vie j’en fais serment.

Et le grand vicaire.
Chez nous le rugby, c’est de la folie (bis).
Mon père botte les coups francs, ma mère fait les en-avants,
Et le curé la touche (bis).
Et le grand vicaire, toujours par derrière (bis)
N’a jamais pu la toucher (bis), c’est ce qui l’emmerde (bis).

Eugénie.
Eugénie, les larmes aux yeux, je viens te faire mes adieux.
Nous partons pour le Mexique, nous mettons les voiles au vent.
Adieu donc, charmante belle, je m’en vais droit au couchant.

Fanchon.
Amis il faut faire une pause, j’aperçois l’ombre d’un bouchon,
Buvons à l’aimable Fanchon, chantons pour elle quelque chose.
R : Ah ! Que son entretien est doux ! Qu’elle a de mérite et de gloire !
      Elle aime à rire, elle aime à boire, elle aime à chanter comme nous (ter).

Fêtes de Mauléon (les).
Jusqu’au plus petit coin de Navarre, de la Soule et même du Labourd,
On vous parle de Mauléon-Licharre avec envie et beaucoup d’amour,
De Mauléon de ses superbes fêtes, si vivantes, si pleines d’entrain,
De ses allées de Soule coquettes, de son beau folklore souletin.
R : Farandoles, qui s’envolent, flambant au feu de la Saint-Jean,
      Jolies filles, qui pétillent, dans les bras de leur cher galant,
      Cavalcades, sérénades, d’irrintzina et de chansons,
      Nuit d’ivresse, d’allégresse, tout ça c’est les fêtes de Mauléon.

Fleur d’épine, fleur de rose.
Fleur d’épine, fleur de rose, c’est un nom qui coûte cher (bis).
Car il coûte, car il coûte,
Car il coûte la valeur de cent écus que j’ai perdus.
Tralalala …

Heure du rendez-vous (l’).
Du bois nous revenions par une nuit profonde
Et nous allions rêvant par le même chemin,
Nous souciant fort peu s’il existait un monde
Car nous n’étions que deux et le ciel pour témoin.
R : Puis je disais alors, ô ma belle au cœur tendre,
      Demain sous les bosquets, loin des regards jaloux,
      Quand sonnera minuit, seul j’irai vous attendre,
      N’allez pas oublier l’heure du rendez-vous (bis).

Il y a cinq ans au mois d’avril.
(ce chant n’appartenait pas à notre répertoire mais comme j’en apprécie texte et mélodie je l’inclus dans ce recueil : il est issu du « carnet de chansons » édité par Joan de Nadau).
Il y a cinq ans au mois d’avril, que mes amours je n’ai point vus.
Ma mignonnette, m’avez-vous bien gardé, mes amourettes, du joli temps passé.
 

 

 

Midol et le S.D.U.S. : deuxième partie (1979 à 1983)

13 janvier 2015
Il y aura une semaine demain que débutait sur Paris, d’abord à Charlie Hebdo, une succession d’assassinats et de prises d’otages. Ces « histoires » dramatiques, traumatisantes puis mobilisatrices entraient dans l’Histoire du pays. Face à ces moments emplis de douleur mais aussi d’espoir l’article qui suit paraîtra bien désuet. Commencé en décembre dernier, je viens quand-même de le terminer, m’accordant donc une page de détente et de vide au milieu des lectures, écoutes, reportages, rassemblements, défilés (Oloron et Pau pour moi). Même Midi Olympique, cité dans mon introduction, a quelque peu bouleversé sa pagination, s’intitulant  « Charlie Olympique ».
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Comme annoncé dans la première partie « Midol et le SDUS » publiée en décembre dernier, les titres-en gras-et extraits d’articles parus dans Midi Olympique entre les années 1977 et 1983 se réduisent à quelques plaisanteries (ou qui se voudraient telles) ou jeux de mots, en abordant très peu les contenus techniques ou statistiques de ces articles.

Saison 78-79.(suite)

Après l’offense … l’offensive.
Offense : celle ressentie par l’équipe fanion, ne parvenant pas à se qualifier pour la phase finale du championnat.
Offensive : celle de cette même formation, en Challenge Delaud, délivrant au public dionysien de chatoyants mouvements. Offensive aussi  : celle des dirigeants du club, décidés à  compléter leur formation par de nouveaux éléments, déjà essayés lors des matches amicaux de ce mois ; en avril, ne te découvre pas d’un fil … mais découvre-toi plus d’un … fils venu agrandir la famille du S.D.U.S.
Bravo à la sympathique équipe de Josbaigt (Béarn) où instrumente l’ex Dionysien Serge De Coninck, qui manque d’un souffle la montée en Fédérale, mais dont la devise mérite d’être citée : « Victoire ou défaite, à Josbaigt, le rugby c’est toujours la fête« .

Saint-Denis reçoit un … Avril favorable.
Mois d’avril en effet favorable aux équipiers séniors, vainqueurs successivement des Finances (en Delaud) et de diverses équipes de Vincennes, du Métro, du P.U.C. (en amical).
Puisse le mois de mai voir nos deux formations poursuivre leur série victorieuse et confirmer l’adage : le S.D.U.S. au printemps pratique un rugby content ; le S.D.U.S. au printemps sème des essais tant et tant.

Saint-Denis : le Delaud tombe à l’eau.
Chaque année le S.D.U.S. connaissait des hauts en … Delaud (challenge). Cette saison ce furent plutôt des bas, et même des ébats dans l’eau car le Delaud n’eut pas son halo habituel, le mauvais temps contrariant souvent les galops des 31 acteurs..

Du sang neuf en (mille) neuf cent … 80 à Saint-Denis.
La saison s’achève par quelques matches amicaux et déjà les responsables du S.D.U.S. scrutent l’horizon de la prochaine. Dédé Le Magouarou met le point final à une carrière ô combien remplie, quelques juniors vont changer de catégorie, on va retrouver avec plaisir le deuxième ligne Jeannot Pol, de retour au club après 3 saisons passées à Clamart : sa robustesse et son engagement apporteront du tonus aux avants que lancera Michel Rogel. Mais ce dernier ne retrouvera pas Alain Berdot à l’ouverture puisque l’ancien capitaine du S.D.U.S.  « remettra » ça pour une année au Mexique où il entretiendra la forme du mieux qu’il peut.
Une sélection d’Ile de France disputait ces derniers dimanches des matches de propagande lors desquels Saint-Denis offrit le concours de quelques uns de ses meilleurs éléments de la saison : Serge Solana, Claude Fillol et Gilbert Léger. Sympathique récompense pour nos trois valeureux garçons, ravis de participer à des rencontres au rythme plus élevé qu’habituellement.

Saint-Denis : des nouveaux … et du renouveau.
Les rencontres amicales du printemps fleurissent souvent d’anecdotes et de curiosités. Ainsi, il ne se passe pas de match sans que le 2ème ligne René Ballin n’inscrive son essai, narguant ses camarades de l’arrière. On connaissait Alain philosophe, voici Ballin file au but.
Quant au jeune Ripoll, il étrennait d’un … 7ème poste contre Soisy : trois-quart aile, venant après ceux de pilier, talonneur, 3ème ligne aile, demi de mêlée, demi d’ouverture, centre. Être à la fois Paparemborde, Gallion et Gourdon, faut l’faire !

Songes (rugbystiques) d’une nuit d’été.
La saison 78-79 à peine terminée, les équipiers dionysiens préparent déjà la prochaine … dans leur sommeil.
Dans leurs rêves, les piliers D.Ballin, J-J.Dhieux, D.Solana enfoncent la muraille de Chine : de quoi faire rire … jaune les futurs dragons adverses.
Les talonneurs Devaux, G.Gay, S.Ripoll observent que leurs crampons se prolongent de longues dents métalliques propres à ratisser des ballons consommables : c’est l’pied (prolongé dans un certain état … long).
Les 2ème lignes T.August, R.Ballin, C.Hanicot, Doumenjou expérimentent des chaussures munies de ressort, survolent les touches et … volent quelques touches dans l’assistance féminine.
Les 3ème lignes aile H.Barrera, M.Blavy, J-F.Démery, P.Fillol, M.Garcia dévoilent un moteur neuf dans leur organisme, qui leur permet de tisser un, deux, trois rideaux.
Le 3ème ligne centre S.Solana, plébiscité par tout un peuple, se demande s’il mérite tant d’honneurs : comme dirait Claude de Narbonne, il se fait du mauvais sang, héro.
Les demis de mêlée M.Rogel et D.Roques se transforment en anguilles agiles et se glissent à travers les mailles d’un filet à demi-emmêlé.
Les demis d’ouverture G.Léger et L.Solana deviennent des plaques tournantes et distillent avec harmonie et sans parcimonie leur manne à des équipiers voraces.
Les centres E.Bavière, P.Leray, Montolio se munissent d’un accélérateur foudroyant qui les propulse dans des trous d’épingle : les voici troubadours, maîtres de trous balourds.
Sur les trois-quarts-aile Carriquiriborde, J.Coulon, L.Malivert, O.Tomaier croissent des ailes grâce auxquelles ils s’engouffrent dans d’étroits couloirs qui mènent au paradis, délimité par une ligne blanche transversale : la foule est ravie et les ailiers ailés hélés.
Les arrières C.Fillol et S.Guillot se découvrent des doigts aimantés … aimant attirer à eux cet étrange objet ovale qui dérive dans le ciel.
Les « anciens » F.Añon et D.Le Magouarou remettent ça pour un an.
Le Président G.Barreau se voit pousser une troisième main, nécessaire pour pour distribuer toutes les demandes de mutation, réclamées par les nouvelles recrues.
Les entraîneurs J.Dubrana et C.Dubot disposent d’une pelouse verdoyante à l’année longue, d’un joug rutilant, et doivent sélectionner les éléments désireux de participer à l’entraînement car les vestiaires ne suffisent plus.
Le préposé au tableau d’affichage exige une 3ème case pour placer ses chiffres.
Les dirigeants des juniors R.Raluy et C.Hendryziak restent écoutés et suivis de leurs poulains, toujours à la une et à la hune du club.
Les responsables de l’École de Rugby G. et M.Léger, J-Y.Périssel se multiplient pour satisfaire leurs ouailles attentives et avides d’apprendre.
Les réservistes se bousculent chaque dimanche pour former une, deux, trois équipes.
Le trésorier L.Solana tempête contre les bénéfices trop élevés et difficilement comptabilisables.
Le responsable aux équipements I.El Harim dispose de maillots infroissables, indéchirables, insalissables, indéboutonnables.
Les supporters et amis s’usent leurs mains encornées à force d’encourager et applaudir leurs favoris.
Entre ces rêves de l’été et la réalité de septembre, quelques semaines de repos, de voyages, de soleil. Bonnes vacances à toutes et tous.

Saison 79-80.

Bons débuts à Saint-Denis.
Le premier match de Challenge Delaud contre Soissons permettra d’étalonner sérieusement la formation dionysienne. Si les pluies de cette fin d’été persistent on pourra, à l’occasion de ce Challenge … Delaud, noyer le … Soissons.

Retours au sein du nid … à Saint-Denis.
Pour son troisième match de la saison face à l’A.C.B.B. en Challenge Delaud, le S.D.U.S. retrouvait son demi de mêlée Michel Rogel, le centre Éric Bavière et l’inusable Francis Añon. Le coach Dubrana disposera bientôt de tout son monde puisque, par rapport à l’an passé, seuls manquent encore à l’appel … le militaire Leray, Blavy, Malivert et les frères Ballin, sans compter Dédé Le Magouarou et Luis Solana, dont l’intention serait de raccrocher les crampons ; mais sait-on jamais avec le démon du rugby : ce démon est parfois merveille.

Saint-Denis avant l’ouverture.
Au moment où son Sud-Ouest natal est survolé par les palombes, il ne fait pas … l’ombre d’un doute que l’entraîneur Dubrana  espère, en ce nouveau championnat, voir son équipe survoler le haut du classement de la … poule.

Saint-Denis fiévreux à … Évreux.
Hélas, pour la reprise du championnat, ce ne fut pas la fièvre du … dimanche après-midi : les Dionysiens n’étaient pas survoltés comme Travolta et il n’était pas question que Saint-Denis défit … Évreux.
Ce résultat négatif n’empêchera pas le sursaut attendu lors des prochaines confrontations. Ainsi, Le Havre rendant visite à nos séniors, il devrait venir du port, le salut, cependant qu’en recevant les Nordistes d’Arras, nos juniors prouveront qu’ils ne sont pas encore trop … harassés et qu’ils n’en ont pas encore … Arras le bol du rugby.

La plus « grande » 3ème ligne de 3ème division ?
L’entraîneur Jean Dubrana dispose à présent de quatre 3ème lignes d’au moins 1m90, avec Doumenjou, Patrick Fillol, Guignon et Serge Solana. Mais le tonique Michel Garcia, de retour contre Le Havre, postule lui aussi à une place de flanker, à condition que cheville et clavicule  répondent.

Neuf visages … neufs à Saint-Denis.
La série noire continue à Saint-Denis, noire comme la boue des terrains actuels, noire comme la Toge que revêtiraient les esprits du mal du rugby. Contre Courbevoie le pack dionysien était privé des cinq joueurs chevronnés et athlétiques que sont Serge Solana, Patrick Fillol, René Ballin, Doumenjou et Garcia, sans compter le militaire Blavy, cependant que dans les lignes arrières faisaient défaut Roussel, Carriquiriborde et Tomaier. Devant cette épidémie de blessures, l’entraîneur Jean Dubrana n’a d’autres choix que de lancer dans le grand bain de nouveaux éléments : pas moins de neuf depuis le début de championnat, par rapport à l’équipe habituelle de la saison passée. Il s’agit des nouvelles recrues Montolio, Doumenjou, Roussel, de l’ancien junior Guignon, de l’actuel junior Périssel, de l’ancien réserviste Ripoll (qui assure la succession de Le Magouarou), de Daniel Roques (homme protée des lignes arrières), de Bernède et Kiss, les piliers, dans tous les sens du terme, de l’équipe II.

Après la bile … le bilan.
On connaît les soucis rencontrés depuis le début de saison par les responsables dionysiens pour faire face aux nombreuses et sérieuses défections, dues à des fractures (Serge Solana, Michel Rogel, Pacha),  des opérations(René Ballin, Roussel), ds indisponibilités de longue durée (Doumenjou, Tomaier, Garcia, Carriquiriborde). Si bien que lors des neuf matches de cette phase aller, pas moins de 31 joueurs revêtirent au moins une fois le maillot de l’équipe fanion.

Vœux de poule.
La situation difficile dans laquelle se trouve le S.D.U.S. à la fin ses matches aller n’engendre tout de même pas trop de morosité chez ses sociétaires qui croient au renouveau de 1980. A l’aube de cette nouvelle année, assemblons pêle-mêle, dans le même panier, les vœux de la poule 2, aux participants de laquelle Saint-Denis souhaite des joutes à venir emplies de sportivité et de … réussite.
Meilleurs vœux donc à Évreux, Le Havre, Saint-Pol, Pontoise, Courbevoie, Les Mureaux, Suresnes, Puteaux et le S.C.U.F.
Afin de remonter sans tarder vers les sommets on attend du S.d.u.s. qu’il emprunte les chemins les plus droits menant au succès, mais aussi, s’il le faut, une Courbe … voie. Alors, aucun obstacle ne saura le détourner, ni les « Murs … hauts » qui dominent la Basse Seine, ni Suresnes qui voudrait pourtant devenir, c’est sûr, reine de la poule. Puis, avant de faire ses adieux à Chevalier et son équipe, il faudra ressortir le vieux slogan : « Puteaux mourir qu’être vaincu ». Il restera à affronter les vieux amis du S.c.u.f. au cours d’une troisième mi-temps « homér … hic ! » et conclure : »ça S.c.uf. … fit » pour cette saison.

Désespoir et des espoirs.
Les jeux sont faits. Suite à sa défaite (10-22) au Havre, le S.d.u.s. ne peut plus espérer échapper à la descente en division Honneur. Dure réalité pour ce club qui manqua de nombreuses fois la montée en deuxième division, parfois de fort peu, la dernière occasion se présentant en 1976, avec, comme rescapés actuels : Hanicot, Serge Solana, Claude Fillol, Rogel, Démery, Bavière, Malivert, Léger. Pour l’instant Saint-Denis accuse le coup et finit sa saison en incorporant des juniors qui amènent un peu de dynamisme et de fraîcheur. Après Desruissaux à la mêlée et Périssel au talonnage, voici Brousse à l’arrière puis à l’ouverture, et Morel à l’aile. Avec de tels espoirs, pas question que Saint-Denis cède au désespoir d’autant que la réserve de Démery (quand celui-ci n’instrumente pas en équipe fanion) progresse et dispose d’un effectif qui gonfle en fin de saison.

Saint-Denis : bilan et bile an 80.
A l’issue du championnat de France 1979-1980 Saint-Denis termine neuvième de sa poule, qui ne fut donc pas une poule aux œufs d’or.

A la une …  les juniors de Saint-Denis.
Depuis le début de saison, cinq juniors ont instrumenté en équipe I : Pascal Brousse à l’arrière, Alain Chollié au centre, Éric Desruissaux à la mêlée, Bidou Morel à l’aile et Jean-Yves Périssel au talon ou en troisième ligne.
Ces juniors méritent donc la une, puisque, placés à la hune du vaisseau dionysien, ils en font la présente fortune. Grâce à eux, le S.d.u.s. contourne les dunes ensablées érigées par l’adversaire. Que ne feraient pas nos jeunes pour aguicher quelques brunes opportunes qui, des tribunes, suivent du regard les tuniques des « bleus et blancs » ? Sans vouloir viser la lune, ni se considérer comme uniques en leur genre, ils veulent sortir leur club et Gérard Barreau, leur Président, du tunnel de la division honneur. Pour cela, point besoin de leur verser quelques tunes, ils jouent pour des prunes … sans en distribuer, exhibant ainsi des qualités communes à bon nombre de jeunes de notre univers rugbystique.

Saison 81-82.

Les familles du rugby dionysien.
A Saint-Denis officient trois frères Solana en équipe première : le pilier Didier, le troisième ligne centre Serge (meilleur marqueur d’essais avec quatre actuellement) et l’ouvreur Luis (le buteur auteur de 25 point pour l’heure). Il convient d’ajouter leur père Luis : trésorier du club de Gérard Barreau et des vice-présidents Dubot et Périssel. Fait encore plus rare, on vit opérer face à Ris-Orangis, en réserve, le père Francis et le fils Didier de la famille Añon.
S’il appert que la paire, guère éperdue père-fils, perd, dans son repère, ce match (10-14), les conseils réitérés du père (sévère) feront progresser le fils. Ce dernier, après des fêtes de fin d’année à la mer, découvre l’amère défaite. S’il n’est pour l’instant guère épais (comme disait Tolstoï), Didier commence tôt son apprentissage rugbystique, prêt à suivre les traces encore chaudes de son père Francis et celles de ses oncles Jean-Pierre et Alain, qui instrumentèrent aussi au S.d.u.s. voici quelques années. [ Remarque  : quelques années plus tard Francis et sa femme Colette devinrent responsables de la buvette du club, située alors sous les tribunes].
Ce même jour se produisirent les frères Djelloul au centre de la ligne de trois-quarts, et les cousins Morel au sein de la ligne d’avants.
On a coutume de parler de la grande famille du rugby ; on peut lui associer le rugby en famille.

Saison 82-83.

Saint-Denis au paradis.
Après trois saisons de purgatoire en honneur, le club de Gérard Barreau et Jean Périssel retrouve le paradis de la troisième division, grâce à sa victoire contre Tourcoing, à Soissons (12-3). Ce jour de gloire tant attendu depuis quelques années, on le doit à des joueurs qui entrent dans le gotha du rugby à Saint-Denis, à leur tour. Avec leur entraîneur Éric Blanc, ils méritent d’être cités, ces quinze vaillants : Desruissaux (capitaine), Malivert, Chollié, Brousse, Hameau, A.Berdot, Rogel, Doumenjou, S.Solana, Périssel, Le Gal, Hanicot, D’Hieux, Chambon, Bernède, auxquels on ajoutera ceux qui n’auront manqué que ce match : Léger et Leligné ainsi que les remplaçants Thierry et Marc Gaignard, Francis Añon, Alibert et Dubié.

Saint-Denis : un qualifié mais aussi un cas.

Pour terminer, deux photos des équipes I et II du SDUS de cette époque. Malheureusement quelques noms me manquent, ainsi que quelques prénoms (et quelques orthographes douteuses). J’espère que l’un d’entre vous me les communiquera ou les corrigera. Je m’aperçois aussi que certains cadres de l’équipe fanion de ces mêmes années ne figurent pas dans ces deux clichés : Luis Solana, Michel Rogel, Alain Berdot, Jean-François Démery, Dédé Le Magouarou, Serge De Coninck, Éric BAVIÈRE  … J’essaierai de les retrouver sur d’autres photos. 

img034Équipe I.
Debout, de gauche à droite : Stéphane RIPOLL, Claude DUBOT (Président), Didier SOLANA, Christian HENDREZIAK (entraîneur), Jean-Jacques D’HIEUX, Marc BLAVY, René BALLIN, Claude HANICOT, Jean-Luc CIAIS, Serge SOLANA.
Accroupis, de gauche à droite : Éric DESRUISSAUX, Jean-Jacques (?) CARRIQUIRIBORDE, Alain CHOLLIÉ, Gilbert LÉGER, Laurent MALIVERT, X, Pascal BROUSSE.
Équipe II.
Debout, de gauche à droite : Michel BERDOT (dirigeant/presse), Alain BERNÈDE, (?) SCHLACHTER, Jean-Marie LELIGNÉ, Jean-Yves PÉRISSEL, Franck LE-GALL, Thierry ou Marc (?) GAIGNARD, Patrick (?) LELIGNÉ, Pascal DESRUISSAUX, Jean PÉRISSEL (dirigeant)
Accroupis, de gauche à droite : Francis AÑON, (?) MONTOLIO, Didier ROQUES, Jean-Yves (?) POURIAS, Alain CANDAU-TILH, Alain ROUILLÉ, Jean-Jacques HAMEAU