Randonnées en Pays Basque Nord

Le cycle des randonnées/promenades effectuées ces dernières années dans les Pyrénées-Atlantiques (Basses-Pyrénées jusqu’au 10 octobre 1969) se termine dans cet article par celles qui concernent le Pays Basque, succédant au Haut-Béarn (vallées du Piémont oloronais). J’aurais pu y ajouter quelques balades dans les Hautes-Pyrénées, comme autour de Gavarnie, de Cauterets, du Petit Vignemale, atteint avec mes frères Pierre et Alain.
Après donc les récits du blog sur « marches dans les environs d’Oloron » (janvier 2014), « commentaires sur les randonnées pyrénéennes » (février 2014), « randonnées en Vallée d’Aspe » (février et mars 2014), « randonnées en Vallée d’Ossau » (février, mars et juillet 2015), « randonnées en Vallée de Barétous » (avril 2016), voici venir le Pays Basque Nord (côté France donc) avec 2 des 3 Provinces explorées : la Soule et le Labourd.

La Soule est la Province basque adossée aux Pyrénées au Sud et jouxtant le Béarn à l’Est ; sa « Capitale » est Mauléon.
Le Labourd est la Province océanique avec Hendaye, Saint-Jean-de-Luz, Bayonne, Biarritz …
Je reproduis d’abord la carte déjà utilisée dans l’article sur Barétous, où apparaissent aussi quelques sites de Soule décrits un peu plus loin (car à l’origine je pensais regrouper les escapades en Barétous et en Soule). Quelques routes reliant les divers villages sont mentionnées.

img584Un deuxième schéma précise d’autres lieux explorés en Soule, ne figurant pas tous dans la première carte. Cette fois ce sont quelques cours d’eau qui apparaissent.

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Trois parties dans ce qui suit : de Soule en Barétous ; la Soule ; le Labourd.

De Soule en Barétous.

Une route permet de joindre le village souletin de Sainte-Engrâce à la Pierre Saint-Martin, dont le Col relie la vallée de Barétous à la Navarre. Mais un chemin de randonnée (GR 10) relie également ces deux positions, séparées par un dénivelé de 1100 m. La Cabane de Sottou (voir article Barétous) constitue la ligne d’ « arrivée » de ce périple au cours duquel on croise de nombreuses pâtures et les troupeaux associés, sur chacun des deux versants, espagnol ou français.
Dans son enfance Hélène accompagna parfois père et frère quand ils venaient visiter leur cheptel passant une partie de la saison estivale dans les terres voisines de Sainte-Engrâce.
Ce village comporte deux hameaux séparés de 5 km : la Caserne (avec la mairie) et le Bourg (avec l’église et le cimetière). L’altitude varie de 200 m entre les deux quartiers. Mais entre le bas du village et les hauteurs du Cirque de Saint-Engrâce elle passe de 300 à 1881 m !

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L’église classée de Sainte-Engrâce.

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Vue du village de Sainte-Engrâce (départ de la balade)


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Le GR 10, sur la droite de la photo, longe l’enclos de traite des brebis de Sottou-Haritchabalet (arrivée de la balade).


La Soule.

* Erretzu.

On aborde la colline d’Erretzu (700 m) par un itinéraire démarrant en arrière du village de Montory, à la ferme Paillet. Le bourg de Tardets s’étale au pied de ce relief ainsi que quelques autres villages voisins. Balade effectuée avec les Manaoüt : Henri et Hélène.

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Panorama de la Haute-Soule vu du sommet d’Erretzu.

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Erretzu et la Madeleine sur le même cliché.

* la Madeleine.

Au point culminant de cette colline (795 m) une Chapelle datant du XVème siècle est le siège chaque année de deux processions, le dimanche précédent les Rameaux, ainsi que le 22 juillet pour la Sainte Madeleine. On distingue de très loin cette colline, de la Soule comme de Barétous. On atteint le sommet par une route goudronnée en partant de Barcus ou de Tardets mais on peut aussi gravir ce relief en suivant un chemin de terre ondulant au milieu des pâturages. Les marcheurs confirmés affrontent un dénivelé de 600 m à partir de Tardets. Le site attire les amateurs d’aéromodélisme et de deltaplanes utilisant avec adresse les courants d’air ascendants. Depuis 2004 une stèle commémore le 60ème anniversaire de la libération de la Soule.
Un point de vue à 360 ° permet de reconnaître les Pics du Midi (Ossau et Bigorre), le Rocher d’Arguibelle et les villages souletins au pied.
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la Madeleine observée au loin, depuis Lanne en Barétous.

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Les montagnes vues de La Chapelle de La Madeleine.

Quand la neige habille la Madeleine, on chausse les raquettes pour rejoindre son sommet.

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Ce jour là la procession se limitait à 4 personnes dont l’ami Patrice.

* le Pic d’Orhy.

Le pic d’Orhy (2017 m) est le point culminant de la Haute-Soule et du Pays basque : le pic d’Anie (2504 m) n’est pas considéré comme entièrement basque puisque certains de ses versants sont béarnais ou aragonais. Quand on part d’Oloron vers les directions d’Arette ou de Tardets, le pic d’Orhy surgit à l’horizon, dominateur. Aux premières neiges ses cimes étincelantes attirent et semblent guider l’automobiliste ou les deux roues. En dehors de la saison hivernale on peut parvenir à son sommet par un chemin balisé qui part du Port de Larrau (1573 m) situé à la frontière espagnole.

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Le Pic d’Orhy rêve dans les nuages.

* Autour de Larrau.

Sur la route départementale D 26, après Licq-Atherey, un embranchement dessert deux directions. À l’Est, vers Sainte-Engrâce, permettant l’accès aux gorges de Kakoueta, aux gorges d’Ehujarré, à la Salle de La Verna, avant de remonter vers la Pierre Saint-Martin. À l’Ouest vers le gîte de Logibar, départ pour le pont d’Holzarté puis pour Larrau, village pittoresque situé à une bonne altitude (627 m), lui-même disposé en étages. Son fameux restaurant, chez Etchemaïté, sert souvent de rendez-vous pour les fins gourmets.
En poursuivant au-delà de Larrau on peut atteindre le Port de Larrau (1573 m), situé à la frontière espagnole, point de départ du chemin de randonnée pour accéder au point culminant de la région, le Pic d’Orhy (2017 m), cité précédemment.
Depuis Larrau on peut aussi se diriger vers le Col d’Orgambideska (1284 m) et ensuite traverser la luxuriante forêt d’Iraty dont les chalets sont très convoités à la saison de la neige (ski de fond et raquettes). Cette forêt, de 17300 ha, constitue la plus grande hêtraie d’Europe. Puis la route plonge vers Saint-Jean-Pied-de-Port (et ses nombreux touristes durant l’année longue, comme on dit au Québec) et les autres villages typiques de la Basse-Navarre (province basque française coincée entre la Soule et le Labourd) : Espelette, Cambo, Saint-Étienne-de-Baïgorry …
Entre Larrau et la chaîne des Pyrénées, plusieurs Cols sont accessibles, certains d’entre eux privilégiés pour la chasse à la palombe, sans parler de leur cadre enchanteur propice aux pique-niques familiaux.

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* Etchebarre et le Chapeau du Gendarme.

Non loin de Tardets le village d’Etchebarre (Etxebar) se blottit au pied du Chapeau du Gendarme (572 m) que nous n’avons pas encore vaincu. Nous nous sommes contentés d’une boucle de 6 km autour du village, pour une durée d’environ 2 h, en partant de l’église d’Etchebarre. En ce parcours varié nous découvrons et admirons différentes plantations : mélèzes, châtaigneraies …, un gouffre à peine signalé et une vue imprenable sur les montagnes d’Ahusquy.DSC08285 - Copie Etchepar DSC08282 - Copie
Quelques vues de la balade avec le village d’Etchebarre et le Chapeau du Gendarme le dominant.

* la Verna.

La salle de La Verna (immense grotte aux dimensions géométriques données plus loin) fut découverte en 1953, dans le prolongement du plus célèbre gouffre de la Pierre Saint-Martin, le gouffre Lepineux. Les billets d’accès se prennent dans un bureau situé à Sainte-Engrâce. Ce lieu est également le point de départ du minibus qui emmène les visiteurs jusqu’à l’entrée de la grotte, dans la forêt, à un certain dénivelé que n’effraie pas les marcheurs confirmés. On se déplace à l’intérieur dans de longs couloirs humides et assez frais pour déboucher dans le site grandiose, dans un premier temps gardé en pleine obscurité. Des éclairages successifs font ensuite découvrir peu à peu l’immensité de la grotte : 245 m de diamètre, 194 m de hauteur, un volume pouvant contenir 10 Cathédrales Notre-Dame de Paris, si bien qu’en 2003 fut organisé un vol en montgolfière dans La Verna. Pour faciliter la perception de ce volume vertigineux, des mannequins de taille humaine sont disposés en divers endroits, à des distances variables, permettant effectivement de relativiser ces dimensions.
Nous continuons par un résumé de l’histoire de La Verna.

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Ce résumé chiffré  de la Verna est tiré du journal local la République des Pyrénées.

Quelques compléments : dès 1962 furent répertoriées dans la Verna 21 espèces animales ; dans le karst de la Pierre Saint-Martin, parcouru dans tous les sens, on dénombre 380 km de réseau et des centaines de gouffres.

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Quelques images impressionnantes de la grotte de la Verna : la montgolfière est à peine visible.


En avril 2016 trois spécialistes ont tenté, sans réussite finale, de battre le record du monde de highline : traverser la grotte, longue de 230 m, sur une sangle, à 100 m au-dessus de la rivière souterraine, dans la semi obscurité.

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Chacun des trois cascadeurs a glissé sur la sangle rendue humide puis chuté (mais bien sûr toujours rattachés).

* les gorges de Kakoueta.

Situées assez vite après le village de Sainte-Engrâce les gorges de Kakoueta reçoivent chaque année de très nombreux visiteurs attirés par le pittoresque du site et la relative facilité de la marche proposée pour un trajet de 2 h aller-retour et un dénivelé de 540 m. Un tunnel permet l’accès aux gorges et un sentier avec main courante longe la rivière souterraine.

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Le canyon qui longe le fil tortueux de l’eau mesure environ 2 km.

* les gorges d’Ehujarré.

Pour une visite complète du canyon d’Ehujarré, on peut effectuer une large boucle depuis Sainte-Engrâce, proposant un dénivelé de 1000 m. Notre randonnée personnelle s’avéra plus modeste mais n’en offrit pas moins, comme les photos qui suivent le montrent, des panoramas variés  avec vastes pâturages, sous-bois à la végétation luxuriante, fameuses grottes dont les parois se rapprochent avant de découvrir les falaises impressionnantes d’Ehujarré.

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Quelques pauses dans ces défilés pittoresques, ici avec l’ami Jean-Pierre..

* le pont d’Holzarté.

Depuis le village de Tardets on suit le fil du Saison puis, après Licq-Atherey, celui du Gave de Larrau jusqu’au gîte d’étape de Logibar (380 m). La passerelle d’Holzarté (580 m) peut déjà constituer un objectif simple, atteint en suivant un sentier étroit et assez abrupt. L’ouvrage mérite en effet le coup d’œil et trouble certaines personnes craignant le vertige : pont suspendu à 150 m au-dessus du vide, oscillant parfois au gré des passages.
Nous avons déjà poursuivi la randonnée qui décrit une boucle ramenant à Logibar par un chemin qui, après Holzarté, remonte des gorges, traverse un bois, franchit le pont d’Olhadubi (840 m) et le col herbeux d’Ardakhotchia (901 m). Le dénivelé total de 600 m se parcourt en un peu plus que 4 h.

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Vues sur et autour d’Holzarté.

Le Labourd.

* la Rhune.

La Rhune, dernier sommet pyrénéen en bordure de l’Océan Atlantique, culmine à 905 m. Le site se situe dans la commune de Sare à 10 km de Saint-Jean-de-Luz. Un petit train à crémaillère, avec des compartiments en bois, datant de 1924, emmène jusqu’en haut les touristes qui le désirent, sur un parcours de 4,2 km effectué en 35 min, mais divers sentiers s’offrent aux marcheurs plus aptes ou vaillants : dénivelé de 736 m pour une durée d’environ 2 h 30 (montée) puis 2 h (descente jusqu’à la gare de Saint-Ignace d’où part le train), en général en plein soleil. Quelques … cinquante ans plus tard, nous envisageons d’arpenter de nouveau ce relief avec des amis basques de Bardos et d’Anglet : on ne pourra pas se perdre avec des locaux même si le brouillard, la grêle et autres bourrasques devaient s’en mêler.
Du sommet, l’Océan et la côte découpée se distinguent au pied de cette montagne escarpée, elle même visible de très loin à l’intérieur du Labourd. Un panorama à 360 ° permet d’observer les côtes espagnole et française mais aussi bien sûr la chaîne des Pyrénées et les Landes. Tout au long du trajet on rencontre une faune variée : les Pottoks (petits poneys), les manechs (brebis locales à tête noire), les vautours fauves … Les initiés sauront reconnaître tumulis, cromlechs et dolmens.

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Un train plein d’entrain basque.

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La Rhune et sa forme caractéristique à l’horizon

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Panorama à 360 °


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La Rhune sous la neige.

* de Fontarrabie à Saint-Sébastien.

Petite incursion/excursion en Pays basque Sud : Béarn, Soule, Basse-Navarre, Labourd, Guipuscoa, voilà notre trajet du jour.
Voyage organisé d’une journée. Aller-retour en bus d’Oloron à Irun. Randonnée côtière de Fontarrabie à Saint-Sébastien : une dizaine de kilomètres en près de 4 h.  Pour une fois mon blog fournit des paysages maritimes qui changent des habituelles photos de montagne. Cheminement le long de la côte atlantique, ponctué d’alternances de montées et descentes dans une succession d’anses et de criques, en traversant des bosquets verdoyants, avec une arrivée plongeante sur la ville de Saint-Sébastien et la visite de la vieille ville.
Saint-Sébastien – en français, Donastia – en basque, San Sebastián – en castillan. Capitale de la province basque de Guipuscoa.

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La troupe a démarré de Fontarrabie.

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De Fontarrabie à Saint-Sébastien, en longeant la côte atlantique.

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Et voici Saint-Sébastien à nos pieds.

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Quelques vues de la ville de Saint-Sébastien.

* le domaine d’Abbadia.

Le domaine d’Abbadia (et son château, de style néogothique) se situe au bord de l’Océan Atlantique, au niveau de la ville d’Hendaye.
Ouvert au public sur 65 ha : parc et collections d’art dans le château.

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Joli panorama, non ?

Bénéficiant d’une journée à la découverte du mobile home de Laure, nous en avons profité pour une excursion côtière autour de ce domaine, sur un chemin par moments très glissant, cause d’une certaine hilarité collective quand l’un d’entre nous dérapait. Le parcours se caractérise par des falaises abruptes, il longe deux criques successives, il découvre deux rochers célèbres, les « Jumeaux », et il se termina en un coin de la plage d’Hendaye où les organismes fourbus et quelque peu tachetés purent se requinquer.

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Comme on le voit, la corniche voisine avec la lande, les prairies et les bosquets.

FIN (provisoire ?)

Randonnées en Barétous

Après les vallées d’Aspe (2 textes en février et mars 2014) et d’Ossau (3 textes publiés entre février et juillet 2015) j’aborde la troisième vallée montagnarde accessible depuis Oloron (Barétous). Dans un prochain article je traiterai du Pays Basque Nord (Soule, qui jouxte le Béarn et Labourd, sur la côte océanique).
Sur la carte qui suit apparaissent les principaux lieux rencontrés lors de nos randonnées en Barétous ou en Soule.

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En Barétous sont décrites certaines balades réalisées ces dernières années mais aussi quelques réunions ou manifestations culturelles ou … culinaires, associées en général à une courte marche.

 Barétous.
Sur la carte précédente, on peut diviser Barétous en trois parties, les villages côtoyant à chaque fois un gave, nommé ici Vert.
Partie basse (vers Oloron) : Féas, Ance, Aramits, le long du Vert d’Oloron.
Partie Est : Aramits, Arette, La Mouline, La Pierre Saint-Martin, le long du Vert d’Arette.
Partie Ouest : Aramits, Lanne, Barlanès, Issarbe, le long du Vert de Barlanès.

♦ Les marches de courte distance.

* de Féas à Serreuilhe.
Départ au pont de Féas. On longe la rive droite du Vert en laissant sur sa gauche un gîte et quelques fermes en hauteur. Le parcours boisé mène au pont de Serreuilhe, juste avant d’entrer dans Aramits. Un chemin court tracé depuis peu.
* les trois chênes d’Aramits.
Dans le voisinage de ces trois arbres, bien visibles depuis la route avant d’entrer dans Aramits, car situés en haut d’une colline, des tables de pique-nique attirent d’autant plus que la possibilité est offerte d’y parvenir … en véhicule.
DSC07164 DSC07167De temps en temps quelques personnages familiers vont apparaître, comme ici avec Alain, Hélène, Roger, Clara et Graciela (photo du haut) ou Séverine, Maïlis, Délia, Jean-Jacques (bas)
DSC07168* de Lanne à Aramits.
Partant du chemin du Tram à Lanne, on longe là aussi le Vert jusqu’au camping d’Aramits.
* boucle au-dessus de Lanne.
On démarre en bas de la côte de Rouy, vers le haut des collines qui dominent le village. Au loin on aperçoit les palombières de Lanne, célèbres pour leurs filets, le quartier Ayduc et au fond la ferme Foulhis d’Arette, lieu de naissance de notre Oncle Oscamou.
* en surplomb de Manaoüt.
Boucle en partant de la ferme Escrivassé permettant de dominer la ferme Manaoüt-Haritchabalet, mais aussi, selon l’endroit, les villages de Barcus, Lanne, Aramits.
detout 060 detout 062 detout 068 detout 070Sur la deuxième photo prise des crêtes du côté Escrivassé, la maison Manaoüt occupe le fond du plateau et la colline portant la Chapelle de la Madeleine chapeaute l’ensemble. Gros plan sur Manaoüt pour terminer.
* le Couchet sur la route de Gastellondo.
En partant du village vacances de Lanne (construit pour loger momentanément les sinistrés du tremblement de Terre de 1967, qui toucha Arette mais aussi Montory, Lanne … ) on monte vers le Couchet, point culminant avant de redescendre vers Montory et Barcus (route de Gastellondo). En haut du Couchet on emprunte un sentier vers la gauche qui traverse prairies et forêt, laissant apercevoir en contre bas, par instant, le village de Lanne, sur la gauche, ou la route de Gastellondo, sur la droite.
* les filets de Lanne.
Connus de la France entière puisque la télévision y a déplacé plusieurs fois ses caméras, les filets des palombières de Lanne, situés dans le chemin des pantières du quartier Ayduc, attirent chaque année en octobre de nombreux visiteurs qui ne regrettent pas la petite marche nécessaire pour les atteindre (250 m de dénivelé). Ils apprécient l’organisation des « palómaires » avec leurs rabatteurs (chatards) éloignés, et juchés en haut de postes de rabat, dont le charivari – cris et tintamarre – a pour but de diriger les palombes vers ces filets verticaux étendus dans le col, les « matous » finissant le travail : palettes peintes en blanc et imitant le vol en piqué de l’épervier. Pour les jours sans vol (donc quand les espoirs s’envolent) l’ambiance reste assurée autour des agapes sans fin et des chants montagnards qui peuvent en résulter. Naguère, quand les passages des volatiles bleus étaient des plus prolifiques, chaque habitant de la commune recevait une palombe en cadeau. En 2009 on compta environ 2000 palombes prisonnières pour un passage de … 2 millions. On est donc loin de l’extinction.
Ci-dessous la blouse utilisée par les « palómaires » (chamara) : clichés pris, non pas sur leur lieu de « travail » mais à Paris lors d’une fête dans le 6ème arrondissement, en 2011, organisée par le journaliste Jean Cormier, à l’extrême-gauche (sur la 2ème photo).

les leveurs de coude 030 les leveurs de coude 043Les palombes prisonnières du filet sont ensuite regroupées, vivantes, dans les poches situées au fond de la chamara (blouse bleue).
4a51b77fUn rabatteur avec son « matou ».
4a51b77fUn des postes d’observation pour rabattre les palombes.

* la montée impossible de La Mouline.
Sur la route de la Pierre Saint-Martin, entre le village d’Arette et le plateau de Chousse, on traverse le quartier de La Mouline : quelques maisons, un fronton, un ou deux bistros-restaurants selon l’époque. Le Vert d’Arette longe la route en cet endroit. De l’autre rive démarre le fameux raidillon donnant lieu à la Montée Impossible pour les motos de compétition. L’épreuve (c’en est une véritable et redoutable !) compte pour le championnat de France et pour la coupe d’Europe. Elle peut rassembler autour de 10 nations et, en 2009, 61 concurrents. Parmi ceux-ci figurent parfois des Américains, sous l’œil étonné de 8 à 9000 spectateurs selon l’année. Pourquoi cette dénomination de Montée Impossible ? Tout d’abord du fait de l’extrême difficulté à parcourir cette montée de 237 m de long, très abrupte et parsemée d’obstacles divers comme les ravines creusées par les eaux de pluie parfois torrentielles et aussi les gros cailloux enfouis sous les touffes d’herbes et de fougères, ceci volontairement ou non par les organisateurs. Ensuite il faut savoir que dans le final la pente s’incline de 90 °, ce qui explique que les motards sont souvent arrêtés, quand ils ne chutent pas, à 10 m du sommet. En 30 ans on ne compte que 12 participants victorieux malgré les modèles de plus en plus sophistiqués et robustes conçus par les constructeurs ingénieux.
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Qui sait si quelques mètres plus haut monture et cavalier seront encore ensemble !
Ce lieu noir de monde et super bruyant autour du 15 août, pour assister à cette course de motos, reste pour moi un endroit magique pour une toute autre raison, à une date de fin de vacances scolaires où nous avions décidé de pique-niquer sur les bords du Vert, en bas de la fameuse Montée Impossible : pas un chat (ni motards, ni spectateurs, ni journalistes), pas d’autre sonorité que la musique délivrée par le Vert. Nous n’étions que tous les quatre, avec nos deux filles très jeunes. Bercé par la chaleur du lieu, ému par ce moment de simplicité partagé avec les êtres aimés, l’inspiration m’a poussé vers une nouvelle chanson, paroles et air venant tout naturellement, ce qui est exceptionnel car en général les deux ne sont pas simultanés. Il s’agit de « mau de còr » que l’on peut retrouver dans le site de Camin Casa : camincasa.fr.

 En passant par Barlanès
.

* le rocher d’Arguibelle.
Le pied du rocher d’Arguibelle (795 m) peut-être atteint par la route à partir de Montory ou à partir du quartier Barlanès de Lanne. Puis une marche de faible dénivelé permet de s’approcher de la falaise pourvue de plusieurs chemins d’escalade, de difficultés variables. Chez nous, Aurélie et Matthieu sont familiers de l’endroit, quand le temps le permet bien sûr.
Le flanc Ouest du rocher présente une horloge solaire mégalithique qui permettait aux habitants des environs de connaître les heures de la matinée grâce à 3 gros rochers qui émergent des prairies et dont l’ombre portée de la falaise passe successivement, en été, à 9 h, 10 h, 11 h.
4a51b77fEn certains secteurs du rocher se logent les nids du percnoptère, petit vautour migrateur d’Égypte.
* Issarbe.
En continuant la route de Barlanès on rejoint la station de sports d’hiver d’Issarbe, gérée par la commune de Lanne. La voie après la station est fermée durant les chutes de neige mais permet d’atteindre la Pierre Saint-Martin les autres saisons de l’année. On y pratique luge, ski de fond et raquettes, comme le montrent les quelques photos sélectionnées qui suivent.
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Les boucles proposées par les divers parcours, de longueurs inégales, offrent un panorama splendide et très varié. Une vue porte à l’horizon sur les plaines du Béarn, une autre sur la chaîne des Pyrénées, avec comme bien souvent dans ce territoire les pics d’Arlas et d’Anie. Parfois surgit sur la piste un (ou une) skieur ou raquetteur, Etché en l’occurrence ici.
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Séverine, Claudine, Etché et, seule avec des skis, Laure.

♦ Autour de la Pierre Saint-Martin.

Beaucoup de photos mettent en valeur les divers paysages et aussi les nombreuses activités dont s’enrichit la Pierre Saint-Martin, que ce soit l’été ou l’hiver et sa neige. Malgré la sélection de ces clichés à laquelle je me suis, difficilement, résolu, les illustrations abondent, peut-être un peu trop !

* ski de fond au Braca.
Quelques kilomètres avant d’atteindre le Col de la Pierre Saint-Martin la piste de ski de fond du Braca s’étend sur la gauche de la route. C’est là que je m’initiai à ce nouveau sport de glisse … il y a quelques années, avec les copines Hélène et Maddy. Le panorama ne vaut pas celui d’Issarbe ou celui du Somport mais l’ensemble boisé mérite le détour.
* transhumance.
Chaque année nous participons au transfert pédestre des troupeaux de brebis des maisons Haritchabalet-Sottou de Lanne à la Pierre.
J’ai déjà consacré un article plus complet sur les transhumances de Lanne en octobre 2014 (où on retrouve certaines photos ci-dessous).
L’aller, effectué la nuit, autour du 15 juin, emprunte l’itinéraire Manaoüt – Lanne – Arette – La Mouline – le Pas de la Lèva (on quitte la route goudronnée pour un raccourci dans la montagne) – Suscousse – Soudet – Cabane Sottou au Col.
Le retour, autour du 15 septembre, à partir de la Cabane Sottou, passe par Soudet, Suscousse, Bénou, le bois, Barlanès, Lanne.
Je propose maintenant 3 groupes de photos liés à ces déplacements.

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Sur une photo on imagine le désarroi du troupeau de vaches cloisonné dans son pré et observant le cheminement en toute liberté des brebis. Sur d’autres ces mêmes brebis reprennent leur souffle quelques instants avant de repartir sur la route de Barlanès (retour). Les accompagnateurs ont aussi droit à une pause dégustative (je me demande pourquoi cet adjectif ne figure pas dans le dictionnaire).

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Où l’on voit que le jeune Paul se mêle au cortège dans les derniers kilomètres, soutenu par une copine à cheval.
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On reconnait Pierre, Aurélie, Inès. Toutes les générations participent.
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Tiens, voici Jean Fourcade en « aulhèr ».
*
Arlas.
Le Pic d’Arlas, déjà mentionné un peu plus haut, est à portée de main depuis la Cabane Sottou. Souvent nous emmenons les visiteurs-marcheurs sur son sommet : de la Cabane (1760 m) à Arlas (2044 m) une bonne demi-heure suffit. De là-haut s’offre un panorama à 360 °, avec le Pic d’Anie tout proche, la Station de La Pierre en contrebas ainsi que les Cabanes Sottou, Lapeyre, Escrivassé  …
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Sur une photo apparaissent des touristes venus passer la journée à la Cabane, lors des journées portes ouvertes, dont nous parlons un peu plus bas. Ils observent le troupeau en train de revenir à l’enclos en fin de journée.
L a Pierre ST Martin 030Et voici Arlas revêtu de sa parure blanche.
* Anie.
Le Pic d’Anie, le plus haut de la région (2504 m), se dresse lui aussi juste en face de la Cabane Sottou, un peu plus à droite que l’Arlas. On le voit sur pas mal de photos de cet article ou de ceux consacrés à la vallée d’Aspe. Pour y accéder, deux possibilités : à partir de Lescun et son Refuge de L’Abérouat (voir Aspe) ou en partant de notre cabane Sottou, ce que nous fîmes en une seule occasion, avec d’ailleurs le maître des lieux, Marc. Je ne peux pas m’empêcher de conter une savoureuse anecdote à propos de cette balade. Au terme de l’ascension nous avons bien sûr sorti de nos sacs les divers ingrédients qui réchauffent les corps et l’atmosphère : pastis (mais oui, il n’y a jamais de contrôle là-haut), saucisson, pâté, poulet peut-être, fromage, eau et vin rouge. Et puis nous avons entamé deux ou trois chants béarnais, avec Séverine, Jean et Angèle Fourcade. Un groupe de Basques de la Basse Navarre, qui casse-croûtaient à côté de nous, a particulièrement apprécié les chants et … le fromage que Marc leur offrait. Comme ils se demandaient comment se procurer dudit fromage, Marc leur sortit de son sac un bon morceau que les compères purent ainsi se procurer … à 2500 m d’altitude. Je regrettais alors de ne pas avoir amené notre CD de Camin Casa, j’aurais peut-être pu en écouler un ou deux dans l’euphorie du moment.
tout 111Voici les deux copains, aperçus depuis la Cabane : Arlas à gauche et Anie à droite. En bas l’esplanade où se tient la Junte de Roncal, dont nous parlons un plus loin.
tout 186 tout 201La fin du parcours menant à l’Anie est très empierrée : ce sont les arrhes de l’Anie.
L a Pierre ST Martin 006L’Anie, à son tour, a enfilé son manteau blanc.
* Soum de Lèche.
Dans le dos de la cabane Sottou, la dernière avant de plonger vers la Navarre espagnole, se dresse le Soum de Lèche. Très souvent on arpente ce relief où se mêlent  roches et verdure. En moins d’un quart d’heure on parvient au sommet d’où on découvre en vue plongeante le village de Sainte-Engrâce et son environnement. On y rencontre parfois un groupe de vautours qui, du haut, épie les nombreux troupeaux qui paissent aux alentours, tant du côté français que du côté espagnol.
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Premier malh à franchir avant de découvrir le sommet de Lèche. Paul aime bien y conduire les enfants visiteurs de sa Cabane.
DSC07139 DSC07143Au pied de Lèche, quelques participants aux journées portes ouvertes que nous détaillons un peu plus loin.
* journées portes ouvertes.
Depuis quelques années l’Office du Tourisme de la vallée organise 2 journées portes ouvertes par été dans les Cabanes de bergers qui le désirent. Dès leur arrivée sur les lieux le matin les inscrits partagent le café avec les gérants des lieux, Sylvie et Marc ici, avant de découvrir la fabrication du fromage par Marc, de formuler quelques questions et de déguster bien sûr le précieux mets. Puis le groupe écoute les explications de Sylvie sur le mode de fonctionnement de l’entreprise et sur l’historique du métier, sur l’évolution de la vie des bergers et de leurs cabanes. Ensuite la troupe des touristes accompagne les bergers et le troupeau des brebis vers les pâturages situés de l’autre côté de la route, en descendant vers l’Espagne. Le troupeau continuera plus tard seul son chemin dans la journée, passant d’un mont à un vallon, d’une prairie à un petit lac. Voici venue l’heure de l’apéritif – boissons non alcoolisés ou Jurançon local – avant de partager le menu concocté par les hôtes (en certaines cabanes on demande aux visiteurs d’apporter leur collation) : en général charcuteries du pays puis jambon piperade et fromage maison évidemment. Parfois nous proposons quelques chants du Béarn durant ce repas. Les volontaires à ces journées proviennent de plusieurs provinces de France et les échanges entre eux et nous  s’avèrent des plus enrichissants. En fin d’après-midi il reste toujours un certain nombre de personnes qui suivent Marc et son fils Paul à la rencontre du troupeau sur le chemin du retour, parfois encore bien éloigné de leur logis. La journée se termine par la traite  dans l’enclos réservé à cet effet.
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Sur la première photo les inévitables Arlas, Anie et … Séverine. Sur les autres quelques chanteurs dont l’ami Jean-Michel venu du Lot et Garonne.

DSC08321 DSC08322 DSC08323 DSC08325 DSC08326 DSC08327 DSC08334 DSC08339 DSC08341Photos 1 et 7 : Sylvie commente.
Photo 2 : annonce de la vente de fromage à la cabane, en français et en espagnol. À quand en béarnais ?
Photo 3 : menu et activités de la journée. Alléchant, non ?
Photos 4 et 5 : en matinée, les visiteurs suivent le troupeau vers les estives.
Photo 6 : le calme avant la tempête.
Photo 8 : clin d’œil à nos amis de Barcelone Mercédès et Juan-Manuel avec leurs enfants et Graciela.
Photo 9 : la traite de fin de journée.

DSC07120  DSC07137  DSC07144 DSC07146 DSC07150  DSC07158Photo 1 : explications de Sylvie un peu plus bas de la cabane, côté Navarre.
Photo 2 : Séverine est en rouge, non plus en bleu. L’inspecteur qui mène l’enquête en déduit donc qu’il s’agit d’une journée différente.
Photo 3 : on écoute, on déguste, mais on marche aussi, vers le Soum de Lèche.
Photos 4 et 5 : à la rencontre du troupeau sur le chemin du retour.
Photo 6 : toute la famille est réunie et le troupeau regroupé pour la traite. Paul, Marc, Sylvie, Inès.

* gouffre Lepineux.
En 1952 un dramatique accident coûta la vie au spéléologue Marcel Loubens, au fond d’un gouffre de la Pierre Saint-Martin,  gouffre découvert par Lepineux en 1950, quelques hectomètres plus bas que la cabane Sottou. Son corps ne put être remonté à la surface que plusieurs mois après. Haroun Tazieff fut parmi les compagnons de Loubens. L’entrée de ce gouffre est à peine visible de la route et son accès bien sûr fermé. Une plaque à la mémoire du disparu signale tout de même l’évènement.
Le prolongement du gouffre Lepineux aboutit du côté de Sainte-Engrâce, dans la grotte de La Verna (voir le futur article sur la Soule), découverte en 1953 mais ouverte au public seulement en … 2010.
DSC07123 DSC07124 DSC07125 DSC07127Comme on le constate sur une des plaques l’entrée du gouffre se situe en Espagne. Nos voisins n’ont jamais voulu exploiter ce drame comme un attrait touristique, ce qui explique la modestie du site. Aux alentours de la cabane on découvre l’entrée d’autres gouffres de moindre profondeur.
* junte de Roncal.
La Junte de Roncal, ou Tribut des trois Vaches, est célébrée chaque 13 juillet au niveau de la Borne internationale 262, qui marque la frontière entre la France (Pyrénées Atlantiques) et l’Espagne (Navarre). Cette Borne, située au Col de la Pierre-Saint-Martin (1760 m) est visible depuis la Cabane Sottou, en contre bas. Se réunissent à l’occasion 6 maires de la vallée de Barétous (Ance, Aramits, Arette, Féas, Issor et Lanne en Barétous) munis de leurs écharpes tricolores et 4 alcades de la vallée de Roncal (Garde, Isaba, Urzainqui et Ustàrroz) vêtus de leurs habits traditionnels roncalais.
Les maires de Barétous remettent à leurs homologues de Roncal 3 vaches, en vertu d’un traité datant de plus de 6 siècles, le plus ancien encore en vigueur en Europe. L’origine possible de cet accord date de 1373 quand une dispute féroce éclata entre un berger d’Arette et un berger d’Isaba, à propos d’un point d’eau situé au pied du Pic d’Arlas. La mort du berger béarnais enclencha des représailles successives et de nombreuses batailles entre les deux camps. Il fallut l’intervention des élus et des autorités religieuses des deux côtés de la frontière pour qu’un traité soit signé en 1375. Pour pouvoir accéder aux pâturages respectifs les bergers et les notables s’engagent respecter la paix de part et d’autre de la frontière. Les maires concernés superposent leurs mains sur la Borne 262 et prononcent les paroles rituelles : « Pax avant, pax avant, pax avant » (paix dorénavant). Puis le vétérinaire d’Isaba choisit 3 génisses parmi celles qui lui sont proposées, répondant à des critères bien définis.
La signature se clôture par une messe en plein air et une fête pastorale rythmée par des orchestres et chants divers.

4a51b77f indexL’incontournable Jean Lassalle trouve le moyen de se glisser parmi les intervenants du traité.
14368683323051436868331805Sur le haut rassemblement pour la cérémonie religieuse.
En contrebas de la Cabane Sottou l’animation surveillée par le Pic d’Anie à l’horizon.

* autres clichés des environs.
On termine par des scènes glanées elles aussi dans les environs de la Pierre Saint-Martin.
tout 181 tout 182 tout 188 tout 192 tout 199 tout 204Photo 1 : je ne résiste pas à l’envie d’inclure une nouvelle photo du troupeau paisible devant l’enclos de la traite.
Photo 2 : les amis Rauline, Michel et Monique, avec Marc, près de la Cabane.
Photo 3 : vue plongeante sur l’entrée du gouffre Lepineux décrit plus haut.
Photo 4 : la Cabane vue de face méritait un salut respectueux. Combien de casse-croûtes nous ont rassemblés derrière ce mur !
Photo 5 : en fin de journée, du haut des crêtes, vue sur une halte du troupeau
au bord d’un « lagòt »
.
Photo 6 : en montant en haut de l’Arlas, voici qu’apparaît la Station de La Pierre Saint- Martin, quelques kilomètres plus bas que le Col.
été 2012 037D’autres amis de Vitry, Françoise et François Alexandre, qui nous aidèrent ce jour-là à ramener une brebis égarée quelque temps.
L a Pierre ST Martin 001 L a Pierre ST Martin 009 L a Pierre ST Martin 010 L a Pierre ST Martin 012 L a Pierre ST Martin 025 L a Pierre ST Martin 029Hé oui, Séverine se distingue dans la neige, à la Pierre comme à Issarbe. Le Soudet, sur la route de Sainte-Engrâce, par où le troupeau passe en septembre sur le retour des estives.

DSC08254 DSC08258 DSC08260 DSC08278Paul et Inès reçoivent à la Cabane les Gayral et leurs grands-parents : Lilou, Maywen, Baptiste (dans les bras d’Évelyne).
Lors du passage du Tour de France le 14 juillet 2015 au plateau de Chousse (arrivée à la Station de la Pierre), les producteurs du fromage Ossau-Iraty eurent l’idée d’attirer l’attention des nombreux observateurs (spectateurs, journalistes, télévisions … ) en inscrivant, par fauchage, leur nom et leur label au milieu des fougères et des herbes de la pente. Succès assuré et filmé.

La Pierre St-Martin 002 La Pierre St-Martin 005Pour changer de nos moutons, terminons par les autres animaux présents autour de la Cabane.
Adishatz.

 

Les couvertures du Shiulet : troisième partie.

Lo Shiulet (Le Sifflet) fut, entre les années 1988 et 1994, la revue trimestrielle éditée par l’Association occitane de Paris : l’Estancada. Cette parution concerne 27 (du 0 au 26) numéros, de mars 88 à novembre 94. Sont proposées ici les couvertures de la plupart de ces parutions : celles décrites par un dessin ou une caricature. Ces illustrations émanent essentiellement du crayon de Philippe Labarère (Félipe), sous la signature F.L.
Apparaissent également quelques dessins des pages intérieures.
La traduction figure en bas de chaque gravure.
En général, on ajoute un commentaire concernant l’actualité du moment, reliant plus ou moins celle-ci au texte du dessin.
Cet ensemble prend beaucoup de place. Pour ne pas trop fatiguer le lecteur, je découpe l’étude en 3 parties. Cette troisième partie concerne 7 numéros (du n° 18 au n°26), entre novembre 92 et novembre 94.

Numéro 18.

Pas de dessin en couverture, comme pour les précédents numéros 16 et 17, mais, à l’intérieur, une bande dessinée en 2 parties, de ma composition, intitulée le banquier et les autres, dans laquelle s’opposent diverses classes sociales qui se jalousent au lieu de s’unir devant les difficultés quotidiennes … mais cela se passait en 1992, il y a 24 ans !

1ère séquence : critique de l’ouvrier par les autres.
Le paysan : Les ouvriers, quand-même, ils sont bien heureux, bon Dieu ! Pas de responsabilité au travail, aucun souci de crédit, mais bien souvent en grève. Et ils peuvent se reposer chaque fin de semaine.
Le fonctionnaire : Quelle honte ! Quand ils bloquent les usines ils n’ont pas la conscience d’emm… les autres travailleurs. Et avec leurs syndicats ils se croient très forts.
Le commerçant : Quand ils ne sont pas en congé ils font la grève et en plus ils se saoulent bien souvent. Sûr qu’en plus ils font leurs courses chez Leclerc.
2ème séquence : critique du paysan par les autres.
L’ouvrier : Et les paysans qui osent faire tout ce bruit ! Ils paient peu d’impôt, ils ne connaissent pas la notion de solidarité, ils barrent les routes et maintenant, ils polluent, le Ministre l’a dit à la télé.
Le fonctionnaire : Pourquoi grognent-ils ainsi ? Ils ont tout ce qu’ils veulent à la maison : viande, légumes, fruits, œufs …. Ils devraient être bien heureux de pouvoir casser la croûte je ne sais combien de fois chaque jour, sans payer ! Et quand ils ne sont pas contents, ils cassent tout !
Le commerçant : Vous avez vu ces grandes machines ? Ils ont quand-même pu se les payer ! Ils ne sont pas à plaindre : quand ils ne touchent pas l’impôt sécheresse, ils touchent l’impôt inondation.

3ème séquence : critique du commerçant par les autres.
Le paysan : Et voilà les commerçants qui s’y mettent eux aussi ! Comparez un peu le prix du litre de lait chez nous à la ferme et celui du magasin. Vous verrez la différence.
Le fonctionnaire : Ils n’ont jamais cotisé et ils voudraient les mêmes droits que les autres ! Et on sait bien comment ils votent ! Et quand il y a une guerre, ils s’en sortent toujours bien…
L’ouvrier : Acheter une marchandise dix euros pour la revendre cent euros, ce n’est plus faire du bénéfice, c’est voler !
4ème séquence : critique du fonctionnaire par les autres.
Le paysan : Et les fonctionnaires ? Que font-ils du matin jusqu’au soir ? Téléphoner, déjeuner, ranger des papiers. Jamais pressés pour rendre service, mais toujours pressés pour réclamer une augmentation. Et en plus ils oublient notre langue maternelle.
Le commerçant : Ces feignants ! Ils ne se fatiguent pas beaucoup au bureau , et ils font le plein de vacances ! Et ils sont quand même payés s’ils tombent malades.
L’ouvrier : Tout le monde aimerait avoir leur sécurité de l’emploi …
5ème séquence : tous face au Banquier.
Tous : Mais si personne n’est content ici, à qui profite donc notre travail ?

Numéro 19.

– Vous avez vu ? C’est le nouveau drapeau béarnais olympique … Quand-même, il ne ressemble à rien !
– Toutes ces vaches … Quel troupeau ! Maintenant il va falloir trouver un nom à tout ce bétail !
– Pour les deux premières je ne sais pas. Mais pour la dernière vache il ne faut pas chercher trop loin pour lui trouver un nom.
Le dessin fait allusion à Nelson Paillou, Président du Comité Olympique Français, habitué d’Arette, en vallée de Barétous, qui, lors d’une conférence, attribue … 3 vaches (au lieu de 2) au drapeau béarnais – et sans avoir bu un coup !

Dans les pages intérieures de ce numéro, un dessin de Gilles Gayral après la prestation du groupe Camin Casa au festival de la chanson béarnaise de Siros.

– A la fête de la chanson et de la langue béarnaise à Siros.
–  Le groupe Camin Casa fut heureux d’interpréter la chanson « Nosta Lenga » (notre langue).
–  Gilles Gayral (flûte), Philippe Labarère (chant), Alain Sibé (chant), Michel Berdot (chant, auteur-compositeur), Alain Berdot (chant, guitare).

Numéro 20.

Charte européenne des langues régionales ou minoritaires … la France n’en veut pas !
Le Conseil de l’Europe valide « la Charte Européenne des Langues Régionales et Minoritaires » – un texte loin d’être révolutionnaire, qui n’impose rien mais suggère des recommandations sur l’enseignement, la radio, la télévision, les relations avec l’Administration. Mais le gouvernement français refuse de ratifier cette Charte (qui serait contraire à la Constitution).

Numéro 21.

Enfin libéré !
– Commentaire du Shiulet après la libération de Casabonne :
6 juillet 1987 : départ en vacances pour l’Espagne – 7 juillet 1993 : … de retour !!! Les vacances ont été longues et lui ont coûté très cher !!!
– Dans le même numéro reportage sur la rencontre entre l’Estancada et le groupe vocal de Navarrenx, les Remparts.

Numéro 22.

– Plan Balladur : les salariés se serrent la ceinture.
– Je m’en fous ! Charasse m’a prêté ses bretelles !
Aucun rapport avec la couverture, mais deux faits marquants de la chanson béarnaise.
Les « Pagalhós » en vidéo : une heure de spectacle au théâtre Saint-Louis de Pau le 05 décembre 1992 pour fêter leurs 20 ans d’existence.
Le Zénith de Pau reçoit « Nadau » le 27 novembre 1992 à l’occasion de leurs 20 ans de représentations.

Numéro 23.

Non, non et non ! Ça peut être un taureau ou un éléphant, je suis né ici ! Et je peux te dire que ce ne n’est pas un chat qui me fera bouger d’ici
L’accord du GATT (accord général sur les tarifs douaniers et le commerce – ratifié par 23 pays en 1947) a été complété par 117 pays le 15 avril 1994 (Uruguay Round).
Dessin ci-dessus : j
eu de mots entre GATT et GAT (chat en Occitan).

Numéro 24.

Dans ce numéro, dialogues entre le Shiulet et 2 militants basques emprisonnés et libérés depuis peu (Casabonne et Etcheveste), commentaires sur l’aménagement du territoire (un réveil en trompe l’ œil), sur l’avenir du nucléaire … et, après le SMIC jeune proposé par le 1er Ministre Balladur, le SMIC rugby imposé par les responsables du XV de France.

Numéro 26.

– Rentrée scolaire.
– Écoute bien l’instituteur, Jean !
– Oui, et dans l’école, retire de la tête le signe ostentatoire de ta culture !
Clin d’œil au signe ostentatoire d’une religion que représente le port du foulard dans l’école publique.
Dessin de Michel Berdot.

En conclusion de cet article j’énumère les rubriques de ce dernier numéro du Shiulet :
– D’un Shiulet à l’autre – Compte-rendu de l’Assemblée Générale de l’Ostau Biarnès de Pau -Déclaration du groupe Anaram au PatacCap d’Estèra e Cap d’Esplinga – Amnesty Internacional (Alan Estrade) – Entrevista dab Bernard Aròs – Corrier de legedors – Lo bilhet de Miquèu – Èlections en Corse (Arriti) – Vu et entendu – Jan de PicheprimInstitut Culturel Occitan.
FIN de la troisième partie

Les couvertures du Shiulet : deuxième partie.

Lo Shiulet (Le Sifflet) fut, entre les années 1988 et 1994, la revue trimestrielle éditée par l’Association occitane de Paris : l’Estancada. Cette parution concerne 27 (du 0 au 26) numéros, de mars 88 à novembre 94. Sont proposées ici les couvertures de la plupart de ces parutions : celles décrites par un dessin ou une caricature. Ces illustrations émanent essentiellement du crayon de Philippe Labarère (Félipe), sous la signature F.L.
Apparaissent également quelques dessins des pages intérieures.
La traduction figure en bas de chaque gravure.
En général, on ajoute un commentaire concernant l’actualité du moment, reliant plus ou moins celle-ci au texte du dessin.
Cet ensemble prend beaucoup de place. Pour ne pas trop fatiguer le lecteur, je découpe l’étude en 3 parties. Cette deuxième partie concerne 8  numéros (du n°8 au n°15), entre mai 90 et février 92.

Numéro 8.

Cheminons vers l’« Immortèla » (edelweiss) et chantons avec l’Estancada.
La couverture fête en musique les 2 ans d’existence du Shiulet et met en relief quelques paroles de la chanson du groupe Nadau, l’Immortèla, souvent jouée et chantée lors des soirées de l’Estancada.
Ce dessin provient de Jean-Pierre Preciozi.

Numéro 9.

Les démocraties (France, Espagne) se dégonflent – Solidarités entre les peuples  (Basque, Occitan) – Liberté pour Casabonne.
Dessin proposé par Gilles Gayral.

Numéro 10.

Il faut dire quand-même qu’il prend beaucoup de place.
Conflit Irak/Koweit avec intervention des armées occidentales. Dans les vallées d’Aspe et d’Ossau l’ours est au centre des discussions, analyses, frictions … entre chasseurs, bergers, élus locaux, écologistes, responsables du Parc National et … membres de l’Estancada et du Shiulet, divisés quant à l’avenir de l’ours dans nos montagnes.

Numéro 11.

– Pyrénées occitanes : les derniers ours.
– Chasseur (2 orthographes proposées).
– Le pouvoir au peuple …
L’agitation continue au sujet de l’ours et des mesures imposées à son sujet par le Ministre de l’Écologie Brice Lalonde : le Shiulet a contacté le FIEP (Fond d’Intervention Éco Pastoral), association écologiste de Pau, luttant depuis plusieurs années pour la sauvegarde des derniers ours des Pyrénées, et le Maire de Laruns, André Fabre, Président du Comité Intervallées, qui s’oppose aux mesures du Ministre. Si le FIEP promet une réponse prochaine, Fabre refuse toute discussion.
Dessin ci-dessus de S.Dey.

Numéro 12.

– La guerre est finie !
– Bof … Finalement, je ne l’ai pas trouvée aussi dure ni aussi longue que ça !
Fin de la guerre du Koweit et de l’intervention, principalement américaine, pour en repousser l’Irak. Longtemps courtisé et armé par les puissances occidentales lorsqu’il guerroyait contre l’Iran, Sadam Hussein devient un dictateur qu’il faut abattre.
Dessin de Serge Dey.

Numéro 13.

Ha ! Je l’ai jouée comme il fallait cette « Marseillaise » !!
Les parlementaires adoptent le projet de loi sur le statut territorial de Corse, avec, en article premier, une reconnaissance de la notion de peuple corse. Les débats autour de ce sujet furent des plus mouvementés.
Dessin de Serge Dey.

Dans le même numéro, un dessin de Gilles Gayral sur le groupe de chant de l’Estancada, Camin Casa (dont le nom n’est pas encore choisi à ce moment là). Le groupe démarre ses premières répétitions avant ses futures représentations, tant sur la région parisienne que sur les « emponts » du Béarn (Siros, Aramits, Orthez).

Sur les 4 poteaux on reconnaît les attachés/attachants, de gauche à droite : Alain Sibé, Alain Berdot, Philippe Labarère, Gilles Gayral.
Tournant autour d’eux le sorcier Michel Berdot.
A.S. : Vous ne pensez pas que notre homme est un peu fatigué ?
A.B. : Oui, je crois !
P.L. :
Mais peut-être cherche-t-il l’inspiration ?
G.G. : Ou alors, c’est une dernière version des sauts béarnais !
M.B. : Je chante, je chante toujours bien, et si toi tu chantes mal je vais t’étrangler.

Numéro 14.

Retour de Philippe Labarère aux commandes du crayon.
– Tu as vu ? Ils parlent de l’Europe de demain …
– Oui !
La physionomie de l’Europe change avec la désintégration du bloc communiste des pays de l’Est. Peuples et Nations retrouvent les notions d’indépendance et de souveraineté.

Numéro 15.

 

En couverture, pas de dessin mais un ensemble de titres ou de parties d’articles de la Presse nationale concernant identités et langues minoritaires.

                                                                                     FIN de la deuxième partie

Les couvertures du Shiulet : première partie.

Lo Shiulet (Le Sifflet) fut, entre les années 1988 et 1994, la revue trimestrielle éditée par l’Association occitane de Paris : l’Estancada. Cette parution concerne 27 (du 0 au 26) numéros, de mars 88 à novembre 94. Sont proposées ici les couvertures de la plupart de ces parutions : celles décrites par un dessin ou une caricature. Ces illustrations émanent essentiellement du crayon de Philippe Labarère (Félipe), sous la signature F.L.
Apparaissent également quelques dessins des pages intérieures.
La traduction figure en bas de chaque gravure.
En général, on ajoute un commentaire concernant l’actualité du moment, reliant plus ou moins celle-ci au texte du dessin.
Cet ensemble prend beaucoup de place. Pour ne pas trop fatiguer le lecteur, je découpe l’étude en 3 parties. Cette première partie concerne 8  numéros (du n° 0 au n°7), entre mars 88 et février 90.

Numéro 0.

En-tête de la Revue : Réunion des Occitans Exilés.
Pas encore de dessin de couverture dans ce numéro 0 mais quelques affiches éclairant sur les motivations des membres du Comité de Rédaction de la Revue, constitué, au départ, par Francine Denarnaud, Nathalie Fournier, Philippe Labarère, Alain et Caty Sibé, rejoints peu à peu par Yves Salanave, Jean-Claude Arrieux, Pierre Cassagne, Alain Estrade, Gilles Gayral, Michel Berdot …
Rappel : Calandreta (alouette) est le nom de l’École Privée (totalement à cette époque) Laïque enseignant la langue occitane.
Pour donner une idée, voici les thèmes développés dans ce premier numéro (30 pages) : tirar en davant (éditorial d’Alan Sibé annonçant les objectifs de la Revue – présentation du Shiulet au sein de l’Estancada – informations culturelles et sociales en Occitanie – quels mythes pour quelles réalités : économie et société en Occitanie, par Yves Salanave – Pourrat : mémoire de la terre d’Auvergne par Nathalie Fournier – ethnie, peuple, nation par Alan Sibé – document : texte de résolution de la Communauté européenne sur langues et cultures des minorités régionales et ethniques – publicités pour quelques livres et revues occitanes – la lettre de La Cléda, alias Philippe Labarère – espace blanc pour le futur courrier des lecteurs.

Numéro 2.
Licence d’Occitan … Rencontre Calandreta-Ministère de l’Éducation Nationale … rentrée difficile !!!
Durant l’été 88 les représentants des Calandretas sont reçus au Ministère de l’Éducation Nationale (Lionel Jospin). Ils ne retirent aucun engagement quant à l’enseignement de l’Occitan dans le Service Public. De plus, le Ministère s’oppose à la délivrance d’une licence d’Occitan à l’Université de Montpellier.

Dans le même numéro : un autre dessin de Philippe Labarère (La Cléda pour les intimes)
Introduction à la traduction qui vient : il n’est pas question de traduire en Français les trois jurons (ou expressions) béarnais qui suivent (Diu vivant-Perdiu-Hilh de puta)
Grande nouvelle – Stop – Émetteur sur le Pic du Midi d’Ossau – Stop – 10 départements d’Occitanie peuvent aussi recevoir la 5 et la 6 – Stop.
– Tu en as de la chance d’avoir tant de chaînes ! Et bientôt tu vas être câblé ! Diu vivant ! Maintenant le monde va être bien éclairé !!!
– Oui ! Je sais ! Mais perdiu ! J’ai oublié où se trouve cet hilh de puta de bouton des actualités régionales !!!

Numéro 3.
– Mais, hilh de puta, comment as-tu attrapé le virus d’être Français ?!?!
– Oh ! Macareu ! D’abord une démangeaison … Et puis la diarrhée… Méfie-toi de ne pas l’attraper !!!
Référendum le 06 novembre 88 en Nouvelle Calédonie, soulevant la question de l’autodétermination, après les rencontres de l’été entre Mrs Jacques Lafleur (leader caldoche) et Jean-Marie Tjibaou (leader kanake assassiné quelque temps après, en mai 89).

Numéro 4.

– Un Casabonne emprisonné, c’est un TGV de gagné !
– Patou ! Viens ici ! Grand hilh de puta !
Jean-Philippe Casabonne, jeune Béarnais en vacances en Espagne,  a été arrêté, le 06 juillet 1987, par la police espagnole, et accusé de collaboration avec l’ETA. Il vient d’être condamné à 6 ans de prison.

Numéro 5.

Autre dessin des pages intérieures de ce numéro :

Principaux points développés dans le numéro : commentaires sur le double assassinat des leaders kanakes Tjibaou et Ieoné, analyse des enjeux de l’exploitation du Complexe de Lacq.

Numéro 6.

– Té, ça, c’est bien dit !
– Pauvre naïf ! ! Et les Calandretas, et Casabonne, et le travail au pays !? …
Quelques nouvelles propositions du Ministère à Serge Javaloyès, Président de la Calandreta de Pau : les personnels enseignants existants  vont être contractualisés, les nouvelles créations seront réglées au sein d’une commission paritaire.

Numéro 7.

– Calliope : le cadeau de Noël – une caisse de saloperie !!
– J’ai trouvé un cèpe !!
Sévères critiques de l’organisation SEPANSO Béarn contre une installation de l’usine Calliope à Noguères (près de Lacq). La SEPANSO souligne le danger de fabrication par cette entreprise d’un produit dangereux nommé DBCP et dénonce le silence du PDG de Calliope au sujet des matières traitées en Béarn.

                                                                           FIN de la première partie

L’extérieur vu de l’intérieur

Les nombreux clichés qui suivent risquent de n’intéresser (?) que les familiers de notre habitation saint-péenne. Je pense bien sûr plus particulièrement à mes trois frères et leurs familles ainsi qu’à nos deux filles. Tous vivent en région parisienne mais notre maison reste pour eux (et restera j’espère pour les générations suivantes) un lieu de rencontres et de souvenirs, un havre de paix et de repos (on dirait que je travaille pour l’ONU !).
L’idée de photographier l’extérieur des 3 bâtiments (maison et deux granges) à partir des ouvertures que proposent fenêtres, finestrons, portes, portails, provient de deux expositions parcourues récemment. La première concerne un photographe, dont j’ai malheureusement oublié le nom pour l’instant, qui présenta son œuvre il y a quelques années dans une enceinte du Jardin des Tuileries : il photographiait ce qu’il apercevait de sa fenêtre, parfois en plan large, parfois sous un petit angle, avec des profondeurs de champ variables, la même scène pouvant être filmée à des saisons ou à des heures différentes. La seconde exposition date de ce dernier mois de septembre, dans la Maison de Retraite d’Osse-en-Aspe ( Automne-en-Aspe) : les photographies proviennent de la plasticienne Marie Labat, invitée par l’association « les Phonies Bergères« , domiciliée à Accous. Par la fenêtre de la chambre de chaque résident l’artiste propose un cliché qui nous montre l’aperçu quotidien de ce résident.
L’appareil que j’utilise ne dispose que d’une seule focale et ma démarche est bien plus simple que celle des deux photographes de référence puisque pour chaque photo je place cet appareil proche du centre de l’ouverture concernée, en le maintenant droit, donc sous le même angle de prise, avec la même profondeur de champ. Certaines des ouvertures étant très proches (une porte et une fenêtre par exemple) une seule photo aurait pu être proposée parfois mais finalement je ne fais pas de sélection. tant pis pour l’aspect répétitif. Au total je compte 32 « ouvertures » mais certaines, difficilement accessibles, ne seront pas utilisées : il s’agit de deux lucarnes placées trop en hauteur sur les toits de la grange nommée G1 ci-après. Un autre emplacement n’est pas utilisé car il donne sur la paroi pierreuse de la cheminée de la maison.
Comme j’aime les schémas (n’est-ce pas les filles ?) je vais encore en abuser pour situer les divers points de prise de vue de chaque pièce, ce qui m’oblige aussi à mesurer les différentes longueurs de ces pièces, pour respecter un tant soit peu la bonne échelle de chacune.
Quelques commentaires sur les utilisations ancienne et actuelle de cet ensemble complètent le panorama, ainsi qu’un certain nombre de dates importantes dans la restauration de l’habitation, d’intérêt uniquement familial.

Cet article a été publié le 25 novembre 2015. Mais, en 2017 un piratage a saboté mon blog. Grâce à la dextérité de Matthieu les textes (54 articles) ont été rétablis mais tous les schémas et photos ont disparu. Mes archives m’en ont restitué quelques un(e)s mais certain(e)s restent évaporé(e)s. En septembre 2017 j’ai donc repris une bonne part de ces clichés absents.

Le premier schéma représente l’ensemble des 3 espaces vu de dessus.


M : maison d’habitation.
G1 : grange n°1 côté Larroudé.
G2 : grange n°2 côté Chabanne.
P : poulailler.

Trois paragraphes se succèdent : vues prises du rez-de-chaussée de chacune des trois parties de ce qui fut une ferme du temps des grands-parents, puis vues du premier étage de ces mêmes parties et enfin vues du grenier de la maison.

Rez-de-chaussée.

On reprend le précédent schéma d’ensemble avec les ouvertures d’où ont été prises les photos qui viennent ensuite.

Grange G1.

P1 et P2 sont deux portails donnant, l’un sur la cour de devant, l’autre sur le verger.
On utilise parfois cette pièce pour certaines réceptions ou fêtes, quand la saison le permet. Le local peut aussi servir de garage pour une voiture. On y entrepose un peu de mobilier et aux murs sont accrochés des photos variées (montagne, équipe de rugby de Saint-Pée des années 70, groupe Camin Casa), affiches diverses, anciens instruments ou outils (joug, fourches, …), objets de toutes sortes (glace, pendule, …).
Dans notre enfance l’intérieur de la grange était muni d’une balançoire, proche du portail P1, accrochée aux poutres. Au fond de la grange, côté verger, trônait un tas de sciure et de stères, provenant de la scierie Lafourcade, située de l’autre côté de la départementale. Sciure à double emploi : alimenter le poêle en combustible et servir de circuit automobile pour nos modèles miniatures. Cette grange servait aussi de rampe de lancement du javelot (un aiguillon de chez Oscamouagulhada en Béarnais, bâton muni d’une pointe pour piquer les bœufs) : on devait lâcher le projectile avant une ligne tracée en P1 et essayer de le rapprocher de la grille au fond de la cour. Il arriva que des adultes passant par là rencontrent malencontreusement la trajectoire du dit projectile. Le sol, à cette époque en terre battue, fut bétonné en 1992 grâce à l’aide de nos cousins Oscamou. Double projet pour cette grange G1 : carreler ce sol et créer un passage entre les 2 granges actuellement séparées par un mur.

Photo prise en P1 :
Hé oui, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, le ravalement de la maison est récent, ainsi que la restauration des volets. Les gravillons apparurent en 2012 (Bédécarrax). Exceptionnellement cette année le champ derrière la grille n’est pas une plantation de maïs qui, habituellement, masque les maisons du fond.
Les deux tas de sable recouverts d’une toile enlaidissent la photo (qui ne sera donc jamais primée) ; on les a retirés depuis.
La photo qui suit est prise, du même point, en septembre 2017.
Le prunus sur la droite a disparu (on l’a aidé). Cette année le champ du fond avait retrouvé le maïs mais quelques jours avant cette photo Daniel Larroudé a fait venir la machine à ensiler.

Photo prise en P2 :

Admirable (!) cliché qui fait apparaître divers éléments de notre univers : des réserves de bois de chauffage, le jardin où on distingue à peine les dernières tomates de la saison, du linge séchant au soleil d’octobre, une haie de ronces qui cette année nous permit une récolte abondante en mûres, en fond le noyer assez prolixe lui aussi et la partie du verger où nous avions installé le chapiteau lors de notre dernière fête début août et, en arrière-fond, une partie du bois de Saint-Pée.

Grange G2.

P3 et P4 sont aussi de larges portails. Ils autorisaient le passage d’un char tiré par deux bœufs traversant la cour de derrière pour accéder au verger, permettant la fenaison réalisée par notre oncle Jean Espel. Cette grange constituait l’étable pour les quelques vaches dont nos grands-parents disposaient. La première partie de G2 fut cimentée en 1995 (Oscamou), la seconde en 2007 (Moulia). On y stocke du bois de chauffage et on y range les outils de bricolage, les conserves, confitures …

Photo prise en P3 :

Au premier plan la barrière utilisée pour clôturer le pré quand y paissent des béliers. Sur le haut du verger le tulipier planté il y a 20 ans pour la naissance du neveu Nicolas, offert par Etché. Sur la partie basse du verger on peut imaginer le ru qui sépare notre propriété du bois de Saint-Pée.

Photo prise en P4 :

Façade, mur, banc et poulailler récemment rénovés (Pablo, Roger et Hélène). En haut à droite la vigne qui n’a pas donné cette année de raisin. On ne va pas se mettre en colère pour autant.

F1 est un finestron donnant sur le verger (entre P2 et P3) et F2 une meurtrière ouverte sur le mur mitoyen de la propriété Larroudé.

Photo prise en F1 :

Des barreaux et une protection en plastique : la vue n’est pas très nette mais le linge oui. Nous sommes en face du tulipier.

Photo prise en F2 :
Le tas de bois qui cachait l’ouverture m’empêchant de cadrer l’appareil au milieu de celle-ci l’angle de vue s’en trouve réduit. On ne parvient pas à distinguer les objets disposés dans la voiture du voisin.

Maison.

P5 et P6 sont les deux portes d’entrée.

Photo prise en P5 :
La porte double P5, en bois Sipho d’Afrique, a été entièrement refaite, à l’authentique, avec son heurtoir en particulier, dans la teinte rouge (presque) basque, par Pierre Halçaren, en 2010. Face à cette porte un prunus bien utile à une époque l’été car il nous protégeait du soleil. Devant lui un reste de sable fin, datant des travaux du printemps, enlevé depuis. Plusieurs arbustes en décoration.
Nouvelle photo en 2017 sans le prunus.
Nous avons gardé la partie basse de chaque grosse branche sur laquelle siègent maintenant des pots de fleurs.

Photo prise en P6 :

La porte-fenêtre P6 donnant sur l’arrière fut réalisée par Jeannot Moulia en 2011 et Halçaren plaça les volets en 2012. Depuis cette époque de nombreux repas sont servis dehors. Maçonnerie de Pablo au printemps 2015. Derrière le mur toit de l’ex maison d’habitation Chabanne.

F3F4F6 et F8 sont des fenêtresF5 et F7 des finestrons.

Photo prise en F3 :
Au coin des murs cour et grange G1 des lilas remplacent l’ancien poirier de notre jeunesse.

Photo prise en F4 :
F4 proche de P5 : on retrouve les mêmes éléments sous un angle légèrement différent.
Sans le prunus, voici le mur nous séparant des Larroudé.
Photo prise en F5 :
Depuis ce finestron mémé pouvait apercevoir, de sa place au coin du feu, les nombreux (?) passants de l’impasse (sans nom à l’époque). Au premier plan le barreau anti-intrusion et un morceau de sarment de vigne. Au fond de la cour la grille d’entrée, élargie et restaurée par Roger et Moulia en 2013.

Photo prise en F6 :
Elle est pas belle notre vigne vierge ? Au premier plan, le bout de la queue de notre chat, Maxu.

Photo prise en F7 :
Par F7, finestron pivotant des WC, on admire le poulailler (haut) et la porcherie (bas-on s’en doutait !) restaurés, servant maintenant d’entrepôt de petit bois et de local à déchetterie. F7 sert d’entrée pour notre chat Iwak qui enjambe le barreau, pousse le finestron et s’appuie sur la cuvette pour rejoindre la porte des WC et la pousser elle aussi. Pas mal, non ?

Photo prise en F8 :
On perçoit mieux les parties haute (Hélène en 2014) et basse (Roger en 2012).

Premier étage.

Schéma avec les diverses ouvertures.

Grange G1.

En 1997 plancher posé par Lerdou et installation de l’escalier permettant l’accès depuis le bas de G1.
Repli nocturne pour les ados qui s’isolent des adultes avec leurs propres musiques. Lieu de certaines répétitions pour notre groupe Camin Casa avant les prestations sur les scènes de Siros, d’Aramits, de Monein ou avant l’enregistrement du deuxième CD en 2008.

F9 et F10 sont deux fenêtres hautes.

Photo prise en F9 :

On retrouve la scène prise du portail P2 mais avec une vue de dessus, donc une autre mise en valeur du jardin et du compost attenant.

Photo prise en F10 :

Le prunus encore feuillu (qui disparaitra en 2017) cache le panorama mais apparaît la cheminée de la maison, si utilisée quand l’âtre fonctionne (chauffage de la cuisine mais aussi quelques grillades et les châtaignes à la sartane). Juste derrière la cheminée se dessine une partie de la tabatière installée en 2015.
Nouvelle photo de 2017, sans prunus.
Grange G2.
Plancher posé par Lerdou en 1998, toit refait en tuiles d’Espagne par Moulia après la tempête de grêle qui avait détruit ce toit en 2003.

F11, F12 et F13 sont des velux installés en 2000 (Lerdou), F14 une ancienne lucarne.

Photo prise en F11 :

Toujours ce linge qui n’en finit pas de sécher ! Deux pommiers en haut de la pente. Au fond, sur le Chemin des Barthes, une construction récente.

Photo prise en F12 :

Le tulipier se situe dans un plan avant la lignée des 4 arbres fruitiers. Sur la droite un enclos avec d’autres plantations.

Photo prise en F13 :

Pas grand chose de nouveau, si ce n’est le laurier adossé au mur de la grange, dont une partie fut cassée par le poids de la neige en 2011.

Photo prise en F14 :

En contre-bas la maison de Jacqueline et Daniel Larroudé, à la lisière du bois. Au milieu de la haie départ d’un sentier du bois qui rejoint le Chemin des Barthes. On l’emprunte de temps en temps, je ne dirai pas pourquoi.

Maison.

Photo prise en F15 :

Au fond une grange Larroudé, à droite l’extrémité de notre grange G1 masquant un frêne très élevé où se logea, avant d’être détruit par l’ami Casaurang, un volumineux nid de frelons asiatiques en 2011.

Photo prise en F16 :

Le prunus et la végétation voisine nous cachent la ferme Larroudé de l’autre côté du mur (2015).
Et nous voici en 2017 avec un toit Laroudé en fond.

Photo prise en F17 :

Les deux fenêtres F16 et F17 étant très rapprochées, leurs points de vue sont donc semblables.
Nouveaux clichés en F17 en septembre 2017, avec une vue plongeante, pour une fois.
Photo prise en F18 :

Les trois maisons Labourdette-Lagarde, la marbrerie Darget sur la droite, un fil de téléphone sur lequel j’aurais bien aimé qu’une palombe se pose.

Photo prise en F19 :

Toits des habitations Larroudé et ex Chabanne.

Photo prise en F20 :

De gauche à droite : toit de notre grange G2, toit du poulailler, toit Larroudé. Et un peu plus de densité de la forêt.

Deuxième étage de la maison (grenier).

Toit reconstruit en tuiles d’Espagne par Moulia en 2003, après la tempête de grêle.

Schéma des différentes ouvertures.

 

F23 et F24 sont deux velux (Lerdou en 2000)F22 un chien assis d’origine et F21 une tabatière face en arrière du haut de la cheminée, depuis 2015, par Claverie.

Photo prise en F21 :

Pas de photo car le faîte de la cheminée qui fait face à ce mini velux n’a aucun intérêt : mais la fonction cette tabatière garde son importance au cas de détérioration du conduit (fuite par exemple due à une infiltration d’eau de pluie).

Photo prise en F22 :

Nous voici plus en hauteur avec vue plus large de la ferme Larroudé.
Avec vue plongeante sur le parterre de fleurs et une portion de toit. :

Photo prise en F23 :

On retrouve le panorama de F19 avec un peu plus de surface boisée.

Photo prise en F24 :

Même remarque si on compare à F20, avec un peu plus de verdure.

Randonnées en vallée d’Ossau : troisième partie

Nous renouvelons ici le début de l’introduction des deux premières parties, en y incorporant une seule carte de présentation, celle de l’ensemble de la vallée d’Ossau qui nous intéresse.
Comme dans les articles « randonnées en vallée d’Aspe « , publiés en février et mars 2014, j’énumère dans ce qui suit la plupart de nos randonnées, en vallée d’Ossau cette fois, durant ces dernières années. Les tours de la vallée de Barétous et de la Soule  viendront un peu  plus tard. Certaines des balades à venir sont un peu plus détaillées, complétées par plusieurs photos.
La carte proposée maintenant concerne la vallée d’Ossau dans son ensemble : y apparaissent quelques uns des lacs (symbolisés par un petit rond) et pics (symbolisés par un petit triangle) décrits en suivant.

 

img023

vallée d’Ossau

La carte ci-dessus donne une idée des quatre groupes de randonnées décrites dans les trois parties de l’article :
* environs de Laruns  ** entre Laruns et Gabas *** entre Gabas et le lac de Bious-Artigues  * ** * entre Gabas et le col du Pourtalet (avec le prolongement des excursions côté espagnol).
La première partie concernait les deux premiers groupes définis ci-dessus : autour de Laruns et Gabas. La deuxième partie se consacrait au troisième groupe : entre Gabas et Bious-Artigues . La troisième partie qui vient s’intéresse au dernier groupe : entre Gabas et le Pourtalet.


Randonnées entre
Gabas et le Pourtalet.

 

img018
détails entre Gabas et le Pourtalet
.
(dans cette dernière partie sur « Ossau » je propose un plus grand nombre de portraits de famille ou d’amis nous ayant accompagnés dans nos randonnées)

Pic de Chérue.
À Gabas (1008 m) on prend la direction du Col du Pourtalet (1778 m) pour déboucher rapidement en bas du barrage du lac de Fabrèges, impressionnant par sa taille et sur lequel sont gravées des empreintes d’ours. À hauteur du lac (1240 m) démarre sur la droite le sentier menant à Chérue. Randonnée traditionnelle avec successivement la traversée habituelle, assez pentue, d’un bois, puis d’un plateau herbeux au bout duquel s’impose une première halte, devant la cabane toujours ouverte au visiteur, sur une table de laquelle trône un cahier qui recueille les impressions et commentaires du dit visiteur. Un jeu de mots des plus douteux ponctue une de mes inscriptions : Chérue je t’aime, Chérue je t’adore. Puis vient l’ascension jusqu’au Col de Lavigne (1945 m). Magnifique point de vue sur 360 °. Sur la droite il nous arriva d’escalader le Pic Lavigne (2018 m). En bas apparaissent la Cabane de Magnabaigt (1690 m) et le chemin menant au Col de Suzon, emprunté lors du Tour du Pic d’Ossau que l’on distingue juste en face. On continue ensuite sur la ligne de crête dite Lavigne-Chérue pour atteindre le Pic Chérue (2195 m) puis le Pic Saoubiste (2261 m) après avoir franchi les Cols de Magnabaigt (2072 m) et de Saoubiste (2145 m). Un autre itinéraire de descente permet de rejoindre le bois traversé lors de la montée. Outre les « difficultés » variées du parcours (succession de creux et de bosses : après lo malh un aute malh nous dit Nadau dans une chanson) on apprécie les courses d’isards, en des endroits différents selon l’heure de la journée.


img044isard aérien du côté de Chérue

Le Lurien.
De l’autre côté du lac de Fabrèges deux possibilités s’offrent au promeneur.
Il peut emprunter les œufs qui l’amène au petit train du lac d’Artouste (1997 m). Il s’agit d’un parcours touristique très fréquenté, ne nécessitant pas de grande marche. Entre les années 1924 et 1927 la construction de l’ensemble demanda ingéniosité et gros labeur : il fallut utiliser un périphérique pour atteindre l’emplacement des rails à poser, dominant la vallée du Soussouéou.
En longeant le lac de Fabrèges on monte dans la forêt pour atteindre un vallon dont on longe le torrent qui le traverse jusqu’à la prise d’eau du Lurien. Puis on passe devant une cabane en tôles toujours ouverte pour arriver au lac de Lurien (2200 m), au pied du Pic éponyme (2826 m). De l’autre côté se situe le lac d’Artouste.
pic Lurien lac Lurienpic et lac de Lurien

Soussouéou et Cézy.
En plusieurs occasions nous avons parcouru la vallée du Soussouéou, en partant de la rive droite du gave. Le petit train d’Artouste se détache sur les hauteurs. Pendant l’été 1982, quelques mois avant de mettre au monde Aurélie, Hélène entreprit une marche assez harassante en ces endroits escarpés. Durant la même période elle monta à l’assaut du lac d’Arlet (vallée d’Aspe). Qui sait si l’attirance d’Aurélie pour l’escalade ne naquit pas dès ce moment, dans le ventre de sa mère !
Les photos qui suivent datent de 2009 où Hélène et moi étions accompagnés de Bernard et Henri avec une rencontre enrichissante à la cabane de Cézy.
049 052 059 060vallée du Soussouéou et pics autour d’Artouste

053 056la cabane de Cézy avec le couple de bergers Géraut de Laruns

Soques.
En remontant la vallée on atteint les cailloux de Soques (1392 m), sur la rive gauche du torrent. Cadre idéal pour pique niquer au bord de l’eau et pour s’initier ou se perfectionner à l’escalade. Durant l’été 2013 Aurélie et Matthieu s’y exercèrent avec d’autres amis grimpeurs qui découvraient la région par la même occasion.
En arrivant de la vallée, à partir de Soques, un sentier mène au refuge de Pombie (sur la droite) et un autre au refuge d’Arrémoulit (sur la gauche).

1283792583_683075229caillou et cabane de Soques

Arrémoulit.
Le sentier menant au refuge d’Arremoulit démarre face au Caillou de Soques, de l’autre côté de la route. Balade qui peut s’avérer éprouvante car le dénivelé approche les 1000 m. Sur la fin on passe près du col d’Arrious (2250 m) et du lac d’Arrious (2285 m) puis on plonge vers le lac et le refuge d’Arremoulit (2305 m). Pour cette fin d’itinéraire deux possibilités s’offrent au promeneur. Le premier parcours, sur la gauche, consiste en un chemin de pente régulière, sans réelle difficulté, qui rallonge la distance effectuée mais qui donne le privilège d’observer au loin le lac d’Artouste. Le deuxième parcours, sur la droite, propose le fameux passage d’Orteig (pyrénéiste renommé) qui, sur quelques dizaines de mètres surplombe un à-pic assez impressionnant. Une main courante facilite la traversée de ce passage périlleux, que je commente par deux remarques personnelles. En premier lieu, notre première rencontre avec le passage d’Orteig coïncide avec l’installation de la main courante : si bien que celle-ci n’était pas encore utilisable. Notre jeunesse et notre intrépidité nous aidèrent à repousser la peur d’une mauvaise manœuvre. Autre épisode pas banal quelques années plus tard lors du trajet  retour, après un repas  des plus animés près du refuge ponctué de boissons dont la sagesse populaire dit qu’il ne faudrait pas en abuser … surtout en montagne ! C’est en chantant que quelques uns d’entre nous franchîmes le passage pas si sages. Outre cet endroit potentiellement dangereux je garde en mémoire l’environnement majestueux avec par exemple le pic du Palas (2974 m), le plus haut sommet des Pyrénées Atlantiques et le pic d’Ariel (2824 m).

 indexArrémoulitpassage d’Orteig, refuge et lac d’Arrémoulit au pied du Palas

img209été 1995 : Hélène Haritcha et Michou Etché arrivent à bon port

Peyrelue.
Légèrement plus bas que le col du Pourtalet (1778 m) s’élance sur la gauche le sentier de Peyrelue (1570 m), pentu au départ puis moins abrupt en arrivant à la cabane de Peyrelue (1790 m) des bergers d’Ossau. En cette cabane je fis l’acquisition, été 1968, d’un petit chien de berger, un labrit, qui commençait son apprentissage au sein d’un troupeau de brebis appartenant à mon oncle Bernard. Nous étions quelques uns à accompagner l’oncle pour cette rencontre avec le troupeau et le berger qui le gardait. Moujik (ce n’est pas le nom du berger mais celui du labrit  enlevé à ses montagnes) né en mai 1968 (fait réel) ne se doutait pas qu’il partirait quelques semaines plus tard pour la Capitale et qu’il traverserait le boulevard Saint-Michel démuni de ses pavés. Mais durant la dizaine d’années qui suivit sa naissance nous ne manquions pas de le ramener dans ses Pyrénées natales pour nous accompagner lors de nos randonnées.
Nous avons parfois poursuivi jusqu’à la cabane dous Bouès de Peyrelue (1880 m) mais jamais atteint, pour le moment, le pic de Peyrelue (2441 m) à partir duquel le pic d’Ossau se dévoile sous un angle inhabituel.
Depuis l’été 2013 sont organisées, dans les 3 vallées (Aspe, Barétous, Ossau), des journées « portes ouvertes » dans les cabanes de bergers et pâtres. Exemple en Barétous à la cabane Sottou tenue par Sylvie et Marc Haritchabalet, nous y reviendrons dans un prochain écrit. En Ossau, outre Monique Lahitette à Magnabaigt, la cabane de Peyrelue dévoile aux touristes l’organisation d’une journée auprès des brebis, la fabrication du fromage et du greuil par le berger Laurent Loustau. Entre le départ du pont de Peyrelue et la cabane les promeneurs découvrent aussi quelques éléments de la flore pyrénéenne comme myrtille, serpolet, réglisse …

randonnee-pic-de-peyrelue_005la cabane de Peyrelue

 img207

photos de Moujik (il fallait bien qu’il apparaisse une fois dans mon blog !) dont une avec l’ami René Casanave à la foire de Garits près de Saint-Palais

Anéou.
Le cirque d’Anéou (1751 m), sur la droite en arrivant au Pourtalet, offre un magnifique point de vue sur la vallée d’Ossau et sur le versant espagnol. De là on peut remonter jusqu’au refuge de Pombie, situé 300 m plus haut.

 DSC04237

me voici avec Odile et Michel Cailleau, Sarah et Pierre-Jean : près du refuge de Pombie on se réfugie dans la pitance

DSC04238 DSC04239ce même jour on se régale encore et encore du « géant de pierres » et des pics environnants

On peut aussi, en demeurant sur la crête, s’élever jusqu’aux pics d’Anéou (2364 m) et de Canaourouye (2347 m) avant de revenir sur le col du Pourtalet.

 aout septembre 2010 024 aout septembre 2010 027 aout septembre 2010 038 aout septembre 2010 045
vues de la crête d’Anèou avec parfois le Pic du Midi d’Ossau

aout septembre 2010 039
un groupe de randonneurs : je suis entouré d’Henri et de Jeannette avec Séverine en fond

aout septembre 2010 035
aout septembre 2010 048

nos habituelles supportrices fleuries

Randonnées en Espagne, après le Pourtalet.

Anayet.
Une fois franchi le col du Pourtalet, la route descend bien sûr vers l’Espagne et après environ 3 km on atteint la station espagnole de Formigal. On emprunte en début une piste (1635 m) puis on suit assez régulièrement un ruisseau pour atteindre, après un peu plus de 2 h de marche , le plateau d’Anayet (2230 m) enrichi d’un lac et à partir duquel on distingue au loin l’inévitable pic d’Ossau.
En été 2015 nous fûmes témoins d’une scène inhabituelle. Durant la montée vers le plateau d’Anayet le corps d’un poulain mort depuis très peu de temps nous apparut sur la gauche, à quelques mètres du sentier. La jument mère tournait autour de lui, très inquiète, et pour cause, car des vautours en bande tournoyaient au-dessus du cadavre frais, toutefois gênés par notre présence. Dans notre groupe figuraient deux jeunes enfants, si bien que nous poursuivîmes la balade pour ne pas les choquer à la vue du dépeçage imminent et inéluctable. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, ce qui restait du pauvre poulain, les os du squelette, gisait de l’autre côté du sentier : lorsque les vautours se partagent (se disputent ? ) une dépouille ils la déchiquète en arrachant puis tirant les morceaux pour les manger en périphérie.

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images de la montée sur Anayet : une yourte et Emmanuelle et Bernard avec leurs petites-filles. (17/07/15).

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pique-nique au bord du lac et … les deux dents du Pic d’Ossau en fond.

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restes du poulain (autre repas) et quelques fleurs pour réconforter.

Respoumessa.
Quelques kilomètres après le col du Pourtalet on rejoint la ville de Salent de Gallego, lovée au bord d’un lac bleuté et étiré que l’on découvre brusquement à la sortie d’un lacet, en contre-bas. En cette ville se tient chaque année en juillet un festival musical populaire que nous avons pu côtoyer naguère. Le trajet se poursuit durant un quart d’heure sur une route secondaire avant d’entamer la marche vers le refuge de Respoumossa. Encore une fois des panoramas grandioses, la découverte de cascades, falaises, bois, fleurs et chapelle.

commençons par les lacs et montagnes.
tout 210 tout 218 tout 222 tout 233 tout 245
continuons par les compagnons de cordée cheminant et posant devant la chapelle.
tout 231photo d’août 2008 avec :   Hélène, Jean, Bernard, Michel.
terminons par les fleurs d’Espagne.
tout 225 tout 252

Orosia.
Dans les Pyrénées, le Vème siècle verra apparaître les premiers sanctuaires rupestres où moines et ermites se réfugiaient, à la recherche du silence et de l’absolu.L’ermitage de Santa Orosia (en l’honneur du martyre subi par sainte Orosia, de la ,part des Sarrasins) fut érigé en 1072, au pied d’une fabuleuse cascade. Pour atteindre ce sanctuaire la voiture, après le col du Pourtalet, rejoint la ville de Sabinanigo puis emprunte une route de la sierra de Cancias menant au village de Yeba de Basa, départ de la randonnée (altitude 884 m). On traverse de larges falaises dans un décor aride mais grandiose.Le sentier s’élèvera d’environ 620 m. Voici un aperçu des 57 photos de notre film où apparaissent quelques ermitages et leurs accès parfois périlleux parmi les murs de pierres.

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premier groupe de photos : quelques falaises et cascades rencontrées.

st pée juin 2009 030 st pée juin 2009 045 st pée juin 2009 046 st pée juin 2009 050 st pée juin 2009 051 st pée juin 2009 062 st pée juin 2009 066 st pée juin 2009 076 st pée juin 2009 080 st pée juin 2009 082

deuxième groupe : quelques ermitages ou leurs annonces.

Lac d’Ariel.
Il s’agit en fait de plusieurs lacs d’altitude maximale 2440 m situés au pied du pic d’Ariel ( 2824 m) pouvant être atteints à partir des refuges de Respoumossa ou d’Arrémoulit déjà cités. Pour notre part nous étions partis du caillou de Soques (1392 m). Voici un schéma de l’ensemble des pics environnants.

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Notre « expédition » était composée, de gauche à droite, de Jean-Pierre Loustalet, Bernard Bersans, Jean-Jacques Latournerie et Roland Labay.

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Ponts et passerelles sur les gaves d’Oloron

Deux gaves, issus de deux vallées pyrénéennes, traversent Oloron Sainte-Marie : le Gave d’Aspe et le Gave d’Ossau. Leur confluence, dans la ville, crée le Gave d’Oloron. Le relief quelque peu tourmenté de la ville, la variété de ses quartiers, l’abondance de ses cours d’eau et le rôle important de l’eau dans l’industrie locale (usines textiles et hydro-électriques) impressionnent toujours autant les visiteurs : « Oloron est la Venise du Sud-Ouest » nous a souvent dit l’ami québécois Hildège, qui avait pourtant bien bourlingué dans le monde. Dans l’histoire de la Cité les ponts s’avérèrent points de passages mais aussi d’échanges entre habitants des quartiers anciennement séparés.

Deux possibilités s’offrent pour enjamber les trois Gaves : 5 ponts routiers et 4 passages piétonniers répartis en cinq passages sur le gave d’Aspe, deux sur le gave d’Ossau et deux sur le gave d’Oloron. Les neuf structures concernées apparaissent dans le schéma ci-dessous.
1. Pont du Farbaig / 2. Pont d’Aspe (dit Pont Sainte-Marie) / 3. Passage Carmen Bazan / 4. Pont Sainte-Claire / 5. Passerelle d’Aspe / 6. Pont d’Ossau / 7. Passerelle d’Ossau / 8. Pont Henri-Laclau / 9. Pont du Chemin de Fer (réservé aux piétons et aux trains).

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La description de ces « œuvres d’art » s’appuie sur deux supports : des photos personnelles – sauf deux d’entre elles – prises sur le pont (ou la passerelle) même ou par dessous quand l’accès le permettait et quelques commentaires sommaires, dont des informations puisées dans l’ouvrage référence de Anne et Pierre-Louis Giannerini ( « le guide d’Oloron Sainte-Marie » ).

1 . Pont de Farbaig.

La rue Bernard d’Aureilhe démarre de la rue Adoue, longe la rive gauche du Gave d’Aspe en la remontant, pour se terminer par le Pont de Farbaig (orthographié parfois Forbaig). Une simple passerelle enjambait le Gave d’Aspe en cet endroit jusqu’en 1880 où fut construit le pont de pierre au charme discret. Deux automobiles de notre ère ne peuvent pas s’y croiser, ce qui encourage toute promenade champêtre, qui peut se prolonger par le franchissement d’escaliers menant sur les quais du gave.
 

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photos du Pont de Farbeig (Forbèth en Occitan) prises du milieu puis du bout de la rue d’Aureilhe (vers l’amont du Gave d’Aspe)
DSC07934 DSC07933photo du haut : pont de Farbeig pris de la rive droite, vers l’aval, avec des maisons bordant la rue Adoue.
photo du bas : sur la rive gauche, vers l’aval également, en contre-bas du parking rue Adoue des camping-cars.

2. Pont d’Aspe (Pont Sainte-Marie).

Le Pont d’Aspe relie la Place de Jaca aux rues Louis Barthou et Labarraque. Nommé également Pont Sainte-Marie sur certaines cartes puisque le Quartier Sainte-Marie se situe au-delà de la Place de Jaca (anciennement Place Thiers). À l’origine ce pont prolongeait la rue Labarraque, initialement sous forme de pont-levis puis déplacé plus en aval au 18ème siècle, remplacé par une double arche de pierre capable de supporter le flot croissant des charrois. De nombreuses améliorations s’imposèrent lorsque les deux villes d’Oloron et de Sainte-Marie fusionnèrent en 1858 : Oloron siège de la vicomté et Sainte-Marie, cité épiscopale.
Remarque : entre les Ponts de Forbaig et d’Aspe on rencontre barrages et centrales électriques.

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DSC07877premiers aperçus du Pont d’Aspe vu au loin.
la photo du haut est prise au croisement de la rue Adoue et de la rue Bernard d’Aureilhe, au-dessus d’une des nombreuse usines hydro-électriques campant sur les gaves de la région.

DSC07883le Pont d’Aspe vu de la rue basse des Sablières

DSC07882dans cette même rue des Sablières, stèle en l’honneur de Louis Barthou, l’enfant du pays.

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DSC07884les fontaines du Pont d’Aspe (photo du haut) et le Pont vu du bas de la rue Labarraque, avec le départ de l’escalier menant aux fontaines (photo du bas)

DSC07888dernière vue du Pont, à partir de la Place de Jaca

DSC07886le Gave d’Aspe passe sous le Pont du même nom (vue vers l’amont)

3. Passage Carmen Bazan.

Cette Passerelle est un passage, depuis le début des années 2000, entre la rue Louis Barthou et l’espace consacré à la Sous-Préfecture des Pyrénées Atlantiques, la Poste, la Maison Bourdeu (Office du Tourisme) et l’Espace Jéliote (lieu de conférences et de représentations artistiques de tout genre). Elle porte depuis peu, sous l’initiative de l’Association Terre de mémoire(s) et de luttes, le nom de Carmen Bazan, figure locale des Résistances successives au régime franquiste d’Espagne puis à l’invasion nazie.

DSC07879plaque en hommage à Carmen Bazan

DSC07878la Passerelle Carmen Bazan amène vers la partie haute de la rue Louis Barthou

 

DSC07875les dessous du Passage

DSC07881dernier cliché pris du jardin longeant la rive gauche du Gave d’Aspe

4. Pont Sainte-Claire.

Le Pont Sainte-Claire relie la Place du Tribunal, située au bout de la rue Barthou (anciennement rue Chanzy), juste après le Pont d’Ossau, au Jardin Public et à la Gare. On le surnomme aussi Pont Eiffel, du nom de l’ingénieur bien connu qui le conçut, vers les années 1880, en envisageant cette longue portée harmonieuse. Quand le trafic, et les vibrations qui vont avec, devint important il fallut consolider le pont, initialement en fonte, par du béton.

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borne à l’intention des touristes oloronais

DSC07876 DSC07880photo du haut : Pont Sainte-Claire pris d’un jardin oloronais
photo du bas : Pont Sainte-Claire pris de la Passerelle Carmen Bazan.

DSC07871 DSC07870les deux extrémités du Pont Sainte-Claire

DSC07874 DSC07873photo du haut : échelle à saumons du Pont Sainte-Claire
photo du bas : fresque murale sur un des piliers du Pont.

5. Pont d’Ossau.

Le Pont d’Ossau, le plus ancien des ponts oloronais, construit en pierre, remplace dès le 13ème siècle un ancien passage à gué. Après quelques avatars il fut reconstruit en 1829 et favorisa l’implantation des habitants vers la rive droite du Gave d’Ossau.

DSC07866dans le prolongement du Pont d’Ossau, vers l’aval du Gave d’Ossau, on aperçoit la Passerelle d’Ossau et une partie de la Médiathèque des Gaves.

DSC07867le Pont d’Ossau entouré de bâtisses anciennes et surveillé par une Tour de Notre-Dame.

DSC07868en arrivant du quartier Notre-Dame vers le Centre Ville.

DSC07869en allant vers Notre-Dame.

6. Passerelle d’Aspe.

Construite pour permettre l’accès à la Médiathèque des Gaves à partir de la rue Rocgrand, la Passerelle d’Aspe mesure 48 m de longueur.
La Médiathèque des Gaves fut impulsée sous le mandat du maire Lucbéreilh (2002-2008), réalisée sous celui d’Uthurry (2008-2014), achevée en 2010. Conçue par l’architecte Pascale Guédot, elle souleva l’enthousiasme pour l’endroit stratégique choisi, sa grâce aérienne et sa fonctionnalité. Madame Guénot se vit pour cela décerner l’Équerre d’Argent, plus haute récompense chez les architectes, le 31 janvier 2011. La Médiathèque est bâtie à la place de l’ancienne usine textile Çarçabal, à la Confluence des Gaves d’Aspe et d’Ossau, et les concepteurs surent utiliser ce site privilégié pour façonner le bâtiment en forme de proue de bateau.
De la Passerelle d’Aspe, outre le coup d’œil sur la Médiathèque, on peut admirer le Pont d’Aspe et les inévitables Pyrénées en fond.

DSC07938stèle hommage à Richard Vibert juste avant d’arriver sur la Passerelle d’Aspe

DSC07946 DSC07935photo du haut : du haut du chemin de terre descendant à la Médiathèque des Gaves, on découvre l’extrémité aval de cette Médiathèque et le point de confluence des Gaves d’Aspe et d’Ossau. La Médiathèque épouse la forme d’une proue de navire.
photo du bas : dans la continuité de ce sentier apparaissent la Passerelle d’Aspe et, en arrière plan, le Pont Sainte-Claire et le Quartier Sainte-Croix.

DSC07936passerelle d’Aspe et ancienne usine Bedat de textile, actuellement restaurée dans l’optique d’une Maison du Patrimoine de la Communauté de Communes du Piémont Oloronais

DSC07937la Passerelle d’Aspe mène à la Médiathèque.

DSC07939du milieu de la Passerelle d’Aspe on perçoit le Pont Sainte-Claire en amont et le Quartier Sainte-Croix sur la hauteur

DSC07940la Médiathèque des Gaves et son parvis

img056la Médiathèque et les deux Passerelles d’Aspe et d’Ossau n’ont pas encore été construites. A la Confluence bâtiments de l’ancienne usine Çarçabal. Apparaissent le Pont d’Ossau à gauche et le Pont Sainte-Claire à droite (photo parue dans le livre des Giannerini cité dans l’introduction).

7. Passerelle d ‘Ossau.

La Passerelle d’Ossau, qui mesure elle aussi 48 m, permet de joindre la Médiathèque à la rue Palassou, en traversant le parking Barraban, du nom de l’ancienne usine textile qui occupait ce terrain auparavant. Le parking a conservé une partie des charpentes métalliques de l’usine. Puis on atteint le Marché hebdomadaire du vendredi dispersé autour de la Mairie. La Passerelle offre deux magnifiques points de vue : vers l’aval du gave d’Ossau la Médiathèque et la Confluence des deux gaves, vers l’amont une partie de la chaîne des Pyrénées et le quartier Sainte-Croix sur la hauteur de la ville.

DSC07941extrémité de la Médiathèque et Passerelle d’Ossau avec en fond le parking Barraban.

DSC07942milieu de la Passerelle d’Ossau avec l’usine hydro-électrique sur la droite et le Pont d’Ossau en fond vers l’amont.

DSC07943du milieu de la Passerelle d’Ossau on distingue clairement la confluence des deux gaves, juste après la Médiathèque, Ossau en premier plan et Aspe en fond.

DSC07944 DSC07945l’ancienne usine Bedat, la Passerelle d’Ossau et l’usine hydro-électrique

8. Pont Henri-Laclau.

Pont le plus récent de la ville, le Pont Henri-Laclau fut conçu pour faciliter le contournement de celle-ci (Henri Laclau fut maire d’Oloron : de 1977 à 1983). La « rocade » d’Oloron emprunte donc ce pont, le plus large et le plus élevé de tous, lui permettant de bénéficier de plus d’un point de vue magnifique : le clocher du Quartier Notre-Dame à gauche, les hauteurs du Quartier Sainte-Croix en face, les tours de la Cathédrale Sainte-Marie à droite, et bien sûr au loin, un large éventail de la chaîne pyrénéenne (photo à venir).

DSC07905en contre-bas du Pont Laclau

streetviewsur le Pont Laclau d’Oloron
on n’y danse pas tous en rond

DSC07906passage sous le Pont Laclau pour rejoindre le Pont du Chemin de Fer

DSC07907de l’autre côté du Pont Laclau

9. Pont du Chemin de Fer.

En fait il s’agit d’un pont, pour la voie ferrée qui enjambe le gave d’Oloron, et d’une passerelle étroite pour les piétons, parallèle aux rails. Ce pont de pierre s’étend sur 90 m au-dessus du gave d’Oloron. La voie ferrée, construite dès 1883, est empruntée par le TER assurant la liaison Pau-Oloron, dont le prolongement jusqu’à Bedous en vallée d’Aspe est programmé pour fin 2016 – les travaux de restauration de l’ancienne ligne sont déjà bien entamés – en attendant peut-être sa continuité jusqu’à Canfranc en Aragon, via le Tunnel ferroviaire du Somport. Le Pont du Chemin de Fer d’Oloron est tristement surnommé « Pont des Suicidés » car plusieurs personnes y mirent fin à leur vie en se jetant dans le Gave situé 30 m pus bas, à partir du passage piétonnier qui longe les rails.

DSC07908arrivée proche du Pont du Chemin de Fer : passage piétonnier et ensuite voie ferrée.

DSC07910sous le Pont circule le Gave d’Oloron, de la droite vers la gauche.

DSC07909chemin piétonnier, voie ferrée et une contemplatrice bien connue du panorama

DSC07911nous restons sur le passage piétonnier du Pont, côté aval du Gave, avec en fond le château Dupeyroux sur les terres d’Estos.
DSC07912du même point sur le passage, vue en amont du Pont Henri Laclau et de la chaîne des Pyrénées.

DSC07913 DSC07916en s’éloignant du Pont du Chemin de Fer on traverse un petit pont à la confluence d’une rivière venant d’Estos et du Gave d’Oloron puis on passe devant l’entrée du Parc du château Dupeyroux.

Démons et merveilles.
Des monts et mères veillent.
Des ponts et des passerelles sur Oloron.
Des raisonnables et des pas sages sur des passages qui volent sur l’eau en susurrant des voyages poético-utopiques.

Randonnées en vallée d’Ossau : deuxième partie

Pour cette deuxième partie en Ossau nous renouvelons ici le début de l’introduction de la première partie, en y incorporant une seule carte de présentation, celle de l’ensemble de la vallée d’Ossau qui nous intéresse.
Comme dans les articles « randonnées en vallée d’Aspe« , publiés en février et mars 2014, j’énumère dans ce qui suit la plupart de nos randonnées, en vallée d’Ossau cette fois, durant ces dernières années. Les tours de la vallée de Barétous et de la Soule  viendront un peu  plus tard. Certaines des balades à venir sont un peu plus détaillées, complétées par plusieurs photos.
La carte proposée maintenant concerne la vallée d’Ossau dans son ensemble : y apparaissent quelques uns des lacs (symbolisés par un petit rond) et pics (symbolisés par un petit triangle) décrits en suivant.

img023                                                                                                                  vallée d’Ossau

La carte ci-dessus donne une idée des quatre groupes de randonnées décrites dans les trois parties de l’article « randonnées en vallée d’Ossau » :
* environs de Laruns  ** entre Laruns et Gabas *** entre Gabas et le lac de Bious-Artigues  * ** * entre Gabas et le col du Pourtalet (avec le prolongement des excursions côté espagnol).
La première partie concernait les deux premiers groupes définis ci-dessus : autour de Laruns et Gabas. La deuxième partie qui vient touche le troisième groupe : entre Gabas et Bious-Artigues . La troisième partie s’intéressera au dernier groupe : entre Gabas et le Pourtalet.

Randonnées entre Gabas et Bious-Artigues.

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                                                 détails entre Gabas et Bious-Artigues.

Ce troisième paragraphe domine la tête de notre palmarès car il concerne les deux randonnées les plus fréquentées par nous (mais aussi par pas mal de connaissances) durant ces trente dernières années : les Lacs d’Ayous et le Tour du Pic du Midi d’Ossau. Avant de détailler ces deux « monuments » je parle des autres lacs ou pâturages visités aux alentours.
Un peu plus bas que le lac de Bious-Artigues, un vaste espace, mi-herbeux, mi-pierreux, retient à lui les voitures trop nombreuses en été, dès les premières heures de la journée, les empêchant ainsi d’accéder au parking qui jouxte le lac. Il s’agit du parking de Bious-Oumettes. Face à cette aire de stationnement s’élève, sur la droite, le sentier qui conduit au lac d’Aule (pour un dénivelé d’environ 700 m). Très belle balade avec le Pic d’Ossau qui apparaît si on se retourne, en fin de parcours. On passe près de la cabane d’Aule avant de retrouver très souvent des troupeaux en bord du lac. Comme très souvent dans les Pyrénées (et dans les massifs montagneux en général) plusieurs variétés de fleurs éclairent les prairies et les flancs des versants, comme l’attestent ces deux photos de marguerites et d’iris.
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Le Lac de Bious-Artigues lui-même peut constituer un but de promenade, ne nécessitant aucun matériel particulier. On rencontre de nombreuses familles (de tous les âges) effectuant le Tour du Lac ou bien, après la traversée guère pentue du Bois de Bious-Artigues, s’arrêtant sur le grand plateau herbeux qui fait la joie des enfants (entre autres !) : jeux aquatiques dans le Gave de Bious, approche des troupeaux libres de chevaux ou de vaches.
029 034 039 042outre le Lac de Bious-Artigues apparaissent le Pic du Midi d’Ossau et le Pont enjambant le Gave de Bious avant la montée dans le bois

Au-dessus du parking du lac de Bious-Artigues part, à travers la forêt, le sentier qui contournera le Pic du Midi d’Ossau. Après une heure de marche ce sentier jaillit dans les estives et on peut apercevoir, en contre-bas sur la gauche, la Cabane de Magnabaigt, tenue par Monique Lahitette (Penen) et sa sœur. Le cheptel est complet : brebis, chèvres (dont le fromage est vendu tous les vendredis au marché d’Oloron), vaches béarnaises, porc noir. Il arriva que la Cabane fut le terme du voyage (voir photo) quand le temps nous manquait pour atteindre le Refuge de Pombie. En septembre dernier Jean Fourcade et moi rejoignîmes Jeantet Lahitette qui descendait son troupeau de vaches béarnaises de Magnabaigt à Gabas avant qu’un camion prenne le relais jusqu’à Ledeuix.

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Magnabaigt, sa patronne et ses visiteurs

DSC07044vue de la Cabane de Magnabaigt à partir du sentier menant au Refuge de Pombie

De Magnabaigt étant on observe donc, du côté droit et en hauteur le Chemin du Pic d’Ossau, et du côté gauche la ligne des crêtes reliant les Pics Lavigne, Chérue, Saoubiste (voir dernier paragraphe à venir, dans la troisième partie sur Ossau).

Le Tour des Lacs d’Ayous.

Avec le Lac d’Estaëns en vallée d’Aspe, le Tour des Lacs d’Ayous s’inscrit en haut de l’affiche des randonnées que nous proposons aux amis visiteurs qui découvrent la région et aiment marcher en montagne. Chaque été ainsi nous entreprenons au moins une fois ce circuit, le nombre de participants pouvant varier de deux à une dizaine, voire plus. Plusieurs possibilités s’offrent dans le choix du parcours. En tout premier le sens de ce parcours : presque toujours maintenant nous sollicitons le sens trigonométrique, dit positif pour les mathématiciens (un peu de nostalgie encore parfois), sens inverse des aiguilles d’une montre, mais comme la montre est absente peu à peu des poignets, puisque le portable indique l’heure, et que de plus disparaissent les aiguilles des montres encore utilisées, la référence trigonométrique s’impose d’autant.
Si le temps (durée) manque ou si le temps (météo) devient incertain, le Refuge d’Ayous (1980 m) peut constituer un terminus de la balade, avec un dénivelé de près de 520 m par rapport au Lac de Bious-Artigues (1435 m). On traverse d’abord le Bois de Bious-Artigues pour déboucher sur un large plateau très allongé, siège d’une vie pastorale animée qui enchante les visiteurs. Succède à cette courte halte pour admirer la grandeur du site une nouvelle montée un peu plus abrupte dans un autre Bois, se terminant par une zone de pâturage au milieu de laquelle une cabane de berger attire l’attention, la cabane du Col Long d’Ayous (1685 m).
Puis se succèdent les lacs Roumassat (1845 m), du Miey (1914 m), Gentau (1947 m) et la remontée d’une cascade pour atteindre le refuge (1960 m). Paysage magique, sans difficulté majeure. Autour du Lac Gentau, devant lequel trône le Refuge d’Ayous, paissent des troupeaux de brebis et de chevaux. Et, sublime image, le Pic d’Ossau se reflète à la surface du lac. Dans ce cadre idyllique s’impose un arrêt conséquent où la méditation succède au pique-nique, à moins que ce soit l’inverse.
Au-dessus de nos têtes dominent le Col d’Ayous (2185 m ) au nord-ouest et, vers le sud, la suite de la balade vers les autres lacs. Ce Col d’Ayous mérite un effort supplémentaire, pendant que certain(e)s digèrent et somnolent, car il donne accès, de l’autre côté, à la vallée d’Aspe, via le Refuge du Larry et, plus loin, le Chemin de la Mâture.

 

setp2013 030le Pic du Midi d’Ossau et le Lac Gentau.

Pour certains, après la collation à Gentau, le retour s’effectuera par le même chemin que celui de l’aller.
Pour les marcheurs plus confirmés l’ascension se poursuit vers les lacs Bersau (2073 m) et Castérau (1943 m) puis ce sera la longue descente vers le grand plateau herbeux qui s’étale autour du Gave de Bious, refuge de nombreux troupeaux de toutes sortes : brebis, vaches, ânes, chevaux. La passerelle terminale qui enjambe le Gave, le pont d’Ayous, permet de retrouver le Bois puis le Lac de Bious-Artigues. Selon le rythme de marche adopté et les temps de repos le Tour complet de ces lacs d’Ayous nécessite de 6 à 7 heures.

img048      me voici sur le Pont d’Ayous avec Bernard, Pierre et Alain. Hélène, la photographe, en général présente dans les balades décrites, apparaîtra dans la troisième partie consacrée à Ossau, en particulier sur Chérue.

DSC07077intersection des deux chemins menant aux lacs d’Ayous et au Pic du Midi.

DSC07089 DSC07088grand plateau herbeux emprunté sur la fin des deux itinéraires (Ayous et Pic d’Ossau) : des randonneurs sur une photo (nous) et, sur l’autre, des animaux en rang d’honneur.

DSC07082Matthieu, Séverine, Aurélie, retour dans le Bois de Bious-Artigues : la balade se termine.

Le Tour du Pic du Midi d’Ossau.

Le « personnage » de la vallée d’Ossau, avec ses deux dents aux hauteurs inégales, domine la vallée, du fait de son altitude élevée (2805 m) et de son relatif isolement. Lors de chaque balade décrite précédemment il apparaît toujours à un moment ou un autre. A ses pieds le Refuge de Pombie peut s’atteindre par deux chemins principaux : soit à partir du lac de Bious-Artigues, soit à partir du plateau d’Anéou, proche du Col du Pourtalet. L’origine de son surnom bien connu, Jean-Pierre, porte à discussion. Je propose deux hypothèses. Tout d’abord, en Béarn on attribue parfois ce prénom de Jean-Pierre à un personnage ou une entité remarquable. Ainsi, quand les grondements du tonnerre crépitent le dicton populaire affirme : « Escota, Jan-Peire que pèta ! » (Écoute Jean-Pierre qui pète). En-haut d’un pré de la ferme Manaoüt trônait depuis plusieurs générations un chêne que l’on pouvait apercevoir au loin depuis la route de Gastellondo reliant Lanne et Barcus. Pour tout le monde alentour, famille comme voisins, ce majestueux enraciné était appelé Jean-Pierre. La deuxième proposition de ce patronyme tient plus d’une légende datant de plusieurs millénaires quand ce qui devait devenir le Pic d’Ossau était encore un immense volcan qui jaillit du sol en projetant des multitudes de projectiles. Baptisé pour l’occasion « le géant de pierres » son nom fut vite simplifié en Jean-Pierre.
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il mérite bien encore un portrait, notre géant, vu en arrière du lac de Bious-Artigues

Atteindre le sommet du Pic est possible, par deux chemins. Soit l’escalade de la face Nord, en partant du Refuge de Pombie, réservée aux professionnels, nécessitant un bivouac en pleine nuit, soit l’ascension par un chemin balisé à partir du Col de Suzon. Mes frères et plusieurs ami(e)s y sont parvenus, terminant le parcours par une cheminée, durant laquelle il faut maintenant s’encorder, du moins lors de la descente de cette cheminée.
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l’Ossau domine Suzon

Le Tour du Pic.
Le contournement du Pic, réalisé tant de fois, avec des partenaires de Saint-Pée obligés mais aussi avec des amis touristes de passage sur nos terres, demande des efforts en tout genre, comme on va le voir, durant environ sept heures, en tenant compte d’un arrêt buffet conséquent. Cette balade regorge d’anecdotes que je propose de partager. Les premières temps nous effectuions le tour dans le sens inverse de rotation des aiguilles d’une montre mais comme cela correspondait à une montée vers Peyreget en plein soleil nous choisissons depuis quelques années le sens des aiguilles d’une montre. On peut suivre les différentes étapes de ce périple sur la carte proposée en début d’article.
Abandonnant la voiture au parking situé en contre-bas du lac de Bious-Artigues, la première partie du trajet consiste à rejoindre ce lac (1435 m) par un chemin en lacets. On quitte alors le chemin de randonnée qui mène aux lacs d’Ayous et on part sur celui qui s’élève, vers la gauche, dans un bois riche en essences variées, deuxième partie du Bois de Bious-Artigues, débouchant sur un espace herbeux qui offre le premier panorama fastueux de la journée et débouche sur le Col Long de Magnabaigt.

DSC07043à la sortie du bois, en se retournant, on aperçoit les nuages en fond de vallée

Un peu plus loin, à nos pieds apparaît la cabane de Magnabaigt (1793 m) déjà décrite précédemment et, dans le prolongement de celle-ci, la ligne de crête des pics de Chérue et Saoubiste (dont nous reparlerons dans la troisième partie).
Un peu plus haut de notre sentier on devine, si le brouillard n’est pas de la partie, le Col de Suzon (2127 m). C’est dans cette portion du trajet que des isards daignent se faire parfois admirer (voir plus bas).

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entre Magnabaigt et Suzon, en regardant vers le bas puis vers le haut

Un arrêt à Suzon est en général programmé, pour plusieurs raisons. D’une part bien sûr pour souffler un peu et se ravitailler en eau et céréales après ce dénivelé de 700 m environ déjà effectué. D’autre part pour prendre le temps d’observer un point de vue à 360 ° offert en ce lieu. Derrière nous le bois traversé quelques instants auparavant, sur la droite le sentier emprunté par les randonneurs qui visent l’ascension du Pic, juste au-dessus de nous, donc, et en face, légèrement plus bas, le Refuge de Pombie (2031 m).

DSC07048on arrive au Col de Suzon

Entre Suzon et Pombie il faut traverser de nombreux rocs et éboulis, surveiller le placement des pieds tout en suivant le bon chemin pas toujours indiqué en ces endroits abrupts. C’est la Grande Raillère de Pombie.

DSC07053vous ne distinguez pas la marmotte ? moi non plus ! pourtant, c’est dans ce terrain caillouteux que retentit parfois son cri strident et qu’on l’observe dressée sur ses pattes de derrière

Au Refuge de Pombie une longue halte nous attend, faite de récupération et de collation. On cherche d’abord à la jumelle d’éventuels intrépides gravissant le Pic puis on installe le pique-nique libérateur. Plus d’une fois l’euphorie due à l’altitude et à des boissons pourtant dégustées avec modération nous incita à entonner quelques chants béarnais, à l’étonnement des randonneurs du voisinage qui n’avaient ni feuille ni stylo pour s’enquérir d’un autographe de ce choeur inédit pour l’endroit : il faut dire qu’avec Jean et Angèle Fourcade aux commandes du groupe vocal les auditeurs étaient comblés.

DSC07066l’arrivée au Refuge de Pombie
img046la face Nord du Pic du Midi d’Ossau, telle qu’elle apparaît du Refuge de Pombie

DSC07063un dernier regard sur le lac du refuge de Pombie

Après le refuge deux possibilités s’offrent à nous pour continuer le voyage. Le chemin le plus direct passe par le Col de Peyreget (2208 m) nécessitant donc une nouvelle grimpette de 200 m, pas évidente en début car elle succède au repas en général conséquent, avant de redescendre vers un petit lac, lac de Peyreget, que rejoint également le deuxième itinéraire partant du refuge. Cette option prend plus de temps que la première car elle consiste en un contournement de Peyreget, mais elle présente deux avantages. Ce parcours s’effectue sans dénivelé important ni difficulté véritable. De plus le spectacle proposé varie tout au long de la marche : rencontre de plusieurs troupeaux de brebis, découverte des cabanes de bergers éparpillées dans les replats herbeux, panorama classique des sommets pyrénéens, vue sur le Col du Pourtalet et la frontière avec l’Espagne au loin, en contre-bas. On retrouve le lac de Peyreget que domine le Col de Peyreget et ses rochers environnants où on admira un jour les isards bondissants (pourtant pas Basques).

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un isard pris par hasard en photo ? Comme c’est bizarre !

DSC07076 DSC07069sur le chemin du retour

On continue par une longue descente par moments accidentée dans le Bois des Arazures, à la végétation dense, jusqu’aux prairies du grand plateau, où on rejoint le parcours provenant des Lacs d’Ayous. On laisse les cabanes de Cap de Pount et de Peyreget, et, en suivant le Gave de Bious, on atteint le Pont d’Ayous puis le bois de Bious-Artigues avant de longer le Lac éponyme et son parking.

DSC07083on sort du Bois des Arazures pour rejoindre le plateau pastoral décrit plus haut

DSC07086on atteint le Gave de Bious et la dernière longue ligne droite du parcours jusqu’au Pont d’Ayous

Dernière « aventure plus personnelle ». Il m’arriva en une occasion de me lancer seul dans ce parcours relativement long, sans le vouloir vraiment au départ. Pour tester de nouvelles chaussures de montagne je m’étais fixé le but de rejoindre la cabane de Magnabaigt soit pour une durée d’une petite heure. Mais une fois arrivé à l’embranchement qui surplombe ladite cabane, comme j’hésitais à me laisser glisser vers elle, il me sembla que le Col de Suzon, un peu plus haut, me narguait, l’air de dire : « voyons si tu es capable de m’atteindre ». Comme les nouvelles chaussures me convenaient je poursuivis donc la balade jusqu’à Suzon. La suite est facile à deviner : de Suzon j’aperçus le refuge de Pombie qui m’attira à son tour, puis ce fut Peyreget et l’enchainement des étapes décrites plus haut car à chacune d’elles le test des chaussures s’avérait positif et il n’était plus question de faire demi-tour, comme envisagé initialement.

Randonnées en vallée d’Ossau : première partie

Comme dans les articles « randonnées en vallée d’Aspe » , publiés en février et mars 2014, j’énumère dans ce qui suit la plupart de nos randonnées, en vallée d’Ossau cette fois, durant ces dernières années. Les tours de la vallée de Barétous et de la Soule  viendront un peu  plus tard. Certaines des balades citées sont un peu plus détaillées, des photos pouvant même les compléter. Sur quelques photos « s’incrustent », plus souvent que d’habitude, les personnages familiers ou amicaux qui partagèrent avec moi ces envolées vers les sommets.
Du fait de mon intérêt bien connu pour les cartes géographiques, j’en propose deux d’entrée. La première représente les trois chemins partant d’Oloron pour atteindre l’Espagne (Aspe, Barétous, Ossau). La seconde concerne la vallée d’Ossau, où apparaissent quelques uns des lacs (symbolisés par un petit rond) et pics (symbolisés par un petit triangle) décrits en suivant.

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                                                                                            d’Oloron en Espagne

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                                                                                                      vallée d’Ossau

La carte ci-dessus donne une idée des quatre groupes de randonnées décrites dans les trois parties de l’article :
* environs de Laruns  ** entre Laruns et Gabas *** entre Gabas et le lac de Bious-Artigues   * ** * entre Gabas et le col du Pourtalet (avec le prolongement des excursions côté espagnol).
La première partie concerne les deux premiers groupes définis ci-dessus : autour de Laruns et Gabas. La deuxième partie à venir touchera le troisième groupe : entre Gabas et Bious-Artigues. La troisième partie s’intéressera  au dernier groupe : entre Gabas et le Pourtalet.
Par ordre d’apparition dans le texte et, parfois, à l’image : Castet, Rébenacq, Aas, Jaüt, Port d’Aste, Aran, Massibé, Escurrets, Anglas, Uzious, Bitet, Liet, Isabe, Iseye, Er.

Randonnées dans les environs de Laruns.

Pour chacun des quatre paragraphes définis au-dessus, je propose un autre schéma à peine un peu plus détaillé, avec les altitudes des lacs et pics rencontrés, sans tenir compte des distances réelles entre les divers points cités ni de la courbure des chemins ou routes.

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détails autour de Laruns
.

Avertissement :
– Je n’ai pour l’instant pas encore retrouvé des photos de certaines randos, je les ajouterai plus tard (Jaüt, Escurrets, Soussouéou).
– De plus, quelques photos « papier » ont été incorporées directement sans avoir été numérisées, ce qui crée des espaces vides pas très jolis entre cliché et légende. J’espère pouvoir utiliser un logiciel adéquat qui me permettra de corriger ces insuffisances.

Le village de Castet (altitude 440 m).
Un peu à l’écart de la D934 reliant Arudy à Laruns, le village de Castet charme ses visiteurs, grâce à ses rues escarpées, comme souvent en Ossau comme en Aspe, son Lac, son Église sur les hauteurs : donjon du 13ème siècle, église édifiée à partir de la fin du 11ème siècle. Le Lac en particulier propose plusieurs activités aquatiques, qui ravissent les enfants et les familles, et offre aussi plusieurs itinéraires pour de courtes promenades le long de ses rives. Il y a quelques années se déroula la Pastorale Ossaloise (Pastorala Aussaulesa en Occitan) , en nocturne, sur l’eau comme sur la berge. Les Pastorales béarnaises ou souletines relatent en général l’histoire d’un personnage local. Les acteurs, danseurs, conteurs, chanteurs sont tous des bénévoles amateurs issus du village concerné, ou de ses environs. À Castet, les 20-21-22 juillet 2012 la Pastorale traitait de la vie du berger botaniste Pierrine Gaston-Sacaze. Lumières, chants, danses, bénéficièrent du cadre enchanteur du lac. Après le spectacle, comme lors de toute Pastorale, les chœurs d’acteurs et de spectateurs mêlés s’unirent spontanément et émurent, sans nul doute, les fées et lutins qui habitent ces lieux magiques.
aout septembre 2010 109 aout septembre 2010 111 aout septembre 2010 115                                                                          vues du village ossalois Castet

Boucle Haut-de-Gan, Rébenacq, Bescat.
Sur la RN134 relient Oloron et Pau, on laisse la voiture à Bélair pour s’élancer sur un chemin balisé en partie. On s’approche de Rébénacq et on traverse le village typique de Bescat tout en observant le fond de la vallée d’Ossau et la chaîne des Pyrénées.
img035sur les hauteurs de Haut-de-Gan

Montagne verte d’Aas.
Laissant la voiture devant le lavoir d’Aas, on parcourt une boucle de 3h15 (je ne compte jamais les temps de déjeuner) pour un dénivelé de 600 m. Après s’être élevés au-dessus des Eaux-Bonnes, entre Laruns et Gourette, on parcourt de vastes prairies séparées par des murets de pierres aux contours irréguliers qui accentuent le charme de ce plateau herbeux peu fréquenté. On termine la descente du retour par la traversée de Bagès, un quartier de Béost, avant de remonter sur Aas.

DSC_0012 DSC_0013 DSC_0018 DSC_0024 DSC_0029 DSC_0037 DSC_0038Tiens ! Séverine et Hélène m’accompagnaient !

Col et Moulle de Jaüt.
La voiture nous mène un peu plus haut que le Port de Castet. A pied on passe devant la cabane l’Escala et on atteint en 1 h 20 les abords du Col de Jaüt (1506 m). Mais on s’arrête avant le sommet, le Moulle de Jaüt (2050 m), car le brouillard s’épaissit et nous oblige à casser la croûte, avant de revenir par le même chemin. Dommage car le point de vue en haut eut été remarquable par temps clair : au loin l’Océan, paraît-il, sûrement Atlantique. Après Jaüt, si le soleil avait eu la bonne idée de chasser le brouillard, on aurait poursuivi vers le col de Lallène ( 1840 m) pour finir la boucle envisagée. Ce sera pour la prochaine fois.

Port d’Aste.
Le départ s’effectue au-dessus du village d’Aste où on aborde une longue grimpée sur un chemin dallé. L’arrivée surprend, avec un ensemble de granges regroupées donnant l’impression de former un village à part : c’est le Port d’Aste. Les beaux pâturages traversés prouvent l’existence d’une vie pastorale encore existante. Curiosité : on passe tout près d’une toilette bien entretenue, en pleine montagne, comme le montre une des photos ci-dessous.
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Surplombant la D934 le Port d’Aste met en valeur ses pâturages, ses champs d’iris, ses tracteurs, ses vaches, ses granges … et ses toilettes à l’air libre

Aran et Massibé.
Notre première expédition en ces lieux restera dans les annales (été 2005). Pour tous les participants à cette randonnée, il s’agissait d’une découverte, puisque aucun d’entre nous n’avait jamais abordé la difficulté : Bernard B, Jean F, Angèle F, Henri O, Hélène H, Michel B. C’est proche d’une carrière située après le Col de Marie-Blanque (Col permettant le passage de la vallée d’Aspe à la vallée d’Ossau) que nous avions stationné nos voitures (1000 m). Pas de problème en début de course, ce nouveau site nous émerveillant pour ses vues lointaines (on put ainsi observer les deux Pics magiques d’Ossau et d’Anie – pas du même endroit bien sûr), ses crevasses (au fond de l’une d’entre elles un cadavre de cheval gisait), un troupeau de vaches béarnaises (appartenant à Bernard Mora, l’un des éleveurs de la région intéressé à la sauvegarde de cette race de vaches en voie de disparition il y a une dizaine d’années). Le brouillard commençant à monter vers nous alors que l’apéritif conséquent que nous nous octroyions rendait très joyeuse l’atmosphère, un sage du groupe nous conseilla de remettre à plus tard le repas et de commencer la descente, sans avoir atteint le but de la balade. Après hésitation et vote à main levée on se rendit à sa proposition et on entama donc le retour dans la brume qui s’épaississait de plus en plus. Plus on avançait, plus la vision du chemin devenait floue, si bien qu’à un certain moment nous perdîmes de vue ce chemin pour nous retrouver dans un bois de plus en plus pentu et de plus en plus touffus. À l’époque point de portable ni de GPS : on devait se débrouiller seuls. Quelques fausses alertes plus tard, comme un aboiement lointain qui laissait croire qu’on se rapprochait d’une bergerie, quelques faux pas plus tard mais le groupe restait compact et rattrapait le ou la maladroit(e), quelques espoirs de retrouver un sentier, mais il débouchait sur une ébauche d’à-pic, bref après une paire d’heures de marche à l’aveuglette (mais avec quand-même une sensation de se diriger vers le bas) et avant que l’angoisse nous prenne, nous avons retrouvé un chemin pastoral qui nous menait jusqu’à la route. Certes nous rejoignîmes celle-ci en un point assez éloigné du parking mais l’essentiel était d’avoir vaincu le brouillard. Avant de retrouver nos véhicules la cueillette de champignons remonta le moral des troupes et compléta le repas du soir vécu dans l’allégresse après ces moments d’inquiétude.
Un an plus tard (été 2006) la troupe de six se renforça de plusieurs éléments : Jeannette et Éloi B, Alain B, Justine et Mickaëla F. Le beau temps, de la partie cette fois, nous aida à atteindre le Col d’Aran (1654 m) puis le plateau calcaire qui suivait (1820 m) et à nous rapprocher du Mailh Massibé (1973 m). Mais des contraintes professionnelles nous obligèrent à abréger la randonnée, le plus physique et le plus attractif ayant été assurés toutefois.
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          la montée sur Aran (on n’a pas l’air de chanter) puis le casse-croûte (on paraît plus enchantés)

Les Escurrets.
Du Col de Marie-Blanque on s’élève aussi vers le Nord pour approcher le Pic des Escurrets sur la crête duquel on admire deux points de vue : d’un côté des éléments de la chaîne des Pyrénées avec Aran et Massibé tout proches, de l’autre côté la plaine d’Ogeu et la route reliant Oloron et Pau.

Lacs d’Anglas et Uzious.
Il s’agit d’une randonnée très prisée, faite et refaite avec des partenaires souvent différents. Elle démarre d’un parking de Gourette, entre Laruns et l’Aubisque (1450 m). Après avoir surplombé le Plaa de Batch (1573 m) on laisse en contre-bas la Cabane de Coste Goua et on monte en lacets jusqu’au lac d’Anglas (2068 m). Puis on s’élève de nouveau en longeant d’anciennes mines de fer qui mènent au Lac d’Uzious (2250 m) : lac aux couleurs et reflets qui nous émerveillent en chaque occasion.
Plusieurs anecdotes émaillent ces marches variées  à l’assaut de ces lacs aux teintes toujours surprenantes.
Une fois il nous arriva de ne pas atteindre l’objectif à cause d’un orage que nous n’attendions pas de si tôt. Redescente sur Gourette au pas de course, avec quelques arrêts pour s’abriter sous des rochers conséquents quand les trombes d’eau nous y obligeaient. On croise un couple en pleine dispute car l’un voulait poursuivre vers le haut, en espérant que l’orage cesserait, et l’autre s’y opposait. « Quel c … ! » entendit-on au passage du duo.
Une autre fois, un coup de vent violent emporta la casquette de l’ami Bernard G et la déposa soigneusement sur le rivage d’un des deux lacs. Hélas les rides provoquées par le souffle du vent éloignèrent peu à peu le couvre-chef du bord si bien que nous dûmes contourner le  lac en espérant récupérer l’objet cher à l’autre extrémité du dit lac. Effectivement, durant le casse-croûte – qui nous tint en haleine car nous observions en même temps le cheminement de la casquette sur l’onde – celle-ci se rapprocha peu à peu de notre groupe et Bernard récupéra son bien avec avidité.
Je ne fais que sélectionner quelques photos parmi la grande quantité dont je dispose sur ce circuit : successivement les étés 2003, 2012, 2013.

Nous n’oublierons jamais non plus la dernière grande balade d’Angèle en septembre 2012, vers ces mêmes lacs d’Anglas et d’Uzious (elle avait déjà participé à toutes les précédentes expéditions en ces lieux). Quand nos deux couples attaquèrent la montée, elle sortait quelques jours auparavant d’une séance de Chimio, mais sa volonté était la plus forte : il fallait qu’on arrive au terme de ce voyage , malgré un brouillard de plus en plus épais qui, comme s’il avait voulu la saluer, disparut quand nous atteignîmes le premier lac. Quelques clichés sélectionnés de cette balade.

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Une année plus tard enfin, petite frayeur en parcourant la boucle du retour qui longe à un certain moment une conduite d’eau presque verticale qui sert de guide. Nos filles Aurélie et Séverine, accompagnées de Matthieu, prirent un raccourci des plus abrupts dans les rochers. Tout se passa bien mais j’en tremblais rétroactivement ensuite.
été 2013 076 été 2013 au Lac D'Anglas
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Une vue de chaque lac et l’équipe de l’été 2013 : Michel, Matthieu, Aurélie, Séverine. Par rapport aux photos précédentes le brouillard a disparu. Une fois de plus Hélène est absente du cliché puisque faisant office d’opératrice.

Randonnées entre Laruns et Gabas.

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détails entre Laruns et Gabas.

 La RD 934 relie Laruns, Les Eaux-Chaudes et Gabas. Peu après les Eaux-Chaudes on laisse sur la droite le village typique de Goust, sur les hauteurs, que nous n’avons pas encore visité. Puis, sur la gauche on longe le lac de Miégebat et sa centrale électrique. Encore plus haut vers la droite partent les gorges du Bitet. On abandonne la voiture assez vite pour rejoindre la prise d’eau de Sesques. Cet endroit fut le point de départ de plusieurs randonnées.
La montagne de Liet accueillait à l’époque les troupeaux de la ferme Maunas-Mirande : prétexte d’une marche montagnarde associée à une fête familiale. Un de ces épisodes reste marquant pour moi, durant l’été 85. Sortant quelque temps auparavant d’une longue période (3 mois) d’immobilisation j’entrepris, avec la copine-collègue d’Hélène, Caroline, l’ « ascension » de Liet, sans savoir jusqu’où mes jambes me porteraient. Finalement les forces ne m’abandonnant pas, nous atteignîmes la cabane désirée et le repas collectif fut encore plus apprécié que d’habitude puisque j’avais vaincu l’appréhension initiale. Mais cela se corsa pour la descente car peu à peu le brouillard nous enveloppa jusqu’à disparition du chemin – par moments on traversait des pentes herbeuses, sans réel repère, et si, par temps clair, on retrouve toujours une bonne piste, ce n’est plus vrai quand le temps est bouché. Parfois on pensait retrouver une trace bien visible sur le moment mais ce n’était en fait qu’un sentier provisoire de brebis qui s’arrête brutalement. On n’en menait pas large jusqu’au moment de retrouver enfin un panorama visible et connu qui nous permit de revenir sur la prise d’eau de Sesques.

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chargement des ânes avant de monter à la montagne de Liet : mon frère Alain négocie
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la montagne de Liet et le campement initial

Le même point de départ (prise d’eau), en s’écartant vers la gauche, nous mena aussi deux fois au lac d’Isabe, que domine le pic éponyme.
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la Cascade du Col d’Isabe

De la prise d’eau de Sesques  on peut aussi viser la cabane d’Iseye que l’on atteint également à partir du Col d’Iseye, au-dessus d’Accous en vallée d’Aspe.

 

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 cabane de Cazaux au Col d’Iseye avec l’arrivée du troupeau

On continue de remonter la D 934 et on parvient, toujours avant Gabas, sur la gauche, la vallée du Soussouéou. Une bonne marche mène à la cabane de Cézy et on aperçoit sur les sommets le petit train d’Artouste.

Enfin, sur la droite avant Gabas on suit quelques instants  le cours de l’Ayguebère avant de s’élancer vers le lac d’Er, au pied du pic éponyme. Arrivée intéressante sur le cirque enserrant le lac mais la montée reste trop monotone avec un paysage en forêt peu varié, sauf une petite clairière ensoleillée.
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Sans avoir l’air comment empêcher ce pêcheur de pêcher au lac d’Er ?